Chapitre 5

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Le matin ne pénétrait jamais vraiment dans la cache.
Il ne franchissait pas les murs comme une lumière, ni même comme une chaleur, mais plutôt comme une absence progressive de nuit, une dilution lente de l’obscurité qui laissait derrière elle une clarté grise, incertaine, suspendue dans l’air chargé de poussière, incapable de s’imposer, incapable de transformer réellement l’espace.


Rien ne devenait plus clair.
Rien ne devenait plus facile.
La pièce restait basse.
Trop basse.
L’air y stagnait, lourd d’humidité et de cendres anciennes, accroché aux pierres, aux tissus, aux peaux, comme si chaque respiration devait se frayer un passage à travers quelque chose d’invisible mais constant.


Au centre, le feu n’existait plus.
Il n’en restait qu’un cercle de cendres ternes, légèrement affaissées sur elles-mêmes, striées de noir et de gris, encore tièdes par endroits, mais déjà mortes, et cette absence de chaleur semblait s’étendre plus loin que le simple foyer, comme si elle avait gagné toute la pièce pendant la nuit.
Une odeur sèche persistait.
Moins agressive que la fumée.
Mais plus installée.
Plus profonde.
Sira bougea la première.


Ce ne fut pas un réveil net, ni même un mouvement volontaire, mais une succession de micro-réactions du corps qui refusaient de rester immobiles plus longtemps : ses doigts se crispèrent légèrement sur la couverture, ses épaules se contractèrent, cherchant une position moins inconfortable sans vraiment la trouver, et sa respiration, jusque-là lente et régulière, se brisa légèrement avant de reprendre autrement.
Elle inspira.
L’air accrocha dans sa gorge.
Elle ne toussa pas.
Elle y était habituée.


Ses paupières s’ouvrirent à moitié, laissant entrer une lumière floue qui ne donnait aucune information réelle, juste une impression diffuse de présence.
Elle resta comme ça.
Quelques secondes.
Entre deux états.
Sans bouger.


Comme si se réveiller complètement demandait un effort supplémentaire qu’elle n’était pas encore prête à fournir.
Puis la conscience revint.
Pas doucement.
Pas brutalement.
Mais entièrement.
Et avec elle…
la fatigue.


Elle se redressa lentement, une main venant instinctivement se poser à l’arrière de sa nuque, ses doigts appuyant légèrement contre la peau comme pour réveiller quelque chose de figé pendant la nuit, puis elle passa sa main sur son visage, repoussant ses cheveux sans y penser, avant de lever enfin les yeux.
Apolline était déjà debout.
Près de l’ouverture étroite.
Immobile.
Pas rigide.
Pas en alerte.


Mais dans cette manière qu’elle avait de tenir son corps, parfaitement stable, comme si rien ne pouvait la déséquilibrer, et pourtant déjà ailleurs, son regard posé sur l’extérieur sans jamais s’y accrocher, comme si ce qu’elle voyait n’était qu’un fond sur lequel autre chose se construisait.
Deux jours.


Ce n’était pas une pensée.
Pas une répétition.
C’était une présence.
Constante.
Silencieuse.
Ancrée dans chacun de ses gestes.
— T’as pas dormi.


La voix de Sira était basse, encore marquée par le sommeil, légèrement râpeuse, mais elle portait suffisamment pour traverser l’espace sans difficulté.
Apolline ne bougea pas immédiatement.
Elle laissa passer une seconde.
Peut-être deux.
Comme si la réponse n’avait aucune urgence.


Puis :
— Si.
Le mot tomba.
Simple.
Sans inflexion.
Sira la fixa.
Un instant de plus.
Puis un souffle passa entre ses lèvres.
— Menteuse.
Ce n’était pas accusateur.
Pas vraiment.


Mais pas léger non plus.
Elle ramena ses jambes sous elle, ses pieds touchant le sol froid sans qu’elle réagisse, trop habituée pour ça, puis elle se redressa complètement, ses muscles tirant légèrement, sa posture encore imprécise.
Son regard ne quitta pas Apolline.


