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Le président, assis derrière son bureau, leur fit signe de s’assoir sur les fauteuils en face de lui et éloigna le conseiller d’un geste.

─ Messieurs, je suis à votre disposition, posez-moi toutes les questions que vous jugerez utiles à votre enquête.

Il avait l'air épuisé. Des cernes profonds sous les yeux, le teint gris. Le poids du pouvoir et celui de l'angoisse paternelle.

Les deux policiers se regardèrent et PJ prit la parole.

─ Monsieur le président, nous sommes face à une situation très complexe. En moins de 48 heures, votre fils a disparu dans des conditions encore inexpliquées et votre fille a disparu à son tour, peut-être volontairement.

Le président approuva de la tête.

─ Avez-vous des idées sur la question ou des informations que nous devrions connaitre pour aider nos recherches ? Bien entendu, rien de ce que vous pourrez nous confier ne sera divulgué.

Le président croisa les mains sous son menton.

─ Vous connaissez la réputation de mon fils et elle est méritée, quant à ma fille, elle fait de bonnes études à Nanterre où j’ai moi-même été étudiant et elle n’a jamais posé de problème.

─ Il ne s’est rien passé qui sorte de l’ordinaire, pas de problème particulier, ils ne vous ont rien confié qui puisse nous servir ?

─ Non, rien. Nous parlons peu, vous savez. Ils vivent dans une cage dorée mais c'est une cage quand même.

─ Et sur le plan sentimental, rien de nouveau ?

─ Pour mon fils, lisez la presse spécialisée qui se fait un plaisir de détailler ses conquêtes quasi quotidiennes. En ce qui concerne ma fille, pas de petit ami à ma connaissance.

─ Merci monsieur le président de votre coopération. Nous allons continuer à faire le maximum pour retrouver vos enfants. Une dernière question : vos enfants ont-ils appris le russe ?

Le président parut surpris par la question.

─ Oui, couramment, leur grand-mère était professeur de russe, leur a enseigné le russe dès l’enfance et leur a fait lire les grands auteurs dans le texte. Pourquoi cette question ?

─ Simple vérification. Merci, monsieur le président.

Les deux policiers retrouvèrent leur voiture dans la cour de l’Elysée.

─ Tu en penses quoi ?

─ Je pense qu’il ne nous a pas tout dit.

─ C’est aussi mon avis, mais on ne pouvait pas l’interroger comme un suspect.

─ On aurait dû.

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