Avarice I

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Angélique s'observe dans le miroir en pied.

Elle porte une robe fine en dentelle blanche qui épousait son corps mince. Les motifs floraux brodés a la main s'étendent de la poitrine jusqu'à ses pieds. De fines bretelles encadrent un décolleté convenable pour une fille de son rang, suggérant tout juste la naissance de son buste. Ses cheveux blonds, relevés en chignon, soulignent la douceur de son visage. Un maquillage léger et naturel suffisent à rendre sa beauté éclatante.

On frappe à la porte. La silhouette maternelle glisse un œil dans l'encadrement et s'exclame :

  • Ma chérie, tu es magnifique !
  • Merci, Maman, répondit-elle en l'invitant dans ses bras.

Blottie contre sa fille, elle laissa libre cours à ses congratulations :

  • Je suis si fière de toi, ma chérie. Ton père le sera aussi, quand il te mènera jusqu'à l'autel tout à l'heure. Tu ne t'angoisses pas trop ?
  • Loin de là, répond elle en souriant. J'ai tellement hâte de devenir Mme Delalande. Depuis le temps que j'attends ce jour. Un nouveau chapitre de ma vie va s'écrire.
  • Ma petite fille va devenir une femme. Oh, à ce propos, j'allais oublier. J'ai un petit cadeau pour toi.

Elle retira de son sac une petite pochette de tissu qu'elle tendit à sa fille. Elle en tira une fine chaînette, sur laquelle glissait une cage d'argent encerclant une pierre transparente d'un bleu limpide.

  • C'est magnifique, s'exclama Angélique. Et d'une telle pureté…
  • C'est une turquoise, un symbole de pureté. Je le tiens de ta grand mère. On l'offre à chaque fille aînée le jour de son mariage, pour lui rappeler la pureté qui l'a accompagnée jusqu'à son union. Viens là que je te le passe.

Angélique se tourna face au miroir tandis que sa mère lui passa le collier autour du cou. Elle observa la pierre et pensait à tout ce qu'elle symbolisait pour sa mère.

La pureté. Elle s'était conformée aux traditions conservatrices familiales, qui voulait que chaque fille soit pure et vierge le jour de son mariage, pour ne s'offrir qu'à son mari. Elle avait respecté ces règles. Jamais personne n'avait souillé l'intégrité de son entrejambe, aucun sexe, aucun doigt, aucune langue ne s'était aventuré sur ses lèvres et son bas ventre.

Elle avait respecté cette règle à la lettre : elle serait vierge le jour de son mariage. Puis des images furtives vinrent à son esprit. Lèvres gouttées, torse et seins bombés, sexes tendus caressés. Elle se remémorait ses incartades sexuelles, où son désir ardent flirtait avec la virginité réglementaire. Plusieurs sexes étaient passés entre ses mains, quelques uns dans la bouche, mais aucun n'avait franchi le seuil de son con. Elle avait ainsi respecté les règles du jeu, tout en satisfaisant sa curiosité.

Alors qu'elle reprenait ses esprits, sa mère la toisait.

"Je vois que mon cadeau te plaît, tu es toute rouge."

Angélique avait chaud. Ces images ravivaient ses ardeurs et lui brûlait le bas ventre qui réclamait son dû. Elle rassura intérieurement son sexe qui criait famine : "Ce soir, je serai une femme",

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