Chapitre 2

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Ils quittèrent la cache à une heure où la lumière du jour commençait à se déposer lentement sur Kareth sans jamais réellement la traverser, comme si les couches de poussière et de fumée suspendues dans l’air formaient un filtre permanent qui absorbait tout ce qui aurait dû éclairer, donnant au ciel une teinte pâle et fatiguée, incapable de réellement trancher avec l’obscurité de la nuit précédente.

L’air restait chargé, non seulement de cendre et d’humidité stagnante, mais aussi d’une lourdeur diffuse qui semblait s’accrocher aux murs, aux vêtements et à la peau, obligeant chaque respiration à rester présente, consciente, sans pour autant devenir difficile, simplement constante.

Ils avancèrent sans se presser, suivant les chemins qu’ils connaissaient déjà sans avoir besoin de les nommer, leurs corps ajustant naturellement chaque appui pour éviter les zones instables, les pierres qui pouvaient céder, les passages trop étroits, et chacun d’eux gardait cette attention silencieuse qui ne les quittait jamais vraiment.

Pendant plusieurs minutes, ils marchèrent sans parler, laissant le bruit de leurs pas et celui de la ville occuper l’espace, jusqu’à ce que Sira finisse par rompre le silence en laissant échapper un souffle un peu plus long que les autres.

— J’ai encore les jambes qui tremblent depuis hier, et franchement, je commence à me dire que mon corps me déteste.

Maël tourna légèrement la tête vers elle sans ralentir, son regard rapide, précis.

— C’est une douleur ou juste une sensation qui reste ?

— Juste une sensation, répondit-elle en haussant les épaules, mais j’aime pas quand ça reste comme ça, j’ai l’impression que ça va me lâcher au pire moment.

— Ça lâchera pas, dit-il calmement.

— T’en sais rien.

— Si, j’en sais assez.

Sira leva les yeux au ciel, puis se tourna vers Apolline.

— Et toi, tu m’aurais rattrapée ou tu m’aurais laissée tomber comme lui ?

Apolline continua d’avancer quelques secondes avant de répondre, sans accélérer ni ralentir, comme si la question n’avait pas d’urgence.

— Si t’étais encore debout, j’aurais rien fait.

— Donc faut vraiment que je m’écrase au sol pour que tu réagisses ?

— Ou que tu regardes où tu mets les pieds.

— C’est fou comme t’es encourageante.

— C’est pas mon rôle.

Sira laissa échapper un léger rire malgré elle, avant de passer une main dans ses cheveux.

Ils continuèrent à avancer, quittant progressivement les zones les plus étouffantes de Kareth, et la transition se fit lentement, presque imperceptiblement, les bâtiments cessant peu à peu de se pencher les uns vers les autres, laissant apparaître des espaces plus ouverts où la lumière descendait davantage, même si elle restait filtrée.

Les lampadaires continuaient d’apparaître le long des rues, alignés selon une logique ancienne, leurs structures rouillées ancrées dans le sol, leurs globes opaques recouverts de poussière, et aucun d’eux ne fonctionnait encore.

Sira leva les yeux vers l’un d’eux en passant, suivant la ligne du métal jusqu’au verre terni.

— C’est quand même étrange de laisser ça comme ça, on dirait que la ville a été abandonnée en plein milieu de quelque chose.

Maël répondit sans hésitation.

— Elle l’a été.

— Par le palais ?

— Oui.

Sira resta silencieuse quelques secondes avant de reprendre.

— Ils pourraient les rallumer, non ?

— Ils pourraient, dit-il simplement.

— Mais ils le font pas.

— Non.

— Donc ils choisissent de laisser tout ça dans le noir.

— Oui.

Sira secoua légèrement la tête.

— J’arrive pas à savoir si c’est pire ou logique.

— Les deux, répondit Maël.

