Le Manoir - 15
— Voilà la catin rousse, Grand Maître !
Le nouveau Minotaure – un homme aussi brutal que le Majordome, mais qui, heureusement, n’a pas encore obtenu le droit de me violer – me jette aux pieds de Hadès. Ce dernier, avec un bref signe du menton, lui fait signe de partir.
La porte du bureau lambrissé se referme lentement. Je suis seule avec lui, désormais.
— Maître Hadès… commencé-je en relevant timidement les yeux, dans l’idée de plaider ma cause.
Après tout, il m’apprécie. Un petit peu. J’ai déjà obtenu des choses de lui. Je peux y arriver, si je suis assez habile.
Mais sa voix glaciale tombe comme une lame de guillotine.
— Thanatos m’a tout raconté.
J’attends la suite, tremblante. Qu’est-ce que Thanatos lui a raconté, exactement ? Qu’il a trouvé Damian dans ma cellule, sous les draps ? Ou plus ? Et dans quelle mesure cela pourrait-il fâcher Hadès, lui qui m’a déjà proposée à ses fils ?
— Maître Daimon était juste venu me rendre visite pour…
— Oh, je sais pourquoi mon fils est venu, réplique Hadès en tapotant son cigare dans sa paume. Je le connais pas cœur. Il a déjà essayé de plaider ta cause le premier soir : il voulait que je te conduise dans sa chambre, directement… tu sais, j’ai toujours eu des problèmes avec Damian. Il est difficile, rebelle. N’en fait toujours qu’à sa tête. Et il est amoureux de toi. Mais c’est aussi un garçon qui gardait des cadavres d’animaux dans des boîtes à chaussures sous son lit, à la maison, et qu’on nous renvoyait de l’école parce qu’il avait planté un compas dans la main de son camarade, dessiné des pendus ou écrit un poème sur la beauté d’une femme en décomposition. Il fait une fixette sur toi car il te voit comme un genre d’Elizabeth Siddal[1], une muse inspirant ses premiers émois de jeune homme romantique. Je connais ça : je me suis marié jeune, et je n’ai plus jamais ressenti la même intensité après. Les émotions de la jeunesse... Mais Damian s’en remettra. Tu n’es pas pour lui : il est l’héritier d’une longue et auguste lignée, et je lui ai déjà trouvé une épouse.
Qui parle de l’épouser ? ai-je envie de hurler. Je veux juste rester en vie. Est-ce trop demander ?
— Qu’est-ce que… qu’est-ce que vous allez me faire ? osé-je demander, la voix tremblante.
Hadès visse son regard incandescent sur moi.
— Tu mérites d’être punie, dit-il en recrachant sa fumée dans un nuage opaque. Pour ta trahison. Ensuite… eh bien, je suppose que je devrais me débarrasser de toi. Pour de bon.
La terreur me coupe la respiration.
Ça y est. Ça arrive. La fin de la course.
Je croyais le souhaiter, à certains moments. Mais la vérité, c’est que j’ai envie de vivre. J’ai enduré tout ça, pendant ces longs mois… je me suis adaptée, j’ai appris à survivre. Mais tous mes efforts auront été vains : je vais finir dans la terre grasse et détrempée de pluie du parc, comme d’innombrables victimes…
— Je vous en supplie, tenté-je en le regardant écraser son cigare dans une coupelle en argent massif. Punissez-moi tant que vous voulez, mais ne me tuez pas. Je peux vous servir. Je vous ai toujours obéi fidèlement… je croyais que je devais obéir à Damian, aussi !
La claque qu’il m’assène me jette par terre. Ma joue reste collée sur le tapis, brûlante, tandis qu’il marche vers une étagère.
— Je vais te fouetter, Megane, dit-il lentement en sortant une courte cravache de cuir de son placard à jouets. Jusqu’à ce que ton cul soit écarlate et que tu demandes grâce. Ensuite, tu vas t’étouffer sur ma queue. Je te baiserais sans doute une dernière fois - très fort, à t’en démolir le fion -, puis tu seras reconduite dans ta cellule, où tu resteras, seule, jusqu’à ce que j’ai définitivement statué sur ton sort.
