Chapitre 7.3

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— Pas ici.

Arthur leva les yeux. Lucas venait de s’immobiliser sur le seuil de la salle de danse, manifestement décidé à ne pas faire un pas de plus.

— C’est-à-dire, pas ici ?

— On ne peut pas rester là. Il n’y a rien pour s’asseoir au calme.

Arthur survola les quelques tables de réception flanquées contre le mur, accompagnées de chaises cannées désaccordées. Sans doute comme le piano, repoussé dans un coin sous un drap, puni pour l’exemple.

— C’est à cause d’eux ? supposa Arthur en désignant les glaces du mur piquetées de toutes part comme des cribles de moustiques tigres. L’un d’eux avait même dû s’écraser avec fureur sur la piste, à en croire la longue fissure qui zébrait un miroir dans sa diagonale.

— Non.

— Alors, quoi ?

— Pas ici, répéta Lucas, catégorique.

Il fixe un point le plus distant, la porte vitrée de l’autre côté de la pièce qui fait déjà bien la taille d’un gigantesque terrain de squash, et s’y avance résolument. Il dégage la porte et libère les volets d’un poing rageur. La lumière pénètre à flots. Fait danser sur le parquet flottant blond un tourbillon de poussières aux particules suspendues, blanches en flocons neigeux. Ouvre à la vision du jardin. Et au magnolia. Encore le même décor de platebandes…

Arthur fait une drôle de tête.

— Il y a encore Mélissa et Clément sur le perron… objecte-t-il doucement.

Lucas se pencha pour vérifier ses dires. À droite. Puis à gauche. Puis il plissa les yeux plus loin encore.

— Non.

Il leur fait signe d’approcher et disparaît sur la terrasse. Arthur et Ilian échangèrent un regard avant de le rejoindre avec réluctance. Les pas craquaient par intermittence sur les lames en zigzags patinés par l’usure.

 Au-dehors, en contrebas, s’éloignaient deux brunes en direction de l’arcade. De cette hauteur elles paraissaient minuscules, leurs chevelures ondulée et frisée grappées en une seule créature hybride.

Des taches claires que leur renvoyaient le magnolia zébraient leurs bras leurs jambes, distinction encore plus nette du contraste de leurs peaux.

— On devrait aller voir si elle va bien, chuchote finalement Arthur.

— Elle va bien, j’ai vérifié. Toi aussi. Elle a juste un peu mal et les marques vont rester un bon mois, mais elle va bien…

— Je parlais de Mélissa.

Lucas se mordille la lèvre.

— Ça ira aussi. Faut juste pas la laisser seule.

— Tu veux dire comme dans la cuisine avec nous tous autour ?

— Ok, mauvais exemple.

 Lucas n’est pas loin de se mettre à pleurer sous le coup d’un abattement profond.

Ilian ne dit rien. Il regarde les filles s’éloigner. En silence. Si les choses restaient floues, il est loin d’être con, Dieu merci. Il revoyait Mélissa détacher ses mains du cou de cette fille, soudainement chauffé à blanc sous ses doigts troubles. Et ces yeux… ceux d’une déterrée qu’on remontait d’entrailles trop profondes pour eux. Un frisson lui remonta l’échine.

— On dirait qu’il n’y a que le jardin de visitable, au final.

Les deux garçons marquèrent un temps d’arrêt conséquent à sa réplique, pour le moins incisive. Comme s’ils le croyaient incapable d’en sortir une. Aurélien, pourtant, ne manquait pas d’humour. Mais Ilian dans ce registre, c’était pour eux une première.

— Je dois m’occuper du potager, éclaira Lucas dans un flottement. Si on veut qu’il reparte, précisa-t-il en descendant les escaliers pour se diriger vers le fond du jardin.

En effet, depuis la dernière venue d’Ilian, un coin près des remises avait été dégagé en un vague carré de terre fraîchement retournée.

— Tu t’occupes du potager ? Depuis quand ?

Le scepticisme dans la question d’Arthur ne faisait pas l’effort de se tempérer.

