Fish market

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D’un commun accord, les strates qui composaient l’émirat n’entraient en contact qu’en dernier recours. Le cheikh ne parlait à l’ingénieur australien, l’ingénieur australien au garagiste indien, le garagiste indien au tailleur pakistanais, le tailleur pakistanais à la bonniche philippine, la bonniche philippine au concierge népalais, que lorsque c’était strictement nécessaire.

Le marché au poisson – Meena fish market – appartenait à une strate bien distincte du monde des grands hôtels et autres resorts, et ces derniers ne le connaissaient que parce qu’il fallait bien s’approvisionner en hammour, sheri, kingfish, huîtres et gambas afin de garnir leurs buffets. La façade qui donnait sur le quai, où mouillaient des dhows bigarrés, avec ces vieux bédouins en bermuda, au turban crasseux, ridés par le soleil, qui sirotaient leur chicha affalés sur le pont, entre des caisses hérissées d’échardes, maculées de cambouis, et des ballots de chiffons à l’usage incertain, abritait nombre de boutiques : voileries, mécanique marine, accastillage, pêche, emballage, conditionnement, réfrigération ainsi que des petits restaurants qui avaient eu la bonne idée de s’implanter à côté de leur fournisseur.

Jane avait pris rendez-vous avec Abu Liwa, afin de soi-disant régler quelques points techniques et comptables. Nous déjeunions dans une cahute où les clients apportaient leur poisson, acheté au marché, voire pêché dans la rade, que les tenanciers faisaient griller avec des épices – le traditionnel et non moins éclectique Masala – et servaient à même la toile cirée, accompagné de riz ou de frites. On y mangeait avec les doigts, ce dont le touriste européen, voyant se raréfier les opportunités d’exotisme, raffolait – du coup, l’endroit figurait dans tous les guides, et nous vîmes défiler une noria de petits couples du boulevard Voltaire ou de la rue de la Roquette, ainsi que leurs homologues des quartiers branchouzes de Milan ; ce boui-boui à peine climatisé et rustique était devenu, par le jeu des réseaux sociaux et des manuels à l’usage des nouveaux nomades, un haut lieu de la boboïtude internationale.

Abu Liwa avait décliné notre invitation, craignant d’être impoli en s’absentant au cours du déjeuner pour effectuer sa prière – La Zuhr, troisième de la journée, qui tombait à douze heures dix-neuf, ainsi que spécifié sur le panneau lumineux des centres commerciaux.

-- J’ai découvert cet endroit grâce à Lonely planet, m’expliquait doctement Jane en rassemblant les morceaux de frites écrasées éparpillés sur la nappe pour en faire des boulettes qu’elle enfournait goulûment. Un expatrié qui se respecte ne met jamais les pieds ici. L’étiquette exige qu’on se la joue parvenu, exclusive, VIP. J’adore m’encanailler dans des endroits sauvages, authentiques – il en reste fort peu – retrouver la vie simple de l’homme du désert, répéter ces gestes millénaires, ce substrat oublié de la culture universelle. Nous avons tant à apprendre des primitifs : leur rapport aux choses, leur sagesse face à la course du temps, leur sens instinctif de la solidarité, la pudeur des sentiments simples, ce sel de la vie que les occidentaux ont sacrifié sur l’autel de la société marchande. Je ne me passerais pour rien au monde de mon latte rituel de chez Starbucks, que je déguste au sous-sol du World Trade Centre, tous les jours à cinq heures – le tea time c’est notre heure de prière à nous ! Et rien de plus ultime, de plus lavish, que le brunch du Saint-Régis, avec ses langoustes rôties et les meilleurs champagnes français. Un samedi sans un nouveau sac à main, ou sans une nouvelle paire de chaussures, est pour moi une journée gâchée, sans saveur. Pour autant, nous devons totalement préserver notre part d’innocence, notre petit jardin sauvage… Peux-tu me répéter ce que je viens de dire ? Tu pourrais écouter, tout de même ?

