Chapitre 2 : Préliminaire
Il ressort de la pièce et s'assoit à côté de moi dans le canapé. Il a l'air beaucoup plus posé maintenant, tout le contraire de moi qui sent la nervosité monter. Et si j'ai mal agi, et si c'était une mauvaise idée ? Ne devrais-je pas me garder pour quelqu'un que j'aime et non pas pour un gars que je connais seulement de par des sex tapes ? Mais il pose sa main sur mon épaule et essaye de me rassurer.
- Eh, ça va aller, hein ? On est pas obligé si tu ne veux pas.
- C'est pas que je le veux pas, Victor...
- C'est ta première fois, je sais, c'est stressant. Si tu es vraiment prête et que tu veux le faire, je compte prendre soin de toi.
- Mais par messages, c'était plus... chaud que maintenant quoi. Y a une différence entre ce qu'on s'envoie et ce qui va se passer. Et si ça ne te plaît pas... ?
- Tu sais, je me doutais parfaitement que ce serait différemment. Et puis, ce n'est pas parce que c'est ta première fois qu'on ne peut rien essayer. Il faut qu'elle soit bonne pour toi, et donc on peut essayer ce qui te plaît à toi. C'est le principal...
- Mais ça risque de ne pas te plaire à toi.
- Tout me plaît, tu sais. Je ne suis pas demandeur.
- Merci, Victor....
- De rien, poupée. Alors, ça te tente toujours... ?
- Oui. Je le veux.
Je le sens sourire alors qu'il capture mes lèvres en un baiser qui se veut doux, mais qui tourne très vite en une embrassade me coupant le souffle. Il ne mentait pas sur son expérience, c'est une certitude. Sa langue entre dans ma bouche, et je préfère me laisser aller, tandis qu'il me porte pour me poser sur ses genoux. Je gémis au contact de la bosse qui tend son pantalon contre moi. C'est une sensation nouvelle mais que j'apprécie énormément. Ses mains se font alors vagabondes, guidant les miennes à se positionner sur ses épaules pour m'éviter une chute, en équilibre sur ses genoux. Quand enfin, il se décide à glisser ses paumes sous mon t-shirt, pour caresser ma peau, je laisse échapper un soupire dont j'ignorais l'existence. J'en avais tellement besoin, mon cerveau passe en mode avion pour profiter pleinement de l'instant présent. Je ne veux que lui et moi, pour longtemps.
- Tu te sens mieux, poupée.
- Mh, oui... Mais pourquoi t'arrêtes de m'embrasser ?
Il rit contre mes lèvres et mon cœur rate un battement, ou plusieurs. C'est tellement libérateur, de se sentir désirée et appréciée d'une telle façon. Ses mains passent soudainement sous mes fesses et il se lève, me soutenant contre lui. Je gaspe et mes jambes viennent s'enrouler autour de sa taille instinctivement. Le mouvement le fait un peu basculer en arrière, créant une friction entre nos deux corps en chaleur. Il se dépêche de m'emmener dans sa chambre, et il m'allonge sur le lit. Il est déjà transpirant.
- Lèves toi.
Son ton ne laisse place à aucun argument alors j'obéis tout de suite. Il prend ma place dans son lit et pose sa tête contre le mur.
- Tu voulais que je t'apprenne, non ? Dis moi exactement ce que tu veux faire ce soir. Tout.
J'hésite une seconde mais son regard me transperce et il semble insistant. Mes jambes flageolent, et j'essaye de mettre les mots sur ce que je désire.
- Euh... Je veux que tu me montres... les pr-préliminaires. Et... Et le reste quoi...
Plus je parle, plus le feu qui brûle en moi prend le dessus. Ma voix prend en confiance, alors que je trouve des mots plus justes.
- Je veux quelque chose de plus simple. Chauffe moi, prépare moi et... Et je veux apprendre à faire plaisir aussi. Pas juste l'être. Je veux pas de délires trop compliqués pour moi.
