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L’opération de sauvetage se déroula sans anicroche et se termina à 20 heures.

A 17 heures, PJ, Zanzarelli, Augeron et le commandant Mercier avec son équipe du RAID étaient en position autour de la maison du 108 impasse des 3 Beaux Frères à Issy-les-Moulineaux.

Une maison de ville ordinaire, en pierre, deux étages, volets fermés. Apparemment calme.

Mais PJ savait que Robin Lamarche était là, à l'intérieur.

Le plan était simple : une équipe du RAID forcerait l'entrée principale ; une deuxième équipe entrerait par l'arrière. Effet de surprise maximal. Neutralisation immédiate des gardiens.

À 18 heures précises, l'assaut fut donné.

La porte d'entrée fut défoncée à l'aide d'un bélier. Les hommes du RAID, équipés de gilets pare-balles et de casques, pénétrèrent dans la maison en criant : « RAID ! Ne bougez pas ! »

Deux hommes cagoulés, dans le salon, tentèrent de résister. Ils furent plaqués au sol et menottés en quelques secondes. Pas un coup de feu.

À l'étage, dans une chambre fermée à clé, Robin Lamarche fut retrouvé attaché sur une chaise, un bandeau sur les yeux, visiblement épuisé mais en vie. Son gardien se rendit sans résistance.

— C'est fini. Vous êtes en sécurité.

Robin mit quelques secondes à comprendre. Puis il se mit à pleurer.

Les deux gardiens furent emmenés, menottes aux poings, et installés dans un véhicule banalisé. Direction : Saint-Germain-en-Laye où Ils rejoindraient leurs complices.

Robin fut transporté à l'hôpital du Val-de-Grâce pour des examens. Son état de santé n'était pas critique mais il était déshydraté et affaibli.

PJ téléphona immédiatement au président.

— Monsieur le président, votre fils est en sécurité. Il est vivant et en relativement bonne santé. Il est en route pour le Val-de-Grâce.

Il entendit un soupir de soulagement à l'autre bout.

— Commandant Malisse, je vous remercie. Du fond du cœur. Je ne sais pas comment...

Sa voix se brisa légèrement.

— Faites juste votre travail, monsieur le président. C'est tout ce que l’on vous demande.

Le président reprit contenance.

— Je vous félicite pour votre efficacité. Je vais faire en sorte que votre hiérarchie fasse le nécessaire pour vous récompenser.

PJ l'interrompit fermement.

— Je vous remercie, mais je ne peux rien accepter. Je souhaite que ni mon nom ni celui du lieutenant Veillon n'apparaisse dans le rapport final. Je souhaite garder un anonymat total.

Le président parut surpris.

—C'est vraiment ce que vous voulez ?

— Oui, monsieur le président. Absolument.

Un silence.

— D'autre part, je pense que nous ne trouverons pas les commanditaires. Les deux personnes arrêtées aujourd'hui sont des sous-fifres qui ne sont probablement au courant de rien. Ils ont été payés pour faire un travail. Point final. Mais l'enquête va continuer.

Le président soupira.

— Je comprends. Merci, commandant. Je prépare mon allocution pour ce soir. Vous serez contacté pour venir discuter de ces sujets très prochainement. Notamment...

Il hésita.

— Notamment sur l'identité des vrais responsables. Car vous les connaissez, n'est-ce pas ? »

PJ ne répondit pas immédiatement.

— Oui, monsieur le président. Je les connais.

Le président prononça, à 23 heures 30, une allocution de cinq minutes, retransmise par toutes les chaines de télévision de France.

Il y annonçait la libération de son fils, remerciait les forces de sécurité du pays pour leur efficacité et leur professionnalisme.

Il ajouta que tous les coupables n'avaient pas encore été arrêtés mais que les investigations continuaient et qu’ils seraient traduits en justice sous l’accusation de haute trahison.

Le mot « trahison » fit l'effet d'une bombe.

Les commentateurs politiques s'emparèrent immédiatement du sujet. Qui avait trahi ? Des Français ? Des étrangers ? Les Russes ?

Mais le président ne donna aucun détail supplémentaire.

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