chapitre 21

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La lumière de midi filtrait par les interstices de la tour, découpant des tranches de grisaille dans la pénombre de la tente. L’air était frais, presque piquant, une atmosphère typique des vieux phares de pierre qui ne se réchauffent jamais vraiment, même sous le soleil. Sous l’épaisse couche de fourrures et de couvertures de laine, la chaleur humaine était le seul rempart contre les courants d’air qui s’engouffraient dans le Nid

Soren fut le premier à sortir de son sommeil. Il ouvrit les yeux d’un coup, le plafond de toile sombre au-dessus de lui semblant étrangement bas. Pendant les premières secondes, son esprit fut un chaos total. Le souvenir de la bouteille d'alcool sifflée à moitié lui revint en premier, suivi d'une barre douloureuse derrière les tempes. Mais c’est le poids contre son flanc, cette présence souple et chaude, qui le figea instantanément.

Il baissa les yeux vers Flora, endormie contre lui, ses cheveux éparpillés sur son torse. Une vague de panique glacée le submergea. Qu’est-ce que j’ai fait ? La culpabilité le frappa de plein fouet. Avec l'alcool, ses souvenirs étaient flous, hachés. Il se revit pressant, insistant, la guidant vers son lit alors qu'elle hésitait. Une sueur froide, bien différente de celle de la fièvre, perla sur son front. Il se maudit intérieurement, terrifié à l’idée d'avoir profité de sa faiblesse ou de l'avoir forcée à franchir une limite qu'elle n'était pas prête à briser. Il fixa le mur de toile, le cœur battant à tout rompre, s'imaginant déjà le regard de haine ou de dégoût qu'elle lui lancerait au réveil.

Il resta ainsi, immobile et déboussolé, pendant de longues minutes qui lui parurent des heures.

Puis, lentement, le brouillard dans son cerveau commença à se dissiper. Les images de la veille se précisèrent, plus nettes, plus réelles. Il se souvint de ses provocations, oui, mais il se souvint surtout de la réponse de Flora. Son « oui » à peine perceptible mais sans équivoque. Il revit ses mains à elle parcourant son torse avec une curiosité gourmande, ses baisers qu'elle lui rendait avec une ferveur qui l'avait lui-même surpris, et ce moment où elle s'était jetée contre lui, brisant ses propres chaînes intérieures.

Un immense soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres, faisant tressaillir une mèche de cheveux sur le front de la jeune fille. Ce n'était pas un accident, ni une erreur forcée par l'ivresse. C'était une vérité qu'ils avaient bâtie ensemble dans le secret de cette tente

Soren laissa sa tête retomber contre l'oreiller de fortune, ses muscles se détendant enfin. Il ne regrettait plus rien. Il resserra doucement son bras valide autour de sa taille, ancrant sa main sur sa hanche pour s'assurer qu'elle était bien là, bien réelle. Il resta un moment à contempler son visage paisible, attendant qu'elle s'éveille à son tour dans ce monde qui, pour lui, venait de changer radicalement de couleur.

Soren finit par s'extraire avec précaution de l'étreinte de Flora, grimaçant lorsque ses côtes le rappelèrent à l'ordre. Il entreprit de remettre ses vêtements de cuir, s'arrêtant avant de renfiler son haut pour laisser son torse nu, craignant que le tissu ne frotte trop brutalement sur son pansement tout neuf. Il se rassit au bord de la couche, sa main venant caresser une dernière fois le visage de Flora. Ses doigts effleurèrent sa joue avec une tendresse qu'il n'aurait jamais osé montrer la veille.

Soudain, trois petits coups discrets résonnèrent contre le poteau de la tente.

— Soren ? C'est Maya. Je peux entrer ?

— Viens, murmura-t-il d'une voix sourde, mais ne parle pas trop fort. Elle dort encore.

Le rideau s'écarta et Maya pénétra dans la pénombre. Elle s'arrêta un instant, son regard glissant de Soren à la silhouette de Flora ensevelie sous les fourrures. Elle posa sa boîte de soins sur le tabouret et l'observa avec une expression indéchiffrable.

