Chapitre 5 - La Villa de salopes millionnaires

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Je pousse la porte de cette putain de villa comme un con qui sait qu’il va se foutre dans un bourbier de luxe et qui trouve ça excitant.

La baraque brille comme une salope milliardaire qui se ferait sucer par des projecteurs. La musique cogne comme un cœur en surdose de vice. L’air pue le parfum cher, l’alcool fort et la sueur chaude. Des meufs en robes trop courtes remuent leurs culs comme si leurs hanches avaient été dressées pour ça.

Des types trop confiants serrent des tailles comme s’ils avaient acheté les corps à crédit. Ça se frôle, ça se colle, ça se chauffe comme une fourmilière de pervers bien habillés.

Je bois un verre avant même de dire bonsoir, parce que ma morale peut aller se faire foutre.

Kylie traverse la pièce comme une chienne en chaleur qui aurait décidé d’assumer qu’elle veut mordre. Sa robe noire colle à son cul comme si le tissu avait envie de la lécher. Son regard me déshabille sans la moindre politesse. Elle me regarde comme si j’étais déjà à genoux.

Je sens mon sang devenir sale.

Aušra arrive derrière elle comme une reine froide qui tient son royaume de débauche d’une main invisible. Sa robe blanche est serrée comme une promesse de domination. Elle ne sourit pas, elle évalue.

Je suis au milieu de ces deux saloperies magnifiques et je sais déjà que je vais me faire bouffer.

Une meuf se fait murmurer des saloperies à l’oreille en souriant comme si elle allait jouir debout sur le parquet hors de prix. Un mec serre une hanche comme s’il voulait la marquer au fer rouge.

Des langues glissent sur des bouches sans pudeur. Ça transpire le vice assumé.

Kylie s’approche de moi, colle sa cuisse contre la mienne comme si mon corps était un meuble qu’elle testait. Son souffle est chaud, insolent, indécent.

« Tu aimes ça », elle dit, et sa voix est une gifle.

« J’aime quand ça sent la merde et le désir », je réponds.

Elle ricane comme une salope satisfaite.

Aušra pose sa main sur ma nuque comme si elle testait la solidité de mon arrogance. Sa prise n’est pas douce, elle est propriétaire.

Je sens l’excitation me monter à la tête comme un poison délicieux. Je bande pour la situation entière. Je bande pour le fait d’être désiré comme un objet de luxe. Je bande pour le pouvoir qui circule entre nous comme une électricité sale. Je suis un connard magnifique au milieu d’un bordel chic.

La musique monte, les corps se pressent, les regards deviennent obscènes.

Kylie danse devant moi comme une chienne qui veut qu’on la regarde salement. Chaque mouvement de son cul est un doigt d’honneur à la pudeur.

Aušra ne bouge presque pas, mais son regard me tient comme une laisse invisible.

Je me crois dominant. Je suis déjà attaché. Je me dis que je vais les prendre. Je sens que c’est moi qu’on est en train de posséder. Je pourrais partir. Je reste. Parce que je suis assez con pour préférer la brûlure à la tranquillité. Parce que cette nuit pue le sexe, le fric et la décadence. Parce que je suis fait pour les catastrophes élégantes et que je viens de signer la mienne en entrant dans cette putain de villa.

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