Apolline n’intervint pas, mais elle observait déjà les changements dans l’espace, la manière dont l’air circulait légèrement mieux, la façon dont les odeurs, toujours présentes, se dispersaient davantage, perdant cette densité étouffante qu’elles avaient au cœur de Kareth.

Ils marchèrent encore longtemps, laissant le temps s’étirer sans le mesurer précisément, leurs corps trouvant un rythme stable, régulier, et peu à peu, l’environnement changea plus nettement, les bâtiments s’écartant davantage, laissant apparaître des zones où la terre était visible, parfois sèche, parfois marquée par le passage répété de ceux qui empruntaient ces chemins.

Par endroits, une végétation rare persistait, des herbes basses, des racines visibles, accrochées au sol comme si elles refusaient de disparaître complètement malgré les conditions.

Sira inspira plus profondément, laissant l’air entrer lentement.

— Ça fait vraiment du bien de respirer comme ça, j’avais oublié que ça pouvait être différent.

Maël acquiesça légèrement.

— On est presque arrivés.

— On devrait venir ici plus souvent, reprit-elle.

— Plus on vient, plus on devient visibles, répondit-il.

— On est déjà visibles.

— Pas de la même manière.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

Maël prit quelques secondes avant de répondre.

— Là-bas, ils regardent parce qu’ils te reconnaissent pas, ici, ils se souviendront de toi.

Sira resta silencieuse, puis souffla doucement.

— J’aime pas quand t’as raison.

— Moi non plus.

Le marché de Vanhir apparut progressivement devant eux, non pas comme un lieu clairement délimité, mais comme une extension de cet espace plus ouvert, un enchevêtrement de stands, de structures improvisées et de toiles tendues qui occupaient l’espace sans réellement l’organiser.

L’air y était différent, toujours chargé d’odeurs, mais moins enfermé, plus mouvant, et les bruits, plus nombreux, se mélangeaient sans s’écraser, formant un fond continu qui absorbait les mouvements individuels.

Sira ralentit légèrement en entrant.

— J’oublie toujours à quel point c’est différent ici.

Maël répondit calmement.

— C’est pour ça qu’on vient.

Apolline, elle, observait déjà autre chose, son regard glissant sur les objets, les matériaux, les détails qui pouvaient servir, être utilisés, transformés.

Ils s’arrêtèrent devant un stand de nourriture, et Sira s’approcha, attirée par l’odeur.

— Combien pour ça ?

Le vendeur leva les yeux, observa Maël, puis Sira, puis s’arrêta sur Apolline.

— Pas pour vous.

Sira se redressa.

— On paie.

— J’ai dit non.

Maël fit un pas en avant.

— On paie.

Le vendeur hésita, observa autour de lui, puis céda.

— Prenez et partez.

Ils prirent.

Ils payèrent.

Ils s’éloignèrent.

— J’en ai marre de ça, dit Sira.

— Ça changera pas, répondit Maël.

— Je sais.

Apolline n’ajouta rien, parce que son attention s’était déjà déplacée vers un stand plus discret, en retrait, où les objets n’étaient pas exposés pour attirer, mais simplement posés, comme s’ils attendaient d’être choisis.

Elle ralentit légèrement, puis dit simplement :

— Je reviens.

Sira fronça les sourcils.

— Tu vas encore acheter un truc sans nous dire quoi ?

Apolline tourna à peine la tête.

— Oui.

— J’aime pas ça.

— T’es pas obligée.

Maël observa Apolline un instant.

— Fais attention, dit-il.

Elle hocha légèrement la tête, puis s’éloigna, se fondant dans le mouvement du marché, laissant derrière elle le bruit, les regards, et cette sensation persistante qu’ici, tout le monde voyait… mais que personne ne disait rien.

Le stand se tenait légèrement en retrait du flux principal, installé dans une zone où la circulation ralentissait sans jamais réellement s’interrompre, comme si ceux qui passaient à cet endroit savaient instinctivement qu’il ne s’adressait pas à tout le monde, et la toile tendue au-dessus, plus basse que celles des autres échoppes, créait une ombre plus dense qui absorbait la lumière au lieu de la diffuser.

