Pour une poignée de dirhams

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Ma lectrice se doute que je ne suis pas un expert en littérature érotique. Elle n’apprendra donc rien sur l’incroyable numéro de cirque interactif dont Kamila me gratifia. J’étais totalement rincé. Je me résolus à payer le tarif de la nuit entière pour ne pas la laisser partir et l’interroger sur Amara, quoiqu’incapable, sur le plan sportif, de profiter de cette rallonge, d’ailleurs peu onéreuse.

Le lendemain matin, alors qu’après sa douche elle était assise nue sur une chaise, une cigarette allumée, à consulter ses textos, j’essayai d’en apprendre plus :

-- Tu étais amie avec Amara ?

-- A peine. Elle était peu loquace, elle nous prenait de haut… Elle nous snobait parce qu’elle avait un job à temps plein, quelque chose de beaucoup mieux, paraît-il, que vendeuse ou coiffeuse, ce que font les filles qui veulent rentrer rapidement au pays… S’il était si bien que ça, son job, on se demande ce qu’elle venait faire au 49er… la perversité, peut-être…

-- Tu ne sais rien de plus sur son travail ?

-- Un jour elle m’a présenté son boss. Un roux. Anglais, ou quelque chose comme ça.

-- Où ? Au 49er ?

-- Oui.

-- Ils sont venus ensemble ?

-- Non, il est arrivé plus tard. Elle me l’a montré du doigt, accoudé au bar. Elle n’est même pas allée lui parler. Elle racontait peut-être n’importe quoi. Mais je connais cet Anglais. Il m’a sautée deux ou trois fois…

Je ne pus réprimer un stupide froissement au cœur. Le millénaire instinct jaloux du mâle bêta, englouti dans ses illusions, infecté par des reliquats de sentimentalisme à l’eau de rose… et tout ça pour une vulgaire putain ! Je venais tout de même d’apprendre que Mac Cormack fréquentait le 49er. Pas étonnant qu’Amara s’y soit fait pincer.

-- Tu pourrais me le présenter ?

-- Pourquoi pas ? Il m’a sans doute complètement oubliée. La débauche, ça rend les autres interchangeables. Mais les gens s’ennuient ici. Tout le monde fréquente tout le monde. Tous les mecs qui veulent baiser se sont tapés des dizaines de filles au 49er, ou, s’ils sont snobs, chez Illusions…

-- Illusions ?

-- Une boîte qui se la pète, au deuxième étage du Royal Méridien. Avec des filles qui se la pètent…

-- C’était peut-être là qu’Amara chassait, quand elle n’était pas au 49er ?

-- J’en doute ! Ça ressemblait trop à son job régulier. Non, ce qui fascinait Brenda au 49er, c’était l’aspect glauque, brut de décoffrage, rugueux… Elle allumait les Indiens, surtout ceux dont on voyait qu’ils n’avaient pas les moyens. Quant à moi, dans six mois j’aurai quitté cette merde. J’aurai remboursé ma taulière, avance, billet d’avion, honoraires, et je me pointe à l’aéroport pour le premier vol vers Tachkent. J’empoche mon diplôme, je récupère ma fille, et direction la Malaisie ou la Chine. Il paraît que ça embauche, là bas. Du moins dans mon secteur.

-- Ton secteur ?

-- La sériciculture. La culture du ver à soie.

Là-dessus, elle me régurgite un de ses anciens cours, un truc qui a dû lui valoir quelques credits.

« Sériciculture vient du nom grec de la Chine. Tachkent est le point névralgique de la Route de la Soie. C’est le général Zhang Qian qui l’inaugure, au deuxième siècle avant Jésus Christ. Les Chinois gardèrent pour eux le secret de la soie pendant deux mille ans. Un beau jour, cependant, les Indiens, les Japonais l’éventèrent. Avec les invasions arabes, turques et mongoles, et les voyages de Marco Polo, la soie s’est diffusée vers l’Ouest. Et Tachkent, Boukhara, Samarcande, sont devenues des carrefours de la civilisation. Après la chute de Constantinople, les choses ont périclité, les Européens privilégiant la voie maritime. Mais il nous est resté un savoir-faire. L’université de Tachkent est à la pointe de la recherche sur la culture du bombyx. Mais les emplois, on les trouve en Chine. Et pour s’y rendre, il faut un petit capital.

-- Et ce capital, c’est au 49er qu’on se le constitue ?

-- Au 49er, toutes les filles ont un projet. C’est pour cela qu’on tient. Celles qui ont décroché, ça peut se lire dans leurs yeux. Pour le client, ça signifie bad sex.

-- Amara, elle avait décroché ?

-- Peut-être. Je ne la connais pas assez, il faudrait interroger d’autres filles.

-- Lesquelles ?

-- Youliya, peut-être. Elle est de Boukhara, comme Amara.