— Tu te souviens de ce qui s'est passé hier soir ? demanda-t-elle à voix basse en commençant à préparer ses instruments

Soren laissa échapper un soupir, les yeux fixés sur ses mains.
— Au départ, quand je me suis réveillé... je pensais l'avoir forcée, avoua-t-il, la gorge nouée. L'alcool, le stress... je m'en voulais à mort. Mais après quelques minutes, tout est revenu. Chaque détail. Je sais ce qu'on a fait, Maya.

Maya hocha lentement la tête, sa sévérité habituelle laissant place à une sorte de compréhension silencieuse.
— Je m'en doutais. Laisse-moi regarder cette plaie.

Soren accepta d'un signe de tête et se laissa manipuler. Maya retira le pansement avec précaution. La cicatrice était propre, sans trace d'infection, mais lorsqu'elle posa sa main sur son front, sa mine se rembrunit.

— Pas d'infection, mais tu brûles, Soren. Tu fais de la fièvre. C'est le contrecoup de tout ce que tu as subi.

Elle continua ses soins, changeant les bandages avec une précision méthodique, mais elle remarqua vite que Soren ne l'écoutait plus. Ses yeux d'acier ne quittaient pas Flora, ancrés sur elle avec une intensité dévorante, comme s'il craignait qu'elle disparaisse s'il clignait des yeux.

Un petit sourire moqueur étira les lèvres de Maya. Elle ne put s'empêcher de lancer une pique pour tester ses réflexes.

— Tu l'aimes vraiment, ton Fantôme, hein ? lança-t-elle sur un ton volontairement ironique.

Soren, perdu dans ses pensées et encore un peu affaibli par la fièvre, répondit du tac au tac, sans même réfléchir à ses paroles :

— Si tu savais, Maya... Je ferais absolument tout pour elle. N'importe quoi.

Maya laissa échapper un rire franc, bien que contenu pour ne pas réveiller Flora. Le son fit l'effet d'une douche froide à Soren. Il se figea, réalisant soudainement la portée de l'aveu qu'il venait de lâcher avec une telle sincérité. Il sentit le sang lui monter aux joues, une brûlure bien plus vive que celle de sa fièvre.

— Je... c'est pas ce que je... bafouilla-t-il, mais il était trop tard pour reculer.

Maya secoua la tête, rangeant ses affaires avec un air satisfait.
— Trop tard, Soren. C'est dit. Et entre nous, ça se voit comme le phare au milieu de la mer.

Maya continua de rire doucement, s'amusant ouvertement de l'expression décomposée de Soren. Elle n'avait jamais vu le jeune chef de clan aussi désarmé par ses propres sentiments. Mais peu à peu, le rouge sur les joues du garçon s'estompa pour laisser place à une expression plus grave, presque inquiète.

Il tourna la tête vers Maya, ignorant le tournis qui commençait à brouiller sa vue.

— Maya... qu'est-ce que les autres vont penser ? murmura-t-il, sa voix trahissant une vulnérabilité inhabituelle. De nous... de notre proximité ? Je ne veux pas que des commérages commencent sur elle. Je ne veux pas qu'elle devienne une cible à cause de moi.

Maya s'arrêta de ranger son matériel et le fixa avec une patience maternelle. Elle posa une main sur son épaule, son ton devenant plus sérieux.

— Écoute-moi bien, Soren. Fais comme tu veux, mais sache plusieurs choses : tu es le chef ici depuis bien trois ou quatre ans. Tout le monde a une confiance aveugle en toi. Les Voltigeurs ont un code d'honneur : on ne laisse personne derrière. Ensuite... elle laissa échapper un petit rire sec, nos gars ne sont pas du genre à jouer au "jeu de la guerre" pour conquérir le cœur du chef de clan. Ils ne sont ni rancuniers, ni jaloux. Ils seront juste soulagés de te voir heureux.

