3 - Attention les dégâts !
Théo franchit à son tour le seuil de la chambre et s'approche. Il prend Marie dans ses bras.
Les bouches se joignent.
Les lèvres au contact, Théo ose la langue.
Après une petite résistance, la porte s'ouvre.
Les langues se défient.
S'unissent.
Les effets dans son cœur et dans son slip sont instantanés.
Une bouffée d'Amour et de désir le submerge.
Enfin, se dit-il, Marie baisse sa garde.
Sur le moment il ne regrette pas tous ces mois d'attente et de frustration.
Son désir en est décuplé.
Ces mois pendant lesquels il a perçu les rires de ses copains dans son dos et il imaginait leur commentaires.
« Le puceau n'a pas encore mis son petit Jésus dans la crèche » ou « la pucelle ne se consume toujours pas faute de tirage »
Sa bite est à l'étroit.
Il serre Marie contre lui.
Il veut qu'elle sente son érection contre son pubis.
Et que la dureté lui donne la mesure de son Amour et de son désir.
Au diable les sites internet. Vive la spontanéité.
Cette nuit va être d'enfer et il va mener Marie au paradis.
La déshabiller, oui c'est ça . Il la veut nue d'abord.
Il passe les mains dans le dos de Marie, à la recherche de la fermeture. Il tâtonne, il hésite et finit par trouver le zip.
C'est qu'il n'a jamais encore ouvert une fermeture à l'aveugle. Vous ajoutez là-dessus l'impatience et la tension et vous comprenez aisément la difficulté de Théo.
Théo, tétanisé par sa maladresse, espère que les bonnes dispositions de Marie ne vont pas s'évaporer.
M..... !! La fermeture est coincée ! Il force. Il maintient la robe d'une main et de l'autre tire sur le zip. Rien à faire.
Désastre !!
Si la nuit commence par du bricolage, il est cuit.
Et ce n'est pas le moment d'aller consulter sur sa tablette "décoincer une fermeture éclair pour les Nuls"
Marie a sans doute compris son désarroi.
Ou lasse d'attendre ?
D'elle-même, elle s'assoit puis s'allonge sur le lit en remontant sa robe au-dessus de sa taille.
Théo découvre une magnifique culotte blanche avec quelques dentelles, ultime et fragile défense du trésor convoité.
Une trace d'humidité.
Il se dit qu'il est bien heureux de la faire mouiller.
Naïf Théo.
Il est ébloui par ce spectacle et son cerveau entre en ébullition.
Sa bite gagne en vigueur.
Tout ce qu'il a vu sur Internet, il le vit dans la vraie vie. Et en beaucoup mieux.
Marie le veut. L'attend. Prête à le recevoir.
Est-ce qu'il doit lui enlever la culotte avant de se déshabiller ? Encore une alternative qui le met en surchauffe.
Il opte pour la deuxième solution.
Il se retrouve rapidement nu, le sexe fier, les vêtements éparpillés sur le sol.
Il s'agenouille entre les jambes de Marie et lui descend la culotte. Marie lui facilite le passage en soulevant les fesses.
Il se dit qu'il a fait le bon choix.
Le sexe de Marie lui apparaît et ce n'est pas un mirage. Ce n'est plus un rêve.
A porter de doigts.
Il pourrait le toucher.
Il est en fusion.
Doit-il mettre sa langue ? ses doigts ? ou s'allonger lui aussi ?
Il ressent une urgence mais la prude Marie pourrait s'en offusquer !
Naïf Théo.
Il choisit de s'allonger contre elle. Sur elle.
Une robe de mariée tire-bouchonnée ce n'est pas très confortable.
Enfin. Il verra plus tard pour la fermeture.
Chaque chose en son temps.
Marie, bonne fille, glisse sa main entre leur corps, lui prend la queue. et la caresse doucement.
Et là, Théo réalise que rester une semaine sans se masturber n'était pas une bonne idée.
Le désir est trop intense.
Le plaisir monte le long de sa tige et il jouit sur la main, les cuisses, la robe de Marie.
Naïf Théo.
Une semaine de .
Deux ans de frustration.
Attention les dégâts.
Ce n'est pas la vierge immaculée, mais plutôt maculée.
« Mais c'est dégoûtant ! »
Marie n'avait encore jamais vu, dans sa vie réelle, un sexe d'homme en érection et bien sûr encore moins un sexe qui en expulse le contenu. Elle est décontenancée et dégoûtée par cette matière poisseuse qui coule sur elle.
Elle a lu des livres avec des scènes d'amour. Elle a consulté des articles.
Elle sait comment se font les enfants.
Elle n'est pas niaise.
Mais elle a été surprise.
Elle ne pensait pas que ça giclerait aussi vite, sans prévenir.
Le répulsion l'a emporté, et son cri a été spontané.
Elle s’essuie la main et les cuisses avec le drap, repousse Théo, se lève et quitte la chambre sans réfléchir.
La raison est absente dans son comportement.
La colère est sa guide.

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