-- Pourrais-tu me la présenter ?

-- Dès son retour de Dubaï. Elles sont parties à cinq filles pour le week-end, se sont louées un hôtel de luxe, pour se faire des clients non-stop. Je devrais peut-être les imiter. Trop d’Indiens au 49er, et surtout trop de mecs fauchés. Toujours en train de négocier. Et les nouvelles n’arrêtent pas de débarquer, par avions entiers. Je comprends mieux pourquoi elles m’ont battu froid, quand je suis arrivée il y a trois mois. Tu vois ce bleu ?

Elle m’indiqua un léger hématome en haut de la cuisse droite.

-- Je me suis battue avec une conne qui m’accusait de casser les prix. On était sur le point de s’arracher les yeux. Elle voulait que je demande huit cents, mille dirhams, comme les pimbêches de chez Illusions. Celles qui prétendent à de pareils tarifs n’en finissent pas de faire le pied de grue, ça marche parfois quand elles tombent sur un micheton fraîchement débarqué et pas encore au courant des prix, ou encore un Emirien qui se fout de la valeur de l’argent, mais moi je préfère l’action plutôt que de me morfondre au bar en attendant qu’il se passe quelque chose[1]. Et puis le small talk, faire semblant de s’intéresser à la vie de ces types, leur demander des nouvelles de leur femme, ça lasse.

-- Quand pourrais-je voir Youliya ?

-- Lundi au plus tard, peut-être dimanche. Viens vers 22h30. Maintenant je dois te laisser, chéri. Si tu me veux encore, tu sais où me trouver.

Mon téléphone bipa deux fois comme elle claquait la porte. Le Voyageur confirmait le déjeuner chez Stars and Bars. Et Jane me demandait ce que j’avais prévu pour la soirée.

Les émirs, dans leur sagesse, avaient découpé la ville en différentes zones, chacune avec son objet particulier. Dans les quartiers centraux situés derrière la corniche, Tourist Club Area, Al Marzakiyah, Madinat Zayed, etc, fourmillaient les échoppes : coiffeurs, vendeurs de téléphonie mobile, réparateurs d’informatique, bazars pakistanais,. Chaque bloc était articulé autour de sa mosquée, sur le parvis de laquelle une horde indo-pakistanaise, entièrement masculine, priait avec ferveur chaque vendredi, et borné par de larges artères peu amènes aux piétons. Le Blanc, tout comme d’ailleurs le Bédouin enrichi, ne prospérait que dans l’écosystème des grands hôtels, ou dans l’île d’Al-Reem, avec ses tours moches et conventionnelles. A sa gauche, l’île d’Al-Maryah, à côté de l’imposante clinique Cleveland et du pompeux hôtel Rosewood, allait accueillir un centre financier pharaonique, avec les exemptions fiscales qui allaient avec.

Au-delà de Saadiyat, la nouvelle Athènes durable et globale, mais peu conseillée aux pauvres, l’île de Yas accueillait les plaisirs récréatifs. Ses deux totems : le circuit de formule 1, et le parc à thèmes Ferrari World, gigantesque structure métallique, croisement hypertrophié entre le CNIT et la tour Eiffel, flanqué d’un inévitable waterpark et d’un non moins obligatoire shopping mall.

La Marina de Yas avait un parfum d’inachevé ; de rares yachts y mouillaient, comme exclus de quelque coterie; on y voyait encore quelques bobines de rond à béton, quelques engins de chantier. Mais son pub le Stars and Bars, seul à Abu Dhabi, proposait des hamburgers saignants comme ceux des brasseries parisiennes, estampillés Cantal et viande de l’Aubrac.

Le Voyageur m’attendait déjà et il avait réservé une table pour quatre. La Philippine apporta un bol de nachos que nous commençâmes à grignoter en attendant ses amis.

-- J’apprécie cet endroit, dit-il, mais je préfère encore ma jonque. En réalité, lorsque je fais escale à Abu Dhabi, je ne décolle plus du 49er. Le 49er, lieu total, ultime, matrice où l’homme est assuré de la satisfaction de ses besoins ; du moins ses besoins primaires, rachidiens : le sexe, l’alcool, la foule, le bruit, l’oubli… Pour la méditation, la lecture, j’ai ma jonque. Le monde n’a que deux lieux : ma jonque, mobile, nomade, infixée, et le 49er qui est mon phare, ma balise, le pivot immuable du vieux monde autour duquel le chaos de l’histoire et le murmure de l’actualité orbitent et disparaissent. Des mois entiers pendant lesquels je vire de bord dès que j’aperçois une terre. Même les dauphins me dérangent… Mais lorsque je relâche à Abu Dhabi, c’est-à-dire au 49er, je redeviens un être de chair et de sang, une bête velue et suante, un faune, un damné des sept péchés capitaux, et mes mains grasses laissent leurs traces partout, sur les boutons de l’ascenseur, sur la poignée de la porte des toilettes, sur les verres de bière tiède, sur les bols de frites molles que j’enfourne goulûment, sur le cul des filles et sur les billets de banque usés que je leur donne… Gare à celle qui voudrait s’incruster sur ma jonque. Là, une seule loi règne : la mienne.