— Pitié, Maître, gémis-je en rampant jusqu’à lui. Épargnez au moins ma vie…
Jamais de mes vingt ans d'existence je ne me suis sentie aussi pathétique. Mais il s’agit de survivre à ça. À n’importe quel prix.
J’accroche son pantalon, couvre ses chaussures de baisers. Il contemple ces démonstrations de soumission en silence, sans rien dire. Puis, soudain, il me saisit par les cheveux.
— Une vraie chienne, murmure-t-il en m’amenant à sa hauteur. Relève-toi.
Je hausse timidement les yeux vers lui, pleine d’un nouvel espoir. Il aurait pu me jeter à terre, me piétiner. Mais il a choisi de me relever, de me mettre à son niveau. Enfin, presque, car il est si grand, par rapport à moi, que je ne peux rien faire d’autre que poser ma tête contre sa poitrine.
— Écarte-toi, grince-t-il tout de même. Tu n’as pas mérité ma clémence !
Mais ses doigts effleurent mes hanches, ma taille. Il flatte mes courbes, puis descend sur mes fesses, qu’il attrape à pleine main.
— Quel gâchis. Une belle femme comme toi… tu étais faite pour combler un homme, pas pour ramper à ses pieds.
Oui. Oui, il faut me relâcher…
— Maître… tenté-je.
— Cultivée, en plus. Et cette voix magnifique, quand tu chantes Homère… quel dommage de ne pas t’avoir rencontrée dans d’autres circonstances, et séduite dans les règles de l’art.
— Mais vous m’avez séduite, Maître Hadès, continué-je en frottant amoureusement ma joue contre son torse puissant. Je vous appartiens.
La pointe de sa cravache vient se glisser entre mes jambes. Elle fait tinter mon anneau, me laissant toute tremblante, puis s’aventure plus loin.
— Tout ça, c’est de la faute de mon fils. Ce bon à rien de Damianos, ce rebelle… s’il t’avait ramenée à dîner à la maison un jour – seule, et pas un soir de bacchanale -, je t’aurais accueillie dans ma famille, ravi qu’il se soit sorti les doigts et trouvé une copine si distinguée, au lieu d’espionner les jolies filles à la bibliothèque en béant aux corneilles.
— Je peux être avec lui, si c’est ce que vous voulez, murmuré-je, un peu haletante.
La tige de cuir glisse lentement le long de mes lèvres intimes, d’avant en arrière. Je sens mon clitoris se tendre, et mes cuisses s’humidifier.
— Non. C’est trop tard. D’autant plus que j’ai goûté au fruit défendu… tu es à moi, désormais, marquée à mes armes. Ton vagin, ton anus, ta bouche, sont faites à la mesure de ma queue. Tu sais comment me faire plaisir, et tu y as pris goût. Je refuse de te céder. Damian me succédera un jour, c’est certain, mais je ne suis pas encore mort. Je suis dans la force de l’âge, et je peux encore tendre une arbalète... Lui, il va devoir patienter, avant de pouvoir planter son jeune dard dans des croupions comme le tien.
D’un geste sec et soudain, Hadès arrache la cravache de ma fente. Quelques gouttes de cyprine volètent alors que le cuir siffle dans l’air. Prise d’un terrifiant mélange de peur et de désir, je me presse un peu plus contre sa cuisse, ne tardant pas à sentir son érection massive sur ma hanche.
Il bande. C’est bon signe.
Hadès me force à relever le menton avec le bout de sa cravache mouillée.
— Penche-toi. Tête en bas, cul en l’air.
Je lui obéis. Ma chevelure tombe en avant comme un rideau, et je le sens passer la main dedans, pensivement. Ses longs doigts jouent avec mes boucles, alors qu’il tourne autour de moi, appréciateur. Je ne vois que le cuir brillant de ses chaussures chères, et le tapis moelleux sur lequel il marche. De nouveau, je sens la lanière à l’extrémité du stick venir agacer mon clitoris, effleurer ma fente. Puis elle vient tapoter la partie charnue de ma fesse droite, doucement.