— Tu dors plus comme avant.
Apolline haussa légèrement les épaules.
Un mouvement minimal.
Presque absent.
— Ça change.
— Non.
Sira se redressa un peu plus.
Ses bras retombèrent le long de son corps.
— Toi, tu changes.
Le silence qui suivit ne fut pas vide.
Il s’installa.
Progressivement.
Comme quelque chose qui prenait sa place sans qu’on puisse l’empêcher.
Maël bougea légèrement près de la porte.
Pas brusquement.


Pas assez pour attirer l’attention.
Mais suffisamment pour que l’on sache qu’il était réveillé, ses yeux ouverts, son regard passant de Sira à Apolline avec cette attention calme, presque méthodique, qui lui appartenait.
Il n’intervint pas.
Pas encore.
Nerin, lui, était déjà assis.
Silencieux.


Dans l’ombre.
Ses genoux ramenés contre lui.
Ses bras posés dessus.
Son regard ne cherchait plus à comprendre.
Il savait.
Et ça changeait tout.


— T’as pris des trucs hier, reprit Sira, sa voix un peu plus stable maintenant, en désignant vaguement le sac posé non loin.
— Oui.
Réponse immédiate.
Sans détour.
Sans tentative d’adoucir.
— Et t’as toujours pas dit quoi.
— Non.
Un temps.
Puis :


— Ça te regarde pas.
Le rire de Sira sortit sans prévenir.
Court.
Sec.
Pas sincère.
— Ah ouais ?
Elle se redressa complètement cette fois, ses mouvements plus rapides, moins contrôlés, ses pieds glissant légèrement sur la poussière avant de trouver un appui stable.


— Parce que maintenant, on en est là ?
Apolline ne répondit pas.
Elle ne bougea pas non plus.
Sira fit un pas vers elle.
Puis un autre.
La distance entre elles se réduisit.
Trop vite.


— On vit ensemble, continua-t-elle, sa voix montant légèrement sans devenir un cri, on partage ce qu’on a, on se couvre, on prend les mêmes risques, et toi—
Elle désigna le sac.
Puis Apolline.
— Y a des trucs qui me regardent pas ?
— Oui.
Le mot tomba.


Net.
Calme.
Immobile.
Et c’est ça qui brisa quelque chose.
Pas le contenu.
Pas la violence.
Mais l’absence totale d’hésitation.
Sira s’arrêta.


Comme si elle venait de percuter quelque chose d’invisible.
— Sérieusement ? souffla-t-elle.
— Sérieusement.
Même ton.
Même stabilité.
Aucune variation.
Et c’était insupportable.


— Tu prépares un truc.
Silence.
— Tu prépares un truc, répéta-t-elle, plus lentement, plus précisément, et tu nous le dis pas.
— Oui.
Le monde ne s’arrêta pas.
Mais quelque chose chuta.
Brutalement.
Sans bruit.
Maël se redressa légèrement.
— Apolline—
— Non.
Sira leva une main sans le regarder.
— Non, laisse.
Ses yeux restaient fixés sur Apolline.
— Pourquoi ?
Apolline inspira lentement.
Très légèrement.


— Parce que ça vous concerne pas.
— Bien sûr que si ça nous concerne !
Sa voix monta.
Pas un cri.
Mais plus contenue.
— Tout ce que tu fais nous concerne, t’es pas seule ici !
— Si.
Le mot tomba.
Lourd.
Définitif.
Sira resta figée.
Une seconde.


— Non.
— Si.
— Non !
Elle fit un pas de plus.
Trop proche maintenant.
— T’es pas seule, pas ici, pas avec nous !
— Je suis avec vous.
Un temps.
— Mais je suis seule.
La nuance.
Infime.
Et pourtant
tranchante.


