Mathieu (6/6)

13 minutes de lecture

— Fanny a dû affronter un horrible parcours pour se dépêtrer de la Boucle aussi vite. Un voyage affreusement douloureux… mais inoubliable, reprit Bastien dans un murmure enflammé contre les carreaux. Elle ne voulait pas oublier. Au point de se porter volontaire pour toute cette souffrance.

— Comment ça, volontaire ? s’étrangla Mathieu.

— Ceux qui se réincarnent veulent oublier. Et ils ont ce choix. D’oublier la peine et la douleur, même sans en connaître l’origine. C’est l’option que la majorité d’entre eux choisit. Ils empruntent la Boucle une nouvelle fois, dépouillés de tous les fardeaux et souvenirs de leur vie précédente. Mais le prix à payer de l’oubli est conséquent : ils se dépossèdent d’un morceau d’âme, absorbé par le fragment. À chacune de leur réincarnation, ils se départissent davantage d’une part de leur humanité et de leur libre arbitre, les rendant plus vulnérables à l’influence du miroir.

Mais il faut une véritable détermination pour se décider à se détacher de ce cycle et de s’offrir en toute conscience prisonnier du miroir, dans l’attente d’une délivrance incertaine. Quand on sait qu’à terme les regrets reviennent nous dévorer. Pour un après encore pire. Pas sûr que je puisse choisir la voie qu’elle a suivi moi, tu vois.

Lui non plus. Oublier, c’était la chance de toute une vie. Surtout pour des gens comme eux. S’il était prêt à en commencer une autre en oubliant les misères de celle-ci ? Bien sûr que oui.

Quant à la rançon d’une rognure progressive de son âme, il l’accepterait de bonne grâce. Et pour rien au monde il ne voudrait de ce cadeau empoisonné d’avoir la possibilité de se souvenir d’une vie antérieure. Ce qu’avait voulu conserver Fanny en valait-il la chandelle ?

— Tu sais, Fanny… elle refusait de regarder Florian s’effriter comme tous les autres. Comme Alec. De lui infliger un pareil traitement. Elle n’avait pas seulement besoin de lui. C’est juste qu’elle ne voulait pas lui laisser le choix de souffrir. Ou d’hésiter.

« Et certains y errent encore » avait confié Florian à propos de la Boucle. Sans pouvoir se décider, à tergiverser à l’infini. Mathieu connaissait trop cette attitude pour pouvoir leur jeter la pierre. Alix peut-être… Pitié, pas Anaé

— Elle a infusé en Florian, au seuil de sa mort, les souvenirs que gardait son poignard. En faisant cela, elle ne lui a pas laissé l’alternative qui était donnée à tous les autres : en se remémorant ses vies passées, et surtout la sienne, Florian n’a pu se départir de son passé. N’a pas su s’en détacher. Il n’aurait pas pu : l’effet indésirable et inattendu de leur intention de nous accrocher les uns aux autres. Peu importe combien les souvenirs sont douloureux, il aurait choisi de les garder au final. Et pourtant, il en a voulu à Fanny pour sa décision arbitraire. Énormément, je crois. Mais c’est ce qui l’a retenu ici. Ses attaches. Sa peine d’avoir perdu des êtres chers… Et d’en laisser d’autres derrière lui. Comme nous… Il ne pouvait pas abandonner. La douleur fixe l’enveloppe. Fixe la mémoire.

Tu m’étonnes. Voir Florian et Alec endurer leurs multiples évolutions révoltées restera à jamais imprégné en Mathieu.

Il voulut se relever. Trop vite. La tête lui tournait. Il se rassit. Vaincu.

— Le poignard maintient leur enveloppe en vie, enfin la stabilise, nuança Bastien. En contrepartie, il provoque leur fin accélérée. C’est une réplique construite à partir du fragment coincé dans l’âme, une représentation de celle-ci. Voilà comment il se crée et réapparaît au moment de chacune des morts, chaque fois un peu plus détaillé, ciselé. Un poignard se cisèle entièrement de vécu. Et Fanny raconte que les poignards ciselés de souffrance sont de loin les plus beaux.

