Chapitre 2.  Olympe fait ses débuts.

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### Olympe ###

Marc était fou ! La robe coûtait certainement un montant à 5 chiffres. Bon, Alexia avait une boutique de grande classe et malgré les prix affichés la clientèle défilait dans la partie « public » du magasin. À aucun moment Marc n’avait donné une indication de budget mais Alexia devait connaître la limite car elle avait écarté quelques robes qu’elle jugeait trop « bling-bling ».

En sortant du magasin Marc portait le sac contenant la robe et me regardait interrogatif.

– Marc, tu n’es vraiment pas raisonnable. Comment pourrais-je te remercier ?

– En étant belle ce soir ! Nous allons à une réunion philanthropique organisée par Ryan qui est administrateur de la Fondation, il est également mon associé et père de ma secrétaire Thalia. Tu verras qu’elle est belle comme Aphrodite, d’après Corina.

– Je n’ose pas te demander si tu as couché avec elle ?

– Oui, j’avoue qu’elle s’est égarée dans mon lit, mais c’était avant son mariage et sans que son père ne soit au courant. Mais je plaide non coupable, c’est elle qui s’est introduite en douce dans ma chambre d’hôtel à l’occasion d’une réunion du Conseil. Nous avons fait l’amour une seule fois, mais je n’ai jamais su ce qui la motivait. Elle a quitté la chambre aussitôt après une partie de plaisir extraordinaire sans un mot.

– Et depuis ?

– Elle est toujours ma secrétaire et je crois qu’elle m’aime toujours. Elle est grecque de par sa mère et américaine comme son père. Elle a épousé son mari, américain, je crois sur recommandation de son père. Elle m’a confié un jour qu’elle était heureuse.

– Je suis curieuse de la rencontrer ce soir, dit Olympe.

– Je suis certain que vous deviendrez de bonnes amies.

– Et Corina dans tout ça ?

– Oh elle sera là ce soir aussi, avec Lora sans doute.

– Tu en es certain ?

– Oui car je les ai obligées de passer chez Alexia, pour ne pas paraître abandonnées.

– Marc, tu les aimes aussi fort que tu leur offres des robes hors de prix ?

– Je ne veux pas de jalousies, mais ne t’inquiète pas tu seras la plus belle.

Il ajouta encore :

– Corina est directrice de la Fondation et Lora dirige comme toi une équipe. Donc il est normal qu’elles soient présentes ce soir. Mais cette nuit, tu seras seule avec moi.

– Marc, comment fais-tu pour garder tes amies et collaboratrices en harmonie ?

– Non, pas par le sexe, même si tu penses d’abord à ça, mais par l’amitié et l’estime. Corina s’est écarté à son initiative et donc n’est pas jalouse.

– Ah oui, avant que je ne l’oublie, cet après-midi, une dame viendra te coiffer et te maquiller légèrement. C’est une amie de Maman qui a vraiment du talent. Je voudrais que ce soir tu te sentes belle. Maintenant tant qu’on est dans le centre-ville, allons choisir tes chaussures, juste pour compléter ta panoplie, mais choisis des chaussures qui ne feront pas souffrir, car la soirée sera longue.

Le magasin était à quelques pas, la vendeuse connaissait Marc et lui fit la bise à son arrivée. Elle m’accueillit très spontanément, sans chichi et me proposa des talons raisonnables, qui me permettraient de rester longtemps debout.

À la fin de l’après-midi, la maquilleuse/ coiffeuse se présenta à l’appartement de Marc. Angela était vraiment heureuse de revoir Marc. Elle me prit à part, pour me connaître un peu puis me suggéra de laisser ma coiffure sauvageonne et un maquillage en harmonie à ma peau de grecque. Elle conseilla aussi de laisser pousser mes cheveux plus longs et de les coiffer en chignon simple pour les abriter sous la calotte pour les opérations.

En ressortant de la chambre, je vis dans les yeux de Marc qu’elle avait fait de l’excellent travail. Je ne voulais pas abîmer son travail et fis juste une bise délicate sur la joue de Marc. Je lui murmurai que ce soir, je prendrai ma revanche.

