Chapitre 1 - Premiers instants
Narrateur
Jeudi 15 mai
13:03, fin des cours
Lycée de Berlin
Personne ne se doute qu'entre les murs de ce lycée se nouent des destins, se murmurent des secrets et se préparent des tempêtes capables de bouleverser bien plus qu'une simple année scolaire.
Le bâtiment, moderne et imposant, est pavé de pierres blanches qui scintillent sous les rayons du soleil. Il se trouve en plein cœur de Berlin-Mitte, à deux rues d'un vieux café rétro ; le Blue Diner.
La sonnerie du lycée retentit et le silence laisse place aux conversations et aux rires des élèves qui sortent de classe.
Un petit groupe d'amis, joyeux, s'approche de l'escalier qui mène au rez-de-chaussée, là où se trouve un hall spacieux et lumineux, toujours animé.
— Jonah a déjà fini, son prof de chimie n’est pas là, dit Alyssa.
Ses longs cheveux blonds, à la texture souple, retombent sur ses épaules. Quelques mèches légèrement plus foncées se mêlent discrètement à ses longueurs.
— Il doit sûrement nous attendre au parking.
Son sourire illumine son visage, ses yeux noisette pétillent. Son énergie est communicative, et son charme ne laisse personne de marbre.
Alek, avec sa carrure de basketteur, et ses cheveux bruns toujours impeccablement coiffés, remet la bretelle de son sac sur son épaule.
— On a entraînement dans une demi-heure, lui indique-t-il en traversant le couloir.
— Je sais, acquiesce-t-elle avant de se pencher vers sa meilleure amie. On ira chez moi quand ils iront jouer à la ba-balle ?
Un sourire amusé sur les lèvres, la concernée hoche la tête. Elle passe un bras autour de la taille d’Alek qui lui embrasse la tempe.
Ces deux-là sont ensemble depuis plusieurs mois. Après des années d’amitié, chacun s’est aperçu que c’était devenu plus.
— Alyssa, vous allez pas sur internet pour…
— Ferme-la, s’esclaffe-t-elle. C’était pas fait exprès !
— C’est ce que tu dis, lâche Peter, un rire contenu.
Il passe une main dans ses cheveux blond foncé qui lui tombent légèrement sur le front, ses yeux gris pétillent d’amusement.
Il ouvre son casier, qui grince légèrement. Les couloirs sont larges, bordés de casiers métalliques aux couleurs vives, bien plus agréables que des teintes ternes.
Des rires résonnent et la bonne humeur d’Alyssa se dissipe. Elle pose son regard au loin, les sourcils froncés.
— On n’entend qu’eux, souffle-t-elle.
Ses muscles se tendent et ses poings se serrent, elle tente de ne pas hurler des insultes à tout va.
— Ignore-les. J’ai pas envie de me battre avant l’entraînement, le coach va gueuler sinon.
— Et on risque de se faire virer, ajoute Peter en s’adressant à Alek.
Alyssa se reconcentre sur ses amis, agissant comme si les autres n’existaient pas. Une légère douleur lui parvient et elle desserre les poings. Ses ongles lui ont laissé des marques sur ses paumes.
Les grandes portes vitrées du hall se referment pendant que Peter verrouille son casier, après avoir récupéré son manuel de mathématiques.
— Ils sont sortis ?
— C’est bon, acquiesce Sacha, ses yeux sur Alyssa. La rouquine t’a tuée du regard.
— Le culot ! proteste-t-elle, encore nerveuse.
— Et son frère s’est senti obligé de lui frotter le dos, comme si c’était une victime.
— Lequel ? s’enquiert la blonde.
— Tom.
— Forcément, il a la rage contre moi. Sa sœur a morflé. Et, pour les Curtis, c’est ma faute, pas celle de l’autre connard de Stan, siffle-t-elle. Peu importent mes états d’âme, ils s’en tapent tous.
Prête à poursuivre ses protestations, Peter l’en empêche, posant sa main contre sa bouche.
— Arrête, tu vas pas encore te prendre la tête pour cette histoire.
— T’en parles comme si c’était il y a des lustres.
