Découverte

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Kayla :

–C'est bien comme ça ?

Rider vérifie ma position avec un arc :

–Décoche ta flèche.

Je fais ce qu'il me demande et la flèche atteint le centre de la cible :

–C'est bien ! Continue comme ça et tu seras redoutable avec un arc mon enfant.

–Si j'étais née à ton époque, j'aurais fait partie de ton armée ?

–Si on s'était rencontré à cette époque, je t'aurais dit que tu manques de pratique, mais j'aurais demandé à l'un de mes fils de t'entraîner.

–C'est vrai ?

–Oui ! Tu apprends vite, tu es volontaire et tu appliques méthodiquement ce qu'on te dit, avec du temps tu aurais pu faire partie de mes quatre commandants.

Je saute de joie :

–Ouais !

–Maintenant voyons comment tu te débrouilles avec une épée, mon enfant.

–Je ne te décevrais pas !

Il fait apparaître deux épées et m'en donne une :

–Alors en garde !

Il donne un coup d'épée que je pare :

–Il faut que tu sois plus souple, fait glisser la lame pour atteindre ton adversaire.

Je fais ce qu'il me dit et contre-attaque en demandant :

–Je voulais te demander, c'est quoi ton vœu ?

–Voir ce qu'était devenu mon peuple.

Il donne un coup circulaire au niveau de mes pieds que j'esquive en sautant :

–Et toi mon enfant quel est ton vœu ?

Je lui donne plusieurs coups d'estocs :

–Si je te dis, combattre à tes côtés, tu l'accepterais ?

–Je suis flatté d'entendre ça, mais c'est parce que je suis une légende, qu'elle était ton vœu avant notre rencontre ?

Nos fers se croisent en faisant des étincelles :

–Devenir quelqu'un d'aussi respectable que toi !

–Je vois, je commence à te comprendre mon enfant, tu es en colère.

Je lui donne un coup d'épée en disant :

–C'est faux !

Il poursuit calmement :

–Si tu l'es, vas-y hurle ce qu'il y a au fond de toi.

Je donne un autre coup d'épée :

–Je suis pas en colère !

–Alors pourquoi autant de haine dans tes attaques ?

Je lui donne plusieurs coups d'épée avant de lui répondre :

–On m'a toujours empêchée de faire ce que je voulais ! À cause de quoi ? Parce que je suis une fille ! De ce fait j'ai pas le droit de faire comme les garçons !

–Intéressant, continue.

Je donne des coups d'épée en disant :

–J'ai pas le droit de me battre ! J'ai pas le droit de salir mes vêtements ! J'ai pas le droit de couper mes cheveux ! J'ai pas le droit de parler ! J'ai pas le droit de sortir ! J'ai pas le droit de jouer ! Qu'est-ce que j'ai le droit de faire dans tout ça ? Rien ! Absolument rien !

Je donne un énième coup d'épée qu'il bloque avec sa lame, je tremble cela s'entend par les fers qui s'entrechoquent, il baisse son épée la mienne suis le mouvement, il se positionne à mon niveau et met ses mains sur de mes tempes et me force à le regarder, deux minces filets d'eau partent de ses yeux et traverse son visage :

–Pourquoi tu pleures ? Ça devrait être moi qui le devrait.

–Parce que j'ai compris ta haine, j'ai compris le fardeau qui pesait sur tes épaules mon enfant, c'est des jours comme celui-là où il faut être heureux de pleurer, heureux d'être compris et heureux d'être vivant.

Il baisse la tête je fais de même nos fronts se touche, je finis par dire :

–Rider, ça fait que trois jours, mais je suis heureuse de faire cette guerre avec toi.

–Moi aussi mon enfant.

Archer :

–J'ai repéré un Master !

–Ah ! Et qu'est-ce qu'on attend pour les attaquer ?

–Il est hors d'atteinte et je n'ai pas vu son Servant.

–Hum… et on est censé faire quoi dans ses cas là ?

–Maintenant que je l'ai vu je le retrouverais ou qu'il soit.

J'ouvre ma mallette ou est logé mon fusil sniper en disant :

–Où je peux l'atteindre maintenant.

Il referme ma mallette :

–Pas maintenant, il me faut plus d'informations sur son Servant.

–Si tu le dis, tu aurais mieux fait d'apparaître en tant qu'Assasin ça collerait plus à ton attitude.

–Peut-être, mais mon noble phantasme œil de lynx me permet de toujours atteindre ma cible tant qu'elle est à portée.

–Très bien, continue à chercher les autres Master et on se mettra en chasse.

