On rentre dans la cour des grands 1/3 :

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Déjà un an.

Trois cent soixante-cinq jours sont passés depuis l’explication dans l’amphi, que le temps passe, nous ne l’avons pas vue passée, je n’en reviens pas.

On dirait que s’était hier, lorsque mes amours et moi-même, avons compris que nous aimions les uns les autres.

Avant d’aller plus loin, il serait bien de faire un petit retour en arrière pour parler de ce que nous avons fait pendant cette année.

Lorsque nous sommes sorties de l’amphi, nous avons pris quelques jours pour réfléchir, après des doutes, des peurs, nous avons tous pris la décision de tenter l’aventure, la réaction des parents, ben disons qu’ils n’étaient pas chauds pour qu’on “arrête” l’université pour faire une année solidaire.

C’était la version que nous devions donner à nos parents.

Enfin, c'était celle que les parents avaient acceptée, sauf l’un, des parents avait des doutes...

Mon petit papa

Il faut dire que depuis le temps qu’il est flic, il a déjà tout entendu alors, au moment où je lui ai dit : oh tiens pap j’ai oublié de te dire, je vais prendre une année sympathique pour bosser auprès des personnes qui en ont a besoin en Afrique.

Il m’a regardé pendant deux secondes et il m’a demandé :

Papa : bon maintenant la véritable raison ?

Mon pap est un détecteur sur patte contre les mensonges, il est impossible de lui mentir, on dirait qu’il sent lorsqu’on lui ment... Mais malheureusement, je ne pouvais pas lui dire.

Environ un mois après notre rentrée, mon père m’a dit qu’un de ses potes à l’école de police lui a dit que cinq jeunes sont entrées dans l’école pour une formation express, il comprit à cet instant-là que c’est jeune, c’était nous.

Encore une fois, je ne pouvais pas affirmer ou confirmer que c’était bien nous, il n’a posé aucune question, il m’a simplement prise dans ses bras pour me faire un énorme câlin, il a glissé à mon oreille qu’il m’aime, que je sois être prudente, qu’il est fier de moi.

À l’école, nous avons appris les bases pour être un flic, puis nous avons appris plein de choses pour nos futures missions.

Au début, nous avons eu plus ou moins du mal, nous devions faire nos lits aux carrés le matin, chambres rangées, propres, et disons que certains d’entre nous ont eu un plus de difficultés avec la discipline, je reconnais que quelquefois, j’avais envie de mettre mon poing dans la gueule de notre formateur, après réflexion, nous aurions eu pas mal de problème et pour être franc, je ne pense pas avoir pu réussir à allonge un formateur en chef...

Le mec à tellement plus fort, grand, large d’épaule... Non, je n’avais pas envie de coucher avec, aucun de la bande non plus, alors que d’habitude Alan aime les mecs bien en muscle, là, rien, il n’avait pas envie.

Une fois que nous avons pris nos nouvelles habitudes, le temps à passer vite, nous n’avons plus le temps passé en un rien temps, nous étions à la fin de notre formation express.

Nous étions dans l’effectif de l’école, mais pas avec les autres élèves GPX (gardiens de la paix), à la fin d’une formation l’ensemble des effectifs passe par les affectations qui dépendent du classement national.

Ce jour-là, fut pour nous, la fin de notre passage dans cette école, jamais, nous n’oublierons pas notre passage ici, impossible, nous avons passé de bons et moins bons moments, gravés à vie.

Nous étions en haut dans l’amphi pour regarder plusieurs de nos amies (Lucie, Andréa, Théo et Jérémie) nous avons “ été proche” pendant l'année, de notre place, nous étions fiers de voir nos amies prendre leurs affections dans un bon commissariat, tous ensemble.

Nous revenons à nous là lorsque nous entendons.

Brigadier : équipe Bravo Charlie Roméo ?

Moi : oui ?

Brigadier : madame, je suis le brigadier Simon, j’ai pour ordre de vous conduire jusqu'à la base opérationnelle.

Moi : bien, merci Brigadier, nous devons partir maintenant ?

Antoine : on ne peut pas attendre la fin ?

Moi : Antoine, non... On a besoin de nous...

Antoine : c’est vraiment dommage...

On se lève, pendant un court instant, nous avons nos cœurs lourds, c’est à ce moment-là que les souvenirs ont choisi le moment pour revenir à notre esprit, au moment où Jérémie, nous voie, il se met au garde-à-vous, les trois autres tournent la tête et fond de même, nous avons un pincement au cœur.

Jérémie : nous ne vous oublierons jamais... Merci...

Nous sortons sans faire le moindre signe, sans un regard.

Lorsque nous sortons du bâtiment, nous prenons la direction du bureau.

Personne n’a envie de rire, nous n’avons pas le cœur à la fête, nous sommes fiers de nous, même si personne ne connaîtra jamais, nos identités.

Nous sortons l’un après l’autre.

En sortant d’ici, maintenant, nous entrons dans le monde de la clandestinité.

Nous montons dans le bus blanc, on s’installe le plus prêt l’un de l'autre, nous avons envie d’être uniquement entre nous.

Nous savions que la séparation avec eux... Aller être compliqué pour nous

Mais nous ne pouvions pas faire autrement...

Peut-être que nous n’aurions pas dû passer ses moments de plaisir avec eux...

Je reviens à moi, lorsque le bus passe dans un trou sur la route, je me rends compte que nous sommes en route pour notre mission, je saute sur mon siège, la bande me regarde.

Moi : mes amours, je sais ce que vous pensez, je pense la même chose, jamais, nous n’allons pouvoir oublier ces quatre personnes... Mais maintenant, il faut arrêter de pleurer, ok Hugo (sourire)

Hugo : ouais... Pas facile...

Moi : oui, je ne vous demande pas d’oublier, non, je ne pourrais pas, je vous demande simplement de vous reprendre et nous sommes sur le point de commencer notre nouvelle vie...

Antoine : Maëlys a raison, alors on arrête et on pense à nos aventures.

Antoine le dit avec le sourire, ce qui permet aux autres de la bande d’avoir, eux aussi, un sourire qui se dessine sur leurs visages.

Le reste du voyage se passe plus détendu.

Sophia : j’ai faim.

Alan : tu as toujours faim.

Hugo : si tu veux, j'ai un gros saucisson.

Sophia : je n'ai pas envie d’une petite bite sérieuse.

Tout le monde rigole.

Après un certain temps de route, nous rentrons dans un grand garage souterrain, nous prenons plusieurs ascenseurs, couloirs, escaliers, et enfin, nous rentrons dans une salle des réunions.

Nous parlons entre nous, Lucie et Lou, ouvre les armoires, les tiroirs, elles sont curieuses, Alan se caresse tranquillement l'entre jambes en regardant les fesses des filles.

Jusqu’au moment où la porte d’entrée s’ouvre d’un coup, nous voyons un homme qui entre

Giuseppe (sourire) : Hello...

Je me lève d’un coup et je me frotte les yeux.

Moi : non, ce n’est pas possible... Je rêve, c’est une blague ?

Giuseppe : non, tu ne rêves pas.

Je pousse le fauteuil, je vais vers lui, il me prend dans ses bras et me sert fort.

Alan : c’est qui le beau mec.

Amir : j’ai faim.

La bande rigole.

Moi : mais... Qu’ est-ce que tu fais là ?

Giuseppe : installe-toi, je vais tout expliquer (sourire).

À suivre.

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