22.3 * VICTORIA * POMPE, POMPE, POMPERA, LA DERNIÈRE… S'Y NOIERA.

12 minutes de lecture

CHAPITRE 22.3

POMPE, POMPE, POMPERA, LA DERNIÈRES'Y NOIERA.


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VICTORIA.R.DE.SAINT-CLAIR

30.10.22

14 : 06


♪♫ ?? — ?? ♪♫



D'un pas circonstanciel, j'aligne ma trajectoire sur le porche du Rose au son de mes talons martelant le pavé. Comme à chaque fois, mon regard bute sur l’enseigne : ce fichu « R » affecte une déviation angulaire de trois degrés vers la droite. Une hérésie visuelle, une… Boudu ! Mon intransigeance architecturale me perdra. Je me fais peur : malgré la vidange émotionnelle opérée par l'Écossais, mon radar à défauts ne désarme pas. Inutile de m’organiser un voyage au Musée Guggenheim de Bilbao. Toutes ces ondulations chaotiques m’enverraient direct en maison de repos pour maniaques du niveau à bulle. D'ailleurs, je l'ai trouvé « pas belle », moi, la Sagrada Família. Ce foisonnement asymétrique à tout bout de champ ? Autant de nids à poussières.

Mais tais-toi, espèce de déséquilibrée de l’équerre ! Au lieu de refaire le ravalement de façade, tourne-toi et essaie plutôt de capter un battement de cils, une œillade, un reflet, n'importe quoi, mais ne le laisse pas partir sur un malentendu de trois degrés à… bah bravo ! Il a mis les voiles, constatè-je en me profilant. Mon cœur fait un tonneau. A-t-il taillé la route à cause de mon dos amidonné ? Ou son besoin de mettre les gaz répond-il à l'impératif d'instaurer le plus de distance possible entre sa santé mentale et ma versatilité chronique ? Dans les deux cas, le résultat est équivalent : me voici seule sur le trottoir avec mon perfectionnisme en bandoulière et un zéro pointé à l'exam de rattrapage labial. Zut, crotte, flûte !

Mes doigts s'écrasent sur ma bouche par pure rétention narcissique. Est-ce qu'il ressent, lui aussi, cette combustion spontanée à la seconde où nos langues se touchent ? Ou suis-je simplement en train de développer une poussée de fièvre écossaise ? Diagnostic en suspens. Pour l'heure, plus d'introspection hormonale. Remonte tes barrières et coiffe ta casquette d'architecte d'expériences, ma fille ! La soirée d'Halloween ne s'organisera pas par l'opération du Saint-Esprit. Au boulot !

Franchir le seuil du Rose agit comme un isolant phonique : fini le bourdonnement citadin — bien que relatif en ce dimanche ensoleillé. Place à une tranquillité quasi monacale, loin de l'effervescence des soirs d'ouverture. En journée, le club troque son atmosphère de prédateur nocturne au profit de la léthargie d'un géant anesthésié attendant son heure. Néanmoins, les petites mains s'activent. Le personnel de jour s'affaire à panser les stigmates de la veille. En avant-poste : l'équipe de nettoyage, leadée par Yacine et Slavyana, mène la charge contre les résidus de fête, les particules en suspension et les agents pathogènes, l'invisible menace. Sans eux, les lieux ne seraient qu'une coquille vide et encrassée. Armée de son injecteur-extracteur, la régente bulgare, une grande et jolie trentenaire, chignon au carré, qui n'a jamais son pesant de sel, est d'ailleurs la première personne croisée dès l'entrée. Elle me décoche un coucou au passage que je lui renvoie avec la pêche.

Après avoir retiré son écouteur intra-auriculaire, elle me lance de son accent chantant :

— Ma, déjà debout, ljepotice ?!

Oh, ce n'est pas par excès de zèle, mon oreiller — et pas que — me manque cruellement.

— Malheureusement, oui.

— Et anniversaire, comment c'était ? Pas trop dégâts sur ta structure ?

— Tout est resté d’équerre, Ana. Enfin, presque. L'alcool a failli avoir raison de mon méridien d'origine. À deux doigts de danser sur les tables.

Elle me dévisage avec une causticité slave bien à elle, cherchant sur ma bonne mine les traces de ce fameux « quasi dérapage ». Réel. Juste, pas dans le créneau horaire qu'elle imagine. Plutôt du genre heures supplémentaires très privées.

— Toi ? Sûre je suis que toi as mesuré si bougies bien centrées au milieu gâteau avec règle avant de souffler !

