Chapitre 1.0: Le Grand Jour est Arrivé
Jérémy CHAPI :
« Papa… Papa ! Réveille-toi, c’est l’heure ! » La voix douce mais insistante de ma fille perça ma torpeur. J’ouvris immédiatement les yeux, bien que mes muscles endoloris protestassent. Dormir quelques heures sur cette chaise en bois n’était clairement pas la meilleure idée que j’aie eue ces dernières semaines. Pourtant, l’importance de cette journée et de notre objectif me donna l’énergie nécessaire.
« Oui, oui… je me réveille », soufflai-je en entrouvrant mes paupières encore collées par le sommeil. Je me levai difficilement de mon bureau et, dans mon mouvement, je fis tomber par mégarde quelques figurines et dossiers. Je me hâtai de les ramasser : un raptor, un chocobo et un pégase, que je remis soigneusement en place, ainsi que les dossiers. Une brise fraîche parcourut mon dos et me fit frissonner. « On dirait que le temps s’est rafraîchi… comment ça se passe de ton côté ? » demandai-je en me dirigeant vers le coin de la grange en pierre pour attraper une dosette et préparer le café salvateur qui chasserait ma torpeur.
Ma fille me répondit dans un léger ricanement :
« Pendant ton petit sommeil de deux heures, j’ai pu réaliser certains contrôles sur le système d’émission et de réception entre la grange et le Liberty. Mais il restera sûrement des paramètres à revoir en vol. »
L’odeur du café chaud commençait déjà à me réveiller. Je me retournai pour observer la pièce avant de boire une gorgée. La grange était spartiate : seule une peinture représentant une fleur de feu dans un paysage idyllique attirait vraiment l’œil. J’admirai le travail accompli au fil des années avec ma fille. Le télescope GPS Tonbogiri trônait fièrement au centre, et l’ordinateur serveur diffusait l’image de ma fille, concentrée sur ses écrans. Derrière, le Liberty se dressait, prêt à faire rêver le monde… du moins, je l’espérais. Dans mes rêves, elle me répétait souvent : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité, pour franchir les limites. » J’espérais que ces cinq années de préparation ne se transformeraient pas en cauchemar. Je la regardai s’affairer à ses claviers et sentis la motivation revenir.
« Je vais enfiler ma combinaison. Je te laisse finaliser les contrôles du Liberty, ma fille. »
Elle me sourit et hocha la tête.
« Tu sais, même sans que tu me le demandes, je comptais le faire. Je veux que tout se passe bien. »
Je lui rendis son sourire, terminai mon café et me dirigeai vers le coin de la grange, sommairement cloisonné, que j’appelais mon laboratoire de fortune. Situé à gauche de la cuisine, c’était là que je gardais ma combinaison.
« Je vais commencer à contrôler le Liberty, le temps que tu finisses de vérifier ta combinaison », ajouta-t-elle.
En jetant un dernier regard par la fenêtre du hangar, située près du laboratoire, je contemplai le paysage naturel. C’était l’un des avantages de la campagne : les villes dissimulaient souvent de telles beautés. Un champ de vigne s’étendait au loin, ses raisins rouges resplendissant sous le soleil couchant, qui peignait le ciel de teintes rosées et orangées. Ces couleurs se reflétaient sur le dessous des nuages. Cette grange contenait tant de souvenirs de mon enfance. Elle était idéale par sa tranquillité et sa capacité à tenir les curieux à distance. Sa taille suffisait largement à nos besoins. Mon grand-père l’utilisait autrefois pour stocker son matériel agricole, et son aspect rustique en pierre et en brique rouge convenait parfaitement à notre projet.
« Papa, tu n’as toujours pas enfilé ta combinaison, et nous avons un planning à respecter. Si tu ne veux pas rater ta fenêtre d’opportunité, tu ferais mieux de te changer. À moins que tu aies changé d’avis ? » lança ma fille, interrompant ma rêverie.
Je hochai la tête en souriant.
« Non, bien sûr que non. Allons-y. »
J’attrapai ma combinaison de cosmonaute, que j’avais moi-même confectionnée. Elle était rudimentaire en comparaison d’un modèle officiel, mais suffisante pour remplir sa mission principale : me maintenir en vie. Elle était équipée de plusieurs systèmes pour garantir un certain confort, même en cas de sortie dans l’espace. Sa couleur blanche permettait de limiter les échauffements dus aux radiations. J’aurais préféré une autre couleur, mais ce n’aurait pas été raisonnable. Après l’avoir enfilée, je resserrai les colliers au niveau des bras, du torse et des mains pour éviter tout flottement et l’ajuster correctement à mon corps. Cela me prit un certain temps, mais il fallait que tout soit parfait. Je me sentais restreint dans cette combinaison, mais je n’avais guère le choix.
