Margeride 22 novembre 199… Cécile et Vanessa
Malgré l’heure tardive et la fatigue du voyage, la curiosité avait été la plus forte, Vanessa avait voulu passer au bureau pour lire le rapport des Gendarmes.
- Pas grand-chose vous voyez… et puis, avec ce froid le sol est gelé comme de la pierre. Donc pas de traces.
- Les marques sont bien identiques, pas de doute on a affaire au même cinglé… Vous avez identifié le corps ?
- Pas encore, on attend les résultats. Demain sans doute.
- Il y a du monde dans les environs ? Des gens qui pourraient avoir vu quelque chose ?
- Non, c’est désert. Ça touche la propriété du Baron Desbois de Rignac mais personne n’habite là et, de toute façon en cette saison on ne met guère le nez dehors.
- Et ce Baron, il pourrait avoir vu quelque chose ?
- Non, c’est très loin du manoir. Il y a un bois avant le fossé où on a trouvé le corps.
- Il vit là ?
- Non, il habite Paris, ici c’est juste une maison de famille, il vient en été surtout. Son ancêtre a été Général d’Empire, l’un de ses grands pères une figure de la Résistance… c’est la grande famille d’ici. Lui, officier de Marine, il a quitté l’armée il y a quelques années il enseigne un peu à l’Ecole de Guerre et vit de ses rentes… Habituellement, en ce moment il n’y a que ses domestiques et son intendante mais j’ai entendu dire qu’il serait là.
- Domestiques, intendante, mazette… Vous avez gratté de ce côté ?
- Non, impensable.

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