Les objets qui y étaient disposés ne cherchaient pas à attirer l’attention par leur apparence, mais par leur fonction, et c’était précisément ce qui retenait le regard d’Apolline, qui s’arrêta sans précipitation, laissant ses yeux parcourir l’ensemble avant de se fixer sur ce qui comptait réellement, sans jamais donner l’impression qu’elle avait déjà choisi, même si, en réalité, tout était déjà décidé.

Dans trois jours, elle partirait pour atteindre le palais et voler la couronne de la princesse Elyndra, et cette pensée ne provoquait ni vertige ni hésitation, seulement une forme de stabilité froide, comme si elle avait trouvé un point fixe dans un monde qui n’en offrait aucun.

Le vendeur la regardait sans parler, évaluant plus qu’il n’interrogeait, et elle laissa ce silence s’installer sans chercher à le combler, continuant d’observer les objets comme si elle hésitait encore, alors que son esprit avançait déjà ailleurs, calculant le trajet, la durée, les marges d’erreur.

Huit heures de marche jusqu’aux abords du palais, probablement plus si elle évitait les axes surveillés, ce qui était inévitable, puisqu’elle ne pouvait pas se permettre d’être vue avant même d’avoir approché les murs.

Elle posa ses doigts sur la veste sombre, testant la texture, la résistance, la manière dont elle tomberait sur ses épaules, puis passa au masque, en vérifiant les attaches, avant de s’attarder sur les gants, dont elle éprouva la souplesse avec précision.

Le vendeur finit par parler, sa voix basse mais stable.

— Tu sais ce que tu cherches, ou tu fais semblant ?

Apolline releva légèrement les yeux vers lui, sans détour.

— Je prends ce qui me sera utile.

— Tout est utile, ici.

— Pas pour moi.

Il esquissa un léger sourire, presque invisible.

— T’as de quoi payer ?

Elle sortit la bourse, l’ouvrit juste assez pour laisser apparaître les pièces, puis referma légèrement.

— Ça dépend du prix.

Le vendeur observa, hocha la tête, puis désigna les objets d’un mouvement du menton.

— La veste, les gants, le masque… et la corde, ça te coûtera plus que ce que t’as envie de donner.

Apolline posa la main sur la corde, la déroulant légèrement pour en tester la tension.

— Elle tient ?

— Elle a déjà tenu pire que toi.

— Tant mieux.

Elle la reposa avec calme, comme si la réponse lui suffisait.

— Fais-moi un prix.

— Je fais pas de prix.

— Fais comme si.

Le vendeur la fixa quelques secondes, mesurant jusqu’où elle irait.

— Enlève la corde et je baisse.

— Non.

— Alors tu paies tout.

— Alors je paie.

Elle ajouta quelques pièces, sans discuter davantage, consciente que ce n’était pas le moment d’économiser, pas pour ce qu’elle préparait.

Le vendeur récupéra l’argent sans commentaire, rassembla les objets et les poussa vers elle.

— Tu comptes faire quoi avec ça ?

Apolline prit la veste, la plia avec précision.

— Marcher.

— Avec un masque et une corde ?

— C’est plus discret qu’autre chose.

— Discret pour qui ?

Elle releva les yeux vers lui.

— Pour ceux qui regardent mal.

Le vendeur esquissa un léger souffle.

— Fais attention, ceux qui regardent mal voient souvent mieux que les autres.

— Je compte pas leur laisser le temps.

Elle rangea les objets, vérifiant chaque attache, chaque pli, chaque détail, puis referma la bourse et la glissa à sa place, avant de se redresser lentement.