Le tien et celui de Claire doivent être sublimes, alors.

— Mais le porter sur soi, juste pour conserver une apparence qui les détruit de l’intérieur, c’est tellement…, souffle Bastien pour lui-même.

— Ce n’est pas qu’une question d’apparence et tu le sais. Ils ne veulent pas d’une vie d’apathie et de néant. Ils ne veulent pas vivre en ombre, comme s’ils n’avaient jamais été là.

Bastien se retourne pour lui jeter un regard halluciné.

— Pour rester humain. Le plus longtemps possible, acheva Mathieu dans un soupir.

— Florian t’en a parlé ?

— Un peu.

Un peu ? Il en a fait toute une conférence !

Tu ne vas pas recommencer, toi !

Bastien hocha le menton, comme si hocher du visage entier lui coûtait.

— Je ne sais pas ce qu’il représente pour Fanny, mais elle a risqué pas mal pour lui. Ce qu’elle a fait, elle n’en avait aucun droit. Elle l’a tenté quand-même. Elle n’a pas le droit de me parler non plus, de faire amie-ami. Ni de proposer des projets insensés, chuchota-t-il.

Ok, mais pour combien de temps encore ? Jusqu’à quand compatirait-elle à leur propre situation avant de retourner sa veste ? Quelle était la limite de péremption d’ersatz au juste ? Mathieu naviguait à flots.

Bastien interrompit ses pensées.

— Fanny a donc raison pour tout ce qu’elle m’a dit. Même si ça m’arrache la langue de l’avouer. Tu veux savoir un autre scoop ? Arthur va se pointer…

Mathieu trouva dans cette indication la force de se hisser sur ses jambes de coton. Stupéfait.

— … c’est peut-être même déjà fait à l’heure qu’il est. Et ensuite ils vont propulser le dernier représentant du médaillon sur le devant de la piste. Plus rapidement qu’on ne l’aura anticipé.

— Ralentis ! s’affola Mathieu face au surdosage auquel il se retrouvait confronté.

— Oui, tu as raison, il va falloir ralentir avant de se jeter dans le tas, confirma Bastien.

Mathieu aurait mis sa main à couper qu’ils ne parlaient pas du tout, mais alors du tout, de la même chose.

— Ça m’énerve un peu. Je ne sais pas si je dois être soulagé du fait que tu sois enfin là, admit Bastien. Parce que ça veut dire que je dois me bouger plus vite que je ne l’aurais voulu. Et j’ai épuisé tous les prétextes en rayon pour me défiler vu que tu es… Ben que tu es là.

— Merci, j’apprécie ton accueil.

Tue-le !

— Si les Fouchtras savent le projet de Thomas pour faire capoter la malédiction, pourquoi ne font-ils rien pour l’arrêter ? Elle t’a dit quoi Fanny, à ce sujet ?

— Ce n’est pas le projet de Thomas, insista Bastien qui avait loupé le point le plus important de la question.

— De qui vient cette idée autrement ? Ne me dis pas que c’est Fanny ?

— Non. Elsie le lui a soufflé.

— Elsie ? Qui c’est ça, encore ?

— Je n’en n’ai aucune idée. Mais une alliée fantôme supplémentaire dans notre camp, ça ne peut pas nous faire de mal. On n’a pas le choix, Alec va pas tarder à basculer hors-jeu.

— Ce n’est pas un piège ? soumit Mathieu, quelque peu estomaqué de constater que le sort d’Alec était le cadet des soucis de son petit frère.

— Sans doute que si.

Bastien redevient pensivement ténébreux.

« Que t’avais dit Fanny que tu ne me dis pas, hein ? Quelles confidences supplémentaires caches-tu en réserve ? »

— Vu qu’on est dans un piège depuis le début, un de plus ou de moins n’y changera pas grand-chose.