Bah quoi ? C'est plus fort que moi : mon cerveau traite les erreurs de parallaxe plus vite que les émotions. Je m'apprête à plaider non coupable lorsqu'un fracas de métal percutant du béton résonne dans le hall. Je tourne la tête vers l'intérieur : un « géant anesthésié », ai-je mentionné ? La bête est officiellement réveillée. Ce premier assaut acoustique m'annonce le début d'une loooongue symphonie de démolition et de reconstruction, en totale incompatibilité avec mon désir impérieux de calme et de maîtrise. Force sera de s'en accommoder, hélas.

— Toi enfin trouvé quelqu'un assez symétrique pour toi sur la piste ? s’enquiert l'experte en hygiène, l'œil entendu.

Je souris. Symétrique ? James ? Mmhh.

— On va dire que j'ai fait une petite concession sur la géométrie, hier soir…

— Ouh lala ! s'exclame-t-elle de bon cœur. Tu as fait tiki-riki ?

Tiki-riki ? Tiens, ça doit être le pendant bulgare du fiki-fiki italien. Si James savait que ses… embardées pelviennes sont résumées en quatre syllabes chantantes par la cheffe de l'équipe propreté…

— Toi devoir tout raconter à moi, da ! Je besoin détails. À pause cigarette, je monte bureau, j'ai cadeau pour toi, et toi déballes tout, compris ? Je veux savoir qui a cassé ta règle !

Bah, dis ! Si elle s'avise que je vais livrer les plans de ma vie privée contre une simple parenthèse tabagique et un présent mystérieux, elle me sous-estime. Mon intimité n'est pas en libre-service, Madame Slavyana ! Quoique… On lui donnerait le bon dieu sans confession. Un dernier rictus malicieux, et je file de peur qu’elle n’ait le temps d’exiger un acompte sur mes confidences.

Devant le bar circulaire, j'intercepte Yanis, les traits érodés par un service ininterrompu, qui s'apprête à débaucher. Il range ses shakers avec la lenteur de ceux qui ont épuisé leur stock de vitalité, mais il puise encore l'énergie de me gratifier d'un clin d'œil complice avant de rendre son tablier.

Je progresse et dénombre, au centre de la fosse, les techniciens procédant au remaniement de la salle. Ça déplace, visse, agence. Bien. Afin d'éviter au mieux le chaos du Jour-J, on anticipe : un empire ne se construit pas en une nuit. Pareil si on ambitionne une scénographie qui se respecte. Avec Mati, on a adopté une stratégie de déploiement par paliers. Personne ne s'en est aperçu, mais, les colonnes du club ont été recouvertes d'un enduit photosensible, lequel révélera son aspect de pierre tombale fissurée par l'activation des spots UV. Et la verrière centrale a été opacifiée par un immense vélum de velours d'ébène, qui servira de toile de projection vouée à accueillir notre simulation de nuages en furie et de foudre. Ainsi, demain sera consacré au fignolage, aux détails organiques et à la mise en ambiance. Ce dimanche, en revanche, l'essentiel de la machinerie, ce qu'on appelle le squelette invisible, devra impérativement, sous peine de faire déraille notre compte à rebours ou de contraindre la commission de sécurité à nous barrer la route, être opérationnel et vérifié. Va pour le montage technique donc, celui qui fait du bruit et de la poussière… et de la sciure ? Un grand gaillard, agenouillé sur un établi improvisé, rectifie à la scie sauteuse les tasseaux de renfort d'une extension de scène. Je frissonne en constatant les copeaux blonds venir mourir sur la moquette émeraude des marches. Travailler sans bâche de protection à un jet des alcôves ? Je sors de ma posture d'observatrice avec la détermination d’une inspectrice des travaux pas finis pour stopper ce massacre textile avant qu'Ana ne s'apoplexie.

Une fois le contrevenant pétrifié — je rigole — j'emprunte l'escalier menant à l'étage tout en jaugeant l'ajustement des fixations au plafond pour les néons, la pré-programmation des consoles d'éclairage, et la fabrication d'une structure porteuse qui soutiendra un rideau de chaînes et de cristaux censée marquer la séparation entre l'ombre et la lumière. Pour l'instant, tout est conditionné de manière à préserver le mystère : le regard profane ignorera jusqu'au bout les dualités mystiques du grand soir. Les éléments les plus spectaculaires restent, quant à eux, coffrés, tel un arsenal de pochette surprise, derrière des pendillons ou dans les coulisses des vestiaires et de l'arrière-cour.

