Un bommerang inévitable.
Lundi suivant. Je ne vois plus de l’amour dans ses yeux. Je ne vois plus de la colère dans ses yeux. Je ne vois plus rien. Il n’y a plus rien : le néant. Je pensais qu’il n’y avait rien de pire que la haine mais si, l’indifférence est pire que toute la colère du monde. C’est encore pire que son message de mardi dernier, car il avait laissé la flamme de l’espoir s’allumer faiblement et m’embraser, avant de déferler une vague de bourrasques gelées sur mon cœur, ne me laissant que l’arrière-goût amer et nauséeux du souvenir. Je le regarde au loin, rire avec des filles. Leur toucher l’épaule. Leur faire des blagues. Je n’avais été qu’une fille parmi tant d’autres à ses yeux. Une distraction. Il me manque. J’aimerais que tout ça ne soit qu’une mauvaise blague mais la réalité est bel et bien là : c’est game over.

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