Sira recula légèrement.
Comme si quelque chose venait de la toucher physiquement.
— Tu racontes n’importe quoi.
— Non.
— Si, parce que sinon—
Elle s’arrêta.
Son regard glissa.
Sur la pièce.
Sur Maël.
Sur Nerin.
Puis revint.


— Sinon ça voudrait dire que tout ça…
Sa main trembla légèrement en désignant autour d’elle.
— Ça compte pas.
Apolline resta silencieuse.
Puis :
— Ça compte.
— Ah.
Un rire.
Plus brisé.
— Et ça te suffit pour partir sans rien dire ?
Silence.
Apolline ne répondit pas.
Et ce silence répondit pour elle.
Sira le comprit.
Instantanément.


— Donc c’est ça…
Sa voix baissa.
Mais vibrait.
— Tu vas te barrer.
Personne ne parla.
Même l’air sembla se contracter.
— Tu vas te barrer…
Elle respira.
Trop vite.
— Sans rien dire… sans prévenir…
Puis :


— Tu t’en fous.
Apolline releva légèrement les yeux.
— Non.
— Si.
— Non.
— Alors dis-moi pourquoi !
Cette fois, c’était un cri.
Brut.
Apolline la regarda.
Longuement.
Puis détourna légèrement les yeux.
— Je peux pas.
Silence.
— Tu peux pas… ou tu veux pas ?
Silence.
Et dans ce silence—
tout se brisa.
— D’accord.
Sira recula.
Un pas.
Puis un autre.
— D’accord…
Elle passa une main dans ses cheveux.
Respira mal.


— Fais ce que tu veux.
Sa voix se ferma.
— De toute façon t’as jamais demandé l’avis de personne.
— C’est faux, dit Maël calmement.
— Non, c’est pas faux !
— Sira—
— Non ! Tu vois pas ce qu’elle fait ?
Maël regarda Apolline.
Puis Sira.


— Je vois.
— Et ça te va ?
Silence.
— Non.
Sira hocha la tête.
Lentement.
— Voilà.
Elle se détourna.
— Pars.
Le mot tomba.
Sec.
— Puisque c’est décidé, pars.
Silence.
— Mais viens pas faire semblant après.
Silence.
— Parce que t’as un choix.
Apolline releva légèrement les yeux.
— Non.
— Si !
— Non.


Toujours ce calme.
Toujours ce contrôle.
Et ça faisait mal.
— T’en as un ! cria Sira. Rester !
Le mot résonna.
— Rester avec nous !
Apolline la regarda.
Et cette fois—
quelque chose passa.
Très bref.
Fragile.


— Je peux pas.
Sa voix était plus basse.
Plus vraie.
Sira s’immobilisa.
Puis secoua la tête.
— Ouais…
Un souffle brisé.
— Bien sûr.
Elle se détourna.
Complètement.
Et le silence retomba.
Mais il n’était plus vide.
Il était cassé.
Irréparable.


Et au milieu de cette pièce trop étroite, trop pleine de ce qui venait d’être dit…
Apolline comprit une chose avec une clarté froide :
elle n’était pas encore partie.
Mais elle n’était déjà plus vraiment là.

La veille de son départ, Apolline errait dans les ruelles les plus basses de la ville, là où la pierre semblait toujours suinter de la chaleur accumulée au fil du jour et où les murs, chargés de suie et d’humidité, renvoyaient un parfum âcre et dense que seuls ceux qui y vivaient depuis toujours pouvaient supporter.

Les passants étaient rares à cette heure, et ceux qu’elle croisait la regardaient avec cette méfiance silencieuse que l’on réserve aux silhouettes qu’on ne reconnaît pas immédiatement, aux enfants qui semblent connaître plus de routes que d’adultes.

Chaque pas d’Apolline résonnait dans les pavés irréguliers, un bruit sec, écho d’une solitude partagée et pourtant étouffée par les rumeurs qui circulaient déjà dans le marché tardif, derrière les volets mal joints des commerces encore ouverts.


