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Pendant que Georgette trotte au cœur de la nuit,
Sous les arbres penchés par le souffle du vent qui la suit,
Henriette revoit, dans un frisson qui dure,
La nuit où, sans un bruit, elle a fait le mur.
Elle glissait dehors, légère comme une plume, en direction de la dune,
Guidée par le désir, avec la complicité de la Lune.
Maurice l’attendait, debout dans les sous-bois,
Où l’ombre et le parfum se mêlaient à leur émoi.
Leurs silhouettes dansaient, enlacées, silencieuses,
Parmi les fleurs, les feuilles, les papillons et les brises rêveuses.
Chaque souffle échangé rallumait leur ardeur,
Et la forêt vibrait au rythme de leur cœur.
À présent, Georgette avance, trotte et s’éparpille,
Mais Henriette, elle, reste au seuil de sa nuit de jeune fille,
Revivant ce moment, ce secret, ce retour,
Où elle a bravé les murs pour rejoindre l’amour.
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