Le cuir s’abat dans un claquement sec. La morsure de la cravache m’arrache un cri, plus de surprise que de douleur. Mais le second arrive tout de suite. Je crie plus fort, et me mord la lèvre.
Ne crie pas. Il était dans de bonnes dispositions…
— Pitié, Maître Hadès… pas si fort…
— Pitié ? grince-t-il. Tu t’es offerte à mon fils comme une petite traînée. Tu mérites ta punition ! Dis-le.
— Je… je sais que je le mérite… gémis-je en sentant les larmes couler.
Un troisième coup claque sur mes fesses, impitoyable. Puis une quatrième. Un cinquième… cette fois, je ne peux plus retenir mes cris. Je me tortille dans tous les sens, les bras ballants et la tête en bas, tentant d’échapper à la punition sans trop avoir l’air de la refuser. Je sais que c’est pire, sinon, et qu’il me fouettera encore plus.
— Demande-moi d’y aller plus fort, ordonne-t-il.
— Plus… plus fort, Maître Hadès… sangloté-je, presqu’incapable de parler.
Il me donne encore cinq coups, puis s’arrête brusquement.
Le bruit d’un siège qu’on tire me distrait un peu. Il se laisse tomber dessus, puis me tire vers lui, par les cheveux. Je hurle alors qu’il me balance sur ses genoux, et continue à me cravacher avec une nouvelle énergie, comme s’il me donnait la fessée. Les coups pleuvent sur mes fesses, mes cuisses, le bas de mon dos. Pendant ce temps-là, il maintient ma tête sur son pantalon, me forçant à inspirer son odeur mâle, elle et seulement elle. Son érection presse contre mon ventre comme un poignard. Il est entièrement en moi. Sa volonté, sa rage. Je ne suis plus qu’une possession, soumise à son bon vouloir.
Enfin, il s’arrête. Il balance enfin sa cravache par terre, me laissant pantelante, ensanglantée. Sa main tâte ma chair meurtrie, la caresse, et un long frisson me traverse. Ma peau me brûle, mais j’ai froid, très froid.
Ses doigts se glissent dans mon vagin trempé.
— J’ai jamais connu de fille à qui le fouet faisait autant d’effet, tu le sais, ça ? Une vraie petite pute.
— Oui, Maître Hadès.
Que répondre d’autre ? C’est ce qu’il veut entendre.
Sa main emprisonne mon visage, caresse ma gorge. Puis, brusquement, il tire ma tête en arrière, m’empoignant par les cheveux.
— À genoux.
C’est l’heure de la pipe. Je préfère ça au fouet, car cela me donne un tout petit levier d’action sur lui. Si je le suce bien, il peut encore changer d’avis, et décider de me garder encore un peu. C’est en m’appliquant à chaque fellation, aussi, que j’ai réussi à garder mon intégrité buccale. J’ai bien retenu la toute première leçon, celle de Kitty. La pauvre ne pouvait pas parler, mais elle s’est tant activée sur Thanatos ce premier soir de captivité que j’ai compris son message.
Suce-le comme si ta vie en dépendait, car c’est le cas. Pompe-le jusqu’à la dernière goutte. Laisse-le pantelant, haletant, repu de plaisir. Et alors, peut-être que tu éviteras de subir ce que j’ai subi, et que tu vivras plus longtemps.
C’est ce que j’ai l’intention de faire, encore une fois. J’ai déjà léché ses grosses couilles en geignant comme si ça me rendait folle de désir, me suis étouffée sur sa queue un nombre incalculable de fois. Je peux faire encore mieux, aujourd’hui. Me rendre si indispensable qu’il en oubliera sa colère, et la jalousie malsaine qu’il ressent envers son propre fils. Alors, je m’attèle à débouler sa ceinture avec un empressement calculé, papillonnant des paupières face à la bouffée de musc qui envahit me narines, comme si sa bite était le plus beau cadeau qu’on puisse me faire et que j’étais impatiente de la recevoir. Lorsque sa queue engorgée et veineuse apparaît devant moi dans toute sa vénéneuse virilité, je passe ma langue sur mes lèvres pour les humidifier, feignant une envie irrépressible de le gober.
Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Hadès fait partie de cette petite proportion d’hommes très très bien membrés, et pour accommoder sa verge massive, je suis obligée d’ouvrir la bouche à m’en déboiter la mâchoire. Lorsque son extrémité vient taper le fond de ma gorge, je suis obligée de réprimer un haut le cœur. Mais j’y arrive. Sa queue épaisse vient se caler lourdement jusqu’au fond de ma cavité buccale, comme un gros serpent avide.
— Ah, Megane. Tu la prends si bien… soupire-t-il. Dommage que je doive me résigner à me séparer de toi.
Mon cœur s’accélère. Non… ne me tue pas…
— Je vous en prie, Maître, gémis-je en relâchant sa verge, permettez-moi de me racheter !
Hadès gronde de frustration et pousse son bassin vers moi, m’obligeant à le reprendre en bouche.
— Suce-moi comme il faut et on en reparle après, grogne-t-il.
Je m’empresse de ravaler sa queue bien au fond, comme il aime, en poussant quelques geignements feignant le plaisir. Ma langue lèche chaque centimètres de sa hampe épaisse, chaque veine engorgée, tandis que mes lèvres, contractées au point d’en avoir des crampes, s’activent à pomper sa queue. Son gland volumineux bute sur ma glotte, manquant de me faire vomir à chaque poussée, mais je tiens bon. Il faut que je lui fasse la meilleure pipe de sa vie. Qu’il ait envie de me garder.
Il réprime un grognement, sa main venant saisir ma tête.
— Qu’est-ce que tu fais ça bien… tu te donnes du mal, ça se sent. J’avoue que cette petite bouche chaude me manquera !
Je lâche sa queue un moment, la laissant rebondir sur ma joue, et relève un regard faussement ingénu sur lui.
— Maître Hadès, laissez-moi continuer à vous faire plaisir tous les jours, j’aime tellement ça…
Les yeux baissés et la moue méprisante, il me fixe sans rien dire.
Puis il éclate de rire. Un rire sombre, méchant.
— Ma petite perle… quelle superbe comédienne tu fais ! Ferme-la pour de bon et bouffe ma queue. Si j’ai pas juté dans ta gorge d’ici deux minutes, je t’arrache les dents moi-même.
Le changement de ton soudain me fait comprendre l’urgence de la situation. Je me hâte de le reprendre en bouche, et m’applique à le faire jouir.
Hadès enroule ma chevelure autour de son poing, pressant ma tête contre lui pour me forcer à le prendre encore plus profondément. J’endure quelques va-et-vient brutaux qui manquent de m’étouffer, puis sa jouissance chaude et salée explose dans ma gorge. J’en avale jusqu’à la dernière goutte, les yeux fixés sur son extase.
Merci mon Dieu, il a giclé. Pourvu que cela suffise à me faire pardonner.
Il me lâche enfin. Je n’oublie pas de nettoyer sa queue, comme une bonne chienne soumise, jusqu’à ce qu’il se soit assez reposé et redevienne dur. C’est ce qu’il aime : que je sois complètement à sa botte. Puis j’attends ses ordres, au garde-à-vous, la poitrine redressée et les tétons pointés vers lui.
— À quatre pattes, maintenant, ordonne-t-il froidement. Le cul bien en arrière, l’œillet bien ouvert.
Je m’empresse de lui obéir, me jetant quasiment sur les genoux. Je cambre mes reins au maximum, fesses vers lui, de façon à ce qu’il soit satisfait. Ses mains calleuses saisissent mon menton par derrière, et je sens la morsure d’un lien en cuir me cisailler la bouche. Je glapis, de douleur et de surprise. Hadès continue à me tenir ainsi, dans cette position inconfortable, m’obligeant à garder la tête relevée, le cou cassé. Puis, de sa main restée libre, il saisit mes fesses, les écarte… et s’enfonce d’un brusque coup de reins, avant de me pilonner avec une brutalité qui me coupe le souffle. J’essaie de prendre sur moi, mais bientôt, je suis incapable de contenir mes gémissements. Je ne peux même plus le supplier : il m’a ôté la parole. Et les larmes se mettent à couler sur mes joues.
