Chapitre 8

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La ville avait cessé d’exister bien avant qu’Apolline ne s’en rende pleinement compte, non pas parce qu’elle avait franchi une limite visible ou passé une porte marquée, mais parce que, progressivement, tout ce qui faisait sa présence — les voix, les pas, les regards, les odeurs de fumée et de vie entremêlées — s’était effacé derrière elle, comme si le monde s’était refermé sans bruit, la laissant seule dans un espace plus vaste et, paradoxalement, beaucoup plus oppressant.

Le chemin qu’elle suivait n’avait rien d’officiel, rien de tracé pour durer, seulement une bande de terre irrégulière, creusée par des passages anciens et oubliés, parfois mangée par l’herbe, parfois déformée par les racines qui affleuraient à la surface, obligeant ses pas à s’adapter sans cesse, à se réajuster sans qu’elle y pense vraiment.

À sa droite, le fleuve accompagnait sa progression depuis un moment déjà, large et silencieux, mais d’un silence qui n’avait rien d’apaisant ; son eau ne reflétait pas vraiment le ciel, elle semblait plutôt absorber la lumière, la ternir, comme si quelque chose, sous la surface, empêchait toute clarté de s’y installer durablement. Le courant était lent, presque paresseux en apparence, mais il y avait, dans cette lenteur, une densité étrange, une impression que l’eau portait un poids invisible, une masse qui rendait chaque mouvement plus lourd qu’il ne devrait l’être.

Par instants, un bruit plus sourd remontait du fleuve, quelque chose de diffus, difficile à identifier, ni tout à fait naturel, ni complètement étranger, et chaque fois, Apolline sentait son regard vouloir s’y attarder, tenter de comprendre, mais elle s’en détournait presque aussitôt, comme si fixer trop longtemps cette surface pouvait révéler quelque chose qu’elle ne voulait pas voir.

De l’autre côté, la forêt s’était progressivement rapprochée, passant d’une présence lointaine et presque décorative à une masse réelle, tangible, qui occupait l’espace et modifiait l’air lui-même. Les arbres n’étaient plus espacés ; leurs troncs se serraient, leurs branches s’entremêlaient, et la lumière qui traversait encore cet enchevêtrement perdait en netteté, se fragmentait, créant des zones d’ombre plus épaisses que la simple absence de soleil.

L’air y était différent.

Plus humide, plus dense, chargé d’une odeur de terre et de bois qui ne se contentait pas de flotter autour d’elle mais semblait s’accrocher à sa peau, à ses vêtements, à sa respiration même, comme si chaque inspiration devenait un effort légèrement plus marqué que le précédent.

Apolline ne ralentit pas immédiatement, mais quelque chose dans sa manière d’avancer changea, imperceptiblement d’abord, puis de façon plus nette ; ses pas devinrent plus mesurés, plus attentifs, non pas parce qu’elle avait décidé de l’être, mais parce que son corps reconnaissait une tension que son esprit n’avait pas encore formulée.

C’était revenu.

Cette sensation.

Pas une peur franche, pas encore, mais une impression persistante, difficile à localiser, comme un décalage entre ce qu’elle voyait et ce qu’elle ressentait, comme si quelque chose ne correspondait pas complètement.

Elle continua d’avancer, mais son attention s’était déplacée, glissant du chemin vers ce qui l’entourait, vers les espaces entre les arbres, vers les variations du vent, vers ces micro-changements que la plupart des gens n’auraient même pas remarqués.

Et puis elle s’arrêta.

Pas brusquement, pas dans un mouvement de panique, mais avec une précision presque mécanique, comme si son corps avait atteint une limite invisible qu’il refusait de franchir sans comprendre.

Le fleuve poursuivait son mouvement lent.

La forêt ne montrait aucun signe d’agitation.

Le vent passait entre les branches avec cette régularité trompeuse qui aurait pu être rassurante dans un autre contexte.

Mais ici, cela ne l’était pas.

