Révélation Rapport d’incident 132-TP-1

3 minutes de lecture

Date : 15 septembre 1881

Site : Caserne de la Gendastrerie Nationale de Mayim

Personnels impliqués : Archiviste Arthur Sermier ; Gendastre Alfred Vérone ; Déclassé n°2538

Objets concernés : Legs-132-TP ; Legs-132 (entité principale)

Conséquences : Destruction du Legs-132-TP ; déconfinement confirmé du Legs-132

DEROULE DES FAITS

21 : 24 – H+43 minutes après Expérience 132-TP-2

L’Archiviste Arthur Sermier, en fonction de veille passive, observe une modification significative des paramètres physiologiques du Leg-132-TP :

· Spasmes multiples, amplitude faible mais fréquence croissante ;

· Intensification soudaine de la luminescence émise par les sigils cutanés.

Conformément au protocole α-Saignée, l’Archiviste prévient le Chercheur en Chef Hazélius ainsi que le Maréchal des logiques Roch. À leur instruction, les six gendastres du Groupe de Réserve Assigné sont dépêchés devant la salle d’expérimentation en attente d’un potentiel déconfinement.

21 : 28

Le Groupe de Réserve est installé à son poste. Simultanément, le Legs-132-TP manifeste une distension abdominale progressive, accompagnée d’une recrudescence des spasmes.

Durant les sept minutes suivantes, l’épiderme du sujet présente un comportement anormal :

· Ondulations successives ;

· Renflements irréguliers ;

· Formation de bulles sous-cutanées éclatant à intervalles brefs.

21 : 35

Le Leg-132-TP subit une rupture explosive.

Les dommages structurels observés sur les parois renforcées confirment une déflagration thaumaturgique interne.

Aucune manifestation résiduelle ne demeure après dissipation de la brume hémato-luminescente. Les gendastres procèdent alors à l’examen protocolaire des fragments et fluides, sans découverte d’éléments jugés exploitables

EVENEMENTS SECONDAIRES CORRELES

21 : 43

Le Docteur Jacques Masquet est découvert mort par strangulation dans une chambre de l’infirmerie. L’assistant du docteur signale immédiatement :

· La présence d’un corps présentant des marbrures cervicales compatibles avec une constriction manuelle,

· La disparition du jeune Joseph Elliott.

Les recoupements testimoniaux permettent d’établir la séquence suivante :

· Joseph aurait neutralisé le Docteur Masquet par strangulation ;

· Joseph aurait ensuite emprunté la trappe de sortie de secours n°12 en évitant l’ensemble des patrouilles de ronde.

Le gendastre affecté à la surveillance de ladite trappe, Alfred Vérone, est retrouvé mort, également par strangulation. Les circonstances exactes de ce second décès demeurent non établies.

ANNEXES

Note interne du Maréchal des Logiques Nicolas Roch

Nous avons probablement mal interprété l’ensemble du phénomène.

Les éléments disponibles tendent désormais à privilégier l’hypothèse suivante : Joseph Elliott est mort le jour de sa disparition. L’individu introduit dans la caserne n’était pas Elliott, mais une entité anormale prenant sa forme.

Le Legs-132-TP doit être considéré comme un dispositif de diversion. La question majeure réside dans la volonté éventuelle de l’entité : cherchait-elle à pénétrer l’enceinte des Archives Noires, ou a-t-elle simplement profité d’une erreur de notre part lors de sa capture ?

Avec l’accord du Chercheur en Chef Hazélius et de l’Abjurant Orsse, je constitue une équipe de traque dédiée.

De nombreuses lacunes persistent dans la compréhension de l’objet, mais les éléments recueillis justifient l’ouverture future d’un rapport autonome.

Le présent dossier est archivé en l’état.

Sujet de l’investigation : Recherche du Legs-132

Avant-Propos :

À la suite de la fuite initiale du Legs-132 hors du périmètre de la Caserne de Mayim, entité alors considérée, à tort, comme un enfant civil, une cellule de recherche dédiée a été constituée afin d’assurer sa localisation et son reconfinement.

La cellule, d’abord placée sous la direction du Maréchal des Logiques Roch, a procédé durant plusieurs semaines à l’analyse comparative : rapports de police civils, signalements isolés et témoignages comportant des caractéristiques compatibles avec les manifestations anormales attribuées au Legs-132.

Les résultats obtenus demeurèrent non concluants jusqu’au 10 mars 1882, date à laquelle une notice transmise par la caserne militaire de Aurillac indiqua la possible présence, sur territoire français, d’une entité similaire au Legs-132.

En raison de l’impossibilité opérationnelle pour la Caserne de Mayim de se priver du Maréchal des Logiques, la direction active de la cellule a été déléguée à la gendastre Marie-Cendreline des Roches. Décision validée par l’Abjurant Orsse.

Le gendastre Charles-Louis d’Esposito, dernier agent encore en vie ayant eu un contact direct avec l’entité, a été détaché auprès de la cellule afin d’assurer accompagnement, relais tactique et transfert d’expérience.

Maréchal des Logiques Nicolas Roch

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