–Je sais ce que je dois faire.

Il disparaît et passe par la fenêtre :

–Ça commence à devenir intéressant.

Berserker :

–…

–Et si non, tu es toujours aussi silencieux d'habitude ?

Il me répond par un cri de singe :

–Je vois, tu te bats uniquement avec ce petit bâton ?

Il me montre son arme qui tient dans sa main, puis d'un coup il s'allonge jusqu'à atteindre la taille d'une lance :

–Ah ! Impressionnant.

Il sépare son bâton en deux :

–D'accord ! Et tu as autre chose mis à part tes bottes de nuages ?

Il me montre sa cotte de maille doré et son casque à plume de phénix :

–Ils font quoi exactement ?

Il me montre son casque puis mime des jumelles, après il tape son armure et me fait ok de la main :

–Ahhhhh ! Tu es plein de ressources.

Il hoche la tête en criant comme un singe :

–Et c'est quoi tes nobles phantasmes ?

Il tend la main et se pique le doigt avec un morceau de bois, une goutte de sang tombe au sol et un deuxième Berserker apparaît cette fois-ci sous des traits féminin, qui disparaît aussitôt, puis il passe son doigt sous sa gorge pour mimer le fait qu'il meurt, puis il sursaute comme s'il revenait à la vie :

–Tu es immortel ?

Il me répond à l'affirmative par un énième cri de singe :

–Cool ! C'est incroyable tout ce que tu sais faire, moi je sers juste à rien comparé à toi.

Il me donne un coup sur la tête avec son bâton :

–Aie ! T'as raison, je suis ton Master et je te donne ma mana, je ne suis pas totalement inutile, on va former une belle équipe tous les deux !

Tout d'un coup Berserker se lève et rattrape une lance au vol qui a failli m'atteindre :

–Tu es plus vif que je ne l'aurais imaginé.

Un homme vêtu comme un guerrier antique et équipé d'un bouclier apparaît devant nous :

–Qui es-tu ?

–Je suis Lancer.

Merde déjà ? Il faut absolument faire quelque chose ! Je crie :

–Berserker ! Tue-le !

Il se jette sur Lancer avec la lance et l'assaillit de coup qu'il bloque avec son bouclier :

–Berserker hein ? Si tu le permets je vais reprendre mon arme !

Il attrape la lance et la lui arrache des mains :

–Laisse-moi te montrer ce que c'est qu'un coup de lance !

Il plante son arme dans l'épaule de Berserker, Lancer est rapide et ses coups sont d'une précision remarquable, mais Berserker est suffisamment agile pour esquiver ses autres coups :

–Allons bon ! Me dit pas que c'est tout ce que tu as !

Berserker saute et allonge son bâton avant de retomber sur le sol l'arme en avant :

–Que ?

Lancer fuit l'impact juste avant que le bâton ne touche le sol, la terre vole en éclat avec un rideau de poussière qui met plusieurs secondes avant de retomber, les premières lueurs du jour pointe le bout de leur nez et met en évidence la fissure énorme causée par l'impact de Berserker, il nous dit :

–Je t'ai sous-estimé, tu es peut-être digne de m'affronter, mais à notre niveau actuel on serait encore en train de se battre ce soir, je vais donc me retirer pour l'instant, mon Master m'attend de pied ferme.

Il disparaît sans laisser de trace, je dis tout excité :

–Trop bien ! T'es trop fort Berserker !

Il me fait un pouce vers le haut pour acquiescer :

–Bon ! Maintenant il nous reste plus qu'à trouver un autre endroit.

Il me prend par le col et fait un saut immense pour atteindre les nuages qui nous transporte vers le lieu que Berserker a décidé.

Dotou :

–Tu as un drôle de pouvoir.

–C'est pas moi qui l'ai choisi, j'aurais préféré ne pas l'avoir, mais au moins je peux choisir qui ne sera pas affecté.

–Du coup ta magie ne sert qu'à ça ?

–Oui, je suis une combattante, mais vu comment l'histoire se souvient de moi ça ne m'étonne pas.

–Et tes nobles phantasmes ?

Elle fait un geste de la main et un livre apparaît, il lévite devant elle :

–Il est inoffensif tant qu'il reste fermé.

–Ça ira niveau mana ?

–Je suis en train de régler ce souci, j'ai bientôt fini les réceptacles.

–C'est les poupées vaudous c'est ça ?

–Oui, elles feront tampons quand tu n'auras plus de mana.

–J'espère tenir longtemps alors.

–Moi aussi.

