Notes et explications sur les 4 Cavaliers - 2

18 minutes de lecture

Pour ceux qui auraient besoins du wikipedia lié au programme… voici point par point de quoi il retourne exactement :

PARTIE 1

1."De la première histoire émergea SANS FIN" : Le gamin, en redemandant "encore", devient le premier moteur de cette force. L'envie de partager et de propager l'histoire transforme un conte de salon en une légende.

"Retoucher pour en faire quelque chose de digne" : John ne s'arrête pas là. Il passe sa vie à retoucher, à créer des généalogies, des langues (le côté noble). SANS FIN s'installe ici comme une quête de perfection.

"Nourrir SANS FIN" : Quand le succès arrive, l'univers devient si vaste qu'il échappe à John. L'ego de l'auteur est flatté (c'est humain), mais c'est surtout la machine à récits qui s'emballe. L'histoire devient une entité autonome qui réclame sa suite, ses préquelles, ses suites puis ses adaptations en films et séries.

Le Hobbit (La petite histoire) : Au départ, c'est juste John (Tolkien) qui écrit pour ses enfants. C'est le "mot" et le "verbe" qui créent une bulle privée.

Le Silmarillion (La structure profonde) : C'est là que ça devient sérieux. C'est l'exhumation des racines, la création de la cosmogonie. C'est le SANS FIN dans sa forme pure : l'envie de donner une profondeur millénaire à un simple conte pour gamins.

Le Seigneur des Anneaux (L'œuvre accomplie) : C'est le Z couronné. L'histoire qui devient si vaste qu'elle englobe tout le reste, fusionnant le conte léger et la mythologie sombre. Le A étant « le hobbit », une histoire crée jour après jour pour satisfaire un enfant.

2. Le Récit : Dans Le Hobbit, le héro est Bilbo, Gandalf n'est qu'un "fumeur" mystérieux, un adjuvant. Les 13 nains sont une masse de "casse-couilles" qui squattent un garde-manger. Mais parce que l'histoire est SANS FIN, ces seconds rôles exigent leur propre densité.

  • Le "fumeur" devient le pivot de toute la survie de la Terre de Milieu (Héros de L'Histoire avec un grand H).
  • Torin a dans sa compagnie l’aïeul de Gimli… on y traite de Galadriel ou encore d’Elrond, mais aussi de Gollum et de Sauron à demi mots.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Le combat sans fin" : Ce n'est pas juste l'épée, c'est le destin. Le personnage une fois créé "combat" pour ne pas rester un simple nom sur une page. Il veut exister.
  • "Voués à être à leur tour des héros" : C'est le principe du spin-off naturel. Tolkien n'a pas pu s'empêcher d'écrire la genèse de Gandalf ou l'origine des Nains…. Des elfes, des orcs, de saroumane etc…
  • "Enrichir L'Histoire" : Chaque détail (le tabac, les herbes, les arbres) devient une porte. SANS FIN se nourrit de cette capillarité. Plus tu crées de personnages, plus le monde réclame des explications, et plus le créateur est poussé à l'infini. C’est ainsi que sont nés les Ent par exemple.

3. Annotation : La Puissance de l'Héritage (De Bilbo à Frodo et au-delà)

Le Récit : Regardez la famille Sacquet (Baggins).

  • John commence avec Bilbo. Bilbo trouve l'objet, ici un anneau (le moteur), mais il ne finit pas la tâche…. Parce qu’il ignore ce qu’il doit faire avec cet objet.
  • Il passe le relais à son neveu, Frodo. L'histoire ne s'arrête pas à la retraite du premier héros, elle transmute. Et à la fin du Seigneur des Anneaux, ce sont les enfants de Sam (le meilleur ami) qui héritent du livre rouge pour continuer à écrire.
  • Chaque "fin" n'est qu'une "genèse" pour la génération suivante.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Toute histoire devenant sans fin" : Pourquoi ? Parce que John a créé une richesse culturelle (des récits sortis des histoires) qui dépasse la simple vie d'un personnage. La mort de Boromir ou le départ de Frodo ne tuent pas l'histoire, ils créent l'Héritage.
  • "Ni début ni fin" : Le lecteur croit que ça commence au "Trou du Hobbit", mais John a déjà écrit des millénaires d'histoire avant (le Silmarillion). Le "début" est déjà une suite.
  • "Sans fin devint plus puissant" : Au début, c'était juste un conte pour enfants. À la fin, c'est une force culturelle mondiale qui influence les langues, la politique, la philosophie. L'idée est devenue plus grande que le livre. Elle est sortie du papier pour devenir un concept pur.