— Ça fait un mois, faut passer à autre chose, répond-il à Sacha qui hausse une épaule.
Elle n’ajoute rien, son regard sur la blonde qui souffle, la main de son ami toujours sur sa bouche.
Il la retire et grimace, faisant rire Alek et sa copine.
— T’es dégueulasse ! s’exclame Peter. Tu m’as bavé dessus.
— Tu te plaignais pas quand je chialais sur ton épaule à cause de Stan.
— En tout cas, ça va mieux, reprend-il, essuyant sa main sur l’épaule d’Alyssa qui recule ensuite.
— On y va ? demande le brun. Je voudrais fumer une clope, avant d’aller manger et “jouer à la ba-balle”, sourit-il.
En groupe, comme depuis plusieurs années, ils sortent de l’établissement. Un léger vent leur caresse le visage. Discutant de ce qu’ils prévoient de faire ce week-end, ils traversent la large cour, bordée d’arbres bien taillés et de bancs en pierre. Il est rare d’en trouver un libre ; les élèves aiment s’y retrouver à la pause.
Rapidement, ils rejoignent Jonah, d’une classe plus âgée. Assis sur le capot de sa voiture noire, il tire une dernière fois sur sa cigarette. D’une pichenette, il envoie valser son mégot et recrache la fumée qui s’échappe dans l’air. Son œil au beurre noir vire au violet, entouré de jaune. Ses cheveux bruns en bataille retombent devant ses yeux verts, et sa carrure large lui donne un air encore plus intimidant.
— Prenez votre temps, surtout.
— Je devais passer à mon casier. Et, ta sœur m’a bavé dessus.
— Fallait pas mettre ta main sur ma bouche, réplique Alyssa. Et, t’oublies de dire que t’as mis le temps avant de sortir de ta classe. Alek a dû te pousser.
Peter la bouscule sans force, en riant.
— Il voulait te faire taire, c’est ça ? sourit Jonah alors qu’elle allume une cigarette en même temps qu’Alek.
Ne pouvant s’en empêcher, un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme. Elle pose son regard sur son frère et embrasse sa joue. Remarquant une mèche rebelle, elle passe une main dans les cheveux de Jonah pour les replacer.
— Tu nous as attendus pendant une heure ?
— Non, je suis repassé à la maison pour manger un morceau. J’avais pas envie d’aller à la cafétéria, explique-t-il. Je suis parti peu de temps après maman. Elle avait des courses à faire.
— Ah oui, c’est vrai. Lycée et maison, pas de sortie pour toi.
— Merci Curtis, souffle-t-il avant de lancer un regard mauvais vers Tom.
Tom Curtis, jumeau de Nick et tous deux frères de Margaux Trümper, par alliance. Ces trois-là ne se lâchent jamais, toujours accompagnés de leurs meilleurs amis : Tobias Ebstein et Liv Acker.
Depuis des années, ils ne se quittent pas. C’est aussi le cas de Jonah, Alyssa, Sacha, Peter et Alek, que les Curtis surnomment les Becker — le nom de famille d’Alyssa et Jonah. Deux groupes distincts qui se détestent et ne manquent jamais une occasion de le montrer.
— Jo’, laisse tomber, conseille Sacha. Ton regard assassin passe pas inaperçu.
Il pose ses yeux sur elle avant de s’attarder sur ce qui se passe autour. Un professeur, qui discute avec un élève à la grille, l’épie du coin de l’œil, prêt à intervenir.
Jonah descend du capot. Il réajuste le col de sa veste de basketteur rouge et blanche, et s’approche de sa sœur qui tire sur son bâton de nicotine.
— Si tu veux que les parents ajoutent un mois à ta punition…, laisse-t-elle trainer, tout en recrachant sa fumée.
— J’ai pas cinq ans, Aly.
— Tu vas me dire que tu sais te tenir ? s’enquiert-elle, sourcils levés.
Alek et Sacha échangent un regard rieur, tous les deux les yeux bleu clair. Peter s’adosse à un arbre. Les trois fixant leur attention sur le duo frère-sœur.
