13.1 * VICTORIA * INDIANA JAMES ET L'ÉTENDOIR MAUDIT

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CHAPITRE 13.1

INDIANA JAMES ET L'ÉTENDOIR MAUDIT


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V.R.de.SC

30.10.22

04 : 00


♪♫ DIE WITH A SMILE — LADY GAGA et BRUNO MARS ♪♫

Après une poignée de minutes, James brille par son absence. Le mec m’abandonne sitôt livré, sa déontologie s’étant visiblement évaporée entre deux basses. Belle éthique professionnelle. Bof. Non. Pas quelques minutes du tout. Un siècle... Une èèèère glaciaire.... Une éteeeernité distillée goutte à goutte dans une clepsydre sardonique ! Assez long pour tisser un tapis persan à la main façon Pénélope ; écrire mes mémoires d’outre-tombe à la Chateaubriand, mourir d’ennui, renaître et les rééditer moi-même en PDF ; ingurgiter l’intégrale de Star Wars, les préquels, les postquels, les spin-off, les séries dérivées, les montages alternatifs de fans insomniaques, les analyses YouTube, les films d’animation, les compilations de théories plus ou moins douteuses sur l’ordre Sith, la métaphysique des sabres jaunes ou l'ascendance occulte de Jar Jar Binks… et élever une chèvre sur un flanc de montagne tibétaine. Grosso modo, assez de temps pour que mes atomes entrent en collision entropique, que ma santé mentale se transmute en une bouillie de particules incohérentes et que mes ovaires vieillissent en accéléré, tellement que je sens mon horloge biologique s'emballer en un compte à rebours démentiel. Si, siiiiii longtemps, que j’ai relancé l’opération redressement.

Résultat : un vrai fiasco moteur. Mon genou gauche a crié « rassieds-toi greluche », mon estomac a entamé une circonvolution périlleuse, et ma fesse droite s’est transformée en ventouse sur le cuir de la banquette. Malgré tout, je me suis hissée. Debout, titubante, investie d’un sacerdoce glycémique : localiser le porteur de jus sacré. Nom de code : Sexy Ananas.

J'ai tangué jusqu’à la vitre froide de la rambarde, cœur au galop, mèches moites sur la nuque, bouche saharienne. Depuis, je commute entre frissons polaires et embrasement, tandis que mes idées subissent un déraillement cognitif.

Où est-il ? Introuvable.

Je l'imagine déjà s'évanouir dans la nature. Abracadabra, ni mot, ni regard, ni au revoir. Juste un : pouf ! Un spasme de panique sous-ombilical me tord le ventre. Mais Isla et Antoine sont toujours au même endroit, peinards, deux lianes en after. James n’aurait pas fui le navire sans eux, si ? Il ne m’aurait pas larguée sur le pont, à la dérive, une fois de plus. Quoique.... Bah si, en fait. Comment oublier qu’il s’agit de Monsieur « Bonne continuation, trois lignes, zéro émoji », spécialiste des adieux laconiques amputés de tout signifiant affectif ?

Mais alors… que fabrique-t-il? Se bat-il contre un ananas récalcitrant dans la réserve ? L'ordre de mission n'était-il pas limpide ? Sa quête : élixir jaune soleil. Ma soif : diabolique. Au regard de la rupture de stock, j’hésite à dépêcher un drone de reconnaissance. Pourtant, j’étais si persuadée de l'existence de ce breuvage sur la desserte que j'aurais engagé ce qu’il me reste de dignité — à savoir un élastique à cheveux pailleté et… ah beh non, j’allais dire ma culotte. Dans la minute où il m'a abandonné sur le canapé, James a d'abord ratissé le mini-bar du salon VIP, puis filé au rez-de-chaussée quand bien même le trésor trônait ici, j'en aurais juré. À moins que son expédition vers l'étage inférieur n'eût été un subterfuge grossier pour échapper à ma vigilance ? Pourquoi aurait-il fait ça ? Va comprendre ! Mais expliquez ça à mon cerveau en plein délire interprétatif qui préfère imaginer Jams en agent double plutôt que d'admettre qu'il divague sévère ! Le pauvre homme est sans doute en train de satisfaire des besoins métaboliques primaires : une pause nicotine, une vidange de vessie ou l'oxygénation de ses neurones loin de ma paranoïa galopante.