4. Annotation : La Dualité de la Saga (Splendeurs et Misères de l'Adaptation)

Le Récit : L'œuvre de John est devenue une SAGA. Son magnétisme est tel que tout le monde a voulu s'y frotter.

  • Le côté Noble : Peter Jackson a réussi à "perpétuer et modeler" l'œuvre pour une nouvelle époque, lui redonnant une noblesse visuelle mondiale. C'est la transmission réussie.
  • Le côté Sombre : Mais regardez le sillon de SANS FIN. Les Beatles voulaient le faire avec Kubrick (un projet mort-né), laissant des propos vides. La version animée de Bakshi est un récit inachevé (la deuxième partie n'a jamais vu le jour). La version russe est une curiosité douteuse.
  • Le Créateur Torturé : John lui-même est la première victime de son ombre. Il est mort sans avoir achevé son grand œuvre, le Silmarillion, laissant des milliers de pages de brouillons, de ratures et de tourments à son fils Christopher.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Adaptés, retouché, perpétué" : C'est la vie organique d'une œuvre. Elle ne reste pas figée, elle appartient à ceux qui la reprennent.
  • "Récits inachevés / Propos vides" : C’est le risque de l’immensité. Quand une œuvre est trop vaste, elle engendre nécessairement des échecs, des tentatives ratées et des frustrations.
  • "Créateurs torturés" : Plus l'univers est riche, plus il enferme son auteur. John n'était plus un homme qui écrivait un livre, il était un homme habité par un monde qui ne le laissait plus dormir.

5. Annotation : Le Piège de la Boucle Narrative (La Nostalgie vs la Culture)

Le Récit : L'univers de John (Tolkien) est si vaste et si parfait qu'il a créé un "désir" obsessionnel.

  • Le versant positif : Celui qui veut tout comprendre va lire les appendices, apprendre les runes, s'intéresser aux sagas islandaises dont John s'est inspiré. SANS FIN le pousse à se cultiver, à devenir un chercheur.
  • Le versant négatif : C'est le fan qui refuse de sortir de la Comté. "Fraude de mieux ou à défaut de neuf", il va revoir la trilogie de Jackson pour la 50ème fois, lire et relire les mêmes chapitres, en ignorant volontairement, déjà le simarilion mais également Conan, Le Cycle d'Elric ou Dune. Il transforme une œuvre vivante en un doudou sécurisant.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Le désir de revoir ce qui était" : C'est le confort du connu. SANS FIN devient ici une drogue. On préfère la sécurité d'une vieille légende à la prise de risque d'une nouveauté.
  • "Le rendre stérile à toute nouveauté" : C'est le drame de la "Fantasy" post-Tolkien. Pendant des décennies, le public n'a voulu que des elfes et des nains, rendant le genre stérile car incapable de s'affranchir du modèle de John.
  • "Se complaire dans ce qui est connu" : C'est là que le lecteur cesse d'être un "Hiérophante" (celui qui cherche le sens) pour devenir un simple "Sourd" qui se berce d'un bruit de fond familier.

6. Annotation : La Géographie du Savoir (Du Sourd au Hiérophante)

Le Récit : L'univers de John est si vaste qu'il devient un "royaume".