Son regard glissa brièvement vers la foule, vers les silhouettes, vers les trajectoires qui se croisaient sans jamais s’arrêter, puis vers l’endroit où Sira et Maël l’attendaient, et elle sentit, sans que rien ne change dans son expression, la distance se créer, non pas dans l’espace, mais dans ce qu’elle ne partagerait pas.

Trois jours.

Trois jours avant de quitter la ville, avant de marcher seule pendant des heures, avant de se rapprocher du palais, avant de tenter quelque chose que personne autour d’elle n’aurait accepté.

Elle les rejoignit sans se presser.

Sira leva immédiatement les yeux vers elle.

— T’as pris quoi, encore ?

Apolline haussa légèrement les épaules.

— De quoi éviter de me faire voir.

— Ça m’inquiète encore plus quand tu dis ça.

— C’est pas pour aujourd’hui.

— Et pour quand, alors ?

Elle détourna légèrement le regard, comme si la question n’avait pas vraiment de poids.

— Pour quand j’en aurai besoin.

Maël la fixa un instant, plus longuement.

— Tu prépares un truc.

Ce n’était pas une question.

Apolline soutint son regard sans répondre immédiatement.

— Je réfléchis.

— Tu réfléchis jamais pour rien.

— Ça arrive.

— Pas avec toi.

Un silence passa, pas lourd, mais précis.

Sira les regarda tour à tour.

— Je déteste quand vous faites ça.

— Quoi ? demanda Apolline.

— Parler sans vraiment parler.

Apolline laissa échapper un léger souffle.

— T’as tout ce qu’il te faut ?

— Oui.

— Alors ça suffit.

Sira soupira, mais ne relança pas.

Ils reprirent la marche, se fondant de nouveau dans le mouvement du marché, et Apolline sentit, sans avoir besoin de le formuler, que chaque pas la rapprochait d’un point où elle devrait partir sans se retourner.

Ils quittèrent le cœur du marché sans vraiment accélérer, laissant derrière eux le bruit dense des échanges, des voix entremêlées et des objets manipulés, et retrouvèrent progressivement des zones où la circulation s’allégeait, sans jamais devenir silencieuse, comme si le monde continuait de respirer autrement, moins compressé, moins enfermé que dans les ruelles qu’ils avaient traversées plus tôt.

Leurs pas retrouvèrent un rythme plus régulier, moins contraint par les corps des autres, et l’espace autour d’eux s’ouvrit légèrement, laissant apparaître des passages plus larges, des intersections moins serrées, des zones où la lumière descendait plus franchement, même si elle restait voilée par les particules suspendues dans l’air.

Sira fut la première à relâcher complètement la tension accumulée, laissant ses épaules s’abaisser davantage, et elle tourna légèrement sur elle-même en marchant, observant les alentours avec une curiosité presque légère.

— Franchement, j’avais oublié que ça pouvait être comme ça, dit-elle en regardant autour d’elle, comme si elle redécouvrait quelque chose de familier.

Maël répondit sans détour, son regard continuant de balayer l’espace.

— C’est pour ça que les gens restent ici.

— Et qu’ils descendent pas à Kareth ?

— Oui.

— Je les comprends.

Apolline ne répondit pas, mais elle observait déjà autrement.

Les bâtiments, ici, n’étaient pas vraiment plus solides, mais ils semblaient mieux entretenus, moins abandonnés, leurs façades moins fissurées, leurs structures plus droites, et entre eux, des espaces s’ouvraient parfois sur des zones de terre où quelques herbes avaient réussi à pousser, fines, résistantes, accrochées au sol comme si elles refusaient de disparaître.

Elle nota les distances.

Les angles.

Les passages.

Sans jamais ralentir.

Son regard ne restait jamais longtemps au même endroit, mais chaque détail s’inscrivait malgré tout, comme si son esprit construisait une carte sans qu’elle ait besoin de la dessiner consciemment.

Huit heures de marche.

Peut-être plus.

Selon le chemin.

Elle n’utiliserait pas celui qu’ils venaient de prendre.

Trop fréquenté.