Parce que tout était trop stable.

Trop cohérent.

Trop parfait.

Elle tourna légèrement la tête, observant le chemin derrière elle, long, dégagé, sans obstacle ni mouvement, une ligne claire qui ne laissait place à aucune ambiguïté.

Personne.

Et pourtant, son corps ne relâchait rien.

Pas un muscle.

Pas une tension.

Elle inspira lentement, profondément, cherchant à ancrer son esprit dans quelque chose de rationnel, quelque chose de vérifiable.

Elle reprit sa marche.

Un pas.

Puis un autre.

Mais chaque bruit avait changé de nature.

Le craquement d’une branche n’était plus un simple effet du sol sous ses pieds, il devenait une possibilité.

Le froissement des feuilles n’était plus un mouvement naturel, il devenait une présence potentielle.

Elle entra véritablement dans la forêt, là où la lumière ne suffisait plus à définir clairement les contours, où les distances se brouillaient légèrement, où chaque tronc pouvait masquer quelque chose sans qu’il soit possible de le vérifier immédiatement.

Et c’est à cet instant précis que le souvenir s’imposa.

Sans transition.

Sans douceur.

Elle avait seize ans.

La pièce dans laquelle elle se trouvait à l’époque n’avait rien de comparable avec la forêt, et pourtant, la sensation qui remontait était la même : un espace trop fermé, trop dense, où l’air ne circulait pas vraiment, où chaque mouvement semblait observé, anticipé.

Elle ne se souvenait jamais complètement de son visage.

Pas avec précision.

Mais elle se souvenait de ses mains.

Toujours.

Longues.

Contrôlées.

Jamais hésitantes.

— Tu crois que tu peux partir ?

Sa voix n’était pas forte.

Elle n’avait même rien de menaçant au premier abord.

C’était ce qui la rendait pire.

Parce qu’elle était calme.

Trop calme.

Elle avait reculé, instinctivement, cherchant une distance qui n’existait déjà plus.

Mais il avait avancé sans effort apparent, réduisant l’espace entre eux comme si cela n’avait jamais été une question de mouvement.

Sa main avait saisi son bras.

Pas brutalement.

Mais avec une précision qui rendait toute résistance inutile.

Ses doigts s’étaient enfoncés dans sa peau, pas assez pour la blesser immédiatement, mais suffisamment pour laisser une empreinte, pour imposer une douleur nette, contrôlée, qui ne laissait aucun doute sur ce qui suivrait.

— Tu peux courir.

Son souffle près de son oreille.

— Mais je te retrouverai.

Sa prise s’était resserrée, progressivement, sans précipitation, comme s’il prenait le temps de marquer le moment.

— Et quand je te retrouverai…

Un silence.

Puis, presque doucement :

— je prendrai mon temps.

Apolline s’arrêta de nouveau.

Son souffle était devenu irrégulier, malgré elle, malgré les années, malgré tout ce qu’elle avait appris à contrôler.

Elle n’était plus dans cette pièce.

Elle le savait.

Elle était dans la forêt.

Avec le fleuve.

Avec le vent.

Mais cela ne changeait rien.

Parce que la sensation, elle, était identique.

Un bruit.

Derrière elle.

Clair.

Indiscutable.

Un pas.

Elle se retourna, plus vite cette fois, sans chercher à masquer le mouvement, son regard parcourant immédiatement l’espace avec une intensité qui trahissait quelque chose de plus profond que de la simple prudence.

Le chemin était vide.

Toujours.

Mais cette fois, elle ne chercha pas à se convaincre.

Elle savait.

Ce n’était pas une erreur.

Ce n’était pas une projection.

Quelqu’un était là.

Son esprit tenta immédiatement de reconstruire une logique.

Orvelis.

Le nom s’imposa sans qu’elle ait besoin d’y réfléchir.

L’endroit où elle l’avait laissé.

L’endroit qu’elle avait fui.