Soren tenta de répondre, mais une violente vague de vertige le faucha. La fièvre reprenait le dessus, faisant tanguer les parois de la tente autour de lui. Maya réagit instantanément, le saisissant par les épaules pour le forcer à se rallonger sur les fourrures.

— Rallonge-toi, bon sang ! ordonna-t-elle en l'aidant à s'installer. Tu ne bouges plus d'un pouce. Je vais chercher de quoi calmer cette fièvre et des anti-inflammatoires. Ne fais pas l'idiot, Soren.

Elle s'écarta pour sortir, laissant Soren étendu sur le dos, luttant contre les frissons qui commençaient à parcourir ses muscles. Dans son sommeil, Flora sembla percevoir son malaise. Sa main tâtonna sur les couvertures, cherchant la chaleur de Soren, jusqu'à ce qu'elle trouve son bras. Elle se rapprocha doucement, se collant contre lui dans un mouvement instinctif, sa tête venant se nicher contre son épaule.

Maya revint quelques minutes plus tard, portant une tasse d'eau et les médicaments qu'elle avait réussi à dénicher. Elle s'arrêta un instant sur le seuil, observant le tableau des deux amants enlacés, avant de s'approcher silencieusement pour faire boire Soren, qui n'avait d'yeux que pour la jeune fille endormie contre lui.

Soren laissa Maya l'aider à soulever légèrement la tête pour avaler les remèdes. L'eau était fraîche, une bénédiction contre le feu qui commençait à lui dévorer la gorge. Chaque mouvement lui coûtait un effort monumental, mais il refusait de lâcher Flora, son bras valide restant protecteur autour d'elle alors qu'elle s'enfonçait un peu plus dans son sommeil profond. Elle semblait enfin rattraper toutes ces heures de veille et de terreur, son visage paisible contrastant avec la grimace de douleur du garçon.

— Elle ne bougera pas de sitôt, murmura Maya en posant la tasse vide sur le tabouret. Elle est épuisée, Soren. Son corps a fini par lâcher après tout ce stress. Laisse-la dormir, et toi, fais-en autant

Soren hocha faiblement la tête. Le médicament commençait à agir, mais la fièvre lui jouait des tours, rendant les contours de la tente flous et incertains. Il sentait la chaleur de Flora contre son flanc, un ancrage qui l'empêchait de sombrer totalement dans le délire. Il se surprit à enfouir son visage dans ses cheveux, inspirant son odeur de pluie et de brique, une ancre dans la tempête qui secouait son corps.

Maya resta quelques instants de plus, rajustant les couvertures sur leurs silhouettes entrelacées avant de s'éloigner vers l'entrée. Elle jeta un dernier coup d'œil par-dessus son épaule, voyant son chef de clan, d'ordinaire si fier et impénétrable, se blottir contre la jeune fille comme si elle était son seul salut. Elle sortit en tirant le rideau de toile, laissant le silence et la pénombre reprendre leurs droits dans la tente.

Soren ferma les yeux, sentant ses membres devenir lourds. La fièvre continuait de monter, transformant le Nid en un labyrinthe d'ombres mouvantes dans son esprit, mais il serra Flora un peu plus fort, refusant de la laisser partir, même dans ses rêves les plus fiévreux.

Les heures s'écoulèrent pesamment dans la pénombre de la tente. Lorsque Soren émergea de sa torpeur, le soleil avait entamé sa descente, jetant des lueurs ambrées de fin de journée à travers les fentes de la tour. À ses côtés, Flora ne s'était pas redressée d'un pouce ; elle dormait toujours d'un sommeil de plomb, terrassée par une fatigue que même l'agitation de la tour ne semblait pouvoir briser.