N’ayant pas grand-chose à lui dire, je le laissais déverser sa logorrhée, espérant saisir quelques informations utiles. Enfin arrivèrent les deux autres convives : un roux d’une quarantaine d’années et une jeune fille au type ethnique mal défini, mais dont j’avais pu détailler bien des variantes au 49er.

-- Henri, je te présente David Mac Cormack. David, tu ne m’en voudras pas d’avoir amené un ami ?

-- Aucunement. Du moment que ça n’est pas un journaliste.

-- Henri est très discret ; il est là pour affaires, et je ne sais même pas de quoi il s’agit.

-- How are you, Henri ? Je vous présente Alena, ma femme. Alena est Kirghize, elle ne parle pas très bien anglais…

Une surprise pas si divine, après tout, car quoi de plus naturel pour un agent de mécénat sportif que de s’entretenir avec un skipper, fût-il maudit ? Le Mac Cormack était petit, râblé, sans un poil de graisse, le corps constellé d’éphélides ; l’œil froid et roublard, le poil roux, Irlandais jusqu’au bout des ongles. Rare dans ce milieu sédentaire et peu viril du mécénat, où les enjeux restent mondains et les affaires se négocient au restaurant. Malgré leur excellente couverture, les services anglais avaient négligé la question de la physionomie.

L’homme semblait excessivement content de lui. Il décrivit avec gourmandise les sensations orgasmiques de son week-end de jet-ski dans la rade de Dubaï, la sagacité de ses placements financiers qui lui avaient permis de battre le marché avec un rendement supérieur à huit pour cent sur les cinq dernières années, l’ingéniosité du système de régénération de la piscine qu’il se faisait construire pour sa villa d’agrément à Djebel Ali, et la pleine satisfaction que lui procurait l’espèce de camp scout huppé où il envoyait ses deux adolescentes – Samantha et Priscilla – chaque été, dans je ne sais quelle bourgade des Montagnes Rocheuses.

-- David et moi sommes ici pour mettre au point un deal, dit le Voyageur. Du moins le pense-t-il, car je ne remonterai jamais sur un de ces rafiots.

-- Voilà plusieurs mois que je me décarcasse pour assurer une escale de la prochaine Volvo Ocean Race à Abu Dhabi. Il y aura du lourd au niveau des pointures, comme disent les français. Avec rien moins que Loïck Peyron lui-même. Seulement voilà, Jean-Louis de Kermadec, la diva des flots, qui n’a jamais gagné une course, est plus difficile à avoir que Peyron. C’est que notre Greta Garbo, le veuf, le ténébreux, l’inconsolable, voudrait être aimé pour lui-même, et pas pour ses croquignolesques fiascos ! Toucher des sommes coquettes pour se viander spectaculairement, au grand plaisir des sponsors et téléspectateurs, voilà qui ne lui convient plus ! Comme si c’était plus dur que de régler ses voiles à la perfection.

-- Une question de dignité, David, dit le Voyageur. Un jour, le clown triste enlève son maquillage et va crever tout seul. Il ne demande qu’une chose : qu’on le laisse en paix.

-- La paix du 49er…

-- La paix du 49er, qui est mon bon plaisir.

-- Eh bien, laisse-moi te dire que le clown triste, les gens en redemandent. La dernière route du rhum fut une catastrophe médiatique. Premier parti, le favori est arrivé premier. Aucune casse. Un classement final inchangé du départ à l’arrivée. Le carénage, optimisé par un logiciel ; la trajectoire, affinée en temps réel par un QG central bourré d’électronique en fonction de la météo – donc la même pour tout le monde ; les réglages, les virements, les empannages, l’alimentation même, assistés par ordinateur, presse-bouton. Un jour tous les participants finiront ex-aequo. La course au large ne peut pas être sauvée, ni les régates, les conseils d’administration n’acceptent plus de financer un loisir de millionnaire alors qu’ils demandent toujours plus de sacrifices à leurs salariés et actionnaires. Si en plus de cela il ne se passe rien d’intéressant, si l’on en est réduit à guetter le mouvement d’un point sur une carte…

-- Je comprends que tu aies des problèmes. Mais ce ne sont pas les miens !

Alena, comprenant mal l’anglais, nous gratifia d’un sourire niais. Il était compréhensible qu’aux femmes sûres d’elles et loquaces de l’Occident, qu’à celles du genre de Jane, l’on pût préférer un petit animal gracieux et peu encombrant comme cette Kirghize.

