Léane (2)

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Elle se rappelle d’avoir vaguement songé, à l’époque, qu’elle ratait un truc, peut-être. Précisément le jour où elle avait repéré les manigances de Mathieu. Si elle ne s’était pas perdue dans ses pensées rongées de vague remords, elle n’aurait sans doute rien remarqué. Mais ce jour-là, son regard flottant dans le vague avait repéré bien plus de détails qu’à l’accoutumée. Elle connaissait Mathieu de loin, sans le connaître. Chaque matin tous deux prenaient le même bus pour le même lieu, lui simple lycéen de première, elle, dans la cour des grands déjà, en prépa littéraire aux ambitions démesurées. Ce bus bondé en permanence d’élèves de tous niveau naviguait dans les eaux troubles de la cohue générale de jour comme de soir. Il était difficile de trouver une place sans se sentir écrasé, encore plus de se stabiliser entre deux corps maladroits, les jambes bien campées pour garder l’équilibre. Valider son titre de transport à l’entrée relevait souvent d’un véritable défi, les gamins poussaient comme des bœufs pour s’entasser dans l’habitacle. Plus d’une fois elle s’était retrouvée comme une abrutie sans avoir pu poser sa carte sur le validateur magnétique. Heureusement Léane avait une astuce qu’elle n’avait jamais eu à utiliser mais qui n’appartenait qu’à elle. Pas Mathieu.

Ce fameux jour donc, lors de la montée des contrôleurs dans le bus, elle avait eu Mathieu en visu. Bien que focalisée sur un tout autre sujet – et pour une fois elle était en règle, stratégiquement placée près du validateur situé au milieu du bus – elle avait noté la panique transparaître de manière évidente sur le visage du garçon. Il était devenu blême et tenté de se frayer un chemin vers le validateur. Évidemment le conducteur avait pris soin de bloquer l’appareil, rendu inactif. Et évidemment un des contrôleurs s’était placé juste devant les portes de sortie et avait remarqué le manège de Mathieu, interprété comme une tentative de fuite. Léane l’avait vu perdre tous ses moyens lorsque le contrôleur s’était adressé à lui. Bien ennuyée pour Mathieu sans se sentir vraiment concernée du reste, elle n’avait pas eu le choix de se concentrer sur son sort quand le pass s’était échappé du poing du garçon pour s’envoler droit sur le validateur. En plein dans le mille, pile sur la zone de lecture. Pas éjecté, non. Juste posé délicatement sur le socle par une main invisible. Soufflée, Léane avait croisé le regard de Mathieu pour comprendre que ce n’était pas un coup de chance mais une tentative désespérée, en plus d’être stupide. Perdre le contrôle, « pass » encore, de façon aussi peu discrète, il y’en avait à redire. Encore heureux qu’il gardait les bras le long du corps comme la victime accablée qu’il était censé être, et que personne n’avait réellement tenu compte de la trajectoire volontaire de la carte, passée comme une éjection désordonnée sous le coup du stress. Pas pour Léane. Elle n’y aurait pas fait attention elle non plus si elle ne venait pas tout juste de faire la rencontre de Kiernan de l’Autre-Côté, censé résider à Gloucester (ça aussi, on repassera) et dont les talents de télékinésie n’égalaient pas les exploits de Stephen en absorption. Elle s’était bien plus intéressée au cas de Stephen – là encore, question de priorité et de curiosité partiale – mais avait retenu que la télékinésie s’ajoutait au programme. Et ce que venait de faire Mathieu ne relevait en rien d’un acte maladroit.

Mathieu avait compris qu’elle avait compris. Il l’avait dévisagée, livide, elle lui avait sorti les gros yeux en retour. Tout en posant sa main sur la carte du garçon, la maintenant sur la zone de validation. Fermant les paupières, elle s’était infiltrée dans le système électrique pour réactiver temporairement la machine d’un petit bip ! bien reconnaissable, mais noyé par les protestations des lycéens en illégalité. Il l’avait regardé faire, le teint exorbité.