Soren se redressa avec précaution. La sensation de brûlure de la fièvre s'était estompée, laissant place à une lucidité froide et une urgence qui lui serra la gorge. Les mots de Flora au sujet du groupe des Chiens de l'Enfer lui revinrent d'un coup, percutants comme un impact. Il ne pouvait pas rester couché. Il devait avertir Maya que ces types rôdaient dans le secteur. Il fallait verrouiller le Nid, interdire toute sortie ; le risque était bien trop grand.

Il se mit debout, le sol se dérobant un instant sous ses pieds. Il dut s'agripper au poteau central de sa tente, titubant sous l'effet de la faiblesse, mais sa détermination l'emporta. Une fois stabilisé, il écarta le rideau de toile et sortit de ses quartiers.

En bas, au niveau des poutres d'entraînement situées à deux mètres du sol, il aperçut Maya. Elle était occupée à montrer les bases de l'équilibre à Jacob, qui s'appliquait à devenir un voltigeur sous son regard sévère. Soren entreprit de descendre les escaliers de bois, chaque marche faisant résonner une douleur sourde dans son flanc bandé.

— Maya ! s'écria-t-il, sa voix portant malgré son épuisement

Surprise, elle se retourna brusquement et le vit descendre vers elle, livide et instable. Elle lâcha Jacob pour se précipiter à sa rencontre, le visage déformé par un reproche immédiat.

— Soren ! Qu’est-ce que tu fiches debout ? Je t’avais dit de ne pas bouger ! gronda-t-elle en tendant les bras pour le soutenir.

Il l'arrêta d'un geste de la main, le souffle court.
— Écoute... c’est urgent. Je dois te donner une information... les Chiens de l'Enfer... ils sont...

Mais alors qu'il s'apprêtait à lâcher l'avertissement, l'obscurité se referma sur Soren avec une brutalité qu'il n'avait pas vue venir. Ses jambes, jusque-là maintenues par sa seule volonté, se dérobèrent comme du sable. Il bascula à la renverse, mais avant que son crâne ne percute le bois dur de la plateforme, quatre bras vigoureux le saisirent au vol. Deux de ses voltigeurs, qui s'entraînaient non loin sur les poutres, s'étaient précipités avec des réflexes de félins pour réceptionner leur chef.

— Soren ! rugit Maya, son sang-froid vacillant un instant devant la vision de son corps inerte.

Elle se jeta à genoux à ses côtés, ses mains cherchant fébrilement le pouls au creux de son cou. Autour d'eux, le silence de la tour s'était transformé en un murmure d'inquiétude. Les autres voltigeurs s'étaient arrêtés, observant avec des visages graves celui qu'ils considéraient comme leur pilier s'effondrer ainsi. Jacob, immobile sur sa poutre de deux mètres, fixait la scène avec des yeux écarquillés, le souffle court

— Il brûle encore, jura Maya entre ses dents en posant sa paume sur le front trempé de sueur du garçon. Aidez-moi à le remonter ! Tout de suite !

Les deux hommes soulevèrent Soren avec une précaution infinie, mais le mouvement fit rouvrir légèrement le pansement à son flanc, une tache de sang frais venant maculer le cuir de sa tunique. Maya ne les lâchait pas d'une semelle, guidant la remontée vers les escaliers avec une autorité qui masquait mal sa propre angoisse.

L'agitation et les bruits de lutte pour porter le corps inanimé de Soren finirent par percer le sommeil de plomb de Flora. Elle ouvrit lentement les yeux, désorientée, avant de se redresser doucement sur les fourrures, les cheveux en bataille et le regard encore embrumé. La vision qui l'accueillit la glaça sur place : Maya et deux hommes entraient en trombe, déposant Soren, livide et inconscient, sur le lit qu'il venait de quitter.

— Soren ? articula-t-elle, sa voix n'étant plus qu'un murmure d'effroi alors qu'elle se reculait contre la paroi de toile pour leur laisser la place.

Maya ne lui jeta qu'un regard fuyant, ses mains s'activant déjà pour stabiliser le corps inerte de Soren sur les fourrures. Son visage était marqué par une frustration mêlée d'inquiétude.

