Thomas / Ilian

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Pour le coup, Garance ne lui reproche ni son absence ni d’employer ce ton avec elle. Elle adopte la posture inanimée de la femme de Loth quand elle comprend qu’elle a foiré. Complétement quée-blo. Peut-être espère-t-elle regagner son passe-droit chez les trépassés. Sur un malentendu, elle peut bien se pétrifier et demeurer immobile. Inaperçue. Sait-on jamais. On admire chez une statue grecque le délié expressif de ses formes mais on ne lui tient pas non plus la jambe, à moins de se prénommer Pygmalion.

Face au succès relatif (de marbre même) de sa salutation sur Garance, Arthur s’intéresse enfin à Thomas. Avec nettement moins d’effusions emphatiques.

  • Vaurien. Tu n’as rien à faire là, tu le sais ?

Et lui alors ? Il veut probablement se foutre de sa gueule.

— T’écoutes vraiment personne, Arthur, enfonça le type entre ses dents.

— C’est ça, ouais, tu peux parler. C’est pas toi qui m’avais dit de ne pas écouter les miroirs, justement ? Et tu faisais quoi pour l’empêcher de s’y approcher, lui ? Nan, mais regarde-le ! Il est complètement shooté !

— Il était déjà dans cet état, minimisa l’autre. Et tenir tête à Rémi dans ces conditions, ça relève du suicide.

Arthur enfla d’un sifflement rageur qui annonçait bien la couleur.

— Sans rire, Lucas, comment pourrait-on s’en sortir sans toi ?

Balle perdue pour la provoc. L’ainé de cette troupe accordait autant d’attention à Arthur que ce dernier s’évertuait dramatiquement à en accorder à Ilian, c’est-à-dire aucune. Ilian dévisageait furieusement Arthur, qui cherchait à déverser sa fureur sur Lucas, que rien n’atteignait, imperturbablement obsédé par Ilian. Et Ilian se refusait de se soumettre à cette nouvelle dissection. Il sait d’office ce qu’il trouverait en lui rendant la pareille, et il ne peut s’y résoudre : une seule réminiscence lui suffisait pour la journée, il n’en voulait pas d’une deuxième. Sa frustration était déjà assez intense pour y rajouter le rappel d’une présence supplémentaire dans un passé qui ne lui appartenait même pas, fût-elle confortable ou protectrice.

  • Eh ben je t’ai suivi, apparemment.
  • J’ai bien vu. Dis plutôt que tu pistais ma trace depuis le début.

Combien de fois fallait-il qu’il répète que ce n’était pas de sa faute ? Comme d’habitude, on ne le prenait pas au sérieux.

  • Dis plutôt que c’est ta trace qui m’a ligoté contre mon gré et que je n’ai pas eu d’autre choix que de la suivre, se rebiffe Thomas. Comme tu as pu le constater sans bouger le petit doigt pour autant, j’ai failli y rester. Donc si tu insinues que je devrais te remercier, tu peux…

Arthur a le bon goût de se parer d’une affliction visiblement sensible. Pour Thomas, cela n’atténue en rien la rogne qu’il ne parvient qu’à ressentir par bribes, mais c’est déjà un début. Enfin...

  • Désolé. Je n’avais pas prévu ça. D’habitude, je me tiens toujours à l’écart des autres sphères, mais je m’inquiétais pour Garance alors... J’ai basculé dans ton couloir pour pouvoir la suivre à bonne distance. Comme tu t’étais attaché à moi lors de ton tout premier transfert et que le lien ne s’était pas manifesté depuis un bon moment, ton âme a dû s’aimanter sur mon passage jusqu’à croiser Garance. C’est ma faute.

Les autres sphères ? Couloirs ? Ah, ces voies parallèles et cette aura qu’il avait captée par intermittences ? Arthur naviguait-il entre les trois par la jonction de brèches ? Intéress... non en fait, rien à foutre. Reste sur le sujet. Ne l’admire pas, engueule-le.