-- J’observais la part d’innocence des autres.

J’avais en effet cessé de l’entendre, fasciné par le ballet des Indiens qui, à quelques mètres de là, déchargeaient des thons d’un rafiot roussi et huileux, dont la peinture se détachait en copeaux, attaquée par la mousse et le sel ; certains bougeaient encore, fous de rage dans leur bac à glace.

-- C’est intéressant ce que je te raconte. Tu pourrais en profiter pour t’instruire. J’ai vécu. J’ai de l’expérience. Et pour Amara, tu me dois une fière chandelle.

Amara, j’avais pensé à elle toute la nuit. Prisonnière du prince, esclave sexuelle, promise aux pires dégradations. Morte déjà peut-être, comme d’autres proies d’Abdul Karim, son cadavre abandonné dans un parc, nue, les jambes béantes, écartelées, la cheville derrière sa tête ensanglantée, les yeux révulsés par la douleur, sa vulve exposée, tumescente, bouffie d’avoir été défoncée pendant des heures et déjà souillée par la terre et les visites des insectes; ou bien éliminée cliniquement, coupée en petits morceaux et exportée vers la Chine, dans une cargaisons de résidus de boucherie destinés à faire de la nourriture pour chats ; ou encore réduite en cendres, le palais soigneusement nettoyé de ses empreintes, de ses cheveux, de toute trace de sa sueur, de son sang et autres sécrétions. J’imaginais la jouissance du prince. Le rictus pervers de sa lippe grasse, après qu’il eut descendu un verre de J & B cul sec, ayant empoigné une bouteille à moitié vide, posée sur un buffet mauresque dans un coin de la pièce. L’impunité de l’aristocrate. Le plaisir décuplé par la conscience aigüe de massacrer ce qui pouvait bien rester de la dignité humaine.

David tablait sur Amara pour boucler son deal avec le Prince. Ce dernier s’était entiché d’elle, David l’envoie en Arabie, jugeant que cela ne peut pas nuire. Mais le scandale éclate, Amara ne revient pas, David comprend l’énormité de sa faute, liquidant sa relation avec l’Ouzbek dans la précipitation.

-- Puisque tu as « vécu », répliquai-je, tu pourrais peut-être m’aider à éclaircir un mystère.

-- Les femmes ont des antennes !

-- Si Abdul Karim, comme nous le pensons, a disposé d’Amara de façon peu ragoûtante, illégale en tous cas, s’il se terre en Arabie, avec un mandat d’arrêt international aux fesses, comment pousse-t-il l’outrecuidance jusqu’à dépêcher un sbire pour offrir à nouveau son argent à David ? Comment peut-il s’imaginer une seconde que ça puisse marcher, sachant que si une personne au monde se doute de ce qu’il est advenu d’Amara, c’est précisément David ?

-- Hypothèse 1 : David est complice. Tu le soupçonnais de jouer les pourvoyeurs de gibier…

-- Mais tu le tiens pour un homme sans histoire.

-- Hypothèse 2 : Le voyage à La Mecque d’Amara est sans lien avec le Prince. Après tout, des vols directs pour Djeddah, il y en a à la pelle. Pourquoi passer par la ville sainte ?

-- Mais alors, quoi ? Pèlerinage ? Les dates ne concordent pas. Une pute ouzbek, aller à La Mecque ?

-- Une jeune femme travaillant dans la communication d’entreprise, ayant connu quelques moments difficiles au cours de son existence.

-- Cela n’explique pas pourquoi elle n’est pas revenue, ni pourquoi David aurait invoqué un faux motif pour la licencier.

-- Hypothèse 3 : le Prince n’a rien à se reprocher, du moins quant à Amara. Sa visite se déroule comme prévu. Mais un terrible secret la lie à David. Pour s’affranchir de cet homme qui la menace, elle profite de son voyage en Arabie pour s’enfuir, rentrant en Ouzbékistan par voie de mer, grâce à la générosité du Prince qui lui offre une place sur un paquebot.

