Global brunch

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Il ne fut pas facile de se débarrasser de la Filipina, il fallut lui donner de l’argent pour son taxi. Une fois rentré, je décidai de hanter les lieux huppés de la capitale pour y repérer mon bonhomme. Avec une préférence pour les deux événements hebdomadaires que selon Grace il goûtait le plus : les brunchs du Saint-Régis et de l’Intercontinental.

Tout opposait l’Intercontinental et le Saint-Régis. L’Intercontinental témoignait des temps héroïques du premier boum pétrolier. Le Saint-Régis, centre névralgique de Saadiyat, donnait dans le genre nouveau riche à prétention exotique, avec sa grosse bâtisse néo-ottomane parfaitement tenue, et les pseudo-ksars luxueux qui l’entouraient. On y croisait la classe globale : professeurs associés, consultants, publicitaires, architectes, ingénieurs, conseillers militaires. C’étaient les nouveaux Juifs du sultan, opérateurs fonctionnels de ce mirage bâti sur du sable dont on avait entièrement délégué la gestion à des étrangers. Le budget à McKinsey, le trésor à Goldman Sachs, et l’armée à Blackwater.

Et surtout, là où l’Intercontinental et le Saint-Régis se rejoignaient, c’était dans la frénésie globale de leurs brunchs du vendredi. Improbables conservatoires d’une totalité culinaire, on y ramenait chaque nation à ses stéréotypes, afin qu’elle restât parfaitement identifiable. Il suffirait un jour du caprice d’un émir, pour qu’ils devinssent d’authentiques bibliothèques de Babel, répertoires non seulement des formes connues, mais aussi désormais des formes inconnues, de l’intégralité des combinaisons possibles, que le nouveau consommateur global dégusterait avec sa proverbiale indulgence, car si la globalité abolissait les frontières entre les cultures, combien de temps celle entre le délicieux et le dégueulasse pouvait-elle encore tenir ?

Hagard et hilare, l’expat content de sa réussite globale déambulait entre des stands tenus par des chefs d’ethnies diverses – sardes, cantonais, mexicains – coiffés de leurs toques impeccablement amidonnées, et qui proposaient leurs spécialités régionales : gambas à la plancha, barbecue mongol, kebab, raclette, waterzoi, incontournables sushis, tandis que des Philippines tirées à quatre épingles remplissaient inlassablement les verres de divers breuvages alcoolisés, que ce fût le Chardonnay australien du mois ou, pour les sybarites du Saint-Régis ayant choisi l’option « pétillante », un excellent Ruinart millésimé.

Au Saint-Régis, l’ambiance était plutôt vacances, « urf », l’orchestre distillait de la musique douce, on marchait sur l’eau tant il y avait de piscines, de jeux d’eaux, et derrière un rideau de brume et d’embruns je me plaisais à imaginer la valse des supertankers gros de tous les conflits… La clientèle familiale dominait : des vacanciers las des péripéties du tourisme exotique. Ils avaient marchandé à Tunis, vérifié la monnaie au Caire, s’étaient perdus dans la médina d’Oran, on les avait détroussés à Tanger. Désormais, ils voulaient un package tout compris, « global ». Pouvoir faire le vide dans leur esprit, pendant une semaine, sous un palmier en pot, avachis sur leur transat. Ici, la moindre arrière-pensée islamiste, le moindre soupçon de resquillage, valaient aux autochtones la prison ferme et aux autres l’expulsion immédiate. Dans cette architecture internationale, rien de ce qui leur arriverait qui ne fût totalement prévisible.