  • Eh ben au final, tu as provoqué un joli désastre sur Garance, bravo. Et sinon, votre présence à tous les deux ici, c’est votre concept de faire profil bas ? C’est quoi votre plan, entreprendre un suicide collectif ?

 Ilian faisait donc une fixette sur Arthur qui essayait de détourner la sienne sur Lucas, lequel fixait Ilian. Et ce triangle confrontatoire et ostensible revêtait un enjeu sordide et, somme tout, complètement stupide au vu de la situation carambolesque. Ils auraient pu continuer longtemps si Ilian n’avait pas lâché un léger râle de douleur alors que croissait en lui un malaise palpable, à même la chair. Les fourmillements étaient de retour.

Les traits de Lucas se détendirent et il quitta ce masque épouvanté pour plus de sollicitude. Il abandonna la contemplation avide de son visage pour s’intéresser à ce qu’Arthur cramponnait encore, à s’en blanchir les articulations.

— Faut déjà commencer par se débarrasser de ce machin, décida-t-il.

Arthur lui adressa un signe de tête et desserra légèrement sa mainmise sur le miroir, visiblement soulagé de pouvoir céder le relais. Lucas survola la scène à son tour, indécis et certainement incertain sur la mise en œuvre de sa décision. Il nota Cate qui ramassait, suspendue dans l’instant, le chiffon piétiné à terre par Rémi pour y envelopper avec réticence les deux autres morceaux du bijou démembré – deux autres miroirs – qui reposait dans ses mains jointes. Elle reculait lentement au ralenti jusqu’à disparaître, avalée dans l’ombre de Rémi.

— À moins que…, marmonna-t-il, songeur. Caitlin ! Peux-tu venir récupérer le dernier miroir ?

En réponse, les paupières de Caitlin tremblotèrent à toute allure furieuse pendant vingt bons battements d’affilée. Un frisson hystérique balaya son corps alors qu’elle reprenait le contrôle de sa temporalité. Son regard tempête se fixa sur le trio comme si elle les voyait enfin et ses lèvres tremblantes se découvrirent tandis qu’elle analysait la situation.

— Je ne crois pas…

Sa remarque s’étouffa dans sa gorge et ses yeux s’écarquillèrent de terreur : son corps la propulsa violemment en avant. Dans un cri rauque de panique, elle se cambra comme une marionnette désarticulée, mais ses pieds refusaient de suivre le rythme, la traînant malgré elle vers eux. Ils raclaient le sol, luttant frénétiquement contre la volonté de leur propriétaire de les enraciner.

— Mais elle nous fait quoi ? Oh ! Qu’est-ce que tu fabriques ? s’impatienta Arthur, déjà bien pressuré.

Cate ouvrit la bouche pour protester mais une nouvelle poussée en force manqua de lui faire perdre l’équilibre ; elle vacilla pour rétablir son centre de gravité, les doigts crochetés sur le tissu molletonné contre sa poitrine.

— Ce… n’est… pas moi ! éructa-t-elle entre deux soubresauts. Lucas… arrête… ça !

Lucas la regardait se tortiller au-devant d’eux sans moufter, paralysé par la stupeur. Arthur parut tilter, puis se tourna brutalement vers lui, le saisissant au col pour le secouer. Il était terrorisé.

— Bouge-toi ! Comment tu fais pour stopper ça ?!

Lucas accusa le coup. Se dégageant d’un mouvement brusque, mains levées en signe de capitulation, il braillait à l’intention de Caitlin sans même oser la confronter de face.

— Je suis désolé… désolé ! Arrê… non ! Caitlin, tu n’es pas obligée de venir, fais ce que tu veux, j’ten supplie ! C’est ma faute, je… je retire ce que j’ai dit !

Les pieds de Cate stoppèrent net, et l’empêtrèrent de telle sorte qu’elle bascula de tout son poids, emportée par l’impulsion et la pesanteur. Elle tomba à genoux, ses mains toujours recroquevillés en bouclier autour de ses gris-gris.

Arthur se précipita vers elle, mais Caitlin brandit sa main comme un mur, ses longs cheveux blonds drapés autour de son visage en rideau protecteur.