-- Pas dans le style de ton Mac Cormack bon chic bon genre…

-- Hypothèse 4 : Si nous nous éternisons ici, nous allons rater notre rendez-vous.

Abu Liwa nous reçut dans un salon couvert de tapis. Il nous invita à nous asseoir sur des tas de coussins chamarrés. Il était vêtu d’une longue robe blanche et d’un fez rouge à pompon. Une bonne philippine apporta des bières.

-- Sans doute êtes-vous surpris de me voir boire de l’alcool. Notre religion est si mal comprise. Les rigoristes, instituant une véritable police des mœurs, nous font passer pour des fanatiques. Le Coran, 2 :219, 4 :43, 5 :90, conseille seulement d’éviter l’ivresse. Il n’est en cela pas différent des slogans puritains et omniprésents de notre cher Ministère de la Santé. Et les Bachelot, les Touraine et autres gretchen intéressées par notre sort plus que nous-mêmes, afin sans doute de préserver notre productivité d’animaux domestiques, seraient les premières étonnées de 16 :67, qui désigne les fruits fermentés comme un don de Dieu. Sans parler du hadith Muslim 3753 qui nous dépeint le prophète Mohammed lui-même buvant du vin, tout comme son compagnon Hanas bin Malek (4884, 4886) et son oncle Hamza.

« Les wahhabites nous persécutent avec leurs règles absurdes, alors qu’ils ont bazardé ce que l’Islam avait de plus précieux : la tranquillité, l’acceptation du monde. Voyez ces parcs à thèmes, ces métastases de la consommation, ces forêts de tours, ce clinquant publicitaire… Il n’empêche, malgré cette frénésie absurde, malgré l’obligation de se cacher pour être soi, je respire dix fois mieux depuis que j’ai jeté Xavier Lemarchand aux orties. Je ne regretterai jamais ce jour où j’ai vendu mes propriétés, fermé mes comptes bancaires, soldé mes dettes, liquidé mon entreprise, pour m’offrir un aller simple à destination d’ici. Me voici libre, passé de l’autre côté du rideau rose de la bien-pensance. Car une bonne vieille monarchie absolue est cent fois plus vivable que les prisons que sont nos démocraties « citoyennes ».

« Ça a commencé avec le tabac. Tous les matins, au bistro du coin, je m’enfilais un espresso et trois petites clopes. Un beau jour, on m’a dit que ce n’était plus possible. Cela ne dérangeait pas le patron, ni les clients, mais quelqu’un en avait décidé autrement. Alors il a fallu fumer dehors, braver les intempéries, la rue était notre ghetto, à nous les fumeurs, la nouvelle caste de réprouvés.

« Puis il y a eu la bagnole. Le week-end, je prenais l’autoroute pour aller manger des sardines grillées, dans une cantine de la côte basque. Un jour, sur de longues portions, « ils » l’ont mise à 110. Puis à 90. Puis, à certains endroits, à 70. Ils l’ont truffée de radars, comme on dissimulait des micros chez les gens, en RDA. Certains ne regardaient plus la route, seulement leur compteur. D’autres mettaient le régulateur, sombrant dans la léthargie. Il me fallait une heure de plus pour atteindre mon petit restaurant. Alors j’y ai renoncé. Ce n’est pas bien grave, après tout ? Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine.

« J’ai tout de même perdu tous mes points. J’ai dû repasser le permis. On m’a forcé à écouter des sermons sur la sécurité, enfermé dans une salle pendant deux heures. Deux heures pendant lesquels des contrats me passaient sous le nez, au profit de mes concurrents.

« Un jour, un fonctionnaire m’a gratifié d’une petite visite. Il m’a montré un rectangle en plastique, avec sa photo dessus, et trois bandes : bleu, blanc, rouge. Il m’a dit que ce rectangle en plastique l’autorisait à entrer chez moi. Il m’a empêché de vendre ma maison, parce que « quelqu’un » avait décrété qu’elle n’était pas « aux normes ». Il m’a remis un document contenant une liste de travaux à effectuer sous deux ans. La planète, vous comprenez ? Ici, personne ne l’a jamais rencontrée.