Une fois le casque en place et le recycleur d’air branché, il me restait l’étape de la chambre à vide pour vérifier l’étanchéité, afin de ne pas finir gonflé comme un ballon dans l’espace, à l’image des premiers astronautes. Une fois dans la chambre, je fis baisser la pression pour simuler en partie le vide spatial. Je respirai normalement grâce à la combinaison, et les instruments confirmèrent que tout fonctionnait. Je réalisai aussi des tests radio et vidéo avec ma fille : tout semblait correct. La réception était claire, et de toute façon, l’habitacle du Liberty était étanche ; le casque ne me servirait que lors des sorties ou en cas de décompression. Je rétablis la pression de la chambre et retirai mon casque. L’air paraissait plus sec, et je devais encore apprendre à contrôler ma respiration.
une fois sortie du laboratoire je déposer mon casque dans le Liberty pour que il m accompagne bien dans mon voyage . En passant près de Tonbogiri, qui ressemblait à un télescope géant mais qui était bien plus que cela, car il serait ma lumière dans les ténèbres pour retrouver mon chemin une fois dans l'infini de l'espace. En scrutant l'écran de l'ordinateur principal, j'ai aperçu ma fille qui était concentrée dans son travail d'organisation du live que elle allais devoir gérée sur les différente plateforme comme tubyou ou chtiwt. Elle agitait les bras telle un chef d'orchestre sur ses différents claviers virtuels.
"Alors, tout se passe bien de ton côté ?" lui demandégé ce qui la fit légèrement sursauté mais cela ne la pas détourné de sont travaille pour autent
"Oui, je fais un dernier ajustement avec le live Tubeyou,chtiwt et le LinkGalatic. Le réseau 5G est également prêt, vu que tu vas parcourir le monde. Je réalise encore 2,3 points avec Tonbogiri en mélangeant l'azote. Il man..." Je l'ai interrompue en la rassurant
"Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas." J'ai essayé de lui donner un sourire confiant. "La journée que nous attendions depuis si longtemps est enfin arrivée. Si quelque chose doit arriver, ça arrivera, on ne peut rien y faire."Elle a hoché la tête, les yeux légèrement inquiet en me regardant .
"De plus, c'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter. Toi aussi, tu as un rôle important à jouer ici, et quand ta position sera révélée, je crains les actions que cela pourrais engendrais. Même si nous avons protégé les lieux avec un système de défense sommaire, ils voudront certainement s'emparer de toi et de l'anneau céleste, et cette idée me déplaît vraiment." elle détourna les yeux tout en reprenant sont travaille
"Je suis bien consciente de cela, père. Je le crains aussi, et c'est pour cela que nous avions prévu le plan B dans le cas éventuel où ils voudraient s'emparer de tout par la force." une légère amertume me parcouru a c'est mots
"Tu sais ce que je pense du plan B. Moi, je veux juste que il ne t'arrive rien. Donc s'il te plaît, seulement en dernier recours, d'accord ?"Elle a arrêté de taper sur ses claviers pour me regarder droit dans les yeux.
"Au final, c'est toi le plus inquiet de nous deux. Mais père, concentre-toi sur ta mission en priorité. Nous allons accomplir de grandes choses, et nous n'avons rien à craindre du moment où nous sommes ensemble."
Son regard profond en disait long sur sa détermination à mener à bien notre mission. je du contrint a me résigné face a ca détermination a vouloir allais au bout de ce projet, et j'ai dû céder. Je n'ai pas rompu le contact visuel que nous avions, et je me suis approché de l'écran de l'ordinateur pour y déposer ma main. Elle a fait de même à travers l'écran. C'était notre manière à nous de nous soutenir et de partager une sorte d'étreinte virtuelle à travers l'écran. Il n'y avait pas de chaleur à partager ni de frottement ou de pression exercée entre nous, mais c'était plus symbolique, plus profond qu'un simple contact physique, une façon de partager et d'échanger avec notre âme.J'ai brisé le contact visuel en premier, avec un soupir de soulagement, sentant toute mon anxiété s'envoler. Je l'ai regardée une dernière fois tendis que une des voiture téléguidé équipé d'un bras robotique sur le dessue que elle piloté me tendais sa pince que je saisie et m' escorta jusqu'au Liberty.
"Je reviens vite, ma chérie, pour un monde meilleur." je l' entendis murmuré d'une voix émue, les yeux emplis de larmes.
"Je t'attendrai."