  • L'Exhumateur (John lui-même) : Il sait qu'il existe une mythologie perdue (les légendes celtes, nordiques, saxonnes). Il ne sait pas "où" elle est exactement, alors il creuse le langage, l'étymologie, pour la déterrer.
  • Le Hiérophante (Le fan érudit) : Il ne se contente pas de l'histoire. Il cherche le sens. Il étudie les cartes, les chronologies, les langues. Il cherche à atteindre le cœur du royaume, là où la culture devient une seconde nature.
  • Le Sourd (Le consommateur de base) : Il a vu le film, il a trouvé ça "sympa", mais il ignore qu'il y a un royaume derrière. Il reste à la porte, convaincu que c'est juste "une histoire de nains" et d’un anneau à détruire, le tout sur 3 ou 6 films.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Père de la recherche" : SANS FIN crée un vide que seul le savoir peut combler. Plus l'univers est grand, plus la soif de comprendre (la recherche) est récompensée.
  • "S'immisce en vous" : C'est le moment où l'œuvre de John cesse d'être un loisir pour devenir une passion. Elle vous change, elle vous force à devenir plus cultivé.
  • "Valorisation" : Plonger dans un univers complexe est valorisant car cela demande un effort. Le Hiérophante est celui qui a fait l'effort, contrairement au Sourd qui attend qu'on lui mâche le travail.

7. Annotation : La Lignée de la Vertu (De l'Auteur à l'Adaptateur)

Le Récit : John (Tolkien) n'est plus seulement un homme, il est devenu la source : SANG FIN. Il a infusé son énergie dans ses écrits.

  • Le fils spirituel : Peter Jackson ne s'est pas contenté de "faire un film". Il a agi en héritier vertueux. Il a passé des années à respecter le texte, à construire des décors réels, à diriger des acteurs (le casting) qui ont "vécu" l'histoire plus qu'ils ne l'ont jouée.
  • Le don de soi : Ils ont marqué l'Histoire parce qu'ils n'étaient pas dans le "péché" (chercher l'argent facile avec des effets spéciaux bâclés), mais dans la "vertu" (le plaisir de l'artisanat bien fait, la reconnaissance du travail accompli).

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Diffuse son énergie" : Le SANG FIN de John coule désormais dans les veines de Jackson et de ses acteurs. C'est une force qui se transmet par l'inspiration.
  • "Marquer l’histoire sans être dans le péché" : Le péché, c'est la paresse créative. La vertu, c'est le travail acharné de Jackson pour rendre justice à John. S'ils sont reconnus et appréciés, c'est parce que le public sent cette sincérité.
  • "Hommes de spectacles, musiciens..." : Je démontre ici que SANG FIN englobe tout le monde : de Howard Shore (la musique) aux costumiers. Ils sont tous des cellules du même corps créatif.

8. Annotation : La Sagesse du Critique (Le Sang Fin de l'Auditoire)

Le Récit : L'exigence de John (Tolkien) a fini par déteindre sur son public.

  • L'Esprit Critique : Les lecteurs sont devenus SANG FINS (raffinés, exigeants). Ils n'ont pas accepté n'importe quoi, forçant John à une quête de perfection absolue.
  • Le Massacre Industriel : Aujourd'hui, on voit des adaptations (type Disney ou autres) qui sont critiquées car elles manquent de "Vertu". Mais le texte prévient : critiquer sans connaître l'ensemble du Lore (la culture profonde), c'est tomber dans le péché.
  • Le Dialogue des Pairs : Le sage sait qu'un vrai débat ne peut avoir lieu qu'entre personnes ayant le même niveau de connaissance. Sinon, c'est un dialogue de sourds… au mieux une invitation de l’un à l’autre pour s’intéresser au sujet pour en débattre sereinement plus tard.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Distinguer une bonne œuvre d'une médiocre" : C'est la fonction du SANG FIN chez l'auditeur. C'est ce qui permet de ne pas se faire avoir par le marketing.
  • "Le sage ne juge pas sans connaître" : C'est l'avertissement ultime. Si tu juges une œuvre (ou un chapitre) comme étant "légère" sans avoir fait l'effort d'exhumer les couches de sens cachées dessous, tu t'exposes à être jugé comme un Sourd.
  • "Justifiant les commandements" : Pour passer de Sourd à Hiérophante, il faut suivre une discipline. La première règle est l'étude avant le jugement.

