Thomas / Ilian

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Comme pour lui donner raison, une Ombre se taille la part du lion en s’emparant subrepticement de lui à l’insu de Garance. Faut dire qu’il n’est pas facile de faire la différence entre une Ombre et une... ombre. Harponné comme un vulgaire asticot, Thomas se tortille afin de détraver les liens qui le renvident par-à-coups dans une partie de pêche particulièrement exaltante. Non pas qu’il souffre dans le processus. Mais se faire haler de cette façon a de quoi le faire baliser grave. Garance se jette pour s’abattre sur le carcan qui enserre ses chevilles, épée en main. Elle s’acharne sans réussir à le trancher. Sa folie insistante, entachée de terreur, ne fait qu’opacifier la consistance qui le retient.

  • Derrière toi, gaffe !

Une autre créature chope Garance. Elle ne hurle pas. Mais c’est tout comme. La douleur semble la terrasser, Thomas la perçoit en battements affolés qui pulsent à toute blinde à travers une nouvelle secousse spasmodique. Au risque de finir écartelée, de sa main libre Garance agrippe celles de Thomas pour contrer le tiraillement qui entraîne ce dernier dans les profondeurs. Elle s’arcboute au maximum pour lui assurer un nouvel équilibre.

  • Je te tiens. Je ne te lâcherai pas.

Garance noue ses doigts éthériques dans les siens. L’épée se dissipe pour ratifier sa promesse. Elle pourrait s’en servir pour tenter de se libérer mais l’effort, en plus d’être vain, aurait conduit à perdre Thomas dans l’intervalle.

À la place, elle condamne Thomas à la regarder se vider de sa sève qu’aspire la ventouse en quête d’une empreinte de chaleur humaine. Et l’Ombre de se bedonner comme un ballon de baudruche à mesure que Garance s’étiole par contraste. Fixer ses contours qui s’évaporent peu à peu en une fumée vaporeuse est insoutenable. Horrifié, le petit se débat mais la poigne de Garance reste de fer malgré tout. Si elle disparaît, disparaîtront ses fantômes qui tourmentent Thomas. Et dans l’attente, elle réunit les dernières forces qui lui restent pour le maintenir dans sa zone.

  • Lâche-moi !

jamais toi je n ai pas l intention de te laisser tomber

Sauf qu’il n’était pas Alix. À lui, elle ne lui devait rien.

Thomas rassemble en lui ses rares germes d’espérance. Cette vague qui gravitait autour d’eux dans un ruban aux mêmes tonalités que les siennes. Comme si Arthur était vraiment revenu pour leur apporter son soutien, ainsi qu’elle l’avait cru elle-même avant de subir la cruelle morsure de la désillusion. Et cette ferveur qu’il essaie de lui transmettre se transfuse lentement entre leurs doigts. Il ne ressent aucune perte, mais l’affaiblissement de ses convictions en fuite s’avèrent sensibles. N’importe !

S’il était prêt à concéder de son essence pour raviver celle de Garance ? Il a déjà suffisamment abusé de son joker ! Question suivante, pantouflard du dimanche ?

Il se sent étouffer quand l’étau sur son pied se relâche sensiblement. Quel étrange paradoxe. Thomas a la sensation que son âme se rétracte et ça ne lui fait rien. Il n’est plus certain de ressentir quoi que ce soit de toute façon.

Dans un hurlement inexistant de guerrière, Garance lui lâche les mains pour se retourner dans une projection effrénée. L’épée saute entre ses mains férocement brandies. Elle se projette en avant pour l’abattre sauvagement sur les attaches onduleuses qui dévoraient ses racines. Cette violente impulsion lui fournit l’élan nécessaire pour une cascade gracile. Délivrée du poids de ses tourments, elle effectue un magnifique salto arrière qui survole la sombreur de Thomas pour s’abattre en ange vengeur sur ses liens. Lesquels se tranchent net sous la lame aiguisée.

Thomas chancelle, l’âme au format de poche, mais Garance s’en saisit pour la mettre à l’abri. Il n’arrive plus à contextualiser sa compagne de nouveau, mais là, c’est de son fait, il croit bien.

Garance n’est plus qu’une boule informe bardée d’un éclat ardent qui voltige, vire et dérive en longs louvoiements rageurs. Elle pourfend la foule d’Ombres qui reculent devant une attitude fougueuse qu’ils ne reconnaissent pas. Une guerrière squelette mais terriblement et humainement badasse.

Elle en jette.

Le cercle de protection ne cesse de s’élargir. Mais eux ne cessent de patrouiller autour de la limite. Affamés. Ils en veulent plus. Toujours plus.

