13
— Papa…
— Diane ! On se faisait un sang d’encre !
Il avait répondu à la première sonnerie. C’était un tel soulagement, l’amour d’un être cher. Mais l’heure n’était pas à ces épanchements.
— Papa, j’ai été enlevée…
Elle avait lutté pour ne pas bafouiller, pour ne pas pleurer. Le silence, au bout du fil, dura quelques secondes précieuses.
— Dis-moi… tout ce que tu peux, ma chérie.
La police était surement là, déjà.
— C’est… des gens de l’Est. Ils ont… tué Brice, papa...
Elle pleura, c’était irrépressible. La voix de son père vibra d’une panique contenue.
— Ma… ma puce… C’est dur mais… concentre toi… Tu es où ?
Elle retrouva un calme relatif pour lui livrer ce qu’elle avait appris sur son triste sort :
— Dans… dans un coffre… On était… dans une carrière… Ils m’emmènent à un avion. Ils sont deux. Pour le compte d’un autre. Qui veut me… Aide moi, papa ! J’ai tellement peur !
— Je suis là… mon amour…
Non, il ne l’était pas. La voiture ralentit urgemment pour stopper sa course, elle était compromise.
— Papa, ils savent ! J’ai peur !
— Ça va aller… mon trésor…
Mais non bien sûr, ça n’allait pas aller. Son père le savait, il fondit en larmes, dévasté. Le coffre se rouvrit sur le gros bonhomme. Un regard bref et vide, pour évaluer la situation. Il abattit lourdement son poing, percuta son visage en choc sourd. Sa mâchoire craqua, brisée. Elle n’en croassa pas moins un appel à l’aide.
— Pa… paaaa…
Une seconde fois, sans retenue, sur son front. Elle se tut. Il se saisit du téléphone, coupa court aux hurlements du père. Puis se tourna vers son comparse d’un calme qui augurait un ouragan.
— Qu’est-ce tu lui as dit ?
Vlad répondit penaudement, mais avec franchise :
— Qu’elle allait prendre l’avion. Qu’elle allait servir de pute à….
Oleg dégaina et l’abattit d’un même geste. La balle dessina un cercle pourpre sur son front, une larme de sang coula entre ses yeux, Vlad s’écroula, mort.
Il fit une pause sur cette constatation équivoque : il bandait comme un taureau. Quel grand mystère que son propre corps. Cette fille lui apportait son lot d’emmerdes, il avait bien droit à une compensation.
Il la rejoignit, elle était encore dans les vapes. Il la manipula avec facilité, faisant basculer ses jambes dans le vide, son buste retenu à plat ventre par le bas du coffre.
Il envisagea qu’elle était vierge et que le patron voudrait la dépuceler. Pas touche à son sexe, son cul ferait son office. Il la défroqua avant de libérer son chibre, frappa ses fesses pour attendrir sa chair. Elle commença à se trémousser, il la contraignit d’une main, enserrée autour de sa nuque.
Sa queue força son orifice serré, elle hurla sa stupéfaction d’un cri rauque.
— C’est comme ça…
Il la profana encore, elle endura.
— … qu’on dresse…
Maintenant, elle tressaillait sous lui de pleurs muets.
— … les chiennes comme toi !
La troisième fut la bonne. Il se déchargea, répandant son foutre dans et sur son cul. Il se navra de ce plaisir fugace. Une réaction physiologique plus qu’autre chose. Il tira négligemment sa culotte et son jean pour la couvrir, avant de la ranger dans le coffre, menottes dans le dos, bâillon compris. Comme la marchandise qu’elle était.

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