« Pardon, c’est moi qui ai son pass ! » s’était-elle récriée en se déportant au-devant de la scène, prête à étoffer son jeu d’une nouvelle carte. Elle avait le public, déjà.

« Je suis désolée, trésor, j’ai oublié de te le rendre, repartit-elle vers Mathieu qui ne savait plus où se mettre. Il est en règle, et moi aussi ! avait-elle ajouté, en brandissant les deux pass comme une preuve de leur régularité. Désolée, m’sieur, vraiment. Mon copain cherche juste… à attirer l’attention. »

Mathieu avait voulu contester, mais une pincée vigoureuse de Léane sur son bras l’avait dissuadé de pousser plus loin.

« Merci, monsieur, c’est sympa. Bonne journée à vous, et bon courage surtout ! Tu viens, chou, on doit descendre ici !

— Je… je descends dans deux arrêts, avait faiblement protesté Mathieu en la regardant appuyer sur le bouton d’arrêt sans le quitter de ses gros yeux.

— Je sais bien, mais on va marcher un peu jusqu’au lycée, ça fait du bien, avait-elle rétorqué, péremptoire.

Désemparé, Mathieu l’avait dévisagé mais n’avait rien dit. Dans son esprit, ils se donnaient l’impression de passer sans doute pour des fraudeurs rusés et pressés de mettre les voiles après leur coup de maître. Mais elle, elle s’en foutait.

« Tu n’oublies pas quelque chose ? l’avait-elle harangué, moqueuse, alors qu’il tentait de se tirer hors de sa portée. sitôt descendu du bus.

« J’ai toujours ta carte… – elle y avait jeté un coup d’œil, – Mathieu.

Il s’était raidi et retourné pour la découvrir, rayonnante mais intriguée, s’avancer vers lui carte en main.

— Pas mal ton petit tour de passe-pass. C’était bien tenté, mais ça n’aurait pas marché sans moi.

Elle lui tendit sa carte. À distance convenable.

— Je garde ton secret si tu gardes le mien. Même si tu n’es pas du genre à faire dans le discret. »

« J’ai du nouveau ! avait-elle lancé en se campant devant Clément. Le forçant à la considérer, alors qu’il lui tirait la tronche depuis des jours.

— Ben voyons. Qu’est-ce que tu as encore fait ?

— Rien du tout. Lui, en revanche, c’est un cas.

Clément avait regardé Mathieu, puis toisé Léane d’un air furibond, l’air de considérer son envie de lui dire tout le bien qu’il pensait d’un cas de lycéen. La diversion avait été assez salutaire pour leur permettre de renouer, en tant qu’amis de nouveau. Comme s’il ne s’était rien produit dans l’intervalle. Il avait mis son mouchoir par-dessus.

 Il lui manquait. Ça faisait plus de six mois qu’elle ne l’avait pas vu. Même ses critiques, pas toujours constructives, de son perfectionnisme et de son esprit de compétition, d’elle et de son caractère de murène lui manquaient. La reconnaitrait-il aujourd’hui, sa personnalité de merde intacte mais sa fureur de vivre détruite ?

Elle releva la tête. Se heurta à celle dans le miroir. Juste à hauteur du regard. Défaite, toute échevelée, les cheveux électrifiés en aura au-dessus de sa tête blanchie comme pour figurer le savant fou. Les serpentins argentés dansant une folle farandole dans sa longue et raide chevelure, elle ne ressemblait en rien à elle d’il y a six mois. Elle ne ressemblait plus à rien.

Six mois plus tôt

Son portable la délogea de ses convictions moroses. Comme un gong salvateur. Elle détourna furtivement les yeux, pour s’échapper. Elle ne devait pas se laisser engloutir par son reflet. L’intensité de la sonnerie redoubla alors qu’elle se débattait avec l’appareil. Merde, en plus elle avait oublié de l’éteindre ! Derrière le paravent, les moqueries reprirent de plus belle.