« Une fille a débarqué dans mon entreprise, avec le même petit rectangle. L’extincteur était trop haut. Le panneau « sortie » pas assez éclairé. Les toilettes à moins de cinq mètres de la salle de réunion. La première marche des escabeaux à plus de dix centimètres du sol. La porte des vestiaires fermait mal. Alors j’ai été assigné. Condamné à une amende. Pour la payer, je n’ai pas renouvelé un stagiaire.

« Pendant les vacances, je m’occupais de mômes. On jouait au foot, on se baladait en forêt. Un jour est sorti dans la presse une histoire d’attouchements, à cinq cents kilomètres de là. Alors les dames patronnesses qui dirigeaient l’association m’ont foutu à la porte ; la prévention… le contexte… certains parents…

« Quand je suis arrivé ici, je suis resté sur les fesses : on a le droit d’être un homme. Certains se promènent même avec un fusil…

« Rien de plus facile que les affaires. On a besoin d’un correspondant émirien, qui prend cinquante pour cent. Ce n’est pas cher. Après cela, on fait ce qu’on veut. Le partenaire arrondit les angles avec les autorités. Avec cinquante pour cent, il veut que votre affaire tourne autant que vous.

« Les despotes de ces pays du Golfe sont bien plus préoccupés du bien-être de leurs sujets que nos prétendus « représentants ». Ne serait-ce que parce qu’ils n’ont rien à gagner à dresser les factions les unes contre les autres dans le but de se faire élire. Et parce que, richissimes, ils ne sont pas achetables. Une fois satisfaits leurs désirs qui, je le concède, sont vastes, tout ce qu’il leur reste, ils le consacrent au bonheur de leur peuple. Le cirque sordide des batailles électorales est absent ; on n’entend jamais parler d’hommes politiques dans la presse ; ce qui permet à nos dirigeants de se consacrer au long terme. La monarchie absolue est l’avenir de la civilisation… »

-- Tout de même, interrompit adroitement Jane, les abus de pouvoirs ne manquent pas. On raconte que dans les maternités, on enlève les enfants à leurs mères, lorsqu’elles sont filles. Une serveuse philippine de je ne sais quel hôtel, violée par sept bonshommes, s’est vue condamnée à de la prison, suivie d’expulsion, pour fornication. Des gamins sri-lankais d’à peine dix ans se voient retirer leur passeport, réduits à un quasi-esclavage, pour servir de jockeys dans les courses de chameau. Et Dieu sait ce qu’il se passe dans les labour camps. L’insalubrité, la promiscuité. De pauvres gens morts de déshydratation, sur un chantier de bitume, en plein été, alors que la température officielle est honteusement plafonnée à 45°, afin que les clauses de retrait ne jouent pas. Sans compter tous ces types qui tombent des gratte-ciel en construction… Tous ces hommes qui errent dans les rues de la ville, hagards, désemparés, traînant leur misère sexuelle, à l’ère du gender equality, c’est intimidant, dérangeant, effrayant… Un trop plein de sève qui bouillonne, prêt à nous jaillir en pleine figure. It won’t be pretty to watch. Et l’absolutisme nourrit des grands seigneurs méchants hommes, des saligauds qui se croient tout permis, comme ce prince Abdul Karim dont la presse a parlé…

-- Je le connais un peu. Il était en pourparlers avec votre patron.

-- Vraiment ? Ce ne doit pas être facile, de traiter avec un pareil loustic.

-- Je m’abstiendrai de juger. Je m’occupais de la logistique de certaines de ses…escapades. Dont la réussite tenait à cœur à David. Je dois dire qu’aucune des parties prenantes ne s’en est plainte. Le Prince s’est toujours montré parfaitement correct.