Elle avait marché pendant plus de vingt-quatre heures, sans s’arrêter, sans dormir, sans même oser ralentir, poussée uniquement par cette certitude qu’elle devait mettre de la distance, le plus possible, le plus vite possible.

Jusqu’à Kareth.

Jusqu’à disparaître.

Et cela avait fonctionné.

Pendant des années.

Alors ce n’était pas possible.

Le palais se trouvait à plusieurs heures de marche d’Orvelis.

Même avec de l’avance.

Même avec de la détermination.

Même en la cherchant.

Ce n’était pas possible.

Et pourtant, rien dans son corps ne doutait.

Rien.

La peur n’était pas vague.

Elle était précise.

Exacte.

Reconnaissable.

Comme une mémoire physique.

Elle recula légèrement, ses yeux glissant d’un arbre à l’autre, cherchant une rupture dans les formes, une incohérence, quelque chose qui confirmerait ce qu’elle ressentait déjà.

Le silence avait changé.

Il n’était plus neutre.

Il était chargé.

Présent.

Presque attentif.

Puis elle le vit.

Pas clairement.

Pas entièrement.

Mais suffisamment.

Une silhouette.

Entre deux troncs.

Immobile.

Fine.

Effacée.

Et pourtant impossible à ignorer.

Son cœur se serra violemment.

— Qui est là ?

Sa voix sortit plus basse qu’elle ne l’aurait voulu, moins assurée, moins maîtrisée.

La silhouette ne répondit pas.

Elle resta là.

Sans bouger.

Et dans cette immobilité, dans cette absence de réaction, quelque chose céda en elle, une barrière qu’elle ne savait même pas encore exister.

Parce que cette façon d’être immobile…

cette manière d’occuper l’espace sans le troubler…

elle la connaissait.

Trop bien.

Apolline recula d’un pas.

Puis d’un autre.

— Montre-toi.

Le silence persista.

Puis la silhouette avança.

Lentement.

Sans urgence.

Comme si le temps n’avait aucune importance.

Comme si la fuite ne changeait rien.

Et c’est ce détail, plus que tout le reste, qui fit basculer la peur en quelque chose de plus brut, de plus profond.

Parce que c’était exactement ce qu’il faisait.

Avant.

Toujours.

Un pas.

Puis un autre.

Sans jamais courir.

Sans jamais presser le mouvement.

Parce qu’il savait.

Qu’elle ne pourrait pas s’échapper.

Apolline sentit le sol se dérober légèrement sous elle, non pas physiquement, mais dans cette sensation de réalité qui vacille, qui refuse de rester stable.

— Non…

Le mot lui échappa, presque malgré elle.

La silhouette inclina très légèrement la tête.

Et ce geste suffit.

Tout remonta.

La douleur.

Le bleu qui s’était formé sur son bras, profond, marqué, impossible à cacher.

La promesse.

— Je te retrouverai.

Ce n’était pas possible.

Pas ici.

Pas après tout ce temps.

Et pourtant, tout en elle refusait désormais de nier.

Elle recula encore, puis, sans chercher à analyser davantage, sans tenter de comprendre, elle tourna brusquement et se mit à courir.

Les branches accrochaient ses vêtements, griffaient sa peau, ralentissaient sa progression par instants, mais elle ne s’arrêta pas.

Le sol était instable, glissant, irrégulier.

Le fleuve grondait à sa droite, plus présent maintenant, plus oppressant.

Mais derrière elle, elle l’entendait.

Pas courir.

Jamais.

Marcher.

Toujours.

Régulier.

Inévitable.

Et cette régularité, cette absence totale de précipitation, était ce qui la terrifiait le plus.

Parce que cela signifiait une chose.

Il n’était pas en train de la rattraper.

Il n’en avait pas besoin.

Et si c’était vrai, alors elle n’avait jamais vraiment fui.

Pas complètement.

Pas définitivement.

Et ce qui la suivait maintenant n’était pas seulement un danger extérieur.