— Phil, en plus d’être en retard, elle gêne le cours !

— Ça va, lâchez-moi un peu la grappe, tous autant que vous êtes, marmonna-t-elle avec rage en constatant qui l’appelait.

Que lui voulait-il, encore ? La convaincre de ne pas s’enfuir ? Il savait qu’elle recherchait une raison suffisamment valable pour tirer le rideau avec dignité. Elle avait réussi à tenir six mois, au mois. Soit six de plus qu’Arthur qui n’avait pas demandé son reste, et deux de plus que Bastien, qui avait tout abandonné, y compris sa petite sœur en souffrance. Garance ne répondait plus et ne donnait aucun signe d’emménagement, quand bien-même son père se portait bien mieux et ne nécessitait plus de traitements lourds qui justifierait la prolongation de son exil à Bordeaux.

Dans un tout autre contexte, de battre les autres à plates coutures, elle en aurait été fière. Mais elle sentait qu’elle ne tarderait pas à craquer à leur suite et voulait leur épargner la satisfaction d’y assister. Encore un souci de son image.

Et malgré les moyens déployés pour se cacher, Clément avait senti la fêlure. Il commençait à bien la connaître. Pour elle, une raison supplémentaire pour l’éviter.

En soupirant, Léane accepta l’appel, déterminée à raccrocher aussitôt.

— Allô ?

— Je suis en bas, tu me fais monter ?

Il est où ?

— C’est-à dire en bas ?

Elle s’approcha de la fenêtre et se sentit défaillir de constater que, de fait, il attendait bien en bas.

— Qu’est-ce que tu fabriques ? bredouilla-t-elle.

— À ton avis, idiote, je suis venu prendre un cours à l’essai !

— Toi ? C’est une blague ?

— J’en fais des meilleures. Mais si c’est la seule façon de te forcer à me parler, alors oui, c’est une grosse blague et tu vas m’annoncer la chute. Je monte, que tu me présentes ou pas, j’en ai rien à branler.

Il savait conquérir les cœurs sans fournir trop d’efforts, en dépit de son retard à sa toute première séance. Mettre les danseurs dans sa poche par son bagou et son auto-dérision sur sa nullité crasse pour la pratique de la danse ne s’avéra pas bien compliqué. De sorte que personne n’eut à se demander ce qu’il venait faire ici si son sens du rythme ne dépassait pas le chiffre 2. Sa couverture était sauve, il la tirait toute à lui. Léane ne s’enjaillait pas, elle. Tout son corps perdit de sa souplesse quand elle se retrouva face à ce partenaire imposé pour la valse.

— Tu vas arrêter de regarder tes pieds ? s’agaça Clément qui ne faisait rien d’autre que de les piétiner en cadence. Et détends-toi, j’ai l’impression de tenir un balai, tu m’aides pas du tout ! Je croyais que tu étais douée ? appuya-t-il devant son absence de réaction.

Ce n’est pas comme s’il ne mettait pas du sien pour la motiver, hein ? Même son allure pataude était en grande partie programmée. Ils savaient très bien comment Léane démarrait au quart de tout quand elle réagissait. Voilà pourquoi elle s’efforçait de rester stoïque à ses tentatives de la faire réagir. Quitte à se laisser marcher sur les pieds.

— C’est l’homme qui est censé guider et imposer le tempo, rétorqua-t-elle. Et tenir sa cavalière pour qu’elle ne se casse pas la gueule.

Clément poussa un grognement mais replaça correctement ses mains sur sa taille. Léane était légèrement rassurée de sentir que Clément n’était pas plus à l’aise qu’elle.

— Qu’une fille comme toi apprécie autant la danse en couple et accepte de se laisser conduire est un paradoxe que je ne suis pas certain de comprendre, finit-il par lâcher après un long silence pesant entre eux.

— C’est sûr, c’est le plus grand mystère qui nous entoure en ce moment, railla Léane, sortant du personnage.

Zut. Elle se mordit la langue.

