Chapitre 1

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Seul contre le monde

Au petit matin le marchand de pain commencais a placer ses marchandise sur son petit stand a l'extérieur de sa boutique. il y avais du pains, des petit gateaux, des biscuits et bien sur des bonnes baguettes sortant a peine du four. Une petite sourie s'approchas pres du comptoir, doucement, sans faire de bruit.

elle regardas le boulanger qui venais de retourner a l'intérieur et avancas doucement sa main vers une des baguettes toute fraiche. Quand elle posa la main dessus l'une d'entre elle, le boulanger la surprit et cria ''HEY!''

Surpris, elle levas la tete vers lui. Le temps sembla s'arrêter. Ils se fixèrent tous les deux, prêts à bondir. Dans un réflexe de survie, elle empoigna la baguette et s'élança de toutes ses forces vers la ruelle d'où elle venait. Derrière elle, le boulanger ne comptait pas se laisser faire. Il se mit à la poursuivre, un bâton à la main, en hurlant :

— Voleuse ! Arrête-toi !

elle le regardas, vue le baton qu'il avais dans les mains et se mis a courir plus vite, mais quand elle regardas vers la ruelle d'ou elle étais arriver, un autre boulanger s'étais mis devant pour l'empecher de s'enfuir. elle ralentie sa course. Cherchant désespérément une issue, elle repéra une autre ruelle, encombrée de planches et de barils.

C’était risqué, même elle risquait de rester coincée, mais les adultes ne pourraient jamais la suivre là-dedans. Elle changea brusquement de direction. Le jeune boulanger, devinant son intention, piqua un sprint pour essayer d'arriver à l'encombrement avant elle.

Le regard de la jeune fille ce promena entre le jeune boulanger et la ruelle, espérant arriver avant lui. C’est alors qu'en tournant de nouveau la tête, elle aperçut une ombre passer sur le sol, juste devant elle. Intriguée par ce mouvement soudain, elle leva les yeux vers les toits au-dessus de la ruelle et vit un jeune garçon. Il s’était arrêté là-haut pour la regarder.

Distraite elle n'a pas vue le jeune boulanger ce mettre devant elle pour l'arreter, quand elle le vu enfin il étais trop tard pour changer de direction. elle se rapprochas encore un peut avant de faire une glissade entre les jambes du jeune garçon qui abasourdie par son agiliter ne bougeais plus d'un pouce. ce qui permis a la jeune fille de sauter au dessus des barils et de ce faufiller entre les planches.

Insi, elle fut enfin en sécuriter et pue s'arreter pour reprendre son souffle sous le regard des boulangers. Le plus vieux s'avança près des décombres, toisant la jeune fille d'un regard plein de mécontentement, puis de tristesse. Ils se connaissaient. Il l'avait vue grandir et il ne comprenait pas son choix de vie.

— Pourquoi Flora... je ne comprends pas, lui dit-il.

Elle le regarda, triste et la tête pleine de souvenirs... Pourquoi ? Pourquoi serait-ce à elle de répondre à cette question ? Pourquoi est-ce elle qui doit regretter ses choix, alors que tout le monde l'a abandonnée, elle et son p'tit frère ! Elle détourna le regard et voulut partir, mais l'homme l'appela une nouvelle fois !

— Flora !! Où est Jacob ? Où est ton p'tit frère ? demanda-t-il. Elle le toisa en colère.

— Là où vous nous avez tous abandonnés ! dit-elle sèchement.

Elle détourna de nouveau le regard et s'enfonça plus loin dans la ruelle. L'apprenti boulanger regarda l'homme et lui demanda s'il connaissait la jeune voleuse.

— Oui, répondit-il d'une voix basse. Il y a quelques années, j'ai connu ses parents. Son père était un ancien militaire et sa femme était médecin militaire. Ils ont vécu ici pendant dix ans avant d'être rappelés au front il y a six mois... Je ne savais pas que leurs enfants vivaient à la rue. Si j'avais su... Si elle était venue me voir, je les aurais aidés. J'aurais pu les héberger et les nourrir.

Il regarda la ruelle sombre et humide où Flora avait disparu quelques secondes plus tôt. Rempli de regret, il retourna à sa boutique.

Flora, elle, continua de s'enfoncer. Elle évita les débris, passa en dessous ou sauta au-dessus de certaines planches. Elle arriva dans un petit coin un peu renfoncé qui était devenu sa demeure.

C'était un abri de fortune : des couvertures et du carton en guise de sol, des cartons épais pour les murs et de petites planches qu'elle avait réussi à coincer entre les murs de brique pour se faire un « toit ». Elle se pencha et écarta la couverture qui servait de porte. Son petit frère était là, toujours endormi. Elle lui toucha l'épaule et celui-ci se réveilla doucement.

— Grande sœur... dit-il, déboussolé.

— Coucou. Bien dormi, Jacob ? demanda-t-elle.

— Qu'est-ce que tu tiens dans les mains ?

— Une baguette de pain ! Notre ami le boulanger l'a faite juste pour nous !

— Wouah ! Trop bien ! Monsieur Raoul est toujours aussi gentil qu'avant ! s'exclama-t-il en prenant la moitié de la baguette que Flora lui tendait pour croquer une bonne bouchée.

Flora le regarda manger avec un sourire triste. Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle l'avait volée... S'il savait, il refuserait d'en manger et se laisserait mourir de faim. Elle se souvint de ce que sa mère lui avait dit avant de partir : « Toute vérité n'est pas bonne à dire ». Elle avait raison.

Soudain, des éclats de voix et des bruits de lutte déchirèrent le silence de la zone abandonnée. Ce n'était pas le vacarme habituel du vent, mais des cris de rage et le fracas d'objets que l'on brise.