— Ne me touche pas ! appuya-t-elle sur les consonances, une menace de meurtre sur chaque syllabe.

— T’es stupide ou quoi de les faire passer avant ta sécurité ? Ils ont plus de cent ans, c’est pas une chute qui allait…

Arthur s’égosillait, preuve à l’appui dans son poing qu’il secouait explicitement sous le nez de la jeune furie.

— C’est ça, ouais, tu peux parler avec le tien, mais moi, j’ai pas envie de les briser ! On a assez de vos conneries déjà pour sept ans de malheur en plus !

Caitlin se redressa d’un genou instable en couvant Lucas d’un feu incendiaire dans ses yeux encore chamboulés.

— La prochaine fois que tu me fais un truc pareil, je te coupe la langue. Okay ? tonna-t-elle.

Lucas ne pipait mot comme si ceux-là ne l’atteignaient même plus dans la coquille où il venait de se renfermer. Il n’était pas l’interlocuteur de Caitlin et là pour personne, pas même pour lui-même. Cet accident semblait avoir impacté sa conscience.

Il passa lentement une main sur son front et c’est comme si une charge de cent tonnes s’était abattue : ses rides y creusèrent un profond sillon et ses yeux plongèrent dans leurs ornières dévastées et boueuses. Il arbore la pâleur d’un poignardé mais il y fait courageusement bonne figure. Lui aussi a-t-il été mis face à un passé qu’on lui a détruit il y a longtemps ?

Du reste, sans rien en voir, Cate était déjà passée à autre chose et embrayait sur Ilian. Elle dardait sur lui toute son attention cyclone. Et Ilian ne bougeait pas d’un pouce. Comment le pourrait-il ? Depuis le début, il ne s’appartenait plus et s’absentait par vagues. Il captait pourtant tous les infimes détails qui s’accumulaient dans sa présence de spectateur supra-omniscient, et c’était à peu près tout. Il n’était plus certain d’avoir une existence propre : le bourdonnement incessant noyait à sec ses méninges comme la douleur son corps.

Cate l’évalua d’un coup d’œil vengeur et claqua la langue pour balancer son verdict.

— Il va lui aussi ouvrir la bouche et Rémi va perdre toute crédibilité.

Elle ricana nerveusement.

— Je lui donne pas cinq secondes pour le dégager.

— Arrête de parler ! grogna Arthur, les nerfs à vif.

— Tais-toi deux minutes pour changer ! abattit machinalement Lucas.

Cate s’apprêtait à répliquer mais ses lèvres pédalèrent sur le vide qui s’échappait de sa bouche rebelle. Ses yeux s’arrondirent d’effroi, puis s’abaissèrent en fente furieuse quand elle comprit que Lucas l’avait réduite au silence d’une simple sentence. Visiblement elle s’habituait vite à la chose, mais ne l’appréciait guère pour autant.

— Et voilà, souffla Arthur au bout de sa vie, les paupières obstruées pour échapper au déroutant mécanisme.

Il inspira à fond.

— Bon je reconnais, c’est très pratique, mais pour le moment, abstiens-toi de lui parler en attendant qu’on comprenne comment…

Il laissa la phrase en suspens, un rien déboussolé. Lucas ne réagit pas et se contenta de croasser un faible miaulement pitoyable face à Cate qui les infligeait tout à tour de flots de vérités silencieuses probablement fortement assaisonnées.

En contrepartie, sa réponse à lui, ça ne ressemblait à rien, et ça le résumait bien. Ses traits vacillèrent un instant et il sembla scintiller un moment, puis rien ne se produisit. Exactement de la même manière que la fille du début. Claire. Claire et son attitude, face à Rémi. Comme si Lucas s’évertuait aussi à concrétiser son retrait et à disparaître, sans y parvenir tout à fait.

— Ah non ! Ne me laisse pas seul à devoir gérer ! Tu m’en dois une, au minimum !

Arthur s’énervait de nouveau.

— Et fais quelque chose ! Elle va rester longtemps dans cet état ? aboya-t-il en désignant Cate qui beuglait toujours en silence.