La clientèle de l’Intercontinental était plus besogneuse. Des occidentaux bien installés, des enfants à l’école américaine. Ils faisaient du tennis au « Club », l’antique réseau d’expats avec ses locaux sans prétention, près du marché au poisson. A ceux-là, on ne la leur faisait pas. Les énormes gambas grillées, le champagne à volonté, ils en avaient soupé, ironisant sur les projets abandonnés par les émirs, ces tours scellées une fois construites, l’île artificielle qui bouchait sans raison la vue sur le large, les hôtels déserts, situés n’importe où, et qui proliféraient ; la chape de plomb annuelle du Ramadan, quand il fallait raser les murs pour s’alimenter, quand les fêtards étaient réduits à s’entasser dans l’unique night-club laissé ouvert pat dérogation; la ponction prélevée sur les entreprises étrangères, en vertu d’une loi mafieuse qui imposait un partenaire émirien ; les visas retirés sans raison, par caprice, ou pour un malheureux tampon israélien sur le passeport ; les quartiers interdits aux étrangers…

Ils étaient désormais globaux, comme la cuisine : africains, asiatiques, libanais, ukrainiens, ils eussent comblé les chantres de la diversité. Ils partageaient pourtant la même démarche, le même jargon anglo-américain ; les femmes, d’une nonchalance arrogante, arboraient la même moue, empruntée à je ne sais quelles photos de mode. Le monde n’était plus qu’un bazar à l’étalage duquel ils se servaient. Ils ne venaient de nulle part, n’allaient nulle part. Derrière les chaises longues des resorts, derrière l’assiette où le bœuf croustillant à la pékinoise côtoyait le gratin de macaroni, aucun au-delà de la conscience. La dernière frontière, celle entre l’apparence et l’ordre caché du monde, avait été abolie par la suppression de ce dernier.

Pour ma part, la vulgarité de cet hédonisme clinquant me rafraîchissait de la résignation, du rejet mutuel, et du fatalisme apocalyptique de mes compatriotes.

Trop absorbé par la dégustation de ma succulente côte de bœuf, n’ayant plus toute ma tête après le sixième refill d’un Colline Lucchesi qui frôlait les quinze degrés d’alcool, j’ai bien failli rater Esfahani. A deux tables de moi, vêtu comme sur la photo, on l’aurait pourtant pris pour un autre, de par son invraisemblable compagnie : il partageait son repas avec l’une des trois tourtes du Crowne Plaza ! Je n’avais pas de mal à la reconnaître avec sa peau laiteuse, son nez proéminent, son maquillage pétard et ses bajoues naissantes. Ses yeux tiraient sur le vitreux, ses cheveux de paille étaient attachés au-dessus de la nuque par une pince en écaille de tortue. Certes, l’Iranien avait choisi la moins tatouée et la moins moche des trois. En guise de tatouage, elle ne montrait qu’une discrète colombe à l’avant-bras. Tout de même, elle avait pas mal de kilos à perdre, et si, comme me l’avait confié Grace, l’oriental goûtait l’opulence des formes, au désespoir de toutes les aventurières chinoises, il était surprenant qu’il se contentât d’un pareil boudin. Avec de l’entregent et un portefeuille bien garni, on pouvait se lever une fille « canon », pareille à ces princesses qui faisaient la couverture des éditions régionales de Marie-Claire – plus plantureuses, plus ornées de bijoux, ceux-ci d’ailleurs plus riches et contournés, et moins timides dans leur maquillage que les beautés androgynes et diaphanes prisées par les rédactions occidentales de ces magazines : ce qu’il fallait de chair, placé au bon endroit. C’était rarement le cas chez la prolétaire des faubourgs de Londres, quand elle avait abusé trop longtemps des frites et de la pinte de bière, sans oublier les rituelles lampées de whisky du samedi soir, celles qui descendaient cul sec, pour que la demoiselle suffisamment bourrée, pût sans vergogne exhiber ses cuisses devant un quelconque lad qui finirait par la baiser entre deux poubelles, non loin d’une flaque de vomi, peut-être sous l’objectif d’un paparazzo de tabloïd en mal de sujets de société.

En allant me resservir de somptueuses gambas à la plancha, tandis que l’orchestre entonnait Feeling, j’observai du coin de l’œil leur langage corporel.