— Ça a toujours été moi depuis le début ! ronchonne le dos de Lucas en tirant un arrosoir et un seau empli de briques des profondeurs de la grange.

— Eh ben ! Je me disais bien qu’il manquait d’entretien, ricana Arthur en arrivant à sa hauteur, Ilian à distance respectueuse de ses talons.

Lucas ne daigna pas relever et commença à disposer des briques en tas en bordure du carré. Une belle bordure de briques.

— Je n’arrive pas à croire que tu sois revenu. Franchement, c’est presque un miracle, expliqua-t-il à la brique.

— Ce n’est pas comme si Ninon m’avait laissé le choix. Aurélien non plus… je n’arrivais plus à dormir, confessa Ilian. C’est difficile de faire semblant dans ces conditions.

Arthur agrémenta sa participation d’un hoquet confus. Il jugea bon de s’enferrer dans le silence, car sa bouche se referma dans un croassement désolé.

— On t’avait traité comme une merde, c’est surtout ça le problème, reconnaît Lucas. C’était pas contre toi forcément, mais ils étaient persuadés au début que tu étais une pièce de rechange. Et avec une pièce de rechange, la plupart d’entre nous choisit de se… de se blinder. Ça ne change rien au trauma, mais si ça peut en soulager certains….

 Le cynisme frappant à balles réelles par rires méchants interposés, comme mécaniquement forcés. Un bouclier pour ne pas s’attacher. Pour se protéger de la douleur et de la question existentielle : est-ce un pur produit du miroir ? Ou est-ce une victime, aussi réelle qu’eux, condamnée à disparaître sur un souffle sans savoir pourquoi ?

« Tu sais ce qui est arrivé la dernière fois que Léane a eu la même idée d’avoir de la compassion pour une pièce de rechange ? »

Et Ninon en larmes, cherchant à le détruire pour se venger de la destruction d’une créature dotée de sentiments et de sensations aussi confus que visibles.

« Ils se fichent de savoir si ceux qu’ils créent ont des sentiments, si on refuse de se voir imposer ceux qu’ils nous insufflent à la place, ils le font quand-même ! »

Ilian se demande s’il ne va pas dégobiller dans l’herbe de l’engrais pour les plantes. Il sait très bien ce que voulait dire Ninon, lui qui se trouvait hier encore incapable de mourir, mais incapable de vivre, passant sa vie à attendre. Attendre ce qui viendrait combler le vide qu’il respirait et expulsait de ses poumons depuis un pari stupide. Encore plus fluctuant que sa glycémie instable. Avec cette peur de mourir comme il aurait vécu : à attendre ce qui ne venait pas. Maintenant que le vide s’évacuait en trop-pleins, il commençait tout juste à en avoir une idée, de la place qu’il avait pris dans son organisme. Et dans son cerveau par la même occasion.

— Après, pour la suite… – Lucas eut un geste désabusé – Rémi a juste paniqué. Il ne faut pas lui en vouloir. Il croyait bien faire.

— Tu leur as vraiment sauvé la vie. À Mel… Mélissa, et Cécile, ajouta Arthur.

Devant son absence de répartie.

— Je n’ai rien fait. Tout ce que j’ai dit c’était « stop ! » J’étais censé faire quoi d’autre ?

 Le stop n’était même pas prévu pour l’arrêter. Juste pour stopper l’horreur de la scène et l’impossibilité d’intervenir pour quiconque, à part tabasser les vitres comme des animaux en cage. Cela le rendait malade.

— Je voulais qu’elle arrête… qu’elle arrête. J’ai bien vu que ce n’était pas elle. C’était la voix dans sa tête, hein ?

— Ouais. Ou juste un Reflet, dit Lucas. C’est pratiquement la même chose.

Il soupira.

— J’avais rien vu venir.

Arthur et Ilian le considéraient farfouiller la terre avec une dévotion enragée. Personne ne voyait rien venir. C’était le principe. Lucas creusait, à l’aveugle on aurait dit, et continuait d’assembler ses briques sans beaucoup plus d’organisation sensée. Il allait jusqu’à les placer sur le terreau même, histoire de délimiter les plantations. Et rien que cette façon de faire agaçait profondément Ilian.