— Deux minutes. C’est ce qu’il a dit.

Les deux garçons frémirent. Ils contemplèrent Ilian dont l’intervention inattendue évoquait le signal intempestif d’un détecteur de fumée dont il était grand temps de changer les piles. Arthur recula de quelques pas pour s’éloigner d’un pestiféré. Lucas s’ébroua pour se ressaisir et le rejoignit dans un grand arc de cercle pour éviter à la fois Ilian et Cate, laquelle confirmait les dires d’Ilian d’un hochement de tête narquois, cernée par de telles effusions typiques de stupidité. Lucas se pencha vers Arthur et le poussa du coude sans lâcher Ilian de sa vigilance enfiévrée.

— Et du coup, c’est quoi la prochaine étape ?

Arthur se tourna vers Lucas, prétexte évident pour ne pas s’intéresser de trop à Ilian.

— J’en sais rien, moi ! Pourquoi ce serait à moi de toujours décider, c’est un peu de ta responsabilité aussi !

Lucas prit la mouche, s’échauffant un peu plus.

— Hé, t’es gonflé ! ça n’a rien à voir avec moi !

— Ça a tout à voir avec celui qui vit dans ta tête, repartit Arthur sans se démonter.

— Émile vivait aussi dans ta tête, et pourtant tu n’as pas su empêcher…

— Anyway. Estimez-vous heureux que personne dans votre tête vous oblige à tuer.

Caitlin intervint à point nommé, Arthur commençait à virer au cramoisi sous l’assaut de trop. Elle fit tressauter ses deux miroirs d’une main habilement nonchalante, arrachant une grimace conjointe de Lucas et d’Arthur. Tu parles qu’ils se fichaient de la sécurité de ces trucs !

— Et maintenant avec vous trois, on est même plus libre de rien du tout. Génial.

Elle pivota un doigt accusateur sur Garance, tout près, mais toujours liquéfiée dans le ralenti sirupeux.

— C’est sa faute.

— Hé, ho ! T’as pas bientôt fini ! s’estomaqua Arthur.

— Pourquoi ce serait la faute de Garance ? se renseigna Lucas, perplexe.

Garance ploya sous le contrecoup d’une secousse qui catapulta son torse contre un obstacle invisible. Sa démarche mécanique en fut enrayée dans l’instant. Une violente goulée s’arracha de ses poumons, l’obligeant à reprendre pied. Elle cligna des yeux, totalement désorientée, puis son menton se mit à trembler, dévoilant deux fossettes asymétriques au creux de ses joues.

La statue qui s’était légèrement animée à sa mention venait d’atteindre son quota d’absurdités. Tornade hargneuse, elle s’écrasa en fracas sur Arthur pour le tamponner de ses poings fantomatiques.

  • Ce n’est pas comme ça que tu risques de me faire mal, tu sais, explique Arthur qui s’essaie drôle sans y parvenir. Empêtré dans sa bure deux fois trop grande. Par contre, je me ferais examiner la cheville si j’étais toi.

Toujours martelé sur une cadence infernale, le voilà qui jette une apostrophe ennuyée à Thomas. Peut toujours courir, tiens. Il ne viendra pas le délivrer de la vindicative Garance. Ça lui apprendra à faire le con.

  • Tu t’inquiètes pour moi ?! Si on n’avait pas été en danger – et à cause de toi ! –, tu serais resté gentiment dans ta planque pépère ?
  • Je ne faisais que te renvoyer l’ascenseur, je n’allais pas te laisser dévorer à ton tour...
  • Salaud, tu n’essaies même pas de le nier ! Où étais tu quand ils ont dû abandonner la villa ? Quand ta... ta famille avait besoin de toi ? Là aussi tu t’inquiétais pour eux ? À distance ?! C’est ainsi que tu as agi pendant un an ? Tu attendais qu’on implose jusqu’au dernier ? Tu n’es qu’un salaud doublé d’un lâche !
  • Ex-acte-ment, renchérit Thomas pour enfoncer le clou. Parce que oui, ça aussi c’est dans ses habitudes. Tu as fait l’autruche comme tous les autres. Je peux le comprendre pour certains, mais pas pour toi. Tu t’es servi d’une excuse bidon pour te défiler au pire moment. Parce que tu n’as pas compris que ce qui compte, ce n’est pas ce qu’ils ont été par le passé, mais ce que nous sommes dans le présent. Tu nous abandonnés pour des ombres, alors ne viens pas me donner des cours de morale.