Je montai dans le prototype Liberty, une navette spatiale conçue sur la base d’un châssis de voiture. Tout cela avait été réalisé par mes soins, avec l’aide de ma fille, notamment pour l’aérodynamique et le design épuré du véhicule. Il était équipé de nombreuses fonctionnalités, dont un bouclier à l’avant qui se déployait comme un parapluie afin de protéger contre les projectiles spatiaux. L’extérieur de la navette était entièrement blanc, avec l’inscription « liberté » en noir sur toute la surface, traduite dans différentes langues. J’espérais que ce message serait perçu comme une promesse de paix, redonnant de l’espoir aux gens qui suivraient notre aventure via le direct ou qui nous verraient simplement passer dans le ciel.
Il était propulsé par cinq réacteurs Jack Frost Boost disposés aux quatre coins du vaisseau, plus un à l’avant pour les phases de décélération. Ces réacteurs assuraient le vol de la navette. Celui placé à l’avant était unique en son genre : de la taille d’une chaise, il pouvait fournir une poussée phénoménale. Faute de moyens pour le tester correctement dans mon atelier improvisé de la grange, un décrochage avait provoqué un trou béant dans le mur lors des essais. Sa particularité : il refoulait de l’air froid, voire glacial, à la sortie. Cependant, un tel moteur ne pouvait fonctionner sans une source d’énergie conséquente.
C’est là qu’intervenait le cœur du Liberty : l’Anneau Céleste ADAMAI, le tout premier, une source d’énergie infinie qui alimentait l’ensemble du vaisseau. Il fournissait l’énergie nécessaire au fonctionnement des cinq réacteurs. Sans lui, toute cette entreprise aurait été impossible. Il avait aussi une sœur : EVELYNE, qui alimentait le hangar et Tonbogiri. Ces deux sources d’énergie uniques allaient révolutionner le monde, c’est pourquoi elles ne devaient en aucun cas tomber entre de mauvaises mains.
Je m’installai confortablement dans le poste de pilotage, tandis que mon casque restait accroché au siège passager. Je savais que je n’en aurais besoin que dans l’espace. L’habitacle du Liberty était pressurisé, permettant de respirer normalement, mais la prudence m’imposait de rester vigilant : un bris de verrière n’était pas à exclure.
Face au tableau de bord, deux joysticks se dressaient de chaque côté, accompagnés du levier des gaz, me permettant de contrôler les réacteurs. Plusieurs affichages et écrans complétaient l’ensemble, dont l’un affichait le retour du direct, afin que je puisse garder un œil sur ma fille, représentée par son avatar, ainsi que sur le monde extérieur. Les instruments de mesure étaient essentiels : altimètre, GPS… tout était pensé pour assurer un tour du monde sécurisé et conforme à l’itinéraire prévu.
Je contrôlai minutieusement chaque fonction du vaisseau dans un silence studieux : moteurs, bouclier, systèmes auxiliaires… Combien de fois avais-je déjà effectué ces contrôles ? Mais cette fois, c’était pour de vrai. Je ne redescendrais pas du véhicule sans qu’il ait enfin pris son premier envol. Je sentais mon cœur battre plus vite à mesure que la réalité s’imposait : tout allait commencer.
« Père, plus que dix minutes avant notre fenêtre de départ », annonça ma fille, me prenant au dépourvu. Je sentis mon cœur accélérer légèrement.« Oui, merci ma fille. J’ai presque fini les dernières vérifications de mon côté. »
« Père, tu sais que je peux voir ton rythme cardiaque ? »
« Ah ah ah, je ne comprends pas pourquoi tu dis ça », répondis-je, un peu déconcerté qu’elle puisse constater mon état. Pourtant, au fond, elle avait déjà vu bien pire de ma santé fragile. Je ressentais à la fois l’excitation et la conscience aiguë de tout ce qui pouvait mal tourner.
« Père, respire. Calme-toi, je vais m’occuper des derniers réglages. »
Je poussai un long soupir et la remerciai. Il fallait que je me ressaisisse. Je joignis les deux mains côte à côte, paumes ouvertes, et repris une respiration plus calme, plus posée. Je repensai à tout ce qui nous avait conduits ici et souris : nous posions aujourd’hui la première pierre d’un monument destiné à l’humanité.
« Ça va mieux maintenant, ma fille. As-tu besoin de moi ? »
« Cela devrait être bon. De toute façon, il nous restera encore des tests à faire une fois en vol. Je vais commencer à ouvrir le toit de la grange. »
Le toit s’ouvrit lentement, actionné par de puissants vérins. Le spectacle qui s’offrit à moi me coupa le souffle. Le ciel nocturne se dévoila dans toute sa splendeur, illuminé par des milliers d’étoiles scintillantes. La Voie lactée se dessinait comme un ruban d’argent, serpentant dans l’obscurité. Loin des lumières polluantes des villes, ce tableau céleste apparaissait pur, majestueux, presque irréel. Je fus ému jusqu’au plus profond de mon âme. C’était une invitation au rêve, à l’exploration des mystères du cosmos. Une fenêtre grande ouverte sur l’infini.

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