Angela, resta encore pour boire le thé proposé par Marc, elle demanda des détails de ma vie et de ma profession. Elle fut heureuse d’apprendre que j’étais active dans l’œuvre de son amie Eileen. Elle me souhaita une belle soirée et embrassa Marc maternellement.

Le soir venu, je revêtis ma robe de princesse et puis Marc appela la limousine qui nous conduisit à l’hôtel où se tenaient la réception et le dîner. Marc me tenait affectueusement la main pendant le trajet et garda ma main en entrant dans le bâtiment.

Comme je m’y attendais un peu, notre entrée fut très remarquée et beaucoup de convives vinrent vers nous pour nous saluer. Marc à chaque fois me présenta avec mes qualifications et mon rôle dans la Fondation, en insistant que j’étais une amie très chère.

Je fis très attention aux boissons qui circulaient entre les invités, évitant les boissons alcoolisées et je ne fis que tremper mes lèvres pour éviter de devoir trop courir aux toilettes.

Corna et Lora vinrent me faire la bise, en me complimentant pour ma robe. Je dus reconnaître que leurs robes étaient très réussies également. Puis Marc me présenta à Ryan et sa fille lorsqu’ils entrèrent dans la salle. Effectivement Thalia était vraiment très, très belle, malgré la présence de son père, elle donna un baiser délicat sur les lèvres de Marc puis me fit la bise sur le joue.

– Olympe, je suis heureuse de te rencontrer, tu me permettras de te tutoyer, car nous serons certainement appelées à nous contacter souvent. Je vois que Marc t’a emmené chez Alexia ! Tu es splendide.

– Mais Thalia, je te retourne le compliment tu es la plus belle de la soirée au bras de ton père.

– Oui répondit-elle, il ne manque que deux personnes qui me sont très chères : Maman et Eileen, sans elles, la Fondation n’aurait pas l’aura et la sympathie des présents. Je suis heureuse que Marc te met en valeur, car grâce à toi et Lora, l’association remplit vraiment son objectif : réparer et guérir les enfants victimes des accidents de la route.

– Thalia, Marc fait aussi appel à des chirurgiens extérieurs qui font des miracles.

– Oui je suis au courant, récemment un de vos anciens professeurs à Lora et à toi est venu de Lausanne pour opérer une victime dont le cas était désespéré.

– Oh, mais tu es au courant de tout !

– Olympe, je suis le bras droit invisible de ton ami ! On en reparlera. Je suis vraiment contente de votre relation.

– Merci Thalia, c’est quand même grâce à toi que la Fondation réunit les finances pour fonctionner.

– Oui, mais c’est Marc qui les fait fructifier. C’est un homme très prudent pour les investissements financiers.

Puis elle me donna encore une bise avant de continuer sa tournée des invités. Puis je sentis la main de Marc sur mon bras.

– Tu ne seras pas trop perdue ce soir, tu es à ma gauche, à côté de Ryan. À ma droite j’aurai Thalia car elle doit attirer des bailleurs de fonds.

– C’est toute une organisation ces soirées.

– Oui Olympe, nous sommes tous des rouages d’une grande machine. Ces soirées philanthropiques rapportent beaucoup d’argent ! d’autant plus que la salle et le repas sont offerts.

– Marc, je réalise à peine de l’honneur que tu me fais. C’est vraiment une récompense.

– Oui, c’est pour te remercier pour les heures de salle d’op’ que tu prestes et un peu aussi pour l’amour que je te porte.

– Tu es trop gentil Marc.

– Non, je suis sincère.

Pendant le repas, beaucoup de personnes vinrent saluer Ryan ou Marc, certains donnèrent discrètement un chèque ou un papier.

À la fin du dîner ce fut Thalia qui rassembla les dons reçus par Ryan et Marc. Comme nous étions levés de table, Thalia ferma le cercle autour de nous pour annoncer le chiffre provisoire de vingt-cinq millions Euros. Thalia ajouta que le chiffre était provisoire car certains dons étaient libellés en dollars US.