-- Je suis pourtant prêt à t’offrir plus qu’à Loïck Peyron. Si la voile veut encore exister, elle doit évoluer, introduire du spectacle. Je veux m’inspirer du catch. Scénariser les courses, y prévoir des coups bas, des retournements du sort, des qui pro quo, des drames humains. Tout sera réglé comme un ballet, chaque émotion aura son heure, prévue d’avance, afin de maximiser les recettes publicitaires… Voilà pourquoi j’ai besoin du Voyageur. Le Voyageur était un archétype du catch ; on se délectait de ses fiascos d’autant plus qu’ils étaient prévisibles. Un personnage de dessin animé, qu’on ne se lasse jamais de voir pour la millième fois patiner dans le vide avant d’aller lamentablement s’écraser au fond du précipice. L’éternel loser qui nous console de notre vie médiocre avec ses petites compromissions abjectes.

-- Et pourquoi ton spectacle de guignol intéresserait-il plus la populace que le dernier film de Harry Potter ? Pourquoi devrais-je risquer ma vie pour pimenter ton show grotesque ? D’autant que la Volvo est une course en équipage. As-tu commencé à recruter des candidats au suicide ?

-- Tu trouveras bien quelques pauvres hères, vers le détroit de la Sonde…

-- Mais je n’ai aucun besoin d’argent. Mes parties de pêche à Macassar me rapportent bien assez pour financer mes putains, d’autant que je finis par en attendrir certaines qui me font des rabais. Et comme elles sont gentilles, elles me nourrissent à l’œil, en me forçant à mordre dans leurs infectes croquettes de poulet à la sauce aigre-douce. Je ne désespère pas d’en baiser une gratuitement, le jour de mon anniversaire…

-- Tu as besoin d’argent parce que l’argent est une mesure du succès. La valeur de ton existence, c’est la quantité totale d’argent que tu as accumulée, qui n’est autre que la somme des succès de ta vie. Mais tu es né coiffé des dieux, car tu trouves ton succès dans l’échec. Et l’échec du Voyageur, sa valeur monétaire est supérieure à celle des succès de Loick Peyron.

-- L’argent mesure le succès des minables qui n’existent que dans l’œil d’autrui. Prêts à tous les dévergondages pour attirer l’attention, et jusqu’aux ultimes inversions comme celle que tu viens de me proposer. La dernière des filles du 49er vaut mieux que cela. On ne salit pas un seigneur comme Peyron en le mêlant à pareille mascarade. Je préfère rester au chaud, à caresser des chattes humides, bien qu’elles aient beaucoup servi, que de tremper dans tes saletés.

-- Fort bien. Je ne veux pas ennuyer ton ami plus longtemps, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

-- Vous ne m’ennuyez pas du tout, dis-je. Je pense avoir rencontré une de vos associées. Une certaine Janice…

-- Jane ? Où l’avez-vous rencontrée ?

-- Heroes.

-- Associée est un bien grand mot. Mettons qu’elle me rend service. Et je sais me montrer reconnaissant.

-- Elle semble prendre son travail fort au sérieux.

-- N’osant trop regarder en face ce qu’elle est devenue, elle a besoin de se créer des fictions, à titre compensatoire…

-- Elle vous sert d’hôtesse, en quelque sorte ?

-- C’est une manière polie de présenter les choses. Un travail tout de même plus délicat que celui des petites copines de Jean-Louis. Il faut d’ailleurs éviter de mélanger les genres, ce que certaines n’ont pas compris. Plus Jane s’imaginera que son métier est respectable, mieux elle le fera. Avant elle, il y avait une fille qui avait trop compris, trop vite. Je l’ai surprise un soir, au 49er. Ça n’a pas traîné. Je l’ai foutue à la porte le lendemain et j’ai même pris soin de faire révoquer son visa. Les flics l’ont casée dans le premier avion de retour.

S’il disait vrai, j’allais pouvoir remanger de la tête de veau, et même du pied de porc, plus tôt que je ne le pensais. A moins que Dave ne tînt absolument à m’envoyer à Boukhara sur les traces de la miss. Ou à ce que je me renseigne sur les activités occultes du sieur Mac Cormack. Auquel cas je ne me priverais pas de lui facturer un supplément corsé.

[1] Le lecteur s’étonnera peut-être de trouver ici le mot « micheton », vocable suranné qui évoque le langage fleuri d’Albert Simonin, Frédéric Dard et autres spécialistes de la littérature de genre ; il y figure au titre de seule traduction exacte du mot anglais john, que l’on aurait certes pu rendre par la médiocre et plate périphrase « client de prostituée » qui, outre sa lourdeur, présente l’inconvénient de figurer au registre des bien-pensants qui s’emploient chaque jour à nous rendre l’air un peu moins respirable.

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