Mea-culpa !
Je vous prie de m’excuser, je ne sais pas ce qui m’a pris. Pardonnez-moi, je n’aurais pas dû et à présent, je regrette, ô comme je regrette !
Même si, reconnaissez-le, il n’est pas toujours facile de reconnaître ses torts, je fais amende honorable ; parce que j’ai des torts, je le reconnais. J’essaierai de les réparer – sans pour autant vous garantir de réussir.
Faute avouée est à moitié pardonnée, dit le dicton ; j’ose espérer qu’il a raison – ce qui n’est pas le cas de tous les dictons – et que vous daignerez m’absoudre.
Mea-culpa ! Tout est de ma faute, ma très grande faute.
Aussi, devant vous – ceux qui me lisent – et en l’absence de tous les autres – les plus nombreux – je bats ma coulpe… Aïe !
Attention ! Je ne cherche pas à me justifier ou à me disculper – ou alors si peu.
L’erreur est humaine et j’assume la mienne ; voilà pourquoi j’en appelle à votre compassion et implore votre clémence. Ainsi, pourrai-je me racheter une conscience – dès la prochaine baisse de prix.
Je ne clame pas mon innocence, oh que non ! Je suis bel et bien coupable.
J’ai commis un acte répréhensible, il est hors de question que je le nie ou me dédouane. D’ailleurs, un proverbe arabe affirme que nier sa faute est double faute ; et moi, j’ai déjà du mal avec une simple.
Vous penserez sans doute que via ce plaidoyer, je cherche à me confondre en excuses, ou à me soulager du lourd poids de mes scrupules. C’est possible, j’ai tendance à en faire toujours un peu trop – comment ça, beaucoup trop ?
Je sais à quel point vous serez surpris de l’aveu à venir, choqués même, mais je ne pouvais plus me taire. Ce secret me ronge nuit et jour – enfin, surtout le jour ; la nuit, je dors comme une bûche.
Allez, un peu de courage et je me lance.
C’est dur, si vous saviez !
Alors voilà… Je vous ai menti ; en vrai, je ne m’appelle pas Mac Aroni.

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