La Fleur des Âmes Perdues

3 minutes de lecture

Hey ! Mais… mais qu’est-ce que vous faites ? Lâchez-moi, bande de voyous !

crié-je avec une colère étrangement calme.

— Mademoiselle, vous êtes convoquée par notre reine. Veuillez nous suivre calmement, sinon nous aurons recours à la violence,

annonce un soldat.

— Lâchez-la. Et vite.

Une voix forte et terrifiante résonne.

Toutes les têtes se tournent vers elle.

Une magnifique femme aux longs cheveux lavande tombe en cascade soyeuse jusqu’au bas de son dos. Son visage est d’une finesse aristocratique : traits délicats, peau pâle et lumineuse. Ses yeux violets, calmes et profonds, brillent doucement. Son regard est serein, maîtrisé. Sa couronne dorée, ornée d’une gemme éclatante, rayonne avec élégance. Elle porte une robe blanche et or aux ornements raffinés. Des pièces d’armure qui montre qu'elle n'est pas une simple reine, mais une combatante. Sa posture est élégante, sa main posée sur une hanche.

— Allez. Qu’attendez-vous ?

— O… Oui, ma reine !

Il me lâche.

Enfin.

La reine s’approche de moi.

Elle tend la main et prend la fleur blanche dans mes cheveux.

— Oh oui… oui… c’est bien elle…

Elle me prend la main.

Et commence à s’éloigner.

Elle m’emmène vers un carrosse.

À l’intérieur, tout n’est que velours clair et dorures délicates. Un espace digne d’une reine… et pourtant empreint d’une étrange fragilité.

Le carrosse avance lentement, bercé par le rythme régulier des roues sur la pierre.

La reine est assise avec grâce.

Le dos droit.

Les rideaux filtrent des reflets dorés qui dansent sur sa robe.

Puis sa voix s’élève, calme mais légèrement triste.

— Astra… Je sais que c'est un peux soudain de ma par. Mais je ne peux désormer rien caché. Nomia me croit inébranlable. Éternelle. Solaire. Mais la vérité...

Elle ferme brièvement les yeux.

— La Fleur Mère n’apparaît qu’une fois tous les cinq mille ans. Une seule âme peut la trouver… et cette âme, c’est toi.

Elle rouvre les yeux.

— Si je t’ai convoquée, Astra, ce n’est pas en reine. Mais en femme.

Le carrosse poursuit sa route.

Je ne sais quoi répondre.

Je la regarde fixement.

Elle baisse la tête.

Et me tend la fleur.

— Tiens. Répète après moi.

Je prends la fleur à deux mains.

Je pose la fleur blanche contre mon cœur.

La lumière commence à pulser.

La reine murmure l’incantation.

Je répète.

Dès que mes lèvres se ferment, une lumière jaillit de la fleur, inondant le carrosse.

La fleur flotte au-dessus de mes mains.

Un bourdonnement.

Comme celui des abeil.

Envaie mon audition.

La fleur se transforme peu à peu en une fée.

Minuscule.

Je la regarde, surprise par sa taille.

Malgré tout, je la distingue clairement : peau brun clair, oreilles pointues, cheveux sombres aux reflets violets. Ses ailes ressemblent à celles d’un papillon, dégradées du violet électrique au rose néon. Une robe noire complexe flotte autour d’elle.

— Hey ! Pourquoi tu me regardes comme ça, toi ?

dit-elle.

— Ce n’est pas la fée de la guérison…

dit la reine, glaciale.

— C’est la fée de la mort.

Le silence tombe.

— Sors de mon carrosse, jeune fille. Tu es un danger pour ma cité.

Je reste figée.

Elle ne m’écoute déjà plus.

Des gardes montent, me poussent, me ligotent avec la fée.

— Monte, espèce de monstre !

On me jette dans un vieux carrosse froid.

— Hey, humaine… ça va ?

demande la fée.

— Ferme-la.

répondis-je sans émotion.

Une vague d’énergie sombre émane de moi.

La fée murmure.

Les cordes se brisent.

Elle s’approche.

Prend mon visage entre ses mains.

— À partir de maintenant, je suis ton épée et ton bouclier…

— Mais c’est quoi ce délire ?!

Elle rit.

Elle tourne autour de moi comme un moustique infernal.

Et moi, j’essaie de la chasser.

Après quelques minutes :

— Tu me détestes ?

Ma colère vacille.

— Non…

Le carrosse s’arrête.

Je descends avec la fée.

Le cocher me lance un vieux sac.

— Tiens. Tu en auras besoin.

Il repart.

— Je n’ai même pas senti le carrosse s’arrêter.

dit la fée.

— Moi non plus.

Répondi-je

Elle pointe une cabane abandonnée.

— C’est là.

Annotations

Vous aimez lire Furina YS ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0