Un peu plus tôt dans le sous-sol d'une maison abandonné :

–Ces homoncules sont de piètre qualité, je suppose que c'est tout ce que je peux avoir avec mes pouvoirs actuels.

Caster déambule autour d'une vingtaine d'entre eux, ses êtres artificiels née de sa magie sont des corps sans vie, ni âme à proprement parler, ils savent tout juste respirer, penser ne leur est pas permis :

–Ça devrait me suffire pour l'instant, le temps que je trouve une source magique plus stable, j'ai pas vraiment le choix si j'use trop de sa mana il va en mourir, je dois tout faire pour qu'il puisse gagner cette guerre, j'utiliserai de véritable humain en dernier recours.

Elle est soudainement interrompue dans sa réflexion par un appel télépathique de Dotou :

–Caster ! Je crois que j'ai quelques choses !

–J'arrive !

Elle se téléporte jusqu'à lui, dans un hôtel un peu excentré de la ville :

–Qu'y a-t-il ?

–J'ai fait des recherches pour savoir où seraient les autres Master, j'ai donc demandé s'il n'y avait pas eu plusieurs couples d'étrangers et j'ai découvert que nous sommes arrivés pile durant un festival qui attire les gens du monde entier, enfin je devrais dire les connaisseurs du monde entier.

–Comment ça ?

Il lui montre des papiers :

–Demain à lieu le cinquantième festival de vin, il dure trois jours et à mon avis il va bien y avoir deux trois Master avec leur Servant.

–Je vais surveiller ça de très près alors.

Felizia :

–Je commence à en avoir marre, ça y est je suis à bout.

Assassin se met à côté de moi et me demande :

–T'as mal où ma grande ?

–J'ai rien, je crois que je m'attendais à autres chose.

–Comme quoi ?

–Toi et cette guerre.

–Tu t'attendais à quoi ?

–Chais pas, j'imaginais uniquement des Servant putain de baraqués qui tirent partout et toi t'es juste une femme qui s'extasie devant la moindre chose que tu vois.

–Hum…

Elle fonce vers l'herbe et récupère quelques choses, elle revient vers moi et me dis :

–Tends ta main.

Je fais ce qu'elle me demande et dépose délicatement une fleur qui n'a pas encore éclos :

–Tu vois, ça c'est toi, tu ressembles à tes compères, faible, sans intérêt, pour au final mourir, tu te cherches un objectif digne de toi et tes compétences pour t'élever au-dessus de la masse, mais moi je ne trouve pas cela joli, ce qui rend ce monde merveilleux et digne d'intérêt c'est quand je pose mes yeux sur ça.

Elle s'écarte et me montre un parterre de fleur parfaitement rond, elles se ressemblent toutes et aucune ne se distingue par sa différence :

–Nous sommes tous amenés à finir pareille, alors même si j'ai déjà vu plusieurs fois la même chose, je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant la minuscule différence que me présente chaque être que je vois.

Je regarde la fleur :

–C'est étonnamment profond venant de toi.

–Durant tout le long de ta vie, elle n'aura de cesse de te décevoir, mais quand tu prends le temps de t'arrêter tu pourras alors voir ce qu'elle a de mieux à t'offrir, regarde.

Elle me montre un magnifique papillon blanc :

–Il est magnifique tu ne trouves pas ?

–Assassin, tu es sûre de me vouloir comme Master ?

–Bien évidemment ! Tu n'as pas utilisé ton sceau pour me rappeler à l'ordre, ne pas user de son pouvoir, même si la personne en face t'énerve, ça c'est la marque d'un grand chef et rien que pour ça je te respecte Felizia.

Elle passe la main dans mes cheveux, je lui demande :

–Et si j'abandonne ?

–Il n'y a aucun souci, fais-le la tête haute il n'y a aucune honte à abandonner, mais fait juste en sorte de pas regretter ton choix.

–Mais et ton vœu ?

–Il est déjà exaucé, je voulais juste revoir la beauté de ce monde, c'est plutôt ton vœu à toi, est-ce que tu penses qu'il en vaut la chandelle ?

–Je n'en ai aucune idée, mais je ne saurais pas tant que j'aurais pas essayée !

–Tu es déterminée ! J'aime ça ! Montre le en me donnant un ordre !

Je tends ma main où est mon sceau :

–Assassin ! Je t'ordonne de remporter la guerre du Saint Graal !

Un halo rouge nous entoure et l'une des trois parties de mon sceau s'efface, une fois le halo dissiper Assassin s'agenouille devant moi :

–Moi Acamapichtli première souveraine des Aztèques, je te jure sur mon nom de tout faire pour t'apporter la victoire.

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