9. Annotation : Le Multivers des Possibles (L'Arborescence de Cents Fins)

Le Récit : L'univers de John (Tolkien) ne s'arrête jamais car il est composé de CENTS FINS.

  • L'Envie de créer : Chaque personnage, du plus noble (Aragorn) au plus discret (Tom Bombadil), porte en lui le germe d'une nouvelle histoire.
  • Les Multiples Routes : John a ouvert des portes. Aujourd'hui, un auteur peut choisir de raconter la chute de Morgoth, un autre la vie des Ents. Ce sont des "chemins vers une fin possible" qui permettent à la création initiale de ne jamais s'éteindre. Elle reste en vie parce qu'elle est fragmentée et réinventée sans cesse.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Le fruit de Sans Fin et Sang Fin" : C'est mathématique. L'éternité du récit (Sans Fin) combinée au sacrifice de l'auteur (Sang Fin) engendre naturellement une multitude de sous-récits (Cents Fins).
  • "Faire vivre sa création" : Une œuvre qui n'aurait qu'une seule route serait une œuvre morte, une ligne droite. L'œuvre de John est un labyrinthe de routes.
  • "Chaque ligne est un chemin" : Je démontre et explique ici que dans mon propre livre, chaque phrase est une graine. Si le lecteur (celui qui commente) trouve ça léger, c'est qu'il n'a pas vu qu'une seule de mes lignes peut ouvrir sur un univers entier s'il prend la peine de la suivre.

10. Annotation : L'Espace des Hommages et des Ombres

Le Récit : L'œuvre de John est si vaste qu'elle contient des "vides" (des périodes non documentées, des personnages disparus).

  • L'Hommage Sincère : Des fans ou des auteurs s'autorisent à écrire sur ces vides pour enrichir le Lore (comme Christopher Tolkien complétant les notes de son père). C'est la survie de la flamme.
  • L'Orgueil et la Gourmandise : D'autres s'y engouffrent pour profiter de la renommée de John, pour flatter leur propre ego de créateur ou pour satisfaire un public qui veut "bouffer du Hobbit" sans se soucier de la qualité. Ils ne servent pas l'œuvre, ils s'en servent. Et je fais référence à Disney, oui totalement, et j’assume.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Combler les vides" : C'est la fonction vitale de CENTS FINS. L'Histoire originelle est une structure, et chaque hommage est une brique supplémentaire, bonne ou mauvaise.
  • "Enrichir ou satisfaire l'orgueil" : Je fais ici la distinction entre le Hiérophante (qui respecte le sens) et celui qui est dans le "péché" de la facilité (la gourmandise).

11. Annotation : Le Téléphone Arabe de la Culture (La Déformation de Cents Fins)

Le Récit : L'univers de John (Tolkien) subit un paradoxe de transmission.

  • La Déformation Individuelle : Tu lis John, tu t'arrêtes sur un détail (les bottes de Tom Bombadil ou la couleur de la barbe de Thorin), tu le comprends avec ton propre vécu et tu le racontes à un ami avec tes mots.
  • L'Effet Domino : Ton ami reçoit ta version déformée, la traite avec ses propres filtres, et la rediffuse. Au bout de la chaîne, l'histoire originale a muté. C'est ce qui crée les "mythes urbains" sur les œuvres (comme ceux qui croient que les aigles auraient pu faire tout le voyage dès le début, une déformation simpliste du lore)… tout comme le fait que Gandalf aurait voulu dire « volez pauvres fous » alors que c’est un pur contre sens, les aigles se seraient fait repérer immédiatement, Gandalf ne peut pas dire ce genre de choses !