Je dus m’accrocher au bras de Marc, je ne m’attendais pas à un montant pareil. Marc me fit remarquer discrètement que c’était une « petite » soirée.

– Beaucoup de personnes n’ont pas fait le déplacement à cause du virus. Les présents sont tous vaccinés.

– La soirée tire à sa fin ? demandais-je.

– Oui, Olympe on ne va pas traîner non plus.

Ryan et Thalia me disaient au revoir.

– Olympe, je te téléphonerai bientôt pour qu’on se voie entre filles, je suppose que tu n’opères pas le week-end ?

– Effectivement, sauf urgence, ce n’est arrivé qu’une seule fois.

– Ah oui, l’accident du bus.

– Décidément Thalia, tu es au courant de tout !

– Non Olympe, je ne suis pas au courant de ce qui se passe dans le lit de Marc, dit-elle en riant.

Son sourire était éclatant.

– Amusez-vous bien ce soir, dit-elle en partant.

Nous sortions également, Marc avait appelé discrètement le chauffeur de la limousine qui nous attendait effectivement devant l’hôtel.

Dans la voiture, je fis part à Marc de mon opinion sur Thalia.

– Marc, je devine que Thalia t’est précieuse, elle est vraiment très sérieuse comme collaboratrice.

– Oh, oui. Elle me suit dans le monde entier, je crois qu’elle m’a injecté une puce électronique sous la peau. Rassure-toi, c’est une boutade !

– Oui, elle m’a confié qu’elle ne suivait pas tes activités au lit.

– Non ce temps-là est révolu, dit Marc avec un sourire espiègle.

– Tu regrettes ce temps-là ?

– Non, c’était un jeu, son papa ignore tout de nos galipettes.

– Elle m’a invitée pour une soirée entre nous. Tu n’as pas d’objection ?

– Non au contraire, elle va bientôt demander ton agenda électronique en copie.

– Dans quel but ?

– Pour fixer les prochaines soirées, car tu es invitée à toutes les futures réunions. Vérifie ton passeport pour sa date de validité. On en parlera demain.

Entre-temps la voiture était arrivée à la marina. Marc remercia le chauffeur, j’étais contente d’être arrivée. Marc, me donna un coup de main pour enlever la robe.

– Tu pourras encore la mettre mais pas à une autre soirée ici à Athènes. Alexia te préparera une petite série de robes, maintenant qu’elle dispose de tes mensurations.

– Tu n’es pas sérieux ?

– Oui, mais ce soir, non, maintenant tu n’as plus rien sur toi et je te veux dans mon lit.

– Oui, je te dois bien cela, après cette belle soirée.

Il me poussa sur le lit en surprise et se coucha à mes côtés.

– Olympe, c’est moi qui te remercie, pour ta compagnie. J’ai pu me maîtriser entre toi et Thalia, mais cette nuit je voudrais t’aimer et demain tu pourras soigner tes patients.

– Oui, la fête est finie mais je ne dois être à l’hôpital que début d’après midi. Tu as donc le temps de te défouler. Thalia t’excite encore à ce point ?

– Oui, mais c’est toi qui vas assouvir mon désir.

– À votre service mon seigneur.

Marc reprit son jeu favori, sa bouche inonda mon corps de baisers et se permit même des suçons à des endroits discrets. Lorsque sa langue se faufila entre mes lèvres intimes, je pris sa tête pour freiner son ardeur, peine perdue ! L’orgasme me terrassa et je ne pus me retenir.

– Marc viens maintenant ta langue, c’est merveilleux, mais je veux ta verge. Donne-moi tout.

Il me garda, une bonne partie de la nuit, je ne comptais plus les extases, il ne me laissa qu’après avoir tiré sa salve. Puis s’endormit en me gardant dans ses bras.

NDA : la suite bientôt, je vais d’abord terminer le deuxième tome de « nuits africaines »

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