8 - La frontière est franchie
Josepha, la main sous son menton, lui relève le visage et effleure ses lèvres d'un baiser furtif.
Un baiser pudique, mais tellement sensuel.
Une onde traverse Marie.
Un baiser qui déclenche dans son corps une réaction en chaîne.
Elle n'y croit pas. Elle prend peur, veut se dégager mais ses muscles ne répondent pas.
Et les lèvres à nouveau se joignent.
Et toujours avec une douceur que Marie n'a jamais connue. N'imaginait pas.
Une envie incontrôlable l'empêche d'éviter les lèvres de Josepha.
Au contraire, elle finit par les chercher.
Oui, ce sont des baisers comme elle les avait rêvés.
Elle s'affole.
Elle en raffole.
Des mains frôlent son ventre, ses seins et elle découvre petit à petit le désir.
Elle s'enhardit pour caresser Josepha.
Elle qui n'avait touché que ses propres seins goûte au plaisir de câliner la poitrine d'une autre.
Pierre et Paul ne sont pas indifférents à ce qu'ils considèrent comme les prémices de jeux sexuels qu'ils affectionnent.
Ils les rejoignent sur le canapé et s’assoient de chaque coté. Les encadrent.
Chacun caresse la femme prés de lui.
Que se passe-t-il dans la tête de Marie ? Une vie sous contrôle qui éclate.
Une vie trop longtemps raisonnable.
Marie a maintenant quatre mains sur elle, une bouche féminine sur ses lèvres et une masculine dans son cou.
Et elle se sent bien.
Elle quitte même les lèvres de Josepha pour les offrir au garçon qui la serre. Paul.
Rien à voir avec les lèvres de Josepha.
Elle y retourne.
Des mains soulèvent sa robe. Celles de Paul..
Effleurent ses cuisses, son sexe, lui provoquent des sensations que Nicolas avaient réveillées il y a peu. Elle laisse échapper des soupirs.
Ses jambes s'écartent.
Josepha n'est pas préteuse.
Elle n'est pas non plus voleuse. Elle est convaincue que Marie doit connaître le sexe d'un homme avant de choisir son camp.
Peu lui importe le propriétaire du sexe. Pourquoi pas Paul.
Des doigts la pénètrent, vont et viennent doucement et ses gémissements s'évanouissent sur les lèvres de Josepha.
Marie est consentante, elle ne veut plus être la pucelle dont tout le monde se moque.
Elle en oublie Théo. La lucidité s'est fait la malle.
Josepha est sa guide. Elle la fait mettre à quatre pattes sur le canapé, face à elle, et remonte sa robe pour dégager ses fesses.
Derrière elle, le pantalon baissé, Paul dirige son sexe vers son antre inviolé.
D'abord une douleur.
Josepha la serre contre elle, la caresse. La réconforte. L'embrasse.
Paul interprète les regards que lui lance Josepha et laisse Marie reprendre ses esprits avant d'entreprendre des vas et viens, dans un premier temps avec lenteur, puis de plus en plus énergiques, en maintenant Marie aux hanches.
Une levrette pour déduter sa vie sexuelle, il y a pire !
Une explosion sensorielle.
Le garçon est très excité et cela se comprend. Mettez vous à sa place. Ce n'est pas tous les jours qu'il baise une mariée avant le mari.
Aussi il ne tient pas très longtemps.
Mais assez de temps pour que Marie, pour laquelle tout est nouveau, soit submergée par le plaisir.
Elle retrouve son souffle dans les bras de Josepha.
Elle a joui. Oui et elle en éprouve une certaine fierté.
Josepha se lève, prend sa main et l’entraîne dans la chambre nuptiale.
Elle est plus adroite que Théo pour lui enlever la robe, puis le soutien-gorge.
A son tour elle se dévêt.
Nues face à face, les poitrines se touchent, les tétons se frottent.
Marie est gagnée par la folie de cette nuit. Elle se découvre un appétit qu'elle ne soupçonnait pas.
Elles se prennent dans les bras pour un nouveau baiser. Marie ne se lasse pas de ces lèvres tellement douces et sucrées.
De ce corps tellement tendre.
Elles s'allongent sur le lit.
Marie ne se lasse pas non plus de la peau de Josepha. Elle caresse, elle embrasse, elle lèche, elle mord.
Affamée et assoiffée.
Elle donne et elle offre.
Elle laisse aussi Josepha déguster toutes les parcelles de son corps.
C'est tellement délicieux !
Tellement inattendu !
Josepha se glisse entre ses cuisses et vient boire à sa source encore imprégnées de la semence de Paul.
La langue la fouille, titille son bourgeon, le mord.
Et Marie est entraînée vers une nouvelle jouissance.
Elle se lovent l'une contre l'autre.
A nouveau bouches collées.

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