Non, décidément, il ne l’avait pas sautée. Comme il était improbable qu’elle fût sa cousine, ni qu’une affinité élective, et encore moins un sentiment platonique, les réunît, ils étaient là pour parler business. On voyait mal cette dinde négocier des contrats d’armements au noir, avec ce que cela comporte de finesse et d’à-propos. On ne l’imaginait pas saisir le bon moment pour proposer un pot de vin, on ne décelait pas sur son visage le flair nécessaire pour en deviner le montant correct. Mais nos concurrents anglais l’avaient peut-être choisie pour cela : une espionne de haut vol, une talentueuse actrice, qui s’était composé ce personnage banal afin de conclure son affaire sans éveiller de soupçons. Elle aurait engraissé volontairement, son tatouage ne serait qu’un décalcomanie, et de retour en Angleterre, après une petite cure, elle redeviendrait la séduisante James Bond girl qu’elle avait toujours été.

Quoi qu’il en soit, sa présence signifiait sans doute que la Kamalova nous avait trahis. Après avoir refilé l’affaire aux anglais elle était sans doute allée se refaire une virginité dans une yourte ouzbek, quelque part entre Tachkent et Boukhara, et nous n’entendrions plus jamais parler d’elle. Mais comment l’établir ? Ma seule piste : entrer en contact avec l’Anglaise.

J’avais noté que Heroes retransmettait le tournoi des six nations, et le « crunch » approchait. L’événement attirerait cette cruche, du moins si son hôtel était assez médiocre pour avoir omis de s’abonner à BeIN sports. Malgré mon peu d’intérêt pour le rugby, je décidai d’aller y prendre quelques verres au moment de la rencontre, espérant l’y retrouver. Je m’en remettais à la chance pour les occasions d’engager le dialogue…

Le XV de France était laminé. Les joueurs en perdition déambulaient à quinze mètres derrière les rucks, et le ballon atterrissait après deux ou trois passes hasardeuses entre les mains de Bastareaud, qui se jetait avec contre la ligne adverse ; une fois la balle laborieusement éjectée du ruck par un demi de mêlée qui traînait la patte, le même scénario se répétait.

-- Can I sit here ?

C’était elle. Avec un short en coton mou qui se terminait au ras des fesses et son chemisier à bretelles mal ajusté qui dévoilait, en haut, celles en plastique transparent de son soutien-gorge et, en bas, quelques bourrelets. Sur le mollet droit, au-dessus de ses sandales en cuir de dominicain, je repérai un second tatouage, en forme de serpent.

J’avais oublié à quel point j’attirais les Anglaises comme des mouches. Il y en avait même une, jadis, dont je n’avais appris l’existence qu’après qu’elle se fût glissée dans mon lit. Cet atavisme allait singulièrement me faciliter la tâche.

-- D’ici, on voit mieux le match, ajouta-t-elle.[1]

-- En effet.

-- Mon nom est Janice. Appelez-moi Jane.[2]

-- Henri.

-- Vous êtes Libanais ? Syrien ?

-- Français.

-- Réellement ? Vous avez totalement le type syrien…

-- Je ne sais pas… Mon père s’appelle Weinberg…

-- Mais bien sûr ! J’aurais dû y penser. Enchantée, Henri. Que nous vaut votre présence ici ?

-- Un simple voyage d’affaires. Et vous ?

-- Je suis manager assistante dans le secteur du sponsoring sportif. J’ai un MBA de Hertford City University, dans le Nébraska, et je parle cinq langues. Mon ex-mari disait de moi que je pouvais formuler cinq pensées simultanées dans ces cinq langues. Ce pauvre Larry ! Il n’a jamais réussi à me suivre.

-- Le sponsoring sportif, cela doit être passionnant ?

-- Une fantastique opportunité de valoriser ma formation de haut niveau ainsi que mes language skills. Avez-vous visité la région ?

-- Je viens seulement de poser mes valises.

-- Dubaï… Dubaï… Dubaï… Extraordinaire !... Kate Moss… David Beckham… Rafael Nadal… George Clooney… Le pays est si sûr ! Je ne rentabiliserai jamais ma ceinture noire de tae-kwon-do…

-- Fichtre !

