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Nous sommes tous devant la porte, l’un à côté de l’autre

Moi : bon aller...

À cet instant, la bande fait un pas en arrière, je me retourne et les regarde.

Antoine : on t’aime, tu le sais, mais...

Sophia : on se chie dessus...

Moi : bande de couilles molle sérieuse... Je vais passer en première, vous avez intérêt à être juste derrière moi, ou sinon, je vous frappe... (sourire).

Quand on fait une menace, il faut toujours la faire avec le sourire, de cette manière, la personne comprend que tu ne lui en veux pas, mais, que tu vas bel et bien lui péter la gueule si elle ne respecte pas ce que tu lui as dit.

Je retourne, je prends mon sac.

J’avance, je suis devant la porte, je sens la chaleur qui vient de l’autre côté, je sens aussi le vent qui vient sur mon visage.

Je prends une grande respiration puis je passe, au moment où je passe, j’ai un frisson qui me parcourt le corps, le soleil me tape sur le visage, il fait déjà bien chaud, je respire à pleins poumons, l’aire est vraiment différente, je tourne sur moi-même, pas de maison rien, des prairies, à perte de vue, je me retourne, je vois la tête d’Antoine qui dépasse dans le vide.

Antoine : ça va ?

Moi : ne fais pas le con, passe...

Antoine : oui cheffe.

Ils passent l’un après l’autre.

Alan : pas de casque à pointe ?

Amir : ah ouais, ce n’a rien à voir avec la maison.

On entend une voix qui arrive vers nous, on met nos mains sur nos armes, je me retourne, je vois un homme qui arrive vers nous les mains lever.

Clément : je suis le sergent-chef clément, j’appartiens à l’unité Delta force.

Moi : je suis Maëlys, la cheffe de cette bande de fous (sourire).

Lou : bonjour beau mec

Clément : madame.

Lou : Madame ?...

Elle retourne avec la bande, elle tire la gueule.

Toute la bande rigole, je pense que c’est la première fois qu’on lui sort un “madame”.

Clément : votre passage s’est bien passé ?

Moi : oui très bien, alors, dites nous comment ça va se passer ?

Clément : l’équipe A s’occupe du sabotage, ils sont pour deux jours de notre position mon équipe et moi-même, nous devons rester ici pour protéger le portail, votre mission n’est pas la plus simple...

Moi : oui, mais comment on fait ?

Clément : à deux cents mètres sur votre droite, vous trouverez un champ, vous trouverez les deux voitures, pour plus de sécurité, je vous conseille d’attendre le soir pour circuler, nous avons vu beaucoup de véhicules nazis.

Moi : bien, c’est ce que nous allons faire.

Clément : laisse plusieurs minutes entre les deux véhicules, au cas où si l'un de vous est arrêté par une patrouille, vous jeunes êtes, alors, il ya peu de chances que vous aillez des problèmes, mais, avec eux, on ne sait jamais, dernier conseil, ne fait pas confiance aux gens que vous pouvez rencontrer, il y a des indicateurs de la gestapo ici, nous sommes arrivés, nous avons vu 20 personnes qui on était pris par ses fils de putes...

Vous allez avoir envie d’intervenir... Vous ne devez en aucun cas le faire... Vous en avez pour cinq heures de route, vous devriez être sur zone, juste avant le lever de jour, si vous pouvez récupère les objets, le cas contraire, vous de tout détruire, vous avez ce qui faut ?

On regarde tous Hugo.

Hugo : ouep, BOOM MOUAHAHHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Clément : heuu.

Moi : merci sergent, nous avons tous, et merci pour vos conseils, bonne chance à vous.

Clément : vous aussi madame.

Nous prenons nos sacs, puis nous allons tranquillement vers le champ.

Lou : on va faire quoi pendant toutes ses heures ? (Sourire)

Antoine (sourire) : on va se reposer, on s’occupera de ton cul en rentrant...

Lou (sourire) : d’accord.

Au bout des deux cents mètres, nous tombons sur-le-champ, les véhicules sont sous le filet de camouflage.

Moi : découvre un peu les voitures, pour ranger les affaires dedans, je veux un qui regarde le ciel et un qui regarde la route, les autres repos, changement dans quatre heures.

Alan prend les jumelles pour regarder le ciel, Lou monte à l’arbre, de son point d’observation, elle veut tout voir et tous entendre, de cette manière, nous n’aurons aucune surprise.

Le jour se lève doucement, je pense que je pourrais rester ici dans bouger toute la journée, mais malheureusement, nous ne pouvons pas, nous devons assurer notre mission...

Moi : Lucie, tu peux aller chercher Hugo.

Lucie : Hugo Tarzan (elle rigole.)

Moi (sourire) : ouais (humour de merde, sérieux) Amir et Alan à vos montures...

Amir : oui cheffe.

Alan : oui, la cheffe adore.

Lou : lèche boule sérieux. EUUH, c’est quoi, c’est voiture ?

Moi : euuh, je pense... Une traction

Alan : oh oui, la gestapo avait ça.

Amir : la FFI avait aussi pour la libération de Paris.

Moi : on dirait que tu ne dormais pas pendant les cours d’histoire. (sourire)

Amir : la non, c’était intéressant

Moi : pas faux.

Je tourne la tête Lucie arrive en courant.

Lucie : cheffe, problèm.

Je pose la main sur mon arme, l’équipe aussi.

Moi : quoi ?

Lucie : tarzan est bloqué sur ça branche...

Moi : sérieux ?

Sophia (sourire) : putain, elle est bonne celle-là.

Moi : soso (Sophia) quand je reviens les deux sont en route.

Sophia : oui cheffe de mon cœur ?

Moi : s’il te plaît

Sophia : pardon Maëlys, elles seront prêtes à partir quand tu seras là.

Moi : viens avec moi, Lucie, il a quoi ?

Lucie : il est coincé, son pantalon est pris dans une branche, il ne peut pas reculer, bouger, c’est la merde.

Moi : on va voir ça (sourire), pendant que je monte, tu gardes un œil sur a route.

Lucie : d’accord.

Nous arrivons devant l’arbre.

Moi : c’est cet arbre ?

Lucie : oui, je vais voir un peu plus loin.

Moi : putain, tu n'aurais pas pu prendre encore un plus grand sérieux ?

Hugo : pardon...

Je regarde Lucie, elle regarde la route, je regarde l’arbre, en quelques secondes, je suis en haut, je regarde partout, pour trouver le tarzan.

Moi : ah ouais... Comment tu as fait pour te coincer sérieux ?

Hugo : j’avais entendu du bruit, je voulais voir...

Moi : c’était quoi ?

Hugo : une vache...

Moi : what ?

Hugo : regarde dans le champ, des vaches...

Moi : ah (sourire) bon alors... Ok, c’est ton pantalon et ta veste, qui s'est pris dans les branches, ne bouge pas, je te décoince.

À cet instant, on entend le sifflet, signale qui veut dire que quelqu’un arrive.

Je vois Sophia qui remet la barrière du champ, Lucie arrive en courant, elle a son arme dans la main, en deux seconds, elle est avec nous.

Lucie : nazi .

Hugo : sérieux ? Putain

Moi : silence, personne ne bouge...

Entre les feuilles, j’arrive à voir le side-car qui arrive, je peux voir qu’il a une mitrailleuse lourde dessus, je vois Hugo, qui sort une grenade, je lui fais non de la tête, il comprend et la range...

On compte six véhicules qui arrivent, on voit un Allemand qui se lève, il dit quelque chose puis le convoi s’arrête juste en dessous de nous...

À suivre...

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