« Drôle de façon de considérer la situation », pensa Mathieu dépité.

À bien y réfléchir, il n’y avait aucune preuve démontrant que Bastien n’était pas candidat au suicide.

Non, stop au glauque !

— Je pense que les Fouchtras sont curieux de voir jusqu’où on peut aller, déclara Bastien. Si on va résister à la pression ou finir par s’entretuer. Pour eux, nous ne sommes rien de plus qu’un jeu. Mais pas assez rapide pour eux. Notre prudence de ces derniers mois les énerve. On s’est tous arrangés pour limiter nos contacts, mais ils vont vite s’en mêler. En déplaçant leurs pions favoris : nous. Si j’étais Clément ou toi, j’essaierais vite de me signaler aux autres. Ils risqueraient de vous utiliser à leur profit autrement.

— En gros, on n’est rien de plus que la vulgaire mise de leurs paris, résuma Mathieu. Rien de nouveau.

— Exactement. Mais pour eux, l’enjeu est énorme : leur possible remise en liberté. Le repos éternel et tout leur baratin. Voilà pourquoi ils nous laissent agir : si la solution s’impose pour nous, elle pourrait s’imposer pour eux. La question qui se pose en est le prix. Quel est le prix de la liberté ? Pour eux, il n’y aucune limite, surtout en pertes humaines. Mais pour nous… Combien pourrons-nous supporter ?

Aucune. Pour commencer, il ne supportait pas d’en entendre davantage, ou il allait se passer la corde au cou.

— Viens avec moi. Tu ne peux pas rester seul ici.

Il pourrait dire que Bastien avait été tenté par l’offre l’espace d’un instant très court, très court mais impactant. Mais il se releva d’un bond pour ouvrir la fenêtre et écraser sa cigarette contre le rebord.

— Non. Pas tout de suite. J’ai… j’ai encore quelques trucs à faire, dit son dos.

« Encore en train de te défiler, plutôt »

— … Toi par contre il faut que tu retournes. Et vite.

Mathieu fut troublé par la soudaine angoisse qui pointait dans la voix de Bastien, la première véritable émotion qui transparaissait sans disparaître aussitôt. Pire, elle s’installait sur son visage quand il lui fit face. Mathieu blêmit : il y avait un avant et un après, lequel s’était profilé par la fenêtre comme un clown géant à bicyclette avant de mettre les bouts.

— C’est quoi le problème ? Qu’as-tu vu ?

— C’est toi l’appât maintenant.

— Quoi ? Pourquoi moi ?

— Ils sont persuadés que tu es en danger et que tu as été remplacé par une copie dans le processus. Ton débordement vient de leur confirmer qu’elle déraille... Mais ils ne savent toujours pas où tu te trouves.

— Mais… mais c’est impossible. Je suis là, c’est moi qui viens de perdre le contrôle, ils peuvent le vérifier à tout moment. Il leur suffit de m’appeler. Je… je suis joignable… à moins que…

À moins qu’ils nous manipulent pour faire en sorte qu’il ne le soit pas.

— Comment tu sais ça, d’abord ?

Elle vient de me le dire.

— … c’est quoi ton lien avec Fanny exactement ? Pourquoi restes-tu en relation avec elle ?

— Fanny est…

Bastien secoua la tête, abandonnant une fois de plus une ébauche sombre.

— C’est compliqué et on a pas le temps. Faut que tu retrouves Clément et que vous vous rendiez à la villa. Ils y sont tous, depuis hier soir et ils organisent un plan de sauvetage. Pour te ramener. À travers le miroir. Ils veulent utiliser le miroir !

— Hein ? C’est impossible, il n’y avait que nous deux hier soir !

Bastien lui lança un regard entendu. Ben voyons, un petit tour de camouflage n’était rien pour eux. Bien sûr qu’il le savait, mais il préférait s’enferrer dans la logique, tout le reste lui échappait.

— Et alors ? soupira Mathieu, défait. C’est quoi le but des Fouchtras cette fois ?

