Chapitre 10 (Evanna)

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— Elle ne devrait pas tarder à se réveiller, maintenant.

— Merci, Josie.

Une odeur aseptisée lui caressait les narines et des bips réguliers résonnaient autour d’elle, mais c’est la voix de Josie qui ne lui laissa aucun doute sur l’endroit où elle se trouvait. Lentement, Evanna ouvrit les yeux pour ne rien distinguer d’autre que la lumière assommante de la pièce. Une main vint faire pression sur son épaule, puis le visage de Yann lui apparut. Elle lui offrit un sourire faiblard, avant de poser sa main sur la sienne.

— Je te jure, j’en ai marre de tomber dans les pommes à tout bout de champ.

L’homme pouffa d’un rire mesuré.

— Je commence à croire que tu nous aimes trop.

— Si seulement la réciproque était vraie.

Un silence pesant s’installa, révélant tout le ressentiment qu’Evanna éprouvait envers l’Élite. Elle se redressa avec difficulté et réprima un haut‑le‑cœur, tentant par la même occasion d’annihiler chacun des sentiments d’horreur qui se bousculaient au plus profond d’elle‑même.

— Que va‑t‑il m’arriver, maintenant ?

— Comment ça ? s’étonna Yann.

— Kazuki… Il a reçu l’ordre de me remettre à l’Académie, non ? Que vont‑ils me faire ?

— Tu n’as pas à t’inquiéter, la rassura-t-il. Grant te protégera toujours, quoi qu’il lui en coûte. D’ailleurs, il a déjà réglé la situation, c’est pour te dire.

— Quoi ? Mais pourquoi ?

— J’ai déjà trop parlé.

— Yann, rétorqua‑t‑elle d’un air blasée. T’as juste rien dit du tout.

L’Élite lui adressa un sourire en coin et se releva.

— Viens. Je t’emmène auprès de lui.

D’instinct, Evanna secoua vigoureusement la tête de gauche à droite. L’image de Rhodi abattu de sang‑froid s’imprégna dans son esprit, lui confirmant qu’elle n’avait aucune envie de se confronter à cet homme après le massacre qu’il avait commis là‑bas. Parce qu’effectivement, Rhodi était loin d’être la seule victime à déplorer. Loin d’être le seul être humain à avoir perdu la vie de sa main, et elle n’était même pas certaine d’en connaître la raison.

— Toutes mes excuses, reprit‑il. T’ai‑je laissé entendre que tu avais le choix ?

Après qu’elle eut fini de s’habiller, Evanna quitta sa chambre en compagnie de Yann. L’esprit encore tourmenté, elle le suivit sans un mot jusqu’aux ascenseurs. Les portes se refermèrent sur les murs blancs et aseptisés de l’infirmerie, pour se rouvrir quelques minutes plus tard sur l’étage des bureaux. Ici aussi, les murs affichaient une sobriété immuable. De discrètes touches de verdure ponctuaient les allées tandis que l'éclairage discret contribuait à une atmosphère professionnelle optimale. Les salles de réunion qu’ils dépassèrent, dotées de portes coulissantes élégantes et d’hologrammes 3D intégrés au centre de chaque table, ajoutaient une note moderne tout en conservant une esthétique sobre.

— Voilà, c’est ici.

Yann frappa à la porte et l’ouvrit d’un mouvement.

— Assieds‑toi, ordonna Kazuki.

Bien décidée à ne pas lui obéir, Evanna se planta devant son bureau et ne bougea pas d’un pouce. Elle jeta un œil discret à Yann qui, après avoir refermé derrière eux, rejoignait Eliott près de la fenêtre. Eliott qui, au demeurant, ne daigna pas tourner la tête vers elle pour lui offrir le moindre soutien. Un grognement de frustration remonta le long de sa gorge. Comment avait‑elle pu se tromper autant sur son compte ?

— Tes analyses de sang ont révélé des traces d’extraits de lupinus polyphyllus, déclara Kazuki. Probablement injectés par les individus qui t’ont enlevée.