— Je te passe mon miroir de poche, si tu veux. Tu pourras admirer le bleu qui entoure ton œil, dit Alyssa.
— Tu veux que je te rappelle pourquoi il est là, ce bleu ?
Elle secoue la tête et passe son bras sous celui de son frère.
— J’ai pas besoin de toi dès que l’autre demeuré ouvre sa grande bouche.
— Alors, je le laisse dire ?
Alyssa plante son regard dans le sien.
— Tu crois que ça m’atteint ? demande-t-elle. Je sais me défendre, je t’apprends rien.
— C’est pas ma faute, t’es ma petite sœur. Je suis obligé de prendre soin de toi.
— Obligé ? Carrément ? reprend-elle avant de rire. Ouais, c’est vrai. Mais, laisse-moi faire. J’adore voir la gueule que tire Curtis, quand je l’attaque à mon tour. Ou quand Trümper fronce les sourcils dès que je parle de Stan. Nick a envie de m’étriper presque autant que son frangin, explique Alyssa.
Son regard se pose sur les Curtis; elle croise celui de Tom, ses yeux devenus sombres jetant des éclairs. Son arcade sourcilière gauche est fendue alors que sa pommette vire au noir.
— Regarde-le, cet abruti, il est encore plus abîmé que toi. Il fait clairement pas le poids.
— Pas de provoc’, Aly, la prévient Peter. Tu sais que Jonah pourra pas s’empêcher de s’en mêler.
Elle tourne la tête vers lui et hausse une épaule.
— T’as raison, lui dit-elle avant de se concentrer sur son frère. J’ai pas envie que tu sois privé de sortie plus longtemps. Ni que tu te fasses virer du lycée.
14:52
Chez les Becker
Assises l’une en face de l’autre, dans la cuisine, Sacha et Alyssa discutent en sirotant des sodas. Le soleil filtre par la fenêtre qui donne sur la rue. La maison familiale est grande et lumineuse. Alyssa s’y est toujours sentie bien, comme dans un cocon. C’est une demeure chaleureuse, simple et conviviale. Jonah et elle y ont grandi. Une grande photo de famille est accrochée dans l’entrée. On y voit Jonah et Alyssa quand ils avaient huit et neuf ans, avec leurs parents, le sourire aux lèvres.
Un bruit se fait entendre et Madame Becker entre, un sac de courses à la main. Elle salue les deux amies, tout sourire, et Alyssa se lève.
— Donne, je m’en occupe, lui dit-elle après avoir déposé un baiser sur sa joue.
— Merci ma chérie.
La maîtresse de maison tourne la tête vers Sacha, qui regarde Alyssa vider le sac sur le plan de travail.
— Est-ce que tu veux rester dîner ? propose-t-elle.
— C’est gentil, Ella, mais maman a prévu de faire des burgers ce soir, répond Sacha. J’adore ça ! Et je vais bientôt vous laisser, elle ajoute, son regard sur son téléphone. Mon père arrive.
Alyssa se tourne vers elle, un grand sourire sur les lèvres.
— Tu vas avoir une voiture, chantonne-t-elle, ravie pour son amie.
— Oh, oui, c’est vrai, dit Madame Becker. J’ai appris ça.
— C’est mon cadeau d’anniversaire, un peu en retard, explique Sacha. Faut dire que j’ai eu mon permis y a trois semaines.
Madame Becker sourit, lumineuse, et récupère le courrier posé sur la table en teck.
— Tu mangeras avec nous une prochaine fois.
— Compte sur moi, acquiesce la jolie brune.
Alyssa et Sacha se connaissent depuis leur premier jour d’école. Elles ne se sont jamais quittées, comme deux sœurs.
— L’entraînement se termine à quelle heure ?
— Comme d’habitude, à seize heures. Le coach n’a pas reporté, contrairement à mardi, répond Alyssa à sa mère.
Elle regarde l’horloge qui tique, accrochée au mur, sans pour autant déranger.
— Je vais au billard avec Alek et Peter. Jo’ peut venir aussi ?
— Ton frère est privé de sortie, lui rappelle sa mère, avant d’ouvrir le courrier.
