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PJ resta silencieux pendant le trajet jusqu’à Nanterre. Héloïse n'osait pas parler. Elle repensait à ce qui venait de se passer. L'interrogatoire musclé, les menaces. Elle avait franchi une ligne. Mais elle ne regrettait rien.

Samuel, comme à son habitude, était devant ses trois écrans d'ordinateurs, dans son fauteuil roulant. Il portait un casque audio et ne les entendit pas entrer.

PJ toussa pour signaler leur présence. Samuel se retourna et sourit en les voyant.

— PJ ! Et ta jolie copine ! Qu'est-ce qui vous amène ?

PJ s'avança et posa le téléphone de Filipeau sur le bureau.

— Samuel, voici un téléphone portable. Il y a un numéro de téléphone dans l'historique des appels. Je veux tout ce que tu peux trouver : propriétaire, journal d'appel, textos, géolocalisation. Tout. Mais attention...

Il posa une main sur l'épaule de Samuel.

— Tu ne dois pas être détecté. C'est vital. Si on remonte jusqu'à toi, tu es en danger. Tu vois où je veux en venir ?

— C'est si grave que ça ?

— Oui. Très grave. Si tu ne te sens pas capable...

— Non, non. Je peux le faire. Ça va juste prendre un peu de temps.

Il prit le téléphone et le connecta à un de ses ordinateurs.

— Je vais dire bonjour à ta voisine. Je te laisse en bonne compagnie.

A peine seuls :

— Vous êtes sa petite amie ?

— Non.

— Pourtant…

— Non, j’ai été affectée dans son service et j’exécute les tâches qui me sont confiées.

— Dommage, je crois que lui voudrait bien.

Héloïse ne répondit pas et Samuel continua à récolter les données qu’on lui avait demandé.

— Tu sais, je suis encore en vie grâce à lui.

— Ah oui ?

— Oui. J’ai la maladie des os de verre, c’est-à-dire qu’une simple chiquenaude peut entrainer une fracture. Il a maitrisé un malabar qui allait me donner un coup de poing qui m’aurait tué. Il a d’ailleurs pris pas mal de coups à cette occasion, dont trois côtes cassées.

— Je vois.

Une heure plus tard, PJ redescendit chez Samuel, et lui remit une assiette pleine de cookies préparés pas sa mère

— Alors ?

— Bon, j’ai terminé. Vous avez de la chance ce n’est pas un téléphone prépayé, cela aurait été beaucoup plus difficile.

Il tendit une clé USB à PJ.

— Tout le contenu est là-dessus. Propriétaire du numéro, journal d'appels, SMS, géolocalisation. J'ai aussi trouvé des trucs intéressants. »

PJ prit la clé.

— Merci, Samuel. Tu effaces tout maintenant. Tout. Y compris ton historique de navigation.

— A ton service, et reviens quand tu veux, mais avec ta copine, elle est très sympa et très jolie.

— J’ai encore besoin de renseignements : l’identité du propriétaire du 108 impasse des 3 Beaux Frères, à Issy-les-Moulineaux.

Quelques instants plus tard :

— Voilà.

Il tendit une feuille imprimée à PJ qui la parcourut rapidement.

— N’oublie pas de tout effacer y compris ton historique !

— N’ai aucune crainte, celui qui trouvera des infos sur mes disques durs n’est pas encore né.

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