— Ose prétendre que t’aime ça, maintenant, petite pute menteuse ! gronde-t-il en forçant encore plus la cadence.
Mes sanglots se transforment en cris, tandis qu’il accélère. Plus fort, plus vite. Il me laboure sans répit. La position qu’il m’impose est particulièrement inconfortable, mais le pire, c’est le déchirement, la brûlure dans mon rectum qu’il ramone impitoyablement. Il tape si fort que je sens mes organes internes se relâcher, et dans un tiraillement si intense qu’il me fait voir blanc, un jet chaud finit par couler le long de mes cuisses.
Hadès s’arrête, me retourne, et éjacule sur mon visage. Puis, haletant, il observe les dégâts que j’ai fait sur son tapis. Je reste prostrée, la tête basse, honteuse. Il va me cravacher jusqu’à ce que mort s’ensuive, cette fois.
Ses doigts effleurent l’intérieur de mes cuisses.
— Ton premier orgasme anal, et ta première éjaculation vaginale, murmure-t-il pensivement en goûtant ma décharge. Tu es une vraie femme, maintenant, Megane.
J’ai pissé, connard, ai-je envie d’hurler, parce que tu tapais trop fort sur la paroi de mon périnée. Mais je sais qu’il y a du vrai dans ce qu’il dit. Ce n’était pas que de l’urine.
Hadès me prend dans ses bras. Je me raidis comme une planche, incapable de prévoir son comportement.
— C’est bien, ma perle, souffle-t-il. Tu as été très docile. Tu as très bien supporté ta punition, avec beaucoup de courage et de soumission.
Il est calmé. Il n’est plus en colère.
Je me blottis contre son large torse.
— Merci, Maître Hadès.
Est-ce qu’il va me dire qu’il m’épargne ?
Il se penche et prend ma lèvre dans les siennes, m’imposant un long baiser. Je m’offre à lui en fermant les yeux, enroule tendrement ma langue autour de la sienne.
— Mais je vais devoir te tuer, assène-t-il en lâchant ma bouche. Tu le sais, n’est-ce pas ? J’ai trop attendu, déjà.
Je m’écroule sur sa poitrine.
— Pitié, sangloté-je. Je vous aime…
Sa main caresse ma joue.
— Megane, Megane… soupire-t-il. L’amour est une faiblesse. Tu n’as pas lu Aristote ? Je suis sûr que si.
— Si, mais…
— Ne t’en fais pas. Ta mort sera grandiose, tragique. Une belle mort.
La terreur me paralyse. Je sais qu’il me tuera horriblement.
— Je ne veux pas être séparée de vous…
— On se retrouvera en Enfer, ma beauté, sourit-il. Il y aura Damian, aussi. Michail. Et leur mère. On sera tous ensemble, n’est-ce pas une belle perspective ?
Il est fou. Dingue à enfermer. Mais je ne peux rien faire d’autre que subir ses caprices, et pleurer contre lui, mon bourreau, alors qu’il caresse mon dos comme pour me consoler. Lui, l’unique responsable de tous mes malheurs. Lui, le seul à avoir le pouvoir de mettre fin à mon supplice. Mais il préfère me torturer, par tous les moyens imaginables, y compris en alternant le chaud et le froid comme il le fait constamment.
Et le pire, c’est qu’il est devenu mon monde, le seul à qui je peux me raccrocher. Ma vie, et ma mort.
[1] Femme mondaine ayant inspiré les préraphaélites londoniens au 19ème siècle pour sa rousseur et sa beauté évanescente (dont le célèbre Ophélie endormie d’Everett Millais). Le fait qu’on ait retrouvé son corps quasi intact 9 ans après sa mort par overdose de laudanum lorsque son mari Dante Rossetti a fait rouvrir sa tombe a inspiré Bram Stocker pour le personnage de Lucy dans Dracula et lancé les rumeurs de vampires au cimetière de Highgate.

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