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De retour à son bureau après la réunion de briefing matinale où il avait dû faire bonne figure devant la hiérarchie et les représentants de l'Élysée, PJ retrouva Héloïse qui avait en sa possession une grande enveloppe kraft qu'elle avait trouvée dans sa boîte aux lettres le matin même.

— C'est arrivé comment ?

— Dans ma boîte aux lettres personnelle. Pas de timbre, pas d'adresse d'expéditeur. Déposée à la main.

Elle ouvrit l'enveloppe et en sortit plusieurs documents.

PJ regarda immédiatement le renseignement sur la plaque d’immatriculation de la voiture de police aperçue sur la vidéosurveillance de Neuilly. Il parcourut rapidement le document et son visage se ferma.

Il décrocha immédiatement son téléphone et demanda qu'on fasse monter Zanzarelli et Augeron en urgence.

Les deux lieutenants arrivèrent quelques minutes plus tard, intrigués.

— Je vous fais entièrement confiance et je vais vous confier une mission sans vous donner aucune explication. Vous ne devrez en parler à personne, ni à vos collègues ni à vos supérieurs ni à qui que ce soit. Vous m’avez bien compris ?

Les deux hommes hochèrent la tête.

— Si quelqu'un vous demande ce que vous faites, vous êtes en surveillance sur une autre affaire. C'est moi qui assume.

Il leur donna des instructions précises concernant un véhicule de police et un gardien de la paix du commissariat du XVIe arrondissement.

— Vous devez vérifier discrètement ses déplacements dans la nuit de dimanche à lundi. Le GPS du véhicule doit en avoir gardé la trace. Je veux savoir où il est allé, combien de temps il est resté, tout. Mais pas de rapport écrit. Vous me faites un compte-rendu oral. Et surtout, discrétion absolue.

Zanzarelli sursauta.

— Tu penses qu'un flic est impliqué ?

— Je ne pense rien. Je vérifie. Allez-y.

Après leur départ, PJ se tourna vers Héloïse.

— Héloïse, as-tu un coffre-fort chez toi ?

— Oui. Dans le bureau de mon père.

— Prends la moitié du dossier du personnel du château de La Roche Guyon et part l’étudier chez toi. Tu le rangeras dans ton coffre et tu ne le ramèneras pas. Je m’occupe de l’autre moitié. A demain.

Il divisa le dossier en deux parties égales et en tendit une à Héloïse.

« À demain, 7 heures. Et sois prudente. Très prudente. »

Héloïse prit le dossier.

— PJ... Tu penses que je suis en danger ?

— Je ne sais pas. Mais je ne veux prendre aucun risque.

Après son départ, PJ s'installa à son bureau et commença à éplucher sa moitié du dossier. Photos, CV, antécédents. Il cherchait quelque chose sans savoir exactement quoi.

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