Garance s’arrête net de frapper à la mauvaise porte. Même elle a compris que Thomas est allé trop loin. Mentionner le sort d’Émile, surtout à demi-mots, c’est un acte de folie pure.

  • Tais-toi, tu ne comprends rien, affirme-t-elle vivement devant la réaction d’Arthur.

L’absence de réaction plutôt. L’atmosphère semble se solidifier sous la tension qui radicalise ses traits.

  • Il n’a surtout rien à faire ici.

— Oh non, murmura Lucas.

Conscient d’une nouvelle bourde.

— Elle le savait, insista Caitlin d’un ton revêche, histoire d’enfoncer le clou. Elle savait qui il était quand elle l’a ramené ici.

Garance tituba vers eux, les larmes difficilement contenues dans ses grands yeux troubles.

Lucas, je… en réalité, c’est que…

Lucas éleva la main pour couper court aux supplications confuses et fixa Caitlin d’un air réprobateur, comme pour offrir à Garance un instant de répit.

Alors maintenant, t’es une balance ?

Cate fronça les sourcils, décontenancée.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Arthur, tu sais très bien pourquoi j’ai fait ça, continua Garance sur une note voilée étrangement pointue.

Je sais, concéda Arthur en lui faisant face, en dépit des larmes qui se libéraient doucement un chemin sur les joues de Garance. Je sais, mais ce n’est pas vraiment à lui que tu pensais.

J’espérais pouvoir faire bouger les choses, souffla Garance. Tu avais raison, on ne pouvait pas rester englués éternellement. Et il allait nous tomber dessus de toute façon. Alors, quand j’ai su… je ne pouvais pas le laisser là-bas. Tu aurais fait la même chose, toi aussi.

 Arthur cilla et décala son angle de vision derrière l’épaule de Garance, mal à l’aise.

En fait, je ne sais pas ce que j’aurais fait, réellement, avoua-t-il. Le moment n’est vraiment pas bien choisi, avec ce qui arrive à Mathieu…

  • C’est ce que j’ai dit à Claire, moi aussi. Mais elle m’a répondu qu’on ne pouvait pas l’abandonner aux fouchtris.

Garance lança un jappement sans joie devant Arthur qui revenait vers elle, incrédule.

  • Oui, moi aussi j’ai hésité. Une sombre histoire d’autruches, hein ?

Elle se mordilla la lèvre et baissa d’une octave, chuchotant presque.

— Y a-t-il réellement un bon moment quand on cherche à le repousser ? Tu ne peux pas toujours fuir le passé, Arthur, dit-elle en se carrant sur cette affirmation.

— C’est toi qui dis ça ?

— Justement. Thomas a raison. Il est temps qu’on arrête de jouer les autruches. Et lui aussi, il a besoin d’aide.


  • Et toi non plus ! Tu oses revenir maintenant ? Ou tu vas repartir tranquille en nous laissant dans ce merdier ? relance Garance de plus belle.
  • Je ne repars pas.
  • Quoi ?

Sous le choc, Garance relâche tout. Les bras lui en tombent.

  • Je ne repars pas. Pourquoi crois-tu que je me sois dévoilé ? Je sais, j’ai été lâche. Je ne suis pas assez stupide pour essayer de vous présenter des excuses. Mais je comptais vraiment rentrer. Pas tout de suite, c’est vrai, mais je n’aurais pas tardé.
  • Ben oui, maintenant que tu t’es démasqué, c’est facile de dire ça ! rage Thomas.

Raté. Arthur ne réagit pas à sa pique.

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