C’était quelque chose qui la connaissait.

Qui savait.

Et qui, cette fois, ne comptait pas la laisser disparaître à nouveau.

Le bruit ne laissa aucune place au doute.

Ce ne fut pas fort, ni même clairement identifiable, rien qu’un craquement légèrement plus sec que les autres, quelque chose de trop net pour appartenir au vent ou à la lente respiration de la forêt, mais suffisamment distinct pour traverser immédiatement tout ce qu’Apolline tentait encore de maintenir sous contrôle, et s’imposer comme une évidence brutale, irréfutable, impossible à ignorer.

Quelqu’un était là.

Pas une impression.
Pas une projection.
Pas cette sensation diffuse qui la suivait depuis plusieurs jours.

Quelqu’un.

Derrière elle.

Son corps réagit avant son esprit.

Elle ne prit pas le temps de vérifier, ni de se retourner, ni même d’évaluer précisément la distance ou la direction, car tout cela aurait impliqué une seconde de trop, une hésitation, une faille, et elle n’avait pas ce luxe, pas maintenant, pas ici, pas après tout ce qu’elle avait déjà senti, deviné, ignoré.

Elle courut.

Pas une course contrôlée, pas une fuite calculée comme celles qu’elle maîtrisait habituellement dans les ruelles étroites de la ville, mais une accélération brutale, presque violente, qui arracha son souffle dès les premiers pas, ses pieds frappant le sol humide avec une force irrégulière, glissant légèrement sur la terre détrempée, rattrapant chaque déséquilibre par réflexe plutôt que par stratégie.

La forêt se referma autour d’elle.

Les arbres, jusque-là espacés, devinrent plus denses, leurs troncs sombres s’élevant comme des colonnes irrégulières, leurs branches basses accrochant parfois ses épaules, ses bras, ralentissant sa progression d’une fraction de seconde qu’elle refusait de leur céder.

Le sol était traître.

Racines apparentes.
Pierres dissimulées sous la mousse.
Zones boueuses où son pied s’enfonçait trop profondément.

Elle manqua de tomber une première fois.

Son pied glissa sur une racine humide, son corps bascula légèrement vers l’avant, et pendant un instant trop court pour être conscient mais suffisamment long pour être réel, elle sentit la chute arriver — brutale, désordonnée, dangereuse.

Elle se rattrapa.

Ses doigts effleurèrent le sol, sa main trouva appui contre une pierre froide, et elle se redressa immédiatement, sans ralentir, sans même vérifier si elle s’était blessée.

Continuer.

Toujours continuer.

Son souffle brûlait déjà.

Pas encore la fatigue, pas encore l’épuisement, mais cette montée rapide, agressive, qui serre la poitrine et raccourcit l’air, qui oblige chaque inspiration à être plus profonde, plus douloureuse, plus consciente.

Elle accéléra encore.

Parce que derrière elle...

Un autre bruit.

Plus proche.

Ou peut-être pas.

Elle ne savait plus.

Et c’était ça, le pire.

Ne pas savoir.

Son esprit tenta de reprendre le contrôle, d’imposer une logique à ce chaos, de tracer une direction, une trajectoire, quelque chose qui ne soit pas uniquement dicté par la peur.

Trop visible.

Elle était trop visible.

Courir ainsi, en ligne presque droite, la rendait prévisible, facile à suivre, facile à anticiper.

Elle bifurqua brusquement.

À gauche.

Puis immédiatement à droite, contournant un tronc plus large, traversant une zone plus dense où les branches basses ralentissaient ses mouvements mais cachaient aussi sa silhouette.

Le fleuve n’était plus très loin.

Elle l’entendait encore.

Un murmure constant, plus grave que le vent, plus stable que le reste, un repère qu’elle avait suivi pendant des heures et qu’elle refusait maintenant d’abandonner complètement.

Mais rester proche de l’eau, c’était aussi rester dans une zone dégagée.