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Le père anonyme" : C'est le côté "vicieux" de CENTS FINS. L'auteur initial disparaît derrière la montagne de compréhensions et de partages. L'histoire que l'autre retient n'est plus celle de John, c'est celle de l'intermédiaire.
  • "Ce qu'on en comprend vs Ce qu'on en partage" : Je décris ici le mécanisme de l'opinion. Chacun croit parler de l'œuvre, mais chacun ne parle que de sa compréhension de l'œuvre.

12. Annotation : Les Multivers de la Réalité (La Gloire ou l'Oubli)

Le Récit : L'univers de John (Tolkien) est devenu un phénomène de société.

  • La Réalité Multiple : Aujourd'hui, on ne parle plus d'une seule œuvre, mais d'un multivers de perceptions. Il y a celui qui a lu les livres trois fois, celui qui n'a vu que les films, et celui qui a juste entendu dire que "c’est une histoire de bague".
  • Le paradoxe de la propagation : Certains achètent les livres par effet de mode (les "ouï-dire"), ce qui booste la gloire commerciale. À l'inverse, d'autres sont découragés par cette même masse ("c'est trop long", "c'est trop complexe"), sombrant dans l'ignorance volontaire. Le talent de John n'a plus rien à voir là-dedans : c'est la capacité du public à recevoir (ou à déformer) le message qui décide du destin de l'œuvre.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Multivers se sont créés" : J’expliques que la vérité de l'œuvre n'est plus unique. Elle est fragmentée en millions de réalités individuelles.
  • "Propagée non pas par le talent mais la capacité du public" : C'est mon constat final. Une œuvre peut être un chef-d'œuvre, si le public est "Sourd", elle restera ignorée. Si le public est "Gourmand", elle sera déformée. Parfois, elle est respectée, malheureusement, trop préfèrent une critique acerbe à un propos réaliste et honnête.

13. Annotation : La Connexion Universelle (Le Triomphe du Hiérophante)

Le Récit : Pour celui qui connaît vraiment l'univers de John (Tolkien), tout est lié.

  • Le lien invisible : Quand tu lis une œuvre de fantasy moderne, ou que tu écoutes une chanson de métal inspirée par John, ou que tu vois un jeu vidéo basé sur son lore, CENTS FINS te siffle à l'oreille : "Regarde, ceci vient de là".
  • La Cohérence : Tant que l'œuvre respecte l'âme de John, elle s'imbrique dans le grand tout. Le fan n'est plus perdu, il voit les ponts entre les supports (livres, films, peintures). Il ne "cherche" plus désespérément un sens, il le "trouve" partout.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Relier TOUTES les œuvres" : C'est la fin du cloisonnement. Grâce à CENTS FINS, la culture devient un bloc solide et cohérent.
  • "Soufflant les liens aux oreilles" : C'est l'intuition du créateur. C'est le moment où tu (auteur) comprends que ton propre livre (selon le genre littéraire cela va de soi), dans mon cas le Disconomicron, est aussi relié à John, à Conan, à la Bible, et à toute la mythologie humaine.
  • "Le hiérophante qui trouve" : C'est l'état de grâce. Tu as fait l'effort (Sang Fin), tu as compris l'éternité (Sans Fin), tu as vu la multitude (Cents Fins) et tu as évité le gavage (Sans Faim). Maintenant, tu vois la vérité de l'Histoire.

PARTIE 2

14. Annotation : L'Alphabet de l'Existence (Du A au Z couronné)

Le Récit : Dans l'univers de John, il y a celui qui découvre le premier chapitre (le A, l'enfant qui ouvre Le Hobbit) et celui qui maîtrise le Lore total (le Z, l'érudit qui a compris la cosmogonie du Silmarillion).