-- Correct ? On raconte pourtant de telles horreurs…

-- Je ne parviens pas à croire ce que rapporte la presse. Le Prince est un grand admirateur de la culture française. Il apprécie Montaigne, La Rochefoucauld, Châteaubriand. Il connait par cœur les chansons de Piaf, les albums d’Hergé, dont Coke en stock est son préféré. Certes, nous savions tous l’importance de ses besoins charnels. Mais son charisme et sa vitalité lui permettaient de les assouvir avec le consentement heureux de ses partenaires. La fille que David lui avait envoyée, Amara, raffolait de lui. La petite croisière en tête à tête que je leur ai concoctée autour de l’île Bani Yas n’est pas étrangère à l’intérêt d’Abdul Karim pour la Volvo Ocean Race. Je la connaissais mal, mais mes mousses m’ont dit qu’elle se pourléchait d’avance du rôle d’organisatrice que le Prince avait prévu pour elle, à l’occasion de soirées qu’il organisait sur son yacht. Sur le dhow que je leur avais affrété, elle avait embarqué toutes sortes d’accessoires : menottes, lanières, poulies, objets oblongs. Une répétition générale. David craignait même, c’est le cas de le dire, qu’Abdul Karim ne la débauche. Lors des visites du Prince, elle devenait littéralement intenable, consultant ses textos constamment, s’absentant sans raisons. On eût dit qu’il l’avait droguée…

-- Pourtant, ma collègue ne donne plus signe de vie. Et l’on sait que le Prince a fait des victimes.

-- David m’a dit qu’il l’avait licenciée, répliqua Abu Liwa.

-- Je sais. Le 49er…

-- Le 49er n’a jamais dérangé personne, et surtout pas David. La plupart de ses collaboratrices vont y arrondir leurs fins de mois. Vu comme il les paye, il ne peut guère le leur reprocher. En réalité, David était fou de rage qu’elle rejoigne le Prince à Djeddah. Elle avait tant insisté pour qu’il lui confie cette mission. Deux jours après son départ, il l’a informée par texto qu’il était inutile de revenir.

-- Elle était pourtant précieuse dans les tractations avec le Prince.

-- Mais le scandale, intervins-je…

-- Il n’avait pas encore éclaté lorsque David l’a mise à la porte, dit Lemarchand.

-- En êtes-vous certain ?

-- Nous déjeunions ensemble lorsqu’il m’a fait part de sa décision. C’était cinq jours avant que ces histoires ne sortent.

-- Mac Cormack aurait pris le risque de compromettre la Volvo, pour un simple ressentiment ?

-- Ce n’est pas lui, ponctua Jane.

-- Il ne voulait pas qu’elle fasse ce voyage, bien que le Prince l’eût réclamée. Il semblait convaincu que cela desservirait son projet.

-- Mais pourquoi ?

-- Je ne sais pas. Il ne s’est pas épanché là-dessus et je ne lui ai pas posé de question. Je ne suis qu’un prestataire. Ne rien demander, ne rien dire. Je ne m’en suis pas trop mal tiré avec cette petite philosophie.

Il nous fit signe que la conversation était terminée, lorgnant son tapis de prière qui l’attendait. Nous nous levâmes. Jane rajusta la pince de son chignon.

-- Attendez, nous lança-t-il alors que nous allions partir.

Il alla chercher un quotidien qu’il nous tendit, entièrement écrit en arabe.

-- Je déchiffre mal, dit Jane, moins convaincue qu’à l’habitude de ses language skills.

-- Il n’y a sans doute aucun lien avec votre affaire. Mais on ne sait jamais…

L’article, vieux de quinze jours, relatait un fait divers anodin. Un hélicoptère avait traversé l’espace aérien saoudien sans autorisation. Peut-être des touristes égarés.

-- Cela s’est produit sur un secteur où Abdul Karim aimait naviguer. Il y a de gros thons blancs. Ils tirent fort sur la canne. Une chance sur mille que ça puisse vous servir.

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