Il semble plutôt satisfait avec ma réponse parce qu'il hoche la tête et son regard s'est adouci.
- Bien, poupée. Déshabilles toi.
- Pardon ?
- On peut rien faire si t'es habillée...
- Et toi ?
- Chaque chose en son temps.
- Devant toi ?
- Comme tu préfères, même si j'apprécierai la vue...
Je me sens mise en confiance par ses mots et commencent à me déshabiller. J'essaie de lui faire un "spectacle" mais j'ai conscience que ça doit être un peu pathétique. Pourtant, il me dévore du regard, observant chaque partie de mon corps que je dévoile. Il ne bouge pas, alors qu'il pourrait. Il pourrait, là maintenant, ouvrir son pantalon qui doit le serrer douloureusement. Il pourrait se jeter sur moi et me combler de caresses et de baisers. Mais non, il m'observe. Et, pour une raison que je ne comprends pas, ça me fait me sentir encore plus spéciale, encore plus humide. Plus belle. Il a le souffle court et doit reprendre son souffle avant de parler :
- Tu es ravissante...
Ah bon ? ai-je envie de répondre. J'aurais plutôt dit pas à ma place. Je me tiens un peu courbée, dans ma lingerie, et j'ai froid. Mais Victor me fait signe de m'approcher et, quand je suis à sa portée, il me tire vers lui. Je suis assise sur ses genoux.
- Dis moi, par quoi veux-tu commencer, poupée ?
- Par quoi... ? Je... Je ne sais pas... J'ai aucune idée...
- Tu veux que je t'apprenne à utiliser tes jolies mains ?
Il les portes à sa bouche et les embrasse. Une nuée de papillons s'envole dans mon ventre.
- Ou bien ta bouche ?
Il l'embrasse rapidement à son tour, et cette fois-ci, c'est une trainée de poudre qui incendie mon âme.
- Ou bien tu veux juste que je prenne soin de toi ?
Je le ressens à nouveau. Cet appel du corps, du besoin.
- Prends soin de moi... S'il te plaît, Victor.
- Bien sûr, poupée.
Je ferme les yeux alors que mon dos heurte la douceur de ses draps. Quand je les rouvre, c'est parce qu'il s'est penché pour embrasser mon cou, me faisant gémir, un son dont j'ai un peu honte. Mais il attrape mes mains avant que je ne couvre ma bouche.
- Pas question, je veux tout entendre...
Il me mordille au niveau de l'oreille et je sens le sang me monter aux joues. Son nom quitte mes lèvres en un murmure sensuel.
- Victor...
Il grogne et ses hanches se meuvent sans son autorisation, se frottant à moi. Je le sens dur au-dessus de moi. Sa bouche laisse un chemin enflammé sur ma peau alors qu'il caresse mes cuisses, et embrasse maintenant la vallée entre mes seins. Sans jamais perdre contact, une de ses mains remonte pour m'enlever mon haut en lingerie. Quand ce dernier tombe au sol, il reste un instant bouche-bée devant ma poitrine. L'air froid de la chambre contraste avec son souffle chaud et fait durcir mes tétons. Je ferme les yeux et me cambre quand il en prend un dans sa bouche, sa main massant le second. Il le pince, le titille et l'autre, il le mord, le lèche. Ma respiration se fait haletante, et je viens prendre ses cheveux pour le pousser plus contre moi. C'est au delà de mes espérances, je me sens voler, tout mon corps est détendu, et en même temps surréagit au moindre contact.
Quand il laisse finalement partir mon sein de sa bouche, il continue sa longue descente. Je n'avais pas remarqué mais sa main inutilisée s'est faufilée dans ma culotte. Un nouveau son étranglé sort de ma gorge alors qui frôle ma peau avec une douceur forcée. C'est horriblement frustrant et incroyablement excitant en même temps. Quand il atteint mon nombril, il relève la tête. Il est presque adorable ainsi, posé contre mon ventre, avec ses yeux luisant de désir.