— Et je suis censée savoir ce que c’est ? rétorqua‑t‑elle froidement.

L’homme lui sourit faussement, avant de croiser ses mains devant lui.

— C’est à cause de ça que je ne ressens plus Erin ? Qu’est‑ce que ça lui a fait ?

— Nous ne savons pas déterminer les conséquences que cela a pu avoir sur ton entité.

— Erin, corrigea‑t‑elle sèchement. Elle s’appelle Erin.

— Erin… se reprit‑il devant son irritabilité. Sais‑tu dire comment ces hommes ont fait pour savoir qui tu étais ?

Elle baissa tristement la tête, les larmes menaçant de couler sur ses joues.

— Rhodi… murmura‑t‑elle d’une voix tremblante. Le… Le petit garçon que tu as assassiné, ajouta‑t‑elle furieusement. Il était capable de la voir.

— Intéressant.

Ce simple mot suffit à la faire passer de la tristesse à la colère. Son sang ne fit qu’un tour et elle écrasa son poing contre le bureau, mais l’homme en face d’elle demeura imperturbable.

— Intéressant, non mais tu te fous de moi ?! T’as tué tous ces gens de sang‑froid, putain ! T’as tué un gamin qui n’avait rien fait de mal !

— Je t’ai sauvé la vie, rectifia‑t‑il.

— Il n’aurait jamais tiré !

— Tu sais qu’il allait le faire, objecta‑t‑il encore. Tu peux m’en vouloir autant que tu le veux, Evanna, ça ne changera rien.

— Qu’est‑ce que c’est censé vouloir dire ?! s’emporta‑t‑elle. Que tu vas tuer tous ceux qui s’approchent de près ou de loin de moi sous prétexte qu’ils pourraient potentiellement être un danger à ta si précieuse mission ?! C’est pour ça que t’as tué tous ces gens ?!

Elle donna un puissant coup de pied dans la chaise devant elle, qui tomba lourdement au sol. Elle dirigeait sa colère contre cet homme mais elle s’en voulait tout autant à elle‑même, sinon plus. Sans elle – et si Erin et elle n’avaient pas agi si stupidement –, rien de tout cela ne se serait produit. Et Rhodi, ainsi que tant d’autres, seraient encore en vie.

— Parce que c’est ce que je suis pour vous, non ?! reprit‑elle de plus belle. Un putain de spécimen que vous gardez bien précieusement au chaud dans votre guerre contre les utopistes, c’est ça ?! Putain de merde !

Le directeur de l’Élite, avec son calme et sa patience inébranlable, ne faisait rien d’autre qu’attiser plus encore sa colère. Elle rugit d’énervement, envahie par une soudaine envie de le secouer, de le gifler et de lui faire du mal, ne serait‑ce que pour obtenir la moindre réaction de sa part.

— Mais réagis, putain ! Réponds !

Il ne lui donna aucune satisfaction. Elle le dévisagea avec consternation, et un silence pesant s’installa durant lequel ni lui ni les deux Élites ne prirent la peine de la calmer, ou même seulement de lui répondre. Tous demeuraient froids, stoïques… insensibles.

— J’ai… J’ai perdu tout ce que j’avais à Sadell, souffla‑t‑elle. Mon monde s’est écroulé, et vous n’avez pas daigné me dire pourquoi. Tout comme vous n’avez pas daigné me dire comment mon frère était mort, d’ailleurs. Vous m’avez jeté seule dans un monde auquel je ne connais rien, et aucun de vous ne s’est ne serait‑ce que demandé ce que je pouvais ressentir.

Furieuse, elle essuya les larmes de rage qui coulaient le long de ses joues.

— Et vous savez pourquoi ? Parce que je ne suis qu’une putain de croix à cocher sur votre liste de trucs à faire. Parce que tout ce qui vous intéresse, c’est mener à bien vos missions stupides. Peu importe les conséquences, peu importe le mal que vous causez, peu importe les gens que vous blessez. Ou tuez.

À cran, elle se mit à rire nerveusement.

