Baltique
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Orion,
Je n’en vois plus que le dos
Sa ceinture dorée
Trois étoiles barrant une nuit noire.
Il s’est couché sur l’horizon, et :
Le printemps tarde.
Épave d’oubli
Pays de merveilles englouties
Le jour émerge :
Une brume sur la Baltique
Un voile sur mon corps seulement
Je m’attends à le voir surgir
Phare éclatant à l’horizon.
Mais les aurores sont fugaces
Puis vient le doute
S’étale en écume
Où est-ce, chez moi ?
La lumière monte
Sans un bruit
Patine l’horizon luisant
Solitude, Baltique grise
Que l’automne aplatit
Puis renverse.

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