M'enfin, c'est bel et bien la suspicion et mes méninges en surchauffent qui m'ont sommée de rompre ma torpeur pour venir procéder à une perquisition minutieuse de la zone de ravitaillement. Constat d'inventaire : aucun ananas à l’horizon. Ni de James, s'il fut nécessaire de le préciser. Pour toute présence, Lauriane, occupée à suçoter en douce des glaçons. Ne posez pas de questions...

Chez les Saint-Clair, l'éthanol transforme tout le monde en cocktail de gênance et de pathos. Gab, par exemple, entame des déclarations d’amour collectif à tout-va, itère la même blague sept fois de suite en pleurant de rire, s’improvise commentateur de matchs de rugby en aspergeant l’assistance de houblon. Il a clairement l’alcool joyeux. Bastien : son exact opposé. Il opère une rétraction sociale totale, professe des envies d'autarcie pastorale dans les Cévennes — littéralement — scrute les angles de murs avec une gravité de prophète et réduit son vocabulaire à une suite de monosyllabes gutturaux. Quant à l’ascendance, l’ivresse réveille un atavisme de calembours dévastateurs. Mon père et mon grand-père rivalisent de finesses linguistiques périmées, le premier invitant sans arrêt quiconque à une joute de bras de fer dont il sort toujours vainqueur. Je soupçonne mon géniteur de vouloir prouver que, malgré ses 56 printemps, ses biceps conservent une vigueur de cuirassé. Ou... il sait qu'après avoir infligé sa dixième pétarade sémantique, seule une démonstration de puissance brute peut lui éviter un lynchage collectif. Si vous tenez à votre santé mentale et physique, contournez soigneusement nos rassemblements familiaux. C’est un conseil, pas une menace.

Où en étais-je ? Oui. Indiana James et le Temple du nectar maudit. Il est vraiment parti en expédition. Sauf que moi, j’ai perdu 75 % de mes capacités sensorielles. Les lumières me piquent les rétines, chaque flash flanque une estocade à mon cortex. L’ambiance tornade de sons et d’éclairages sature mes récepteurs. J’ai l’impression d’être une particule élémentaire dans une centrifugeuse électro.

Malgré ces détails des plus insignifiants, je m’accroche au garde-corps en métal froid comme à une vérité stable. Elle n’est pas en état d’ébriété, cette barre. Elle est rectiligne, solide, inoxydable, parfaitement fixée au sol, d’une neutralité totale, imperméable aux drames humains. En somme, tout l'inverse de mon état actuel. Moi, j’enquête.

Motif initial : Disparition de mon cavalier. Lieu du sinistre : rez-de-chaussée. Dernier signal GPS : vers le bar, je suppose. Mobile : hydratation. Suspect : le mec le plus sexy d’Écosse, de France et de Navarre. Victime : moi. En fait, pas sûre de qui est qui. Hypothèse n° 1 : absorption par la biomasse en sueur. Hypothèse n° 2 : conversion au véganisme radical par un smoothie à la spiruline. Hypothèse n° 3 : la requérante hallucine depuis 22h48 et tout ce qu’on croit savoir n’est qu’une télénovela mentale. Avancement de l'investigation : nada. J’ai un don pour l’efficacité négative.

J'enracine mes petits petons dans le sol collant, les bras en appui, posture de détective sans jumelles autofocus. Mon regard ? Combo ping-pong, flipper, ricochet sur mer en furie. Ma vision n'est plus qu'un amas de pixels corrompus. Que de monde, ce soir ! J’ai l’impression de revivre un remake pourrite d’une scène précédente. Quelque chose effleure mon épaule ou mes cheveux.