— Bordel, j’ai passé ces deux derniers mois à défendre les personnes que je pensais que vous étiez. Vraiment. Je pensais que les gens vous jugeaient sans vous connaître, ou qu’ils se contentaient de voir cette façade que vous vous évertuez à montrer. Mais ces gens dehors, cracha‑t‑elle en pointant la porte du doigt. Ils ont raison. Vous n’êtes rien d’autre que des monstres sans‑cœur qui ne se soucient de rien ni de personne !

— C’est une drôle de façon de remercier ceux qui passent leur temps à te sauver la vie.

— Eliott, le sermonna Kazuki.

Abasourdie, Evanna se tourna vers l’Élite avec tout le mépris qu’elle avait pour lui. Il la dévisageait avec fureur, les poings serrés et les yeux étincelants d’une colère qu’il n’avait aucun droit de ressentir.

— C’est ton putain de boulot, c’est bien toi qui l’as dit, ça, nan ? Alors viens pas me dire que t’en as quoi que ce soit à foutre, Eliott, fulmina‑t‑elle. T’aurais eu pour mission de me mettre une balle en pleine tête, tu l’aurais fait sans sourciller.

— Me tente pas.

— Non mais bordel, je devrais te remercier, c’est ça ?! De quoi, de m’avoir abandonné ?!

Un rire empli de sarcasmes résonna dans l’air, avant qu’il ne réponde :

— Tu donnais pas vraiment l’impression d’avoir besoin de moi, en bas.

— Oh, c’est ce que t’en as déduit après m’avoir espionné tel le bon toutou que tu es ?

Aussi rapide qu’enragé, Eliott se précipita en avant pour se jeter sur elle. Yann le rattrapa in extremis, le retenant en arrière tandis qu’il la gratifiait d’un regard meurtrier.

— Tu sais rien de nous, Princesse.

— J’en sais suffisamment pour savoir que t’es qu’un con, Eliott.

— Ah ouais, c’est moi le con, sans déconner ?!

— Et fais-moi plaisir, garde tes surnoms de merde pour tes pétasses sans cervelle, OK ?!

— Mes pétasses sans cervelle, nan mais qu’est‑ce que ça peut te foutre, sérieux ?! s’offusqua-t-il. Tu passes tout ton temps avec Hassan, viens pas me faire la mora…

— J’aurais pas eu à le faire si t’avais respecté ta promesse, tu crois pas ?!

— Bordel, mais ça t’a jamais traversé l’esprit que j’avais juste dit ça comme ça ?!

— Non, mais t’inquiète, c’est clair maintenant ! Après tout, pourquoi t’aurais envie de fricoter avec ça ?!

Jusqu’alors brûlant de rage, les yeux du rouquin s’arrondirent de surprise. Et presque aussitôt, le regret vint se mêler à la danse des émotions d’Evanna. Elle balbutia, frappée par l’absurdité de la situation. La conversation avait tourné en règlement de compte, ne subsistant que ce sentiment stupide d’abandon et de rejet que cet homme lui avait fait ressentir.

Yann s’approcha d’elle pour la consoler.

— Evann…

— Non, oubliez ça, d’accord ? se rétracta-t-elle. Oubliez‑moi. Laissez‑moi partir, ajouta‑t‑elle en se tournant vers Kazuki.

La dévisageant longuement, le directeur de l’Élite ordonna à ses subordonnés de quitter les lieux. Ils s’exécutèrent en silence, l’un posant une main réconfortante sur son épaule tandis que l’autre, fidèle à lui-même, l’ignorait complètement. Quand enfin, les portes claquèrent derrière eux, Evanna se retourna vers le bureau.

— Kazuki, je t’en prie, laisse‑moi p…

Elle ne termina jamais sa phrase. Jusqu’à présent maître de ses émotions, l’homme en face d’elle lui semblait désormais si éreinté qu’elle en oublia ce qu’elle était sur le point de dire. Il se pinça l’arête du nez un instant, avant de se redresser.