Depuis la mezzanine, le chaos semble être la seule loi en vigueur, spécialement au niveau de l'espace scénique. L'étanchéité, m'a signalé Mati au téléphone, non ? Telle était sa hantise, et je le comprends. Ne pas inonder les circuits au risque de voir notre « purgatoire paradisiaque » s'éteindre dans une explosion d'étincelles, ou pire : transformer le dancefloor en chaise électrique géante ! Remarquez, ce serait un concept de soirée immersif parfaitement bankable et, pompon sur la Garonne, on économiserait sur les effets de fumée. L’odeur de grillade ? Miam, un régal ! Mais quelle finesse, Vicky ! T'es vraiment désespérante quand tu t'y mets. Bref : on se reprend. Les lianes de câbles qui serpentent au sol actuellement seront certes toutes canalisées d'ici dix-huit heures et l'arrivée des clients dominicaux, mais il faudra surtout nous assurer que la performance aquatique ne devienne pas le talon d'Achille de notre épopée nocturne. Dès qu'elle investira les lieux, j'en toucherai deux mots à Oksana. Si elle compte surclasser la piste en pédiluve, qu'elle me prévienne, je fournirai des bouées Chanel à mes VIP !

En pénétrant dans l'antre du chef, je sens cette électricité nerveuse résiduelle typique des insomnies productives. Mati a dormi ici. Sa dévotion pour le Rose frise le fanatisme. Je repère sa chemise de la veille abandonnée sur l'accoudoir du sofa, un plaid en cachemire gris négligemment froissé, et, sur la table basse, la télécommande des éclairages, celle du vitrage, une bouteille d’eau minérale vide ratatinée, un verre et un tube d'Efferalgan. Pas étonnant. Je me déleste de ma veste sur le porte-manteau design puis pose mon sac sur le bureau massif qui trône au centre de la pièce. J'espère qu'il a délégué la gestion de ce soir à Tibor. Se retrancher ici est une chose, mais le club peut survivre quelques heures sans son créateur, le temps qu’il s’octroie enfin une vraie nuit de sommeil bien méritée dans ses quartiers.

En attendant que l'ordi démarre, je sors mon portable pour lui signifier ma présence :

Bureau investi. À quand une nuit dans tes propres draps ? Je ne veux pas d'un collaborateur au teint de déterré à ma soirée !

Moins d'une minute plus tard, vocal :

« Merci, meeeerci beaucoup, Vic ! Écoute, le prestataire de bulles aura une demi-heure de retard, le stronzo[1]… Vérifie-moi les cartons du fond, il essaie toujours de nous fourguer du Prosecco dégazé. Pour le plateau… fais gaffe à l'ancrage sud, celui près du rack d'amplis, j'ai un doute sur le joint silicone. Enfin, tu verras. Si ça fait un bruit de succion, genre « slurp », on est fritos. Contrôle ça plutôt avec… Toni, le petit moustachu, l'est plus serviable et pro que le chiacchierone[2] en marcel : l'est aussi affûté qu'une bille celui-là. Et que personne touche au réglage de la pompe avant mon retour, chiaro[3] ?! … Si Flo finit par se pointer, hurle-lui dessus de ma part et précise bien que je paye pas les intermittents du sommeil, bordel ! Sinon, je leur ai acheté leurs draps de bain noirs aux Ukrainiens, ils sont… ils sont… Merde, j'aurais dit dans le bureau mais peut-être que… que quelqu'un les a déplacés dans le local technique, derrière la scène ? J'sais plus. Avant que j'oublie, y a une boîte de croissants qui trainent vers… le bar, j'crois. Planque-les que l'équipe de ménage me les tchoure pas : j'ai les crocs, pas eu le temps de petit-déjeuner. Sers-toi, s'tu veux, toi. Ah, au fait, un teint de déterré, ça colle bien avec l'ambiance Halloween, j'te signale. Abrège ta surveillance, signorina ! »

Oula, que de missions, que de missions !

Texto de réponse :

Pas quand on est supposé incarner un Archange ! Pour le reste, c'est noté, je gère. Par contre, si j'entends ton slurp, je pompe ou je laisse le Rose couler ?

Pomper… Tandis que mes doigts inscrivent cette unité lexicale sur l’écran vitré, une conversation des plus mouvementées prend d'assaut mes pensées. Ce n'est plus de mécanique dont il est question, mais de cette décharge de fiel balancée quelques heures plus tôt. La voix de James, rauque et blessée me revient en plein visage…

Soupir court et je m'affale dans le cuir havane du fauteuil. James est, de loin, le meilleur coup de ma vie. Il a pulvérisé tous mes standards, méthodiquement. Aucun terme courtois ne désigne ce qu'on est lui et moi, dans un lit. Il a cette… cette capacité animale à engorger mes sens, à hacker mon système nerveux jusqu’à ce que plus rien d’autre ne subsiste. On ne répertorie pas des découvertes sensorielles, ou des prouesses physiques, mais des révélations d'ordre obsidional. Il ne se contente pas de me donner du plaisir : il me connecte à une version de moi-même que je ne soupçonnais pas, sauvage, électrique, affranchie. À côté de lui, mes ex ressemblent à des brouillons mal écrits, des intermèdes atopes. Personne ne l’égale, parce que personne n’a osé aller là où il m’emmène.