La fureur revenait s’amasser aussi, dans son ventre, par blocs de pierres. Il devait s’enfoncer les ongles dans ses paumes pour se retenir, poussé par cette envie de lui tomber dessus sans raison pour se délester, rattaché par cet étrange attachement qu’il ressentait pour Lucas, sans même le ressentir encore.

Bien sûr qu’ils le font quand même, leur insuffler leurs sentiments. C’est pour cela qu’il était là.

Cette pensée l’horripila au plus haut point.

— Tu vas les faire crever, tes plantes, si tu les poses ici, tes briques ! Arrête de faire mumuse !

Lucas s’interrompit et frotta ses mains pour les débarrasser de la terre. Il n’avait pas tellement l’air convaincu. Pas surpris non plus. À l’inverse d’Arthur.

— Tu t’y connais en plantes ? interrogea Lucas, calmement.

— Du tout, mais j’en sais suffisamment pour reconnaître que c’est pas productif de mettre des briques partout !

Lucas n’appuie pas la verve. Il baisse les épaules et se remet à arroser.

— Aurélien avait la main verte, lui. C’était même profitable. En plus d’être productif, bien sûr, dit-il, l’air de rien.

— Et alors ?! Je ne suis pas lui !

Il n’en est pas sûr, mais ils semblent tous les deux soulagés qu’il tente de faire la part nette des choses. Même si Aurélien est plus vivace qu’une ortie et s’accroche à lui comme une ronce. Il n’est pas à plaindre, il sait que chez eux c’est la même, à quelques nuances près. Et cette constatation ne fait qu’alimenter sa fureur.

— Ça nous a si bien réussi, sa connaissance des plantes et son stupide herbier de collection ! attaque Ilian avec une certaine sauvagerie dans la voix.

Il y a toujours de la sauvagerie sourde dans sa tête quand Aurélien évoque la mémoire de ses parents.

— S’il ne s’y connaissait pas, jamais il n’aurait reconnu l’héliotrope gravé dessus. Jamais il n’aurait décidé qu’il nous représenterait à la perfection, pour sceller un serment d’amitié idiot ! Jamais on n’aurait parcouru tout ce chemin en nous trimballant ce truc qui a retourné sa propre ironie contre nous !

Arthur écarquilla les yeux tout grands et tout ronds et Ilian sentit qu’il allait le gifler. Lucas en laissa tomber son arrosoir. Il ouvrit la bouche, gêné. L’air vanné. Son regard se perdit sur le perron et s’y vrille.

— Cate ?

Il ne semblait pas vraiment persuadé de fait.

Ilian se retourna. Caitlin descendait les escaliers d’un pas chancelant. Elle chancelait à chaque mouvement. Ilian sentit qu’elle aussi, il voulait la gifler. Et il sentait que là, ça en devenait grave. Il avait la sensation des yeux d’Arthur fixés sur son dos. Ses fourmillements allaient revenir.

Pas de dose. Pas de dose.

— Il faudrait que tu viennes… si possible. Ils n’ont pas tout à fait compris. J’ai peur qu’ils finissent par vraiment se faire mal.

— Tu attends quoi de moi, exactement ? Que je t’ordonne de les arrêter ? proposa Lucas d’un ton acide.

 Les yeux de Cate vibrèrent d’une intensité mal réfrénée.

Elle allait se mettre à chialer, ou bien ?

Ça suffit !

Lucas se releva précipitamment pour se précipiter au-devant de la fille.

— Ça va pas ?

Elle étouffe une autre larme. Lucas doit comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche. Inquiet, il regarde Ilian. Qui s’efforce de ne pas regarder Cate. La conversation précédente sur son état, avec Ilian qui se dénonce doit faire un « tilt » là-haut, parce que Lucas essaie de parler, mais Arthur le devance.

— Vas-y. Elle a besoin de toi.