— Pourquoi t’être rendue à l’Académie, Evanna ? l’interrogea‑t‑il à nouveau. J’ai besoin de savoir ce qui se passe si je veux pouvoir te garder en sécurité, insista‑t‑il devant sa réticence à répondre. Tu me mets dans une situation délicate. Encore.

Assurément, personne ne semblait disposé à prendre pitié d’elle et des conséquences qu’avaient pu avoir les évènements récents sur son mental. Elle soupira, sans pour autant rendre les armes face à sa persévérance.

— Pourquoi mets‑tu tant d’entrain à me protéger si ce n’est sur ordre de l’Académie ? l’interrogea‑t‑elle à son tour. Qui t’a donné cette mission, et pourquoi ?

— Et si tu cessais de répondre à mes questions par des questions ?

— Et si tu arrêtais de me cacher la vérité ? rétorqua‑t‑elle sèchement. Tu exiges de moi des réponses, mais tu n’as jamais été capable d’être honnête envers moi. Pas une fois, tu n’as pris le temps de m’expliquer quoi que ce soit. Tu m’as balancé ici en me disant de recommencer à vivre normalement alors que, peut‑être cette information t’a‑t‑elle échappé, mon frère est mort et ma famille est emprisonnée, sinon pire, à des centaines de kilomètres de moi sous la coupe d’utopistes sanguinaires qui feraient même trembler ceux que tu as pu massacrer de sang‑froid un peu plus tôt. Alors je te le demande une nouvelle fois. Pourquoi m’as‑tu sauvé à Sadell, pourquoi m’as‑tu sauvé des utopistes qui m’ont enlevé, et pourquoi continues‑tu de vouloir me protéger, si ce n’est pour le compte de l’Académie ?

— Te protéger n’est pas dans mes attributions, Evanna, soupira‑t‑il. Et puisque tu veux de l’honnêteté, c’est une tâche dont je me passerais bien et qui est en totale contradiction avec mes fonctions au sein de l’Académie. Mais je ne peux pas faire autrement alors je t’en prie, réponds à mes questions.

— Pourquoi fais-tu cela, alors ?

Le directeur de l’Élite la fixa longuement, comme s’il pesait les différentes options qui s’offraient à lui. Puis, sa décision prise, il se laissa retomber avec élégance sur le dossier de sa chaise, les bras croisés sur sa poitrine.

— Pas pourquoi. Pour qui.

— Pour qui, alors ?

— Pour Thomas.

Evanna se figea de surprise. Étirant son visage anguleux, les yeux sombres de Kazuki la scrutaient avec attention mais elle n’y perçut aucune malice. Seulement ce qu’elle imagina être de l’usure, accentuée par la balafre recouvrant sa joue gauche et les pattes d’oie qui se dessinaient autour de ses yeux. Parsemés de gris, ses cheveux noirs lui laissaient présager qu’il tenait cette position depuis bien trop longtemps pour qu’il puisse encore se soucier du jugement que les gens pouvaient porter sur lui et ses actions. Tout comme ses vêtements portés avec fierté lui murmuraient qu’il faisait habituellement preuve d’une inflexibilité certaine. Pourtant, c’était bel et bien lui qui l’avait à plusieurs reprises protégé de ses détracteurs, et ce au détriment de son dévouement à l’Académie. Pourquoi… si ce n’était pour Thomas.

— Tu as eu ta réponse, lâcha‑t‑il devant son absence de réaction. À ton tour.

Elle ne répondit rien, tourmentée par tous ces sentiments contradictoires qui s’emparaient d’elle. Avait‑il réellement tué tous ces gens dans le seul et unique but de la protéger ? En la mémoire de Thomas ? Mais même si tel était le cas, elle voyait difficilement comment faire la paix avec un homme tel que lui. Pas après ce qu’il venait de faire.

La… paix… ?

Touchée par un éclair de lucidité, Evanna sentit sa vision s’éclaircir. Comment avait‑elle pu ne pas y penser plus tôt ? Évidement que cet homme n’était pas aussi linéaire que ce qu’il laissait paraître. Thomas l’avait tout de suite vu, lui. Tirant le dossier de la chaise en face d’elle, elle s’y assit lentement et croisa les mains sur la table, adoptant le sérieux de son interlocuteur.