— À ton avis ?

— Oh non, souffla Mathieu.

Oh si, affichait clairement la tête de Bastien.

— Ils vont se persuader que c’est ma pièce de rechange, et après ils vont l’abattre.

Mathieu s’échauffait tout seul. Mais quelle bande de cons !

— Viens avec moi, tenta-t-il encore dans une invite désespérée.

— Je ne veux pas gâcher votre entrée ricana Bastien. Fanny vous rendra visibles. Et puis, je te l’ai dit, j’ai encore des détails à régler avec elle.

Il n’aimait pas cela. Pas du tout.

— Elle te manipule comme les autres, si ça se trouve.

— Oh, mais elle le fait. Elle n’est pas différente d’eux. Et je sais très bien ce qu’elle veut de moi.

— Alors pourquoi tu lui fais confiance ? cria Mathieu.

Désemparé de ne pas retrouver une once de son ami dans ce personnage trop pragmatique.

Un long silence. Bastien l’étudia, l’air de réfléchir à la question comme s’il ne l’avait jamais envisagé.

— Je ne lui fais pas confiance. Mais moi aussi j’ai besoin d’elle.

— Tu ne peux pas être le sauveur de l’humanité s’emporte Mathieu.

— Non c’est vrai. J’ai juste à être le mien. Et celui de mes amis.

— Tes amis ? Ces traîtres ?

Bastien sourit légèrement sous la pique de colère qui irradiait de lui.

— Te laisse pas avoir, Mathieu. C’est bien plus complexe et tu le sais. Même Natacha… un court trémolo agita Bastien. Même Natacha cherchait à nous protéger.

— Ça lui a si bien réussi, à elle aussi !

— C’est pour cela que j’ai besoin de Fanny. Elle a un plan et si je dois en faire partie pour changer la donne, je le ferai.

— Ne deviens pas comme eux ! Tu l’as dit toi-même, il y a un prix à payer.

Bastien haussa les épaules.

— Je sais. Mais Contrairement à eux j’en suis parfaitement conscient. C’est ce qui me rend plus dangereux aussi.

*

— C’est urgent.

Clément avait salué son intrusion d’une grimace modérément enthousiaste. Mais là, franchement Mathieu n’en avait cure, de ses sautes d’humeur.

— Ça peut très bien attendre ce soir.

Clément reprit son verre pour signaler la fin de l’entretien.

— Non, ça ne peut pas, insista Mathieu en casant toute l’urgence dans cette phrase.

Clément médita l’info et vida son verre d’un trait sec. Ses camarades dévisageaient Mathieu comme ils le faisaient souvent, partagés entre goguenardise et souci d’avoir l’air de le prendre au sérieux. Il s’en foutait. Clément aussi. Il les avait envoyés balader à la première allusion un peu trop mesquine au goût douteux – « ce sont mes potes mais ils sont juste cons, t’occupe », les avait-il départagés direct.

— J’arrive, marmonna Clément à l’intention de ses potes de beuverie sans en avoir vraiment l’air convaincu. Quoi encore ? cracha-t-il une fois dehors, la descente à peine amorcée.

Mathieu était déjà agacé. Le flegme nuancé de Clément ne valait pas celui de Bastien et le frustrait d’autant plus que ce dernier venait de les déclarer pressés.

— Il faut qu’on rentre. Maintenant !

— Il est à peine 15h, et j’ai pas eu le temps de profiter de ma bière. Qu’est-ce que t’as, tu nous tapes une crise de jalousie ?

Chope-le !

Mathieu s’incita à se la fermer.

— Hier soir, je crois qu’on n’était pas seuls. Non en fait j’en suis certain.

Clément se rembrunit.

— Quoi ? Encore des fantômes ?

— Même pas. Une autre dimension. Ou je ne sais quoi. On s’est fait pigeonner.

— Oui, mais rien de nouveau.

Clément claqua sa langue, irrité par la lenteur du process.

— T’es bourré ou quoi, tu peux pas t’expliquer correctement ?