Pourtant, en regardant dans le rétro, j'en ai exploré, des nuances de gris ! D'abord les balbutiements académiques avec Peter, l'éveil à la sensualité polie. Mathieu représente la fraîcheur de l'apprentissage. Pendant quasi deux ans, on ne se lassait pas. Le sexe s’invitait partout, tout le temps, sans effort. La routine nous cadençait, certes, mais loin d'être terne ou conventionnelle, elle rendait le monde plus léger, possédait la saveur de l'insatiabilité. Puis, Diogo et son sang chaud, sa ferveur vibrante qui m’avait laissé croire que j’avais touché le sommet de la courbe. Là, j'ai fiancé l'absolu, quittant les zones tempérées pour mordre les frontières du convenable, briser la plupart de mes codes sociaux, permettre à mon corps de s'aventurer hors des sentiers balisés. Je ne regretterais jamais. Sans parler de mes escapades, disons… fonctionnelles, mes nuits consommables plus ou moins surprenantes, parmi, entre autres, les quelques-unes en compagnie de Mati, qualifiables d'idéales, tant nous partageons une grammaire de l'extase commune. Il faut lui reconnaître un gabarit musculeux très… stimulant, une écoute assez intuitive de mes tressaillements, et surtout, existe entre nous une entente tacite qui nous évite les circonvolutions inutiles. On matche, tout simplement. Mais James ? James n'est pas dans la hiérarchie. Il est inclassable.

Et pourquoi ? Si je dissèque nos… étreintes avec la froideur d'une légiste, ses « états de service » n'ont rien de révolutionnaire, si ? Non, non, le séisme ne se justifie pas. Réduites aux faits, aux gestes, à la chorégraphie pure, en isolant les séquences, l'aspect créatif, la température de combustion, les variables de la mise en scène, alors James n'a rien inventé. Quid de la plage, Vicky ? Si… D'accord, accordons-nous ce tableau de maître. Aussi… peut-être sa gestion de la tension est-elle un brin plus... acérée que la moyenne ? Mmh. Une simple affaire d'instinct, assurément. Bref. L'Écossais et moi n'avons pas découvert de nouvelles positions intergalactiques ni des sensations orgasmiques jamais inventoriées. On n'a pas repoussé les murs de l'impossible, non plus, pas même ceux du son. À peine concéderai-je une certaine... audace dans l'orfèvrerie des préliminaires. Ou une science du regard assez troublante. Mouais. Un décalque un peu plus musclé de ce que j'ai expérimenté auparavant, en somme. Parce que des amants tout aussi endurants que lui, des anatomies tout aussi façonnées que la sienne, des attentions tout aussi précises à l'égard de mes tropismes, j'en ai connu. À quelques virgules près, si l'on quête l'exactitude. Mais rien de folichon. Dans la pratique, on est resté dans les clous de mes pérégrinations passées. Et pourtant, pourtant… un quelque chose d'indescriptible s'est glissé entre nos peaux et a redéfini l'ensemble de mes évidences. C’est… c'est comme si, jusqu’ici, j’avais perçu et ressenti la sexualité en noir et blanc et que James m’a balancé la saturation en plein… bas-ventre sans changer le scénario. Ça ne s'explique pas. Le savoir-faire n'y est pour rien. On…

Soupir. Qu'avais-je prédit ? Ma To-do list me lorgne avec un mépris patent Je n'ai pas encore ouvert un seul fichier ni entrepris une seule des tâches confiées par Mati que mon esprit est parti en maraude du côté de chez Cameron, rétro-ingénierie hormonale et ruminations tactiles au menu. Agaçant. Pathétique. Et franchement indigne. Lâche-lui le kiki, tu veux. Le kilt ! Je voulais dire le kilt ! Sous lequel, il y a un… kiki. Tchip ! Achevez-moi.

Je décide de lire, dans son intégralité, le SMS reçu entre l'envoi de ma boutade et l'instant où James a piraté ma bande passante.

Sa Majesté l'Archange te signale que les ailes, ça prend de la place dans une barque, alors évite les vagues. Quant au slurp, il est contractuel. Pour le Rose : tu pompes, évidemment. Je déteste le gaspillage. À tout à l'heure, diablesse.

Je pompe, je pompe, bientôt je vais finir par recracher du tartan… Et allez ! Rebelote ! je m’emmêle les neurones dans les franges du kiki… du kilt !

Debout. Si je reste ici toute seule, mon système cognitif va supplier de joindre l'utile à l'agréable, et ce ne sera pas pour taper des mails. Puisque le navire prend l'eau par l'Écosse, je vais descendre régler ce problème d'étanchéité. Direction l'étage inférieur : opération colmatage immédiat, du matériel ET de mes propres valves.



[1] littéralement étron, mais s'utilise pour dire connard ou enfoiré

[2] beau-parleur

[3] c'est clair

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