Les mots, comme des éclats jetés à travers l’air, l’atteignaient par fragments, assez pour qu’elle tende l’oreille, assez pour que son cœur, malgré elle, se serre. “Des gardes supplémentaires près du palais…” ; “Les chemins sont surveillés la nuit…” ; “La salle du trône a été réaménagée…” ; “La couronne n’est plus laissée sans protection…”

Chaque murmure, chaque bout de phrase qu’elle attrapait au vol se déposait dans son esprit, roulant et se tordant avec ses souvenirs d’une seule visite, il y a des années, lorsqu’elle avait été entraînée là par la curiosité d’enfant ou par un hasard qui lui semblait aujourd’hui calculé.

Elle se souvenait de la lumière qui tombait sur les tapisseries, de l’odeur du bois ciré mêlée à celle des pierres froides, des gardes qui ne la regardaient jamais directement mais dont les yeux semblaient scruter chaque mouvement de sa tête à ses pieds.

Et elle se souvenait, surtout, de la sensation sourde de danger, celle qui ne se disait pas mais qui se vivait à chaque pas, dans chaque écho, dans chaque reflet de lumière sur le marbre poli.


Elle s’arrêta un instant à un coin de rue, écoutant ces murmures qui passaient d’un groupe de femmes à un vieil homme qui balançait sa lanterne comme s’il annonçait le soleil plutôt que la nuit.

Leurs voix se mêlaient au bruit lointain des charrettes et aux cris des enfants qui rentraient chez eux, mais dans ce mélange d’odeurs, de sons et de gestes, Apolline percevait un motif, un rythme qu’elle connaissait déjà : l’alerte sourde d’un lieu où le pouvoir s’exerce, où la peur se distille, où chaque information devient une arme invisible. Son sac, posé contre sa hanche, semblait plus lourd que nécessaire, comme si l’objet qu’il contenait savait que l’esprit de sa propriétaire était déjà tendu vers quelque chose de trop loin, trop risqué pour être encore tolérable.


Elle avança, mais lentement, chaque pas mesuré comme si elle voulait ne pas alerter l’air lui-même, chaque mouvement calculé pour qu’aucun passant n’ait le temps de formuler un mot plus clair, une phrase complète, un conseil qu’elle n’avait pas demandé.

La ville autour d’elle, qu’elle connaissait pourtant presque par cœur, se métamorphosait sous ce prisme : les rues étroites devenaient des corridors de tension, les fenêtres ouvertes des yeux qui la surveillaient, chaque porte un secret qui pourrait se retourner contre elle.

Et quelque part, au fond de son esprit, le souvenir de cette première et unique visite du palais s’imposait comme un fil invisible, fin et tendu, qui la reliait à tout ce qu’elle s’apprêtait à entreprendre.


Elle se souvenait de la hauteur des marches, de leur froid mordant qui entamait la plante des pieds même à travers des chaussures fines, des tapisseries mouvantes comme des vagues sous le souffle des courants d’air, et des murmures de pas dans des couloirs qu’elle n’avait pas le droit d’emprunter.

Les gardes, immobiles, semblaient suspendus entre vigilance et ennui, et elle avait appris, même enfant, à reconnaître leur rythme, leurs pauses, la manière dont leurs yeux bougeaient quand ils surveillaient un point précis. Tout ce qu’elle entendait maintenant, les rumeurs qui s’accumulaient, venait se mêler à ce souvenir ancien, le déformant légèrement, le rendant plus lourd, plus menaçant, plus réel que ce qu’elle avait imaginé à l’époque.


Alors elle marcha plus longtemps, lentement, en suivant un chemin détourné qui l’éloignait de la place centrale mais la rapprochait d’un petit marché encore ouvert, où les vendeurs s’apprêtaient à plier bagage et où l’on échangeait des informations comme des pièces de monnaie.