  • L'Humilité du A : Le A est nu, il est le commencement. C'est le lecteur qui accepte de ne pas savoir pour apprendre. C'est la "pureté" de l'apprentissage.
  • L'Accomplissement du Z : Le Z est le "verbe accompli". C'est l'œuvre finie, le "Z couronné" que tu évoques. Mais c'est aussi le Zéro mathématique : le moment où l'on a tellement tout absorbé que l'on devient à la fois le vide (l'humilité) et l'infini (la connaissance).
  • L'Homme face à sa faiblesse : Contrairement à l'animal qui naît avec tout pour survivre, l'homme naît "faible" (chair et os). Sa seule force est sa capacité à réfléchir. S'il se contente de "consommer du média" sans effort, il reste une chair faible. S'il utilise les Quatre Cavaliers en lui, il devient le UN, l'être enrichi.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Le cumul de péchés fit que le Z reçut le couronnement" : Le Z a traversé toutes les épreuves, toutes les erreurs de compréhension pour arriver à la vérité.
  • "Devenir le A dans toute sa splendeur" : C'est le paradoxe magnifique. Le but ultime du sage (le Z) est de retrouver la pureté et l'émerveillement du débutant (le A).
  • "D'être sourd ou hiérophante" : C'est le choix final que j’offre à mes lecteurs. Se croire "fini" par orgueil (rester un Sourd arrogant) ou accepter d'apprendre pour devenir le UN.

15. Annotation : La Digestion du Sacré (Le règne du Marchandising)

Le Récit : L'univers de John (Tolkien) est aujourd'hui face à l'ogre SANS FAIM.

  • Le Gavage : Le public a reçu l'histoire (le cadeau de John), puis, par "gourmandise", il en a voulu toujours plus. Cette faim n'est plus une quête de savoir, c'est une addiction au divertissement… qui profite à l’empire Disney.
  • Le Péché de l'Industrie : Comme John n'est plus là pour protéger son œuvre, des entités (type Disney ou autres plateformes) s'engouffrent dans cette faille. Ils produisent du "contenu" (mot horrible qui remplace le mot "œuvre") qui n'apporte rien au Lore. C'est du péché pur : transformer une cathédrale de mots en une boutique de souvenirs numérique.
  • L'Abonnement vs Le Savoir : On ne paie plus pour apprendre, on paie pour "consommer du temps". C'est la force décuplée des médias de masse qui vide l'œuvre de son sang pour n'en garder que la peau.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Sans Faim est intimement lié à l’Homme" : L'homme a une tendance naturelle à vouloir posséder ce qu'il aime jusqu'à le détruire par excès.
  • "Nourrissant à lui seul l’ensemble des péchés" : La paresse (ne pas vouloir réfléchir, vouloir une nouvelle série pour expliquer ceci ou cela au lieu de lire les livres concernés), la gourmandise (vouloir toujours plus), l'orgueil (croire qu'on peut faire "mieux" que l'auteur original).

16. Annotation : La Transmutation de la Faim (Le Columbo du Lore)

Le Récit : Dans le chaos de la consommation de masse, il arrive un miracle :

  • Le Réveil du Sourd : À force de consommer des séries ou des films, le spectateur finit par se poser une question. Une seule. "Pourquoi ce personnage fait ça ?" ou "D'où vient cette épée ?". À ce moment précis, SANS FAIM change de nature. Elle ne pousse plus à manger, mais à savoir.
  • L'Enquêteur Infatigable : Le consommateur devient un "Columbo". Il ne se contente plus du premier degré (l'image). Il plonge dans le sous-texte, il achète les livres, il compare les versions. Il cherche les "petits détails" qui font la vérité du monde de John.
  • L'Arrivée du Sage : C'est ainsi que l'on quitte la masse pour entamer le chemin vers le Hiérophante. La faim devient une soif de culture. Celui qui était un simple spectateur devient un gardien du savoir, un sage qui possède le Lore.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Sans Faim le pousse à être curieux de tout" : Je montre que la pulsion de base peut être transcendée. Le mal (le gavage) peut engendrer le bien (la recherche).
  • "Guide, si vous êtes attentif" : C'est la condition sine qua non. Il faut être "attentif" (SANG FIN) pour ne pas rester un estomac et devenir un cerveau.