Grand prince, Clément ne releva pas. Mais Léane pouvait presque l’imaginer sourire au-dessus d’elle. Il raffermit sa position et marqua une pause. Évitant adroitement un couple qui évoluait avec grâce en virevoltes à travers la salle.

— Voilà ce qu’on va faire. Je te tiens, mais c’est toi qui marques la cadence. Je suis incapable de gérer les deux alors que toi tu es capable de guider les yeux fermés. Autrement on va finir par se prendre les miroirs, et ce serait dommage au vu de ton application à les éviter.

Léane sursaute.

  • Qu’est-ce que tu crois ? Pour moi aussi, c’est dur d’y faire face, mais il faut que l’un d’entre nous regarde devant, sinon on va finir par tomber. Comment peux-tu te sentir bien ici sans te sentir cernée, il y en a partout dans cette pièce. C’est un cauchemar, murmura Clément.

« Je ne m’y sens plus bien, ici. Je n’y suis plus à ma place. Je n’ai plus ma place nulle part », aurait-elle lâché dans une demi-confession. Mais ce serait trop se démasquer, s’obliger à lui avouer ce qu’elle ressentait.

— Ne me laisse pas tomber, implore-t-elle à la place.

— Je n’en ai pas l’intention.

Mais elle seule savait que lui ne captait pas le double sens de sa supplique. Ils finissent tous par la laisser tomber et elle se retrouve à danser seule.

Leur image bancale de couple de guingois, avec la grâce d’un couple d’ours dansants sur les places de province en était risible. Mais au moins ne faisaient-ils plus du surplace, se contentant de danser dans un périmètre restreint pour ne pas gêner les autres.

Le passage au cha-cha les délivra tous deux de la torture. Élisabeth lui chipa son partenaire pour s’improviser experte professeure à force de flatteries et roucoulades insupportables. Force fut de voir que Clément progressait bien mieux sous son égide que sous celle de Léane, bien plus dans son élément qu’auparavant. Il maitrisa vite le rythme et bientôt il put échanger des passes simples avec sa nouvelle compagne. Il se déridait enfin, sans son rôle auto-proclamé de boute-en-train et avait l’air de s’amuser vraiment. Son sourire illuminait ses traits. Léane sentit un frisson la prendre quand ils répétèrent inlassablement la passe du rouleau pour bien permettre à Clément de l’intégrer. L’émotion brute et grisée, spontanée qui se lisait sur le visage de Clément rallumait en Léane ce même sentiment d’allégresse ivre qui s’était emparé d’elle les premières fois qu’elle effectuait cette passe. Maintenant chacune de ses passes la laissait étourdie mais blasée. Et Clément, lui, s’amusait comme un fou. Sans elle. Et ce plaisir qu’il éprouvait, partageait avec Élisabeth, cette lueur complice et commune qui dansait dans leurs yeux, ce pas chassé avant-arrière tel un jeu amoureux rendait la scène insupportable dans son intégralité. Élisabeth poussait plus avant sa chance lors du contact de leurs paumes en entrelaçant de temps à autre, comme par erreur dans le jeu de l’action, ses doigts à ceux de Clément. La connexion était indéniable. C’était la pure magie de la danse. Du cha-cha.

Et Léane fut traversée par une bouffée rauque et sauvage. C’était une frustration jalouse libérée, un besoin de désir de possession sans le désir même. Comme si elle s’apprêtait à placer un autre sur son piédestal sans même songer à le toucher. Toujours à distance respectable. Ni pour elle, ni pour les autres.

Cette rage la dévorait encore sur le chemin du retour. Clément ne cessait de déblatérer sur l’effet euphorique et déstabilisant de la danse, admettant s’être trompé sur sa propre vision à ce sujet. Et elle s’enferrait dans sa nouvelle obnubilation qu’il n’était pas capable de déceler, l’imbécile. Elle faillit lui rentrer dedans. Il s’était arrêté et la regardait d’un air concerné.