Caitlin ne conteste pas. Pris entre deux feux, Lucas la dévisage. Puis dévisage Ilian.

Un drôle de courant passe en ombre sur sa figure mais ne s’y attarde heureusement pas.

— Attendez-moi. Je reviens.

Arthur hoche la tête. Ilian lui, noue ses bras autour de ses épaules, un pic violent se répand dans son torse. Il ne sait pas ce que c’est, sauf que cela ne lui fait pas du bien.

Arthur l’observe. D’un air franchement accusateur.

— Quoi ?

— Encore un qui a des trucs à se reprocher, raille Arthur.

— Ce n’est pas la faute d’Aurélien, cette fois. C’est vraiment la mienne si elle est dans cet état. J’ai….

— Tais-toi, tu veux, tu m’énerves.

— Je… je suis déjà rentré dans cette maison avant. Quand j’étais petit.

— Pardon ?!

Arthur bondit sur ses pieds. Exsangue par le coup de chaud qui vient de se propager en lui.

— Tu plaisantes ?

J’aimerais bien.

— C’était un pari. Avec des potes… Enfin tu vois ce que c’est, quoi. J’avais sept ans, j’étais petit et…

Plein de vie ? Débordant d’énergie ? Avec de la semoule en guise de cervelle ?

— T’as parié que tu rentrais là-dedans ? À sept ans ?!

Arthur sonnait terrorisé.

— Et tu n’as pas… tu n’as rien fait de plus, pas vrai ? Il n’est rien arrivé ? Pas vrai ? croasse-t-il.

 Ilian pense à l’attraction qui l’avait attiré au-delà de l’entrée, le menant en haut malgré lui, en pilote automatique. Exactement de la manière dont Mel avait étranglé Cécile.

À son vide et à sa peur de se faire dévorer par excès de passivité.

À Cate, qui va avoir le même combat dévorant à mener désormais.

À son énergie qui est en lui, en train de le lessiver, à sa glycémie qui ne cesse de s’accentuer et de l’alimenter en cercle vicieux, à sa colère qui enfle au fond de lui.

À cette instabilité qui lui fait peur.

À cette lumière verte qu’il avait longtemps oubliée et qui lui revenait dans ses cauchemars pour l’aveugler une nouvelle fois. Constamment.

À Aurélien, qui ne voulait rien d’autre que protéger ceux qu’il aime. Sans être manifestement capable de le faire.

Il pense enfin à son envie, son besoin, d’appeler le secrétariat médical pour obtenir un rendez-vous pour des examens complémentaires. Pour en avoir le cœur net. Parce que c’est impossible, on est d’accord. Le diabète ne se développe pas du jour au lendemain par hasard, pas vrai ?

— Dis-moi que tu n’as rien fait !

N’écoute pas les miroirs. Et ne les touche pas.

— Non. Je n’ai rien fait. Mais pour ce qui arrive à Cate, je…

— Je m’en fous, bordel ! Je ne veux pas le savoir, je te dis !

— Hé, on n’utilise pas ce vocabulaire !

 Il est presque aussi ahuri qu’Arthur. Qui est le premier à se ressaisir.

— Que ce soit bien clair pour toi aussi : je ne suis pas Émile, et je n’ai plus huit ans, on a le même âge ! vocifère le garçon.

— Je sais, désolé. C’est… c’est juste sorti tout seul.

Ilian est pris par une sorte de fou rire nerveux qui le secoue brièvement. Arthur le contemple comme s’il avait perdu la raison.

— C’est la première fois que je te vois rire.

— Moi non plus, je ne t’ai jamais entendu rire, mais le contexte ne s’y prête pas vraiment.

Arthur bloque. Vraisemblablement.

— C’est possible de changer autant en deux semaines ?

— Regarde Caitlin et dis-moi ce que tu en penses.

Arthur hésite. Arthur se tait. Il ne veut rien savoir. Mais le gamin est loin d’être con, lui aussi, il sait additionner le tout et reconnaître un échange quand il en voit un. Un transfert. Mais le reconnaître serait admettre qu’Ilian avait bien fait quelque chose.