— Non, on s’est vraiment fait baiser ! hurla Mathieu à bout. Et le pire dans tout ça, c’est qu’on participe à niquer les autres en se faisant couillonner, je peux pas le croire, putain de merde !

— Whoah !

Clément le fixait, apeuré par une telle verve dévergondée.

— Mathieu… Mathieu qu’est- ce que tu as fait ?

Il inspira, chassant les larmes de rage qui menaçaient de tomber.

— Faut qu’on y aille, répéta-t-il doucement.

— Non… Clément gémit faiblement. Tu pouvais pas le laisser tranquille ? Tu m’avais promis…

— Je ne t’avais rien promis du tout !

— Et il… on est clairement mal, pas vrai ?

L’absence de réaction de Clément face à la tonne d’infos qu’il venait de soutirer parmi un ramassis de jurons était un peu inquiétante. Il semblait plus affecté par l’état de Bastien que par le fait d’avoir été manipulé comme un pantin par deux camps opposés. Il y avait beaucoup à ingérer d’un coup, ça d’accord. Mais Mathieu soupçonnait l’air sonné de Clément de n’être qu’une déconnexion de son cerveau pour se concentrer sur la course uniquement. Pour ne pas se laisser emporter. Apres tout, Mathieu était avec lui. C’était bien le problème de Clément, tiens. Toujours faire passer celui des autres avant le sien.

— Et qu’est-ce qu’on… qu’est-ce qu’on… kescon …

Ça y est, il bugguait grave maintenant. Clément déglutit pour reprendre son souffle.

— On fait quoi ?

Mathieu regarda la plaque de la maison Carpentier. Échangea un regard avec Clément. Tout aussi paumé. L’ennui c’est qu’il n’en avait pas la moindre idée non plus, ce qu’ils allaient faire. Les savoir tous aussi près après des mois et devoir les confronter tous semblait au-dessus de ses forces. Surtout dans ces conditions. Il était vénère et Clément était perdu. Les rôles s’inversaient trop facilement par ici. Sans compter qu’ils risquaient de tomber sur un élément perturbateur de plus qui n’avait rien demandé et qu’on s’apprêtait à éventrer avant même ses débuts.

— On va devoir improviser, j’imagine, hasarda-t-il.

Clément ouvrit la bouche et resta en suspension. Ses yeux s’écarquillèrent de terreur et restèrent dans le mouvement, dans un balancier atrocement lent. Mathieu captait tous ces micro-détails tandis que le même flou flasque le cueillait au passage, figeant le moindre de ses gestes, son souffle saccadé, le mouvement revers de sa veste sous la bourrasque d’automne, stoppé en plein envers, le vol d’une corneille au-dessus d’eux. Mathieu voulut cligner des yeux ébahis mais le clignement s’ébauchait sans même vouloir atteindre le bas. Ils étaient piégés. Dans un ralenti atroce. En pleine conscience. Et… il… n’et…ait…pas…ca…pable d’a…li…gner…tr…

Le contrecoup le relança en avant, d’une violence inouïe que lui arracha le bruit de sa respiration qui rattrapait le temps perdu en vrombissant comme une chaudière dans ses poumons. Ptain, ça faisait mal !

— Aaah !

Clément renchérit dans un cri rauque.

— Ils… ils font… quoi ? balbutia-t-il, ahuri.

Mathieu porta une main chancelante à son front. Ils l’avaient senti tous deux juste avant de se faire engluer, ce lien qui s’était créé, au travers d’un miroir. La vibration qui les avait enveloppés était nette : ils venaient de réunir les trois pièces d’un puzzle.

— Ils sont cinglés.

Clément roulait des yeux fous, définitivement à l’ouest. Et Mathieu sentait gonfler cette envie de meurtre, sans doute excitée par la présence maintenant conflictuelle des trois miroirs dans la villa. Oui, ils étaient devenus cinglés. Et lui était en passe de l’être.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Cagou0975 ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0