— Ça fait une semaine déjà. Et, je te l’ai dit, c’est l’autre qui l’a provoqué.
— C’est pas une raison. On lui a répété des dizaines de fois d’arrêter de se battre. Il a dix-neuf ans. L’année prochaine, il entre à l’université ; il doit prendre ses responsabilités.
— Bon… Ok.
16:18
Devant le lycée
Appuyé contre le muret face au lycée, Tom, grand, massif, ses cheveux bruns bien souvent attachés rapidement en chignon, tire sur sa cigarette. Il observe un groupe de filles de l’autre côté de la route. Nick, son frère, tourne la tête dans la même direction, sans aucune gêne.
— Vivement qu’il fasse plus chaud, elles ne porteront plus de vestes qui cachent leur cul, dit-il, un sourire en coin.
Le vent souffle dans ses cheveux blonds encore mouillés par sa douche. Courts, ils sont le plus souvent coiffés en arrière, tenus avec du gel. Nick et Tom sont de vrais jumeaux, mais leurs styles diffèrent. Tom, plus vieux de dix minutes, est un peu plus petit que Nick qui mesure un mètre quatre-vingt-douze. Même s’il est musclé, Tom l’est plus, allant à la salle de sport.
Tobias se met à rire après la remarque du blond. Il est appuyé contre un poteau, les mains dans les poches de son pantalon de sport gris.
— Alors, t’es interdit de sortie jusqu’à quand ? demande-t-il à Tom, qui tourne la tête vers lui.
— Jusqu’à nouvel ordre, souffle-t-il, jouant avec son piercing à la lèvre. Autant te dire que je n’en ai aucune idée.
Il laisse tomber son mégot et l’écrase du pied avant de se redresser.
— Par contre, ils ont pas interdit à Nick d’inviter quelqu’un, ajoute-t-il en regardant Tobias.
— Super, je vous suis alors.
Les trois lycéens se mettent en marche, leurs sacs de sport accrochés aux épaules. Le soleil cogne et le vent souffle dans les branches, faisant danser les feuilles. Les piercings de Nick, un à la lèvre, comme son frère, et l’autre à l’arcade sourcilière, brillent sous la lumière.
— Encore quelques mois, et on pourra conduire, lance-t-il. Ça me gonfle de marcher ou de prendre le bus tout le temps. Surtout après deux heures et demie de basket.
— Ouais, enfin, tout le temps, t’abuses. Liv nous embarque souvent, répond Tom. Mais, en septembre, on pourra le passer.
— Je l’aurais en juillet, sourit Tobias.
— Si tu le loupes pas, plaisante Nick avant de rire.
— Ta gueule, je l’aurai du premier coup, assure-t-il. Ma voiture m’attend déjà.
Ils traversent la route. Le plus vieux des jumeaux replace une mèche de ses cheveux bruns derrière son oreille. Son chignon fait à la va-vite ne tient presque plus.
— Quand est-ce que les parents vont chez Markus, déjà ?
— Vendredi soir, ils rentrent samedi, lui répond Nick.
— Alors, vendredi, on sort.
— Et si grand-mère doit venir vérifier que t’es bien à la maison ?
— Sérieux, tu crois qu'ils lui demanderaient ?
— Va savoir.
Exaspéré, le brun soupire.
— Le coup de poing que j’ai foutu à Jonah Becker valait la peine, mais pas ma liberté, putain, râle-t-il.
— C’était le risque, intervient Tobias, ses cheveux noirs qui volent au vent. Vous vous êtes battus en plein cours, quand même.
— C’était une super idée de faire venir sa classe dans la nôtre…, ajoute Nick, las, en regardant son frère qui hausse une épaule.
— J’ai même pas compris pourquoi, d’ailleurs, répond-il.
— J’aurais bien voulu voir ça, sourit Tobias.
Tobias et Liv sont dans une autre classe, celle de Peter et Alek. Alors que Margaux, Nick et Tom se retrouvent avec Sacha et Alyssa, Jonah étant en dernière année.
— D’ailleurs, j’attends encore mes heures de colle.