- Je peux ?
- S'il te plaît...
Il exposa alors mon intimité à la pénombre de la pièce et la dernière pièce de ma tenue rejoignit les autres sur le sol. Il ne put s'empêcher d'avoir un rictus à la vue de mon entrejambe luisante d'envie et de luxure.
- Eh bien, en voilà une qui est drôlement impatiente.
J'ouvre la bouche pour protester mais il dépose un baiser sur mon clitoris et une lumière vive explosa derrière mes yeux. Seul un gémissement trouva le chemin de ma voix. Il est satisfait, ou du moins suffisemment, parce qu'il passa ses doigts le long de ma fente, me jetant un regard entendu, auquel je répondis par un oui étranglé. Il plongea un doigt en moi, lentement, juste assez pour que je sente le plaisir monter en moi, embrumer mon esprit et emporter mon cœur au Septième Ciel. Rien n'aurait pu me préparer à une telle sensation. Mes jambes tremblent un instant, mais à peine s'en sont-elles remises qu'il commence à bouger, son majeur se tordant pour toucher cet endroit particulier qui me fit de nouveau gémir.
- Ne t'arrête pas, je t'en supplie...
- Ce n'est pas, dans mes projets... Tu fais de si jolies sons, poupée...
Sa langue se joignit à ses doigts, et un cri m'échappa. Tout est si nouveau pour moi, mon cerveau ne sait trier les nouvelles émotions qui m'envahissent, et même temps, j'aime tellement ce qu'il me fait. C'est magique. Il n'avait vraiment pas menti quant à ses capacités.
- Tout va bien, tu gères ?
- Oui... Oui, je crois bien... Victor...
J'ai du mal à respirer et il ralentit son rythme. Je comprends la noble attention, mais hors de questions. Alors, par instinct, je frotte mes hanches à sa tête. Et le résultat n'attend pas : il attrape mes cuisses pour garder mes jambes grandes ouvertes et il gémit à son tour alors qu'il commence à me dévorer. Ses coups de langues sont entrecoupés des agissements de son doigt, qui devient bientôt deux, m'ouvrant doucement à tous ce qu'il a me donner. Je l'accepte avec un peu plus de douleur, mais qui fond vite en plaisir. Ma vision se blanchit et ma tête commence à tourner. Je ne sais pas si je vais mourir ou m'évanouir.
- Victor... ma tête... tourne...
Je ferme les yeux, parvenant à marmonner quelques mots incompréhensibles. Il les aime et continue, plus rapidement, ses deux doigts abusant de ce point en moi.
- C'est normal, poupée, viens à moi...
Ce n'est qu'une question de minutes alors que la chaleur de mon bas-ventre explose et se répande partout en moi. Je me détends subitement entre ses mains, et des étoiles explosent sous mes paupières closes. Je l'entends se délecter de ce qui me semble être mon orgasme, le prolongeant jusqu'à ce que je repousse moi-même sa tête d'entre mes cuisses.
- Victor... Stop, c'est trop là...
Je dis faiblement, mais il s'arrête immédiatement. Il s'essuie les lèvres, qui sont maintenant gonflées. Son visage luit à la lumière de la lune à cause de mon orgasme récent. Je rougis à la vue de mon Apollon d'un soir qui semble presque alcoolisé par moi. Il s'assoit à côté de moi et caresse mon visage tendrement.
- Comment te sens-tu ?
- Je... Je vais bien, je crois. C'était... particulier. Très bien... J'ai... J'ai beaucoup aimé...
- Et ce n'est pas finit poupée...
- Pardon ??
- Enfin, sauf si tu le veux...
- Non, continue. Je suis juste fatiguée, laisse moi cinq minutes.
- Pas de soucis, attends...
Il me tend un verre d'eau prévu d'avance sur sa table de nuit. Je bois tout d'une traite.
- C'est... prévenant de ta part.
- Je t'ai dit que j'allais prendre soin de toi.

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