-- J’ai toujours excellé dans les sports de combats. Les machos, les harceleurs sexuels, n’ont qu’à bien se tenir.

A ces mots, je ressens comme une bouffée d’angoisse au bas-ventre. Un battement cotonneux, irrésistible de mollesse. Le spectre du rétrécissement…

Elle jette un coup d’œil sur l’écran.

-- Votre équipe n’est pas très brillante.

-- En effet.

-- Au collège, j’étais capitaine de l’équipe de rugby féminine. Nous n’avions pas froid aux yeux et en remontrions aux garçons. Cette expérience, ainsi que mon séjour chez les girl-scouts, m’ont beaucoup apporté. Je leur dois une bonne partie de ma réussite professionnelle.

Crispation irrépressible de mes rhomboïdes. J’avale une grande lampée de Kilkenny pendant que les Français encaissent un second essai.

-- Try ! Beugle-t-elle. Try ! Try ! Try!

Elle se lève et se trémousse bêtement – on pouvait observer le ballottement de ses fesses molles, moulées dans le short en coton -- avant de rejoindre un groupe d’Anglais éméchés qui venaient d’entonner Sweet Chariot. Elle en profite pour recommander une pinte, et revient s’asseoir à ma table.

-- J’espère que notre enthousiasme ne vous offusque pas. Les Français sont si susceptibles.

-- Du tout.

-- Nous autres britanniques, avons inventé ce sport. Ainsi d’ailleurs que tous les autres. Ou presque. Alors, forcément, cela nous confère une longueur d’avance.

-- Nous nous consolerons avec la cuisine…

-- J’adore, j’addore, j’adddorre la cuisine française. C’est tellement merveilleux ! Où donc allez-vous chercher toutes ces idées ? Bocuse, Ducasse… L’an dernier j’ai emmené mon ex-fiancé chez Robuchon, à Londres, c’était tout simplement splendide ! Savez-vous qu’il existe d’excellents restaurants français dans le monde entier, même à Londres, même à Dubaï ?

-- Nous vous aurons au moins laissé cela…

-- Je vous ferai découvrir le Moulin de la Tour, le nouveau français du Mall of the Emirates, et vous serez le premier surpris ! En revanche, je suis navrée de constater que la qualité de la cuisine, à Paris, n’est plus ce qu’elle était. Sans même parler du service, de plus en plus détestable.

-- J’en suis peiné, chère Jane, mais je ne peux qu’opiner dans votre sens…

-- Mais de nos jours, tout est global, n’est-ce pas ? Quand le monde en aura marre des grèves et de la mauvaise humeur des garçons de café parisiens, il ira tout simplement déguster la cuisine française à Tokyo, Shanghaï ou Los Angeles. Quant aux impressionnistes, nous nous contenterons de cartes postales ou des collections américaines, dont la qualité est d’ailleurs exceptionnelle. J’étais le mois dernier à San Francisco. Cette ville, que j’ai visitée de nombreuses fois, connaît une véritable explosion artistique. Les Français, avec leur prétention à l’hégémonie culturelle, ont du souci à se faire. Mais rassurez-vous, nous vous aimerons toujours. Vous êtes notre petite mascotte… Le French FlairLe French Lover…

J’avais envie de lui répondre qu’elle n’avait encore rien vu, mais je me suis retenu.

-- Nous vivons une époque formidable : tous ces voyages, ces rencontres enrichissantes… Vous n’imaginez pas, avec le poste de haut niveau qui est le mien, combien de pays différents j’ai eu la chance de visiter. Dites un chiffre !

-- Deux ?

-- Very funny ! Soixante-huit ! J’ai visité soixante-huit pays différents, aidée, il faut le dire, par mes language skills. J’adore faire des rencontres… parler aux gens… mon carnet d’adresse est totalement transatlantique, et même cosmopolite. J’ai des amis prêts à m’héberger dans des villes aussi diverses que Johannesburg, Varsovie, Sao Paulo, Kuala Lumpur ou Monrovia… Cependant, en tant que professionnelle de haut niveau, je descends toujours dans les meilleurs hôtels, aux frais de l’entreprise, bien entendu, ce qui permet de joindre détente et relaxation à la découverte de pays qui, dans des conditions ordinaires, présentent bien des inconvénients.