Trop visible.

— Tu m’écoutes au moins ? lança Sira en la regardant.

Apolline tourna légèrement la tête vers elle.

— Oui.

— J’ai dit quoi ?

— Que tu voulais rester ici.

Sira la fixa une seconde, puis souffla.

— Bon, au moins tu fais semblant correctement.

— Je fais pas semblant.

— Si, mais ça me va.

Maël les observa brièvement, puis reprit.

— On reste pas longtemps.

— Pourquoi ? demanda Sira.

— Parce que plus on reste, plus on attire l’attention.

— Tu dis ça pour tout.

— Parce que c’est vrai pour tout.

Apolline continua d’avancer, mais elle comptait déjà.

Le temps entre deux points.

La distance entre les structures.

Les zones où elle pourrait disparaître sans être suivie.

Les endroits où elle serait exposée trop longtemps.

Elle ajustait mentalement son trajet, supprimant certaines options, en ajoutant d’autres, comme si le chemin se redessinait en permanence.

— Tu penses à quoi ? demanda Maël sans la regarder directement.

Apolline ne répondit pas immédiatement, laissant passer quelques secondes comme si la question ne nécessitait pas une réponse rapide.

— À rien d’important.

— Tu penses jamais à rien d’important.

— Ça arrive.

— Pas avec toi.

Sira regarda Apolline avec plus d’attention.

— T’as vraiment acheté ça juste “au cas où” ?

Apolline haussa légèrement les épaules.

— Ça peut servir.

— À quoi ?

— À pas être reconnue.

— Tu fais déjà ça très bien sans masque.

— Pas assez.

Sira plissa légèrement les yeux.

— J’aime pas quand tu parles comme ça.

— Comme quoi ?

— Comme si t’étais déjà ailleurs.

Apolline ne répondit pas.

Parce que c’était vrai.
Mais pas de la manière dont Sira le pensait.

Son regard se leva légèrement vers les hauteurs, suivant les lignes des bâtiments jusqu’aux toits, évaluant les distances, les points d’accroche possibles, la manière dont une corde pourrait être utilisée sans être vue immédiatement.

Le palais se trouvait plus loin.

Plus haut.

Elle ne le voyait pas encore.

Mais elle savait déjà comment elle s’en approcherait.

Pas directement.
Jamais directement.

— Si t’avais assez d’argent pour partir, tu ferais quoi ? demanda soudain Sira, comme si la question lui était venue sans prévenir.

Maël répondit en premier.

— Je partirais loin.

— Où ça ?

— Là où personne me connaît.

— C’est vague.

— C’est le but.

Sira se tourna vers Apolline.

— Et toi ?

Apolline ralentit légèrement.

Juste assez pour que la question existe vraiment.

— Je partirais.

— Ça, j’avais compris.

— Alors c’est suffisant.

— Non, ça l’est pas.

— Pour moi si.

Sira la regarda plus longtemps cette fois.

— Tu partirais sans prévenir ?

Le silence dura un peu plus longtemps.

Apolline reprit sa marche sans changer de rythme.

— Si c’est nécessaire.

Sira fronça légèrement les sourcils.

— Et ça le serait ?

Apolline ne répondit pas.
Parce que la réponse était déjà là.
Et qu’elle ne pouvait pas être dite.

Maël observa Apolline, plus attentivement cette fois, sans insister, mais en enregistrant ce qu’elle ne disait pas.

Leurs pas continuèrent de résonner sur les pierres, dans cet espace plus ouvert où l’air circulait davantage, et Apolline sentit, sans que rien ne change extérieurement, que chaque détail qu’elle mémorisait, chaque distance qu’elle évaluait, chaque silence qu’elle laissait, la rapprochait d’un moment où elle devrait partir seule.

Trois jours.

Et tout ce qu’elle construisait déjà dans sa tête finirait par devenir réel.

Mais pour l’instant...
elle marchait encore avec eux.

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