Là, elle s’arrêta, s’adossa à un mur humide et écouta. Une femme pliait des étoffes avec soin, mais ses lèvres bougeaient, et Apolline comprit sans peine que ses mots n’étaient pas pour elle mais pour un voisin qui hochait la tête à quelques mètres.

Pourtant, elle entendit : “Le palais… ils disent qu’il y a plus de patrouilles… plus de rondes… et la salle du trône… ils ont changé les serrures… même les riches ne peuvent plus y entrer sans autorisation…” Chaque phrase était un coup de vent qui soufflait dans son esprit, ébranlant la confiance qu’elle avait encore en son plan, la confrontant à la réalité de ce qu’elle devait affronter dans deux jours.


Apolline inspira profondément, sentant l’air chargé de fumée de bois et de farine, de graisse et d’humidité, un mélange familier mais qui lui paraissait soudain trop dense, trop oppressant. Ses doigts se crispèrent sur la lanière de son sac, et elle pensa à Sira, à Maël, à Nerin, à tout ce qu’elle laisserait derrière elle et à tout ce qu’elle devait accomplir seule.

Le poids de la décision, qu’elle avait jusque-là gardé net dans son esprit, commença à se dissoudre dans un doute insidieux : et si les rumeurs étaient vraies ? Et si tout était plus difficile que ce qu’elle avait prévu ? Et si son souvenir de ce palais plus jeune était trompeur, enjolivé par le temps, et que la réalité serait pire, plus mortelle ?


Elle continua de marcher, choisissant ses ruelles comme on choisirait des lignes de défense, calculant l’ombre et la lumière, la distance des passants et la densité de la foule. Chaque son, chaque vibration contre le pavé semblait amplifier les murmures du marché, les phrases incomplètes des villageois, les fragments d’informations qui s’accumulaient et qui lui criaient, silencieusement, que la préparation mentale était aussi cruciale que la préparation matérielle.


Et puis elle s’arrêta sur une petite place où quelques lanternes grinçaient encore, accrochées par des fils qui semblaient pouvoir céder à tout moment. Là, le vent apportait des paroles plus nettes, une conversation entre deux hommes plus âgés qui parlaient en baissant la voix : “Ils disent que la garde a changé de chef… que la salle du trône a des pièges invisibles… même ceux qui y sont allés enfant n’oseraient plus approcher…”

La mention de son unique souvenir du palais fit battre le cœur d’Apolline plus vite, et elle se surprit à observer le bâtiment, invisible à travers les collines de toits et les cheminées fumantes, imaginant chaque passage, chaque mur, chaque garde qu’elle avait oublié mais qui, peut-être, se souvenait d’elle.


Pendant un long moment, elle resta là, immobile, absorbant chaque mot, chaque souffle de vent, chaque rumeur, laissant son esprit retracer mentalement le palais comme on déroule une carte invisible.

Et tandis que le soleil déclinait derrière les collines, colorant le ciel d’un rouge sombre et d’un violet lourd, elle comprit que ces deux jours qui restaient ne seraient pas seulement une course contre le temps, mais un combat contre chaque doute, chaque souvenir, chaque murmure qui pourrait la faire hésiter et l’empêcher d’agir quand le moment viendrait.


Elle retourna lentement vers la cache, chaque pas plus pesant que le précédent, la nuit tombante enveloppant la ville dans une obscurité qui semblait absorber la lumière, mais aussi les secrets et les dangers.

Elle savait qu’une fois rentrée, elle ne pourrait pas se laisser distraire, qu’elle devrait préparer son sac, vérifier chaque outil, chaque corde, chaque objet, comme si le monde lui-même s’était transformé en piège invisible.

Et tandis qu’elle franchissait les ruelles qui menaient à la cache, elle garda dans son esprit le murmure des villageois, les avertissements qu’elle n’avait pas cherchés mais qu’elle ne pouvait ignorer, et la certitude silencieuse que ces derniers instants avant son départ étaient peut-être les plus importants de tous

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