— Tu sais pourquoi Tom t’appelait Kaz ?

— Parce que c’est le diminutif de Kazuki, j’imagine ? répondit‑il dans un soupir.

— Oui… et non, objecta‑t‑elle. Parce que c’est le diminutif de Kazuhira. Je suppose que tu sais ce que ce prénom signifie dans ta langue maternelle, n’est‑ce pas ?

Un instant, il sembla hésiter à répondre. Puis…

— La paix… murmura‑t‑il. L’équilibre.

— Exactement. Tu sais, une fois, il m’a dit que… Il m’a dit qu’il t’appelait comme ça parce qu’il espérait que tu les trouverais un jour. Je n’avais jamais compris pourquoi jusqu’à présent, mais maintenant… maintenant, je pense que je comprends.

L’Élite resta de marbre, mais une lueur étrange se mit à briller dans son regard. La même qu’elle avait aperçue plus tôt, avant qu’il n’assassine Rhodi.

— Tu lui ressembles beaucoup, tu sais.

— Merci ! Enfin, si c’est un compliment ?

Il esquissa un sourire en coin, fait assez insolite pour qu’elle s’en étonne. Mais leur échange étrangement cordial fut brusquement interrompu par la sonnerie d’un téléphone. D'un simple geste de la main, Kazuki lui notifia de rester discrète.

Les mots provenant de l'autre bout du fil lui étaient inaudibles, mais elle remarqua aussitôt le changement dans l'attitude de son interlocuteur. Son visage se liquéfia, la surprise et l’inquiétude marquant ses traits. Pourtant, en un instant, il reprit le contrôle de ses émotions. Au milieu des bribes de la conversation, Evanna crut discerner le nom de « Moss », et elle tendit l’oreille afin d’en apprendre davantage.

Rien.

En quête de plus amples informations, son regard glissa sur le bureau devant elle. Des dossiers médicaux y étaient ouverts, révélant des photos de ce qu’elle supposa être des sujets de laboratoire accompagnées de résultats d’analyses et de commentaires griffonnés à la hâte. Parmi ces documents, divers rapports et relevés de lignes téléphoniques étaient éparpillés, marqués à la main, en rouge, avec le nom de « Moss ». Certains mentionnaient « Anderson » ou bien « Kaba », tandis que d'autres portaient les trois noms, soulignés à deux reprises et assortis de points d'interrogation.

Intriguée, Evanna tenta discrètement d’en tirer un vers elle mais Kazuki l’en empêcha d'un geste ferme, le regard chargé de reproches. Feignant l'innocence, elle lui sourit poliment tandis qu'il refermait les dossiers.

— Bien, Monsieur. J’arrive tout de suite.

Il raccrocha, la gratifiant au passage d’un nouveau regard accusateur.

— Bien, annonça‑t‑il en se levant pour rejoindre la porte de son bureau. Nous en avons fini pour le moment. Nous reprendrons cette petite conversation plus tard.

Ainsi congédiée, Evanna n’eut d’autre choix que d’obtempérer.

— Tu resteras ici quelques jours, le temps qu’on en sache plus sur le produit qu’ils t’on…

— Quoi ? s’arrêta‑t‑elle brusquement. Mais j’ai un travail, je peux pas rest…

— Ce n’est pas négociable, Evanna.

— Mais Kaz ! s’offusqua‑t‑elle.

Il sembla surpris qu’elle l’appelle ainsi mais ne releva pas, se contentant de la toiser avec autorité. Sa décision était prise, c’était évident, et elle ne gagnerait pas cette bataille. Croisant les bras sur sa poitrine, elle lui lança un regard mauvais en signe de mécontentement. Il l’ignora, la main sur la poignée de la porte qu’il s’apprêtait à refermer derrière elle.

—Tu peux m’en vouloir autant que tu le veux, Evanna. Ça ne changera rien.

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