-- Tant de voyages, n’est-ce pas un peu compliqué, avec les enfants ?

-- Oh, je ne voulais pas gâcher mon talent en m’occupant d’enfants. J’ai trouvé plus honnête de faire l’impasse sur une famille pour me consacrer totalement à ma carrière.

-- Et vous emmenez votre… partenaire avec vous ?

-- Hi ! Hi ! Hi ! Ma vie sentimentale est plutôt fournie… disons que j’ai vécu. Mais je me lasse vite des hommes, ils sont tellement prévisibles. Je préfère couper net, dès que l’ennui s’installe. Et ma carrière ne me permet pas de poursuivre une relation trop poussée. D’aucuns sont d’ailleurs intimidés par des femmes telles que moi. Ils se sentent menacés par notre réussite et vivent mal le fait que leur niveau d’éducation soit inférieur au nôtre. Le dernier numéro de Cosmopolitan comprenait un article intéressant sur des trentenaires fabuleuses, cadres supérieures, ingénieures, autoresses – c’est comme cela qu’on dit, n’est-ce pas ?

-- Auteuse… auteur… auteure…

-- Eh bien ces formidables battantes, aussi attractives physiquement que bardées de diplômes, ont un mal fou pour trouver un partenaire ! Vous ne trouvez pas cela incroyable ?

-- Peut-être…

-- Notez que ça n’a jamais été mon cas. Je n’ai jamais eu de difficulté pour trouver des hommes à la mesure de mes besoins affectifs et sexuels. Mais s’ils se révèlent un obstacle à mon projet de développement personnel, je n’hésite pas à rompre. Etant la plus lucide dans le couple, je romps d’ailleurs en général la première. Une femme comme moi est un challenge. Ils se font rares, les hommes capables d’assumer le défi d’une relation entre deux êtres libres et indépendants, et véritablement fondée sur l’égalité.

Comme une chienne. Voilà comment il fallait la baiser. Mais je n’en avais pas la moindre envie.

-- Je préfère me contenter de one night stands, reprit-elle, que d’écoper d’un crampon qui me suit comme un caniche et se met à pleurnicher dès que je dois m’absenter une semaine pour un séminaire de motivation aux Maldives ou à Cancun. Ce pauvre Larry était tellement collant… Au fond, rien n’est plus adapté à mon style de vie qu’une succession de liaisons courtes. Vite fait, bien fait, no strings attached… Vous êtes descendu à l’hôtel ?

-- Jumeirah at Etihad Towers.

-- Merveilleux hôtel. Splendide réussite architecturale. Et ne parlons pas de la qualité du service. Heureuse de voir que vous n’êtes pas gêné…

-- C’est le client qui paye.

-- J’aime les rencontres que je fais ici. Des gens sérieux, dynamiques. D’excellents professionnels. Des hommes qui ont vécu. Avec une histoire. Comme moi. Tout de même, je me demande à quoi peut bien ressembler une suite au Jumeirah…

Une perche que je n’aurais jamais saisie, n’eût été la nécessité du service.

[1] La plupart des conversations rapportées dans cet ouvrage se sont déroulées en anglais – quoique Miss Jane utilisât parfois le français afin de m’impressionner avec ses language skills. Pour éviter de fatiguer le lecteur, je les rends dans une traduction de mon cru. Cependant, pour ne pas trop compromettre l’ambiance, j’ai jugé bon de laisser quelques répliques, faciles à comprendre, telles qu’elles ont été prononcées dans la langue de Shakespeare, ou plutôt le globish qui en tient lieu sous ces tropiques.


[2] Le diminutif de Janice est en réalité Jan, mais nous préférons épargner à la lectrice la rugosité toute masculine de certains sobriquets anglo-saxons.

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