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Le téléphone de PJ sonna.
— Commandant Malisse ? Olivier Mercier, commandant du RAID. Le président m'a demandé de te contacter.
PJ reconnut la voix. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur une prise d'otages trois ans plus tôt.
— Olivier. Content de t'avoir. J'ai besoin de toi et de ton équipe. Urgence absolue.
Il donna rapidement les informations : l'adresse à Issy-les-Moulineaux, le nombre probable de ravisseurs, la présence d'un otage de haute importance.
— On a deux hommes en surveillance sur place. Ils ont confirmé la présence de trois individus à l'intérieur. Deux qui montent la garde, un qui semble s'occuper de l'otage.
Mercier réfléchit quelques secondes.
— On peut être là dans une heure. Le temps de briefer l'équipe et de préparer le matériel. Tu veux qu'on intervienne de nuit ?
— Non. Trop risqué. Ils pourraient paniquer et exécuter l'otage. Je préfère une intervention en fin d'après-midi. Vers 18 heures. Effet de surprise.
Un silence.
— D'accord. On se retrouve sur place à 17 heures pour la reconnaissance finale. Tu seras là ?
— Oui. Avec deux de mes hommes qui connaissent déjà les lieux.
Après avoir raccroché, PJ appela Zanzarelli et Augeron.
— Tenez-vous prêts ! On va sortir Robin Lamarche. Aujourd'hui.
Il envoya ensuite un SMS sur son téléphone spécial : « Opération prévue 18h00. Merci de tenir informé le président ».
La réponse arriva quelques secondes plus tard : « Reçu. Bonne chance ».
PJ regarda sa montre. 14 heures 30. Dans trois heures et demie, tout serait terminé.
D'une façon ou d'une autre.

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