Et elle ne pouvait pas se le permettre.

Un nouveau glissement.

Plus violent.

Son pied s’enfonça dans une zone boueuse, son corps partit sur le côté, et cette fois, elle tomba.

Pas lourdement.

Pas complètement.

Mais suffisamment pour que ses mains heurtent le sol, que la boue s’accroche à ses paumes, que son souffle se coupe une fraction de seconde.

Elle se redressa immédiatement.

Trop vite.

Son équilibre vacilla.
Elle se rattrapa encore.

Et continua.

Son cœur battait trop fort maintenant.

Trop rapide.
Trop présent.

Chaque pulsation résonnait dans ses tempes, dans ses oreilles, jusque dans ses doigts.

Derrière.

Toujours derrière.

Elle n’osait pas regarder.

Parce que si elle regardait,
si elle voyait, tout deviendrait réel d’une manière qu’elle n’était peut-être pas prête à affronter.

Une erreur.

Elle le sentit avant de la comprendre.

Elle courait depuis trop longtemps.

Pas assez pour s’effondrer.

Mais assez pour perdre en précision.

Ses trajectoires devenaient moins nettes.
Ses choix moins réfléchis.

Et quelqu’un... Quelqu’un qui savait, pouvait en profiter.

Elle ralentit légèrement.

Pas pour s’arrêter.

Pas pour abandonner.

Mais pour réfléchir.

Vite.

Une solution.

Pas la fuite.

Pas cette fois.

Elle ne gagnerait pas comme ça.

Son regard balaya l’environnement.

Arbres.
Ombres.
Reliefs.

Puis elle le vit.

Un tronc plus large que les autres.
Ancien.
Massif.

Ses branches commençaient plus bas.

Accessibles.

Sans hésiter, elle bifurqua.

Ses pas se firent plus précis, plus silencieux malgré la vitesse, et elle atteignit l’arbre en quelques secondes, ses doigts trouvant immédiatement l’écorce humide, rugueuse sous sa peau.

Elle grimpa.

Le geste était instinctif.

Rapide.

Précis.

Ses pieds trouvèrent appui dans les irrégularités du tronc, ses mains se hissant sans perte de temps, son corps se rapprochant du bois, réduisant au maximum les mouvements inutiles.

L’écorce glissait légèrement sous ses doigts.

L’humidité rendait chaque prise moins fiable.

Mais elle connaissait ça.

Elle avait appris.

Autrefois.

Dans d’autres conditions.
Pour d’autres raisons.

Elle monta encore.

Une branche.

Puis une autre.

Et enfin, elle se stabilisa.

Pas trop haut.

Pas trop bas.

Juste assez pour disparaître dans la densité des feuilles.

Elle se plaqua contre le tronc.

Son dos collé à l’écorce.
Ses bras resserrés.

Son souffle.

Trop fort.

Elle ferma les yeux une seconde.

Contrôle.

Inspire.
Expire.

Plus lentement.

Encore.

Son cœur refusait de ralentir.
Mais elle força.

Progressivement.

Le silence revint.

Ou plutôt...

les sons de la forêt reprirent leur place.

Le vent.
Le froissement des feuilles.
Le lointain du fleuve.

Et...

Des pas.

Lents.

Mesurés.

Juste en dessous.

Son corps se figea instantanément.

Chaque muscle.
Chaque pensée.

Plus rien ne bougeait.

Même son souffle se réduisit à presque rien, bloqué dans sa poitrine, suspendu entre deux battements trop bruyants.

Les pas s’arrêtèrent.

Juste là.

Sous elle.

Elle ne regarda pas.

Pas directement.

Elle n’osa pas.

Parce que le moindre mouvement
le moindre décalage pouvait suffire.

Alors elle resta immobile.

Complètement.

Et dans ce silence tendu, une seule pensée traversa son esprit, froide, précise, terriblement claire :

Il sait.

Ou pire,

Il doute.

Et c’était encore plus dangereux.

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