— Tu vas me dire ce qui ne va pas chez toi ? Enfin… à part tout le reste ? Tu m’en veux d’être venu sans te prévenir ? On en est là ?

Elle ne répondit rien. Son désespoir transmué en soif irrépressible lui montait à la gorge.

— T’en as pas marre d’être aussi butée, des fois ?

— Aime-moi, glouglouta-t-elle en murmure-sanglot.

— Hein ? J’ai rien compris. Parle plus fort.

— …

— Léane, qu’est-ce qui t’arrive ?! Tu as peur de me faire du mal ? C’est pour cette raison que tu m’évites ?

— Aime-moi !

Un cri de détresse qui lui échappe, avide de protection. Peur qu’il l’abandonne et rejette avec elle son image, son contrôle.

Il se fige, éberlué. La confusion et le déni s’entrechoquent clairement en lui. Puis soudainement, Clément l’attrape par les épaules et la plaque contre un mur. Sans préavis. Ses yeux se plissent d’une colère difficilement contenue. Tout son corps tendu tremble alors qu’il scrute son visage. Le sien se rapproche trop au goût de Léane. Elle se contracte, plus sensible à cette proximité qu’à l’irritation dont elle est l’objet.

— Ce n’est pas comme ça que ça marche, Léane !

Il éructe ces mots avec violence, à lui cracher en pleine face tout son dégoût d’elle.

— Tu ne peux pas manipuler les autres à ta guise quand ça t’arrange et jouer avec leurs sentiments !

— Et pourquoi pas ? souffle-t-elle. Qui pourrait m’en empêcher ? Toi ? En serais-tu seulement capable ?

Clément eut un mouvement de recul et se dégagea d’emblée. Il promena son poing sur le mur, les mâchoires serrées. Il était difficile de dire s’il résistait à l’envie de l’étrangler ou de se réfugier dans un souvenir obscur pour échapper à la situation. Lui préférait perdre le contrôle pour ne pas confronter plus longtemps son culot. Mais elle, était prête à assumer jusqu’au bout son sans-gêne, afin de faire taire ce déluge escaladé qui déversait sur elle toute sa faiblesse de l’instant. Qu’importe le reste. Passer pour la pire des allumeuses n’était rien contre sa hantise de l’oubli. Manipuler les gens et leurs sentiments n’avait aucune importance si ça lui permettait d’arriver à ses fins.

Ça avait très bien marché avec Elena. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de suivre ses traces ? Après tout, Léane descendait plus ou moins d’Elena, en plus de porter en elle un écho de son âme souillée. Certes Léane n’était pas aussi maléfique, et leurs procédés tout comme leur but divergeaient drastiquement : Elena voulait juste tout détruire, jusqu’à elle-même (enfin ce qu’il en restait) pour obtenir sa libération et sa paix, définitive. Léane voulait juste exister.

Elle n’avait aucune intention de faire sombrer le monde dans le chaos au service d’une cause qui avait perdu de son sens. Elle voulait juste être égoïste. Pour se préserver. Mais elle ne niait pas se foutre des conséquences pour y parvenir, tout comme Elena.

Elles se ressemblaient toutes deux. C’est ce qu’elle lui serinait régulièrement à l’oreille, son empreinte personnelle facilement décelable parmi la multitude d’autres dans la Voix.

Clément échappa à la sienne et à l’Envers. Il dévisagea Léane qui attendait, suspendue à son fil.

— Tu ne m’aimes pas. Tu as juste besoin de moi à tes côtés.

— Ça ne revient pas à la même chose ?

Il soupira et regarda Léane d’un autre œil. De pitié. Elle n’en voulait pas, de sa pitié. De lui elle désirait autre chose. Et il ne semblait pas enclin à le lui donner.

— Grandis un peu. Le monde ne tourne pas autour de toi.

— J’aimerais que ce soit toi, répliqua-t-elle.

— Ça suffit. Tu n’auras jamais le beurre et l’argent du beurre. Je ne suis pas ta chose. Ne t’avise plus jamais de me refaire un truc pareil.

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