Des pelotes de feu fendent soudain l’espace et se déchaînent sur les monstres qui battent en retraite dans de grand kssi-kssi craintifs et désapprobateurs. D’autres encore s’enfilent dans le même couloir, et pleuvent les projectiles. L’un d’entre eux traverse Thomas sans l’importuner pour forcer l’Ombre qu’il visait à reculer dans l’obscur du néant.

 Le silence le cueillit sans crier gare. La sérénité qui s’ensuivit coupa court à toute velléité de crise.

Toute sensation de malaise s’estompe, au même titre que l’emprise qui l’empêtrait dans ses mouvements. Il se sent étrangement bien. Confus, mais apaisé.

Il n’aurait jamais cru pouvoir dire cela il y a neuf ans, mais pour la première fois depuis qu’il en a franchi le seuil, Ilian se sent en sécurité dans le manoir Carpanthée. De toute son existence, il ne s’était même jamais senti aussi…complet qu’en cet instant. Comme si cette part inachevée et inconnue qui l’avait toujours habité avait finalement trouvé son pendant.

Même les goulées d’air qui lui parviennent tout naturellement dans les poumons sont plus vivifiantes que jamais. Il reconnaît le rire délicieusement familier qui s’éclate joyeusement dans ses tympans. Un grelot d’espoir et de confiance inébranlable qu’on place en lui et qui s’éparpille dans tout son être. Et à leurs côtés, une chaleur rassurante qui les enrobe de sa force stable et tranquille. Protectrice.

Il se voit épaulé et soutenu, lui qui soutient aussi. Comme le fait une famille. Une famille bancale, mais une famille tout de même. C’était ce qu’ils s’étaient promis, eux en quête de famille. Il en est un pilier mais n’est pas le seul. Il est protégé et en retour, il protège. Il baigne dans cette lumière confortable. Mais elle vire soudain à une carnation acide qu’il ne reconnaît plus et qu’il n’est pas certain d’apprécier. Tranchante. Envahissante. Elle se réfracte sur sa peau jusqu’à l’englober dans son halo, le mettre à sac pour mieux broyer son identité et son but, si simple mais nécessaire à son bonheur. Elle se ploie de tout son soûl sur son âme. Comme se ploie sur l’océan l’éphémère rayon vert avant de se fondre en lui dans un éclair émeraude.

Et ce dernier éclat emporte avec lui la beauté de l’océan même. Et après son passage, il n’y a plus rien.

*

À travers ce sas, Thomas sent les béances de son âme se reboucher pour la regonfler en ses dimensions habituelles.

Qu’est-ce que c’est que... ?

Dans la pluie de feux entrecroisés les protégeant de la foudre de ses démons, Garance est encore plus décontenancée que lui. Sans balancer plus avant, elle dévie la trajectoire d’une boule avec son épée. Au contact de la lame, la boule sautille avant d’exploser en d’infimes étincelles poreuses. Dont une finit sa course sur la paume ouverte de Garance.

Un objet repose dans sa main. Thomas se rapproche pour l’étudier. Une figure concrète, parfaitement bien dessinée. Stupéfiante de réalité.

  • Je croyais que seule ton épée pouvait être comme ça, ici... Garance ?

Garance en reste coite. Pareille à la boule de feu, son aura tressaille. Il s’attend à la voir s’exploser d’une seconde à l’autre. Elle ferme le poing, serré sur son trésor. Insondable.

  • Garance, insiste Thomas. C’est une flèche, non ?
  • Non. C’est un carreau.
  • Hein ?

Elle fait volteface et entrechoque sa nouvelle trouvaille sur la première Ombre qu’elle croise.

L’Ombre se désintègre sans sommation. Le nimbe lumineux de Garance émet une drôle de mimique avertie. L’écho se répercute et atteint toutes les autres Ombres qui se désintègrent sur son passage.

 Sa conscience se rallume au flash qui s’éclabousse à présent sur une autre surface que celle de sa mémoire. Au flash enfoui crépite désormais un flash enfui du bout de ses doigts pour se promener sur l’étendue calme d’un miroir minuscule. Ilian contemple, hébété, le fragile ouvrage qui repose dans sa main. De sa transe, encore immergé, il sonde le lac trouble aux eaux maintenant impénétrables. Car saisi d’un instinct primaire dont il ignore la provenance, il sait que de sa vision, il n’a fait qu’entrevoir ce que le miroir avait bien voulu lui montrer : des tréfonds de sa propre âme, ce dernier n’en a reflété qu’un clapotis vague et cela le torture.

Il ne sait pas comment il sait ça. Et il ne sait pas comment récupérer ce qu’il n’aura jamais. Des souvenirs qu’il n’obtiendra jamais. Comme s’ils étaient siens, mais sans lui appartenir.

