Orgueil III

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Je descendais d'un pas chancelant l'escalier de bois massif. J'avais chaud, je sentais ma culotte collée à mon sexe trempé. J'avais le feu aux joues, je soufflais pour évacuer cette frustration de m'être arrêtée, ce trop-plein de jouissance prêt à déborder.

Je rejoignis mes parents qui m'attendaient, déjà attablés et le repas servi. Mon père posa sa main sur la mienne.

  • Tu vas bien ma chérie ? Tu es toute rouge, tu as l'air fiévreuse.
  • Non, tout va bien, ne t'en fais pas. J'ai juste un peu chaud, voilà tout.
  • Bon, très bien, je ne m’inquiète pas dans ce cas. Comment s’est passé ton shooting de cet après-midi, ma princesse ?

Je marquais un temps d’arrêt, la fourchette en l'air, prête à l'enfourner. Mes méninges fonctionnaient à toute vitesse, cherchant une réponse plausible. Je me lançais :

  • Il n'est pas venu, il m'a posé un lapin.
  • Il ne t'a pas prévenue ?
  • Si, mais un peu tard. Je l'attendais sur place et finalement, je m'étais déplacée pour rien, mentis-je.
  • Et bien dis-toi que c'est un imbécile, et qu'il a raté un shooting avec une des plus belles modèles de la région.
  • Merci Papa, c'est gentil, souriais-je. Je pense aussi qu'il a raté quelque chose.

Les photos me revenaient à l'esprit, je serrais les cuisses pour essayer de me calmer. Il n'avait pas vraiment raté quelque chose, je dirai même qu'il avait réussi sa séance.

  • Tu as d'autres pistes ? Des photographes ou des cinéastes à rencontrer ?, poursuivait mon père.
  • Oui, j'ai quelques contacts à établir pour voir ce qu'on peut me proposer. Mais j'aimerais m'essayer à la réalisation, je pense que je peux être bonne dans ce domaine.
  • Modèle et réalisatrice ? C'est très ambitieux, j'adore ça. Mais il va te falloir du matériel, non ? Caméra, projecteur, micro ?
  • Oui, ça demande un certain investissement. Je ne peux pas me le permettre pour l’instant, mais un jour, je pourrai investir et me lancer.

Mes parents échangèrent un regard, hochaient la tête en souriant, et mon père poursuivit :

  • Ecoute ma poupette, si cela peut te faire plaisir, on va te payer ce matériel. Après tout, il n’y a pas de réussite sans un minimum d’investissement, n’est-ce pas ?

J’étais aux anges. Je n’avais qu’à faire une petite allusion à mon besoin, et je n’avais qu’à attendre quelques minutes que la sauce prenne pour récolter ce que j’avais semé. Une belle fille comme moi méritait au moins ça, après tout.

De retour dans ma chambre, je repris le visionnage de mes photos, toujours aussi excitée. Je m’observais dans des poses tantôt suggestives, parfois osées, et à la fin littéralement pornographiques. Ma main libre frottait mon sexe en continu, j’étais aussi excitée à me reluquer qu’à me caresser. Les doigts passèrent la porte de mon con, et c’en était fini. J’étais affalée sur mon bureau, mes phalanges glissant entre mes lèvres détrempées, jouissant à n’en plus finir. Je jetai un regard dans le miroir posé sur le plateau, ou se reflétait mon visage roussi par le plaisir de mes propres caresses. J'étais si belle, si exaltante que je m'effondrais au sol sous l’orgasme. Je me caressais en profondeur à un rythme effréné, jusqu’à être enfin rassasiée.

Allongée sous mon bureau, je reprenais mon souffle calmement, les doigts toujours bien au chaud entre mes cuisses. Je pensais à ce qui attendrait mon photographe quand je recevrai mon matériel. Les images érotiques fusaient dans mon esprit lubrique, je ne manquais pas d'idée pour mettre en scène ma beauté. Il ne le restait qu'à les réaliser, et je savais que mon ami photographe serait ravi de participer.

Avant de me coucher, je jetai un oeil à mon blog. J'avais reçu de nombreux commentaires élogieux sur ma plastique, sur la beauté et mon charme. J'avais entre autres un visiteur régulier, un certain "tu_veux_voir_ma_bite" qui ne tarissait pas d'éloges sur mon physique, et qui m'envoyait en messages privés de nombreuses photos de ses parties, comme pour m'aguicher et m'exciter. Le pauvre devait me prendre pour la première des traînées. Pas de chance pour lui, je ne suis pas une fille facile. Je ne bloquais pas son profil pour autant, j'avais tout de même une certaine fierté à attiser autant le désir des hommes, même si la plupart d'entre eux avaient l'air particulièrement tordus.

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