— Tu cherches qui ?

— James.

Je ne tourne même pas la tête. La question a été traitée par mon système limbique sans passer par la case reconnaissance vocale. C’est une réponse automatisée, une donnée brute expulsée dans le chaos acoustique.

— Moi ?

Hein ? Le son tamponne mon tympan, mais l'information reste bloquée en arrière. Un mur d’évidence vient de percuter ma conscience à pleine vitesse, faisant crépiter mon épiderme bien avant mon esprit. Chair de poule sur mes avant-bras. Réflexe pavlovien : je mets mon clignotant à droite.

À côté de moi — non, à deux centimètres de mon flanc — au mépris total des conventions de distanciation sociale, à l'intérieur de ma bulle d'oxygène, au ras de ma pâquerette, il est là. L'art de l'angle mort, bonjour.

James ne dit rien. Il s'adonne à une contemplation muette de ma personne, observant probablement quel neurone va enfin reconnaître sa présence. Ah comme ça, tu veux jouer à cache-cache avec ma perception ? Très bien. Dans ce cas, je vais... je vais... Flûte... La guérilla qu'il mène contre mes sens touche à son apothéose ; il a déjà pris le contrôle du système. Faute de pouvoir échafauder une riposte verbale digne de ce nom, je dépose les armes et capitule en rase campagne, livrant mes émotions sans le moindre habillage diplomatique.

— Ohh… t’est revenu, soufflè-je, à mi-chemin entre le reproche et le câlin. J’ai cru que tu étais parti. Que tu m’avais planté. Toute seule. Ça fait une heure. Une heure, James.

Il relève à peine un sourcil.

— Victoria, ça fait cinq minutes. Même pas.

Qu'insinue-t-il au juste ? Que j'aurais stressé pour rien ?

— Non. Je conteste ce chronométrage fallacieux. Ça fait bien plus. Beaucoup plus.

Dans ma réalité alternative, les secondes se sont dilatées jusqu'à l'insupportable. Exagérer n'est pas un mensonge, c'est un ajustement stratégique de la vérité pour asseoir ma position de victime.

Je lui arrache presque le verre des doigts. Une gorgée. Boum. Le sucre et l'acidité entament une fusion nucléaire sur ma langue, déclenchant un feu d'artifice de dopamine. Mon être entier soupire. Je ferme les yeux. Une seconde. Deux. Extase multivitaminée. Extinction intentionnelle de tout sauf du goût.

Je sirote une nouvelle gorgée.

— Ah… tu sens ça ? murmurè-je, plus pour moi que pour lui.

Mon âme vient de réintégrer mon enveloppe charnelle.

Je tente de savourer le reste, mais la soif court-circuite ma retenue. La dégustation se mue en une absorption par gravité, un drainage irrépressible que ma volonté ne contrôle plus. La descente est rapide. Plus une goutte.

— Merci, Jamie.

— Pas de quoi.

Je vais pour poser le verre sur la table basse, là, juste à ma gauche. Mais, dès que je quitte le soutien de la rambarde et qu’un pied se hasarde en avant, le monde gondole. Zig. Zag.

— Oula.

Réaction éclair. Mon bodyguard aux muscles d'acier intervient aussitôt, m'arrime à lui tout en me chipant la coupe vide.

Gie's it[1].

James nous manœuvre doucement, à pas lents, jusqu’au minibar dans mon dos. Il y destitue mon trophée de verre, me loge contre son torse, verrouille ses bras tour de ma taille. Il réduit alors la distance entre nos visages.

— Enroule tes doigts derrière ma nuque.

— Ouhhh, Monsieur prend le commandement des opérations, minaudè-je, déjà en train d’obéir.

— Je crois que je ne t’ai jamais vu aussi torchée qu’aujourd’hui.

— Ah. Navrée. Je dois te paraître… repoussante.