— Attends-toi à pire, si tu veux mon avis, commente Nick alors qu’ils passent devant une boutique de prêt à porter. Je pense que ce sera pas juste des heures de colle.
— Je vais me faire virer ?
— J’espère pas. Ou juste quelques jours, mais pas définitivement.
— Les parents vont me détruire, c’est sûr !
— Je trouve qu’ils t’ont déjà bien niqué quand ils l'ont su.
Tom tourne la tête vers lui.
— Privé de sortie, obligé de te taper la vaisselle, tu dois laisser ton portable dès que tu rentres, et interdiction de te coucher après vingt-deux-heures, énumère le blond, son frère lâchant un soupir.
— Alors imagine si je me fais dégager du bahut.
— Je peux commencer à t’appeler Cendrillon ? lance-t-il en souriant. Tu vas finir par récurer le garage.
— Non, Sophie, comme dans Les Malheurs de Sophie, renchérit Tobias, hilare. Tu boufferas du pain et de l’eau.
— Fermez-la !
Nick et Tobias se mettent à rire et ce dernier donne un coup d’épaule à Tom, reprenant son sérieux.
— Te prends pas la tête avec ça. Si le principal voulait te virer, t’aurais pas fini la semaine, reprend Tobias.
Peu de temps après, 16:43
Chez les Curtis – Trümper
Les trois garçons traversent l’allée de dalles grises, la voiture blanche de Liv garée le long du trottoir. La pelouse, parfaitement entretenue, paraît presque synthétique.
Tom ouvre la porte et ils entrent. Laissant leurs sacs dans l’entrée, Nick s’affale sur le canapé.
— Je suis mort ! souffle-t-il.
Tobias prend place dans un fauteuil, tandis que Tom file à la cuisine chercher des boissons rafraichissantes.
— Hé, capitaine ! s’écrie Nick. Tu me files une clope ?
— Putain, t’as que la gueule pour fumer, commente Tom en revenant.
Il pose trois cannettes de soda sur la table basse et fouille sa poche avant de balancer son paquet de cigarettes à son frère.
— J’en ai dans ma chambre, mais j’ai pas envie de monter.
— Branleur !
— Tu vois. Ils sont rentrés, lance la voix de Margaux en bas des marches.
Elle entre, suivie de sa meilleure amie. La rouquine, sa chevelure flamboyante qui tombe en cascade, reste debout à côté de Tom, qui ouvre sa cannette.
— Alors, l’entraînement ? s’enquiert Liv en s’asseyant sur le canapé.
— Ça serait mieux sans ces connards de Becker, souffle Tobias, ses yeux bleu foncé posés sur elle.
— Eux, c’est des branleurs, affirme Nick en coinçant une cigarette entre ses lèvres. Ça m’étonnerait pas qu’il y ait de la consanguinité entre cette pétasse d’Alyssa et son frère.
— Merde, Nick, c’est dégueulasse, objecte Tom, avec une expression de dégoût sur le visage. Ok, cette nana est canon, mais quand même.
Tobias secoue la tête, son regard sur Tom.
— Ça serait décevant, poursuit-il. Tu pourrais pas te la taper.
— Dommage, je lui écarterais bien les cui…
— Stop ! intervient Margaux, les yeux ronds. Arrêtez de parler d’elle et de son cul.
— Je parlais de ses cuisses, pas de son cul, renchérit Tom, amusé.
— Je te rappelle qu’elle a couché avec Stan ? Tu veux passer derrière ? demande Nick.
Le brun tourne la tête vers son frère et serre la mâchoire.
— Ce fils de pute a vite fait de disparaître, siffle Tom.
— J’ai pas vraiment envie de parler de lui…, lâche la jolie rousse, les bras croisés.
Elle se pince les lèvres, son regard vert perdu par la fenêtre.
Nick se rend compte qu’il aurait mieux fait de se taire.
— Désolée, petite sœur, dit-il avant de se lever.
Il traverse le salon et se rend dans l’entrée avant de sortir pour fumer.
Tom passe un bras autour de la nuque de Margaux et embrasse son crâne.
— Cette salope d’Alyssa le regrettera, crois-moi.

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