17. Annotation : Le Mépris du Sourd (La Culture comme Objet)

Le Récit : Dans l'univers de John (Tolkien), il y aura toujours celui pour qui Le Seigneur des Anneaux n'est qu'un "gros bouquin pour caler une étagère" ou un "film avec des gens qui marchent".

  • L'Inertie de l'Œil : Le Sourd refuse de voir l'architecture derrière le mot. Il préfère consommer des médias de moindre qualité, des "fast-foods" intellectuels rapides à assimiler, car ils ne demandent aucun effort.
  • La Critique Vide : C’est là que SANS FAIM devient toxique : il pousse le Sourd à partager son "œil inerte" (son ignorance) comme une vérité universelle sur les réseaux sociaux. Il juge sans savoir, il critique sans comprendre, dévalorisant la culture à la hauteur de son propre manque d'intérêt.
  • L’intérêt au vide : La forme la plus vicieuse de SANS FAIM, poussant à regarder des animaux durant 45 secondes avant de passer à une autre « connerie » vide de sens… et continuer de le faire parce que c’est simple, ne demande rien comme bagage intellectuel et pire, vous recevez des notifications à foison pour continuer d’appliquer ce processus malsain !

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Considérer les médias pour ce qu’ils ne sont pas" : Le livre n'est plus un voyage, c'est un objet physique (un cale-porte). Le texte n'est plus une réflexion, c'est un "pavé léger".
  • "La critique par un œil inerte" : C'est la définition même de celui qui regarde sans voir. C'est l'arrogance de l'ignorance qui se croit légitime à juger le travail d'une semaine en une seconde… et le manque d’intelligence lié à la curiosité naturelle remplacée par l’effet immédiat.

18. Annotation : La Quadrature du Cercle (Le Don des Cavaliers)

Le Récit : On arrive au sommet de la montagne. Pourquoi John (Tolkien) a-t-il réussi ? Pourquoi son œuvre est-elle un trésor ? Parce que les quatre forces ont travaillé ensemble :

  • SANS FIN (Le Temps) : C'est la survie de son nom. Il nous donne le temps de découvrir, de redécouvrir et de laisser l'œuvre infuser sur des décennies.
  • SANG FIN (La Passion) : C'est le moteur. C'est ce qui fait qu'on n'est pas juste des lecteurs, mais des passionnés prêts à défendre l'œuvre, à l'étudier, à l'aimer.
  • CENTS FINS (Les Liens) : C'est la richesse. C'est ce qui nous offre une bibliothèque infinie où tout communique. On n'est jamais seul avec un livre, on est au centre d'une toile d'araignée universelle.
  • SANS FAIM (Le Choix) : C'est la liberté. Malgré le gavage industriel, c'est cette force qui nous donne accès à une offre immense. C'est à nous d'exercer notre libre arbitre pour choisir le bon grain de l'ivraie.

L'Explication (Le lien avec le texte) :

  • "Sans Fin nous a donné le temps" : L'éternité narrative n'est pas une répétition, c'est une chance. Celle de ne jamais voir l'histoire s'arrêter.
  • "Sang Fin nous a donné la passion" : La vertu de l'auteur engendre la ferveur du lecteur.
  • "Cents Fin nous a donné les liens" : Le multivers n'est pas un chaos, c'est une bibliothèque connectée.
  • "Sans Faim nous donne le choix" : La gourmandise devient la possibilité de choisir sa propre nourriture intellectuelle.

Et donc, on me disais en commentaire que mon pavé était « redondant » et « léger »… oui, j’avoue… ca pourrait sembler, mais il n’en est rien, c’est un oignon à décortiquer…

Il est à noter que j’aurais pu faire la même démonstration avec Star Wars, Harry Potter ou Terminator… le cycle de Dune, saint seyia ou encore death note et bien d’autres, il se trouve que j’ai une préférence pour le seigneur des anneaux…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire lothan ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0