Un sourire tranquille illumine ses traits. D’un geste, il cale mes cheveux derrière mes épaules.

— Pas du tout.

Cet homme fabuleux me regarde avec ce mélange d’amusement et de tendresse qui me donne le tournis bien plus sûrement que l’alcool. James Cameron : spiritueux de mes rêves…

— Je peux toujours te ramener chez toi pour te sauver de cette « repoussance » extrême, si jamais.

« Me ramener chez moi » ? Mmmh.

Je me tortille comme une tortilla.

— Ah, quel plaisir de constater que mes directives relatives à notre fin de soirée ont été dûment assimilées par tes services, Highlander...

James ricane.

— Non, c’est toi qui as du mal à enregistrer les miennes. Reparle-moi de lit quand tu reverras la vie en un seul exemplaire.

Il craquera.

— Ah. Ah. Que tu prétends ! Attends de te retrouver dans mes draps, tu vas te transformer en substance gélatineuse. Tout mou, tout collant, impossible de me résister.

— Et moi, je parie qu’une fois que t’auras posé la tête sur ton oreiller, tu vas roupiller comme un bébé en moins de dix secondes.

Bon, il marque un point. Son analyse sur ma capacité entrer en catalepsie en milieu cotonné est pertinente. Au vu de ma dégradation métabolique, il y a un monde où je m’écroule à peine mes fesses installées sur mon plumard. Pas reluisant, néanmoins… plausible. Ma décence me dira bonne nuit à la porte de mon domicile. D’ailleurs… est-ce que mes draps sont propres ? Me semble que oui. Ou alors... ai-je juste flanqué la couette à poil ce matin ? Parce que j’ai lancé une lessive de blanc hier soir. Et du coup… ah, crotte ! L’étendoir. En plein milieu du salon. L’arme fatale anti-libido.

Je ne l’avais pas inclus dans mon dispositif de séduction, mais le mal est fait. Rien de moins glamour qu’un séchoir garni de taies, serviettes, soutifs et culottes gainantes pour accueillir un mec à la maison. « Entre, fais comme chez moi. Évite de t’étrangler avec un string ». Pffff.

À ma décharge, les prévisions météorologiques interdisaient toute exposition extérieure. Quant au sèche-linge, je proscris l'usage de ce système d'agression thermique qui réduit les dimensions, altère les fibres textiles — surtout la dentelle — et sabote les fragrances naturelles. Donc non, le rendu n'est pas esthétiquement gratifiant, mais ça prouve que j’ai des principes, de l’hygiène et une morale écologique. Voilà. On dira que j’ai du charme… version fraîcheur de seringat écocertifié. Sauvage, mais responsable. Et si l'Écossais manifeste la moindre tendance au climatoscepticisme face à ma lingerie de mamie en coton bio, il n'a de toute façon aucune place dans mon unité de couchage.

Je perçois la dérive de ses doigts sur ma peau exposée, du sommet de l’épaule jusqu’à la pliure du coude. Un frisson discret escorte la procession pelucheuse de sa caresse, en désaccord complet avec l’air climatisé ambiant et mes pérégrinations mentales, rapatriant mes facultés cognitives vers l'instant présent. Vers lui. Aussitôt, mon esprit oublie l’étendoir pour basculer en mode doudou lubrique.

Frotti-frotta et je relève les yeux. Il m’offre ce même regard familier : indulgent, torride, et traversé d’un éclat ironique. Pour sûr, James a capté la fresque de mes pensées folles à base de literie et de lingerie, mais pas celles qu'il croit. S’il n’était pas là pour le sexe, il va le rester pour le sketch.

— Tu flottes loin, là, non ? souffle-t-il contre ma tempe.

Mon épaule fait un pas de côté, minuscule aveu.

— C’est de la prévention proactive. J’anticipe les dommages collatéraux en me prémunissant contre l’éventuel crash de ta libido face à mon... euh... aménagement intérieur. Pour peu que tu sois un mec sensible.