Ilian toussote.

— J’ai bien réfléchi à tout ça. Enfin, depuis la dernière fois. Vu que c’est Aurélien qui a chipé le médaillon et l’a attaché à la promesse de retrouver Nine, c’est donc par lui que la malédiction doit cesser, non ? Ce serait logique.

— Tu suggères quoi au juste ?

Arthur semble épuisé.

— Je pensais… vu que le fragment qui a contaminé Aurélien est en moi… je pensais, pour briser la malédiction… à me poignarder.

C’était sorti tout seul. Mais il était sérieux. Ainsi l’énergie de Cate lui reviendrait, au lieu de la dégonfler comme un ballon de baudruche en fin de soirée. Et la sienne disparaîtra simplement dans le néant, et avec elle la signature d’Aurélien sur toute cette histoire sordide.

D’abord il n’y croit pas. Bien entendu. Puis Arthur encaisse le deuxième coup de chaud de la série. Le sang lui remonte aux joues puis à ses oreilles. Enfin gonfle sa tête entière d’un rouge violacé qui doit bousiller ses artères.

— Mais tu es… t’es… Je te l’interdis ! T’entends !!

— Attends, rien ne prouve que…

Il n’a pas le temps de formuler le reste de sa théorie. Arthur l’attrape par le col. C’est assez brutal. Ilian voit presque ses tempes palpiter. Il ne sait pas bien où regarder. Tout est rouge. Même les yeux vont s’injecter de sang. Ouah. Il ne pensait pas Arthur aussi bien transfusé.

— Je ne veux plus t’entendre en parler !!! martèle Arthur, dents serrées.

— Lâche-moi !

— Pas avant que tu me le promettes ! Pas un mot ! À personne ! Et tu n’as pas intérêt à y songer non plus !

— Arrête…

— Promets-le ! renchérit Arthur en refermant sa poigne.

Il commençait à faire mal. Et Ilian connaissait trop bien le poids des promesses.

— D’accord ! Je le jure, lâche-moi !

Arthur s’exécuta à contrecœur, souffle court au cœur.

— Tu es complètement malade, j’espère que tu le sais.

— Ne me dis pas que tu n’y as pas pensé toi-même.

— Tais-toi !

Il lui lança son regard le plus sombre.

— Ne dis rien à Lucas. Surtout pas à lui, compris ?!

— Je suis pas fou, non plus.

— Je suis sérieux ! S’il apprenait ton plan, il serait tout à fait capable de s’égorger à ta place, lui !

Oui, Ilian se doutait bien jusqu’où pouvait aller Lucas.

Joseph n’aurait pas hésité, c’est certain. Et eux l’auraient suivi jusqu’au bout.

C’était bien leur problème. Voilà pourquoi Arthur paraissait aussi déprimé à l’idée.

Foutu héliotrope.

Arthur se laissa tomber près du potager. Dépité.

— C’était juste une idée.

— Une idée de merde. Tu parles d’un suicide !

— T’en sais rien, si cela se termine comme ça ! c’est juste pour libérer le fragment ! Tu as vu les problèmes qu’ils causent ?!

— Je vais finir par te museler, soupira Arthur.

— Pourquoi ?

Lucas promenait sur eux ses yeux d’acier.

— Il a fait quoi ?

— Ilian m’a dit qu’il était entré dans ta maison étant petit. Pour un pari.

Lucas pâlit.

— Quoi ?

Voilà, triompha silencieusement Arthur en se tournant vers Ilian.

Ouais, ben c’était exactement ta réaction. Commence pas.

— Et tu….

Lucas promena sa langue sur ses lèvres. Il reprenait son calme beaucoup plus vite qu’Arthur. Sans doute pour éviter de les effrayer davantage. Le pauvre, s’il savait…

— Et tu…

— Je n’ai rien touché, confirma Ilian.

Arthur lui glissa un regard de côté. Mais ne dit rien.

Foutu héliotrope.

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