La douceur est repartie. Ilian baignait dans l’effervescence et le tumulte grandissant acheva de le réveiller. Dans son sang et ses tempes d’abord ; ça cognait tellement fort qu’il se demanda brièvement comment il avait pu en faire abstraction. Dans l’environnement ambiant aussi ; les mouches qui bourdonnaient tout autour ne l’aidaient aucunement à se sentir bien. De nouveau il n’était plus en phase et c’était un euphémisme.

Tout ce qu’il recherchait c’était de retrouver cette lumière. Cette sensation tellement réconfortante. Et ce n’était en rien celle qui se propageait librement de ses empreintes au miroir.

La couleur qui déteignait sur ce dernier était unique et indéfinissable, non encastrable dans quelque terme réducteur, fluctuante et contradictoire, comme réfractée sur des centaines d’éclats divergents : l’argent s’entremêlait au grenat bleuté et l’or myrrhé se partageait à l’armoise alberge.

 Ilian n’était pas fasciné par cette lueur. Il se foutait de cette lueur et se foutait de savoir comment il possédait la soudaine faculté d’en abreuver ce miroir par la seule magie de ses mains. Il ne voulait pas nourrir le miroir, il voulait foutrement l’inverse. Mais le miroir ne dégageait plus cette chaleureuse nuance qui l’avait juste effleurée avant de le dessécher.

Il le porta hâtivement à son œil, espérant déceler à travers sa longue vue improvisée un prompt retour vers la logique inexistante de la nouvelle intrigue déroulée en lui. L’illogique planait sur l’entièreté de la situation, autant en profiter. Aussi Ilian ne fût pas surpris de constater qu’au contact de son iris, la lumière volage quittait ses doigts pour venir danser dans le miroir, lui offrant le spectacle qu’il quémandait. Elle vacilla, s’étira en une ligne, un horizon de plus en plus certain, aussi fin que lointain, à peine palpable. Ilian insista. Sa pupille se dilate, aiguille précise et patiente pour atteindre son but. Elle se plante dans la ligne de lumière pour s’y enfoncer tout du long, la pénètre de plus en plus profondément, creusant l’ouverture, une fente qui s’écarte, se mue en rai qui prend de l’ampleur et enfle l’espace, s’éparpille sur la glace.

À présent envoûté, Ilian regardait la teinte atteindre des proportions démesurées jusqu’à revêtir cette nuance particulière de vert hypnotique, couleur bien identifiable qui avait paru déterminée à ronger son âme.

Et ce rayon épais lui semble se désolidariser de la faille pour s’infiltrer en lui. Droit dans son œil.

Et dans sa tête se coagule une nouvelle tempête alors qu’une main vorace semble écarter de même les parois délicates de son esprit pour s’y engouffrer avec virulence. Des échos résonnent autour de lui, aussi engourdis que confus. Mais animés par la haine.

La lumière verte n’en est que plus intense. Intensément et condensément âcre. Et pourtant, Ilian en voulait toujours plus…

Le miroir lui échappa des mains mais c’est à peine si ses mains ou son œil percutent. En revanche, le déchirement que cet éloignement brutal lui impose dans sa poitrine ne passe pas inaperçu. C’est comme si on dérobait ses souvenirs pour la deuxième fois et la douleur en est encore palpable.

Ilian sursauta telle une bête battue à mort dans un dernier soubresaut. L’impuissance et la rage qu’il projetait de tous ses pores étaient mortelles mais sa cible ne céda pas.

Choqués, Thomas et Garance se concertent. Puis se concentrent sur le trou que Garance avait taillé dans l’espoir de créer une sortie.

Leur cercle semble s’éclaircir pour accueillir l’arrivant qui s’introduit habilement dans l’ouverture.

Il aurait négligemment posé l'arbalète sur son épaule pour paraître sous son meilleur jour. Aurait retiré son capuchon pour afficher fièrement sa dégaine de sauveur attitré.

Mais il émerge de la brume d'où il s'était juré de rester discrètement planqué, bien avant de convenir avec une réluctance certaine que sa présence est requise.

— Ça suffit, répéta doucement le garçon en raffermissant sa prise sur l’objet – son précieux ! – qui venait de lui être arraché sans préavis.

Si le nouveau venu affrontait son regard sans flancher, sa voix vacillante, en revanche, manquait de fermeté.

Furieux, Ilian allait reprendre la main mais la confrontation souffla net son courroux, coupant toute tentative de rebuffade. L’éclat de la lueur qui allait decrescendo sur le miroir rehaussait celle de l’écho grandissant qui flottait dans les yeux bruns de son opposant. Un écho lointain et envahissant qui s’entêtait à ressasser le même souvenir inaccessible : le rire grelot qui réveillait en lui la nostalgie d’un passé douloureux. Il s’y égrenait en boucle en tapissant ces prunelles et, tout au fond, solidement enfoui, son propriétaire s’y terrait.