— Je ne sais pas ce qui lui a pris, lâcha-t-elle d'une voix sourde. Il a débarqué en bas comme un dément, à peine capable de tenir debout, pour me parler d'un... d'un chien ? Et puis, il a basculé d'un coup

Un léger tremblement s'empara des mains de Flora alors qu'elle fixait le visage livide de Soren. Elle n'eut pas besoin de réfléchir ; le mot fit l'effet d'un déclic brutal dans son esprit. Elle « alluma » instantanément, comprenant l'avertissement que Soren avait tenté de hurler avant que ses forces ne le trahissent.

— Les Chiens de l'Enfer... murmura-t-elle, sa voix n'étant plus qu'un souffle chargé d'une certitude glacée. C'est d'eux qu'il parlait, Maya. S'il est sorti dans cet état, c'est qu'ils sont dans le quartier. Ils sont tout près !

Maya s'immobilisa, ses mains restant posées sur l'épaule de Soren. Elle fronça les sourcils, scrutant le visage blême de Flora avec une attention soudaine. Elle ne connaissait pas ce nom, mais la terreur pure qu'elle lisait dans les yeux de la jeune fille suffisait à lui faire comprendre que ce n'était pas une simple divagation de malade

— De quoi tu parles ? C'est qui ces "chiens" ? demanda-t-elle d'une voix basse et pressante, son instinct de survie prenant le dessus.

Elle lâcha Soren un instant pour se tourner complètement vers Flora, attendant qu'elle lui explique enfin la nature de cette menace qui avait poussé son chef à risquer sa vie pour les prévenir.

Flora prit une profonde inspiration, ses mains tremblant encore contre les couvertures. Elle fixa Maya avec une intensité qui ne laissait place à aucun doute.

— C’est un groupe qui se fait appeler comme ça, commença-t-elle d'une voix sourde. Ils ne sont pas connus parce qu’ils restent dans l’ombre, tapis dans le noir, à attendre que leurs proies soient distraites pour agir.

Elle expliqua alors à Maya, avec une précision glaciale, leurs méthodes et leur but : ils ne cherchaient pas seulement à tuer, mais à capturer et à briser ceux qui croisaient leur route. Elle omit volontairement les détails de son propre calvaire, gardant pour elle la douleur de sa chute et de sa capture, mais elle insista sur un point crucial pour les reconnaître.

— Le bruit, Maya... On les reconnaît au son d'une chaîne métallique qui frotte contre le sol. C’est leur signature. S’ils sont dans le quartier, c'est une menace de mort pour nous tous.

Maya resta silencieuse un instant, le visage se figeant à mesure qu'elle intégrait la gravité de la situation. Le nom "ridicule" de tout à l'heure avait laissé place à une inquiétude réelle. Elle se tourna vers Flora, son regard sondant celui de la jeune fille.

— Est-ce qu'ils vous ont suivis jusqu'ici ? demanda-t-elle, la main crispée sur le rebord du lit.

Flora secoua la tête négativement, bien que son expression reste tendue.
— Non. Seuls Soren et moi avons remarqué leur présence dans les environs. Mais tant qu’ils rodent dans le quartier, personne ne doit sortir. C’est trop dangereux, Maya. C’est beaucoup trop risqué de mettre un pied dehors tant qu’ils seront là.

Maya ne discuta pas. Elle comprit instantanément pourquoi Soren avait tenté de forcer ses limites pour les prévenir. Elle se redressa brusquement et s'adressa aux deux voltigeurs qui attendaient toujours près de l'entrée de la tente, le visage grave.

— Allez rassemblez tout le monde immédiatement pour une annonce urgente, ordonna-t-elle d'un ton qui ne souffrait aucune réplique. Verrouillez les accès. Venez me chercher dès que tout le clan est réuni en bas.

Les hommes hochèrent la tête et disparurent aussitôt dans les escaliers, laissant Maya et Flora seules avec Soren, toujours inconscient, dans le silence soudainement oppressant du Nid.

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