— Reste ici, Jacob. Ne bouge pas, murmura-t-elle en se levant d'un bond.

— Mais, Flora… s'inquiéta son petit frère.

— Chut. Cache-toi sous les cartons et ne sors sous aucun prétexte.

Elle se glissa hors de l'abri. Le son résonnait contre les murs de briques, rendant impossible de savoir d'où il venait exactement. Flora s'enfonça dans le dédale des ruelles. Elle dut se faufiler entre des carcasses de charrettes, ramper sous des échafaudages branlants et enjamber des monticules de débris. Soudain, elle déboucha dans une impasse sombre. Le mur devant elle était trop haut pour être franchi. Elle s'arrêta net, le cœur battant, cherchant l'origine du bruit. C’est là, juste derrière une rangée de barils rouillés sur sa droite, qu'un cri plus net retentit. Elle s'approcha d'une brèche dans un vieux mur de bois et colla son œil à une fente.

De l'autre côté, dans une petite cour cachée, le garçon du toit était aux prises avec deux autres jeunes. Ils étaient plus vieux et portaient des vêtements rapiécés qui semblaient presque être des uniformes. Flora sentit une colère froide monter en elle. Sans savoir qui ils étaient ni pourquoi ils se battaient, elle ne pouvait pas laisser ce garçon se faire massacrer sous ses yeux.

Elle grimpa sur un baril, se hissa sur un rebord de bois encore assez solide pour aller de l'autre coter. elle sauta en bas, ramassa une barre de fer rouillée qui traînait au sol et, dans un cri rageur, elle sauta entre le garçon et ses agresseurs.

Les deux agresseurs sursautèrent, surpris par cette silhouette tombée du ciel. Celui qui tenait la lame artisanale recula d'un pas, ses yeux écarquillés passant de la barre de fer rouillée au visage déterminé de Flora.

— Qu’est-ce que tu fous là? dégage ! cracha le plus grand des deux.

Flora ne répondit pas. Elle resserra sa prise sur le métal froid. Le premier agresseur s'élança, le poing levé. Flora fit un pas de côté et balança sa barre de fer de toutes ses forces vers les côtes de son adversaire. Le bruit sourd du métal contre le tissu épais résonna dans la cour, suivi d'un cri de douleur. Le type s'effondra au sol, le souffle coupé.

Le second fonça sur elle, le couteau pointé vers l'avant. C’est alors que le garçon du toit entra en action : malgré sa douleur, il utilisa le mur pour se propulser et projeta ses pieds de toutes ses forces contre le dos de l'agresseur.

L'homme bascula vers l'avant, déséquilibré. Flora en profita pour frapper son poignet et le couteau vola à l'autre bout de la cour dans un cliquetis métallique.

— Maintenant ! cria le garçon du toit en l'entraînant dans sa course avec lui.

Ils coururent à perdre haleine à travers un tunnel de planches et de décombres, jusqu'à s'arrêter dans une impasse protégée par une vieille bâche de camion. Le garçon s'écroula presque contre le mur, la poitrine sifflante. Il ouvrit la bouche pour parler, mais Flora se jeta sur lui. Elle lui plaqua une main ferme sur la bouche, le clouant contre la brique froide.

De l'autre côté de la bâche, des pas lourds firent craquer des débris. Les deux agresseurs étaient tout près. Le garçon se figea, les yeux écarquillés dans le noir, sentant le souffle de Flora sur son visage.

Ils restèrent ainsi, immobiles, comme deux statues de pierre, pendant de longues secondes qui semblèrent durer des heures. Le bruit des pas s'éloigna lentement, accompagné de jurons étouffés, avant de disparaître complètement dans le lointain.

Flora attendit encore un moment, le regard braqué sur l'entrée de l'impasse, puis elle retira doucement sa main. Le garçon prit une grande inspiration, le regard encore un peu secoué.

— Pourquoi t'as fait ça ? demanda-t-il enfin, la voix basse. Tu sais même pas qui je suis

Flora se redressa, croisant les bras pour masquer le tremblement de ses propres mains.

— Je ne supporte pas de voir deux chiens s'acharner sur un seul, lâcha-t-elle d'un ton sec.

Il laissa échapper un rire étouffé qui se transforma vite en grimace de douleur. Il essuya le sang sur son menton d'un revers de manche sale. Ses yeux ne quittaient pas Flora.

— T'as du cran, finit-il par dire. Je t'ai vue avec le boulanger. J'pensais pas que tu savais aussi te servir d'une barre de fer.

Ils restèrent ainsi un moment, sans rien dire, à se regarder dans le noir de l'impasse. Le garçon semblait chercher quelque chose dans les yeux de Flora, tandis qu'elle restait de marbre, impénétrable.

— Ils ne vont pas en rester là, reprit-il plus sérieusement. Ces gars-là marquent leur territoire. Si tu restes dans le coin, ils finiront par te trouver.

Flora pensa immédiatement à Jacob. Si ces brutes découvraient leur cachette, elle ne pourrait jamais les protéger tous les deux.

— C’est mon problème, répondit-elle en faisant mine de partir.

— Attends ! Il fouilla dans sa poche et lui lança un petit objet.

Flora le rattrapa par réflexe : un sifflet taillé dans un os, poli par le temps.

— Si tu les revois... ou si t'as un problème. Siffle trois coups brefs. On t'entendra.

Avant qu'elle ne puisse demander qui était ce "On", il se hissa avec une agilité surprenante sur une gouttière tordue. En quelques secondes, il disparut dans les ombres des toits. Flora resta seule, serrant le sifflet dans sa main. Elle devait rentrez

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