Cette certitude ébranla l’adolescent qu’il toisait avec hargne aussi sûrement qu’elle foudroyait Ilian. Le corps tout entier du garçon s’ébranla, vibrant sous le poids de tremblements incontrôlés qui le maintenaient sur des ressorts plus qu’instables. Il fut le premier à rompre le contact pour se détourner de la vision qu’il avait lu dans le regard d’Ilian et qu’il ne pouvait soutenir plus longtemps. Pas assez rapide pour ne pas faire la une sur son visage. Ilian l’avait lu : il savait qu’il savait. Lui aussi l’avait reconnu. Et plus Ilian en voulait davantage, le dévisageant avide dans l’attente de détails, plus le garçon cherchait à se dérober de l’attraction malaisante qu’Ilian projetait sur lui comme un aimant incontrôlable. Et ne laissait rien transparaître de ce désespoir agité que son regard qui papillonnait à l’aveuglette sur tout… sauf sur Ilian.

Et pourtant, sous la nouvelle exposition qui retrace ses traits, sa cohérence est déjà fermement ancrée. Au sein de ce système immatériel, une façon tranchée d’assurer son camouflage.

Le revenant a le culot de s’avancer vers eux, le sourire en oriflamme.

  • Qu’est-ce que je te disais ? Bien plus efficace qu’une épée, baguenauda simplement Arthur. Comment ça va, Ganache ?

C’est ça, sa tentative de rapprochement ? S’entendre demander comment ça allait, alors que, clairement ça n’allait pas vraiment, est le pire lieu commun que puisse sortir Arthur. Ça lui en bouche un coin, à Thomas.

 Il finit par se poser par-dessus son épaule, sur la marée humaine dont il avait émergé, comme rejeté. Clairement en recherche d’une issue de secours. À défaut, le garçon poussa un gémissement étranglé, à mi-chemin entre le feulement d’un chat sauvage et le piaillement ébaubi d’une poule effarouchée. L’urgence contenue dans ce son arracha Ilian de son obsession, le poussant à se retourner : à l’évidence, l’immobilité s’était dessaisie de lui pour mieux se ventouser sur les autres, les cueillant sur place comme des téméraires figés dans un instant de stupeur. Ils n’étaient pas statufiés mais c’était tout comme. On aurait dit qu’ils participaient au un-deux-trois-soleil sans tenir compte des règles : ils se mouvaient au rythme de paresseux, chacun de leur geste démesurément lent s’étirant dans une pose exagérément prolongée. Les paupières clignaient et des bras s’agitaient dans un élan de mollesse absolue. Des sortes de borborygmes éclataient parfois comme des bulles de savons dans des coins disparates, produisant conjointement ce bourdonnement agaçant de mouches frivoles, seule touche d’activité de l’ensemble. C’était un tableau de danse contemporaine auquel on n’y comprenait goutte sur la fugacité du temps qui se traîne pour mieux s’écouler. Le décalage n’en était que plus criant : la posture de la plupart d’entre eux était bloquée sur un cri muet et offensif, les bras levés pour empêcher l’inarrêtable. Mel avait de nouveau grippé son corps sur celui de Rémi pour entraver son action, mais avec un train de retard. Rémi avait déjà le bras tendu en impulsion sous l’effet d’un lancer réussi, bras qui se mouvait plus rapidement que le reste du groupe réuni, comme s’il échappait partiellement à cette emprise du temps ralenti.

Ilian reconnaît cette peinture pour l’avoir déjà vue. Dans une dimension parallèle qu’il vient de vivre, il l’a déjà atteint, l’objet convoité. La scène s’est délibérément cristallisée au moment où il s’était emparé du miroir. Son geste instinctif les avait soudainement soumis à un rythme différent du sien, les engluant dans un ralenti flou et saccadé, décomposant leur frayeur commune en minutes infinies. Un constat simple bien qu’impossible s’imposa à Ilian. Ils avaient été exclus dans une bulle à part, coupés du monde. Restait à savoir qui en était réellement le prisonnier.

— C’est pas vrai, fait chier !

Son nouveau comparse de fortune prenait la chose comme un nouvel obstacle à titre personnel. Il moulina un poing rageur en suspension en direction de Rémi, puis le laissa tomber dans une grande emphase défaitiste. Rémi ne semblait pas en phase de recevoir ce qu’on pensait de lui avant un long différé.

Et malgré ça, il évitait toujours soigneusement de croiser le regard d’Ilian qui envisageait sérieusement de se planter une dose de suite.

— Je te l’avais dit, ou pas ? Faut pas toucher aux miroirs.

Ils sursautèrent tous les deux, dans une même volteface crispée. Le type à l’ordi le matait sans vergogne, un air de pure épouvante plaquée sur son visage émacié. Son timbre nettement sarcastique se détachait si nettement du lot qu’Ilian aurait pu jurer entendre d’autres échos.

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