— Développe…

— Mon chez-moi est un peu en… déficit d'organisation passager. Je sais, je sais, tu t’attendais à mieux de ma part, mais, pour ta gouverne et, comme tu as pu le constater tout à l’heure, il pleut. Du coup, tu vas être confronté à une installation contemporaine de coton humide dans le salon, et de draps étirés sur les chaises de la cuisine. Et quelques... culottes par-ci par-là. Pas les plus sexy.

Son rire s’étrangle contre mes mèches. J’aime ce son-là. Mon menton retourne se réfugier contre la chaleur rassurante de son torse. Me voilà pot de colle avec sa chemise.

— Je confirme. L’art de mêler tracas ménagers et tension sexuelle, c’est une compétence rare qui te va comme un gant.

J'émets une sorte de vocalise indéfinie proche du grognement de puma des Carpates, va comprendre pourquoi.

— Tu m'as bien écouté ?

— Je te jure et tu révolutionnes le concept de sexy domestique à mes yeux. Deux fois déjà, ce soir, que tu me fais le coup de la fée du logis déraillée et me branches sur ton fourbi de blanchisserie. Je suis fasciné.

Ton indéchiffrable. Admiration ? Charité chrétienne face à mon délire de buanderie ? 50% de chance qu'il se paye royalement ma tête. Vaut mieux ne pas trancher. Femme moderne cherche homme tolérant, acceptant moiteur ambiante. Si James mord, alors je livre à domicile.

— J’espère bien que c’est un compliment, dis-je en le coinçant du regard.

Mes membres obéissent à une loi de la pesanteur devenue souveraine ; je les laisse dériver autour de sa taille. James en profite pour glisser sa paume derrière mon oreille. Il sait viser.

— Bien sûr.

— Garde en tête que je cache quelques atouts peu catholiques… certains très contre-intuitifs.

— Tu m’en donnes déjà un aperçu assez convaincant.

Il dit ça comme s’il venait de tomber sur un gisement d’or.

James se penche. Ses lèvres attirent les miennes, déposent sur leur arc de Cupidon une pulsion veloutée, avalanche de douceur. Typiquement celle qu’on éprouve en se blottissant sous un duvet bien propre, lessivé et parfumé, après une longue journée de boulot.

Je soupire, fort. Quasi gémissement. Pas discret. Pas digne non plus. Tristement prévisible. Et puis plus rien. Mes paupières restent fermées cinq secondes. Son front s’installe délicatement sur le mien.

— T’es vraiment K.O, si t’arrives même plus à répondre quand je t’embrasse…

Nez à nez, je lui souris.

— Suis pas K.O. Je recharge.

— Tu fais une pause clope intérieure ?

— Mieux. Pause « bisous doudou ». Très rare, très réparateur. On devrait en prescrire en pharmacie.

Il pouffe et coulisse son pouce sur ma joue.

— OK, Lass. Mais on va quand même penser à bouger avant que tu t’endormes dans mes bras.

— Bouger ? Quelle idée ! D’ici, j’entends même plus la musique. Et puis... tu sous-estimes peut-être l’impact de tes baisers sur une fille en hypoaffection.

— J’essaierai de modérer la prochaine salve, alors. Histoire de pas t’achever.

— Tu as intérêt. Sinon, ma cohésion moléculaire va lâcher, et tu seras contraint de me transporter comme un colis encombrant jusqu'à mon lit. Et j’adorerais tester ta capacité de levage, Jem, ajoutè-je en chuchotant à son oreille.

Il grogne.

— Marché conclu. Mais je te préviens, je prends ça comme une autorisation implicite pour te border...

S’il savait comme j’en rêve, de ce fichu matelas partagé...

— ... pas pour te servir de matériel d'entraînement.

Je ferme les yeux, en pleine syncope de gratitude, et niche mon visage contre sa poitrine.

— Tu feras de moi ce que tu voudras, Jamie. Juste… fais gaffe à l’étendoir.

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