Chapitre 1
La maison est calme, presque trop. Symba est seul dans l’entrée, devant son armoire-lit encore relevée. L’espace est serré, comme toujours. Dès qu’il baisse ce lit, il n’y a plus vraiment de place pour circuler… mais il a appris à vivre avec. Il ouvre l’armoire d’un geste rapide. Ses vêtements sont simples. Toujours les mêmes habitudes. Il attrape une camisole noire et un short léger. Son corps dégage une chaleur constante, presque anormale. Même en plein hiver, il aurait pu sortir comme ça sans frissonner. Un effet de ses gènes… ou de quelque chose d’autre. Il enfile ses vêtements sans traîner. Puis il passe une main dans ses cheveux, les observant rapidement dans le miroir accroché à l’intérieur de l’armoire.
— Pas assez.
Il se dirige vers la salle de bain. La douche coule quelques minutes plus tard, la vapeur envahit rapidement la petite pièce coincée entre les deux chambres. L’eau chaude glisse sur sa peau, mais ne semble même pas l’affecter. Son regard devient un peu vide. Comme s’il était ailleurs. Comme s’il écoutait quelque chose… ou quelqu’un. Puis ça disparaît. Il coupe l’eau. Quelques minutes plus tard, il est devant le miroir, une serviette autour du cou. Il attrape le produit pour ses cheveux et commence à refaire son mohawk avec précision. Chaque geste est maîtrisé, presque militaire. Ensuite vient la couleur. Rouge. Un rouge vif. Sanglant. Quand il relève les yeux vers le miroir, le résultat est frappant. Ses cheveux et ses yeux se répondent parfaitement. Un regard rouge, intense, presque inquiétant. Un sourire léger apparaît.
— Parfait.
Il retourne dans l’entrée, attrape ses clés, puis jette un dernier coup d’œil à la maison. Silencieuse. Trop normale pour lui. Il sort. Dehors, sa voiture l’attend. Sa Mustang F1. En mode ville, elle a l’air presque banale… un mélange subtil entre voiture sportive et modèle classique. Mais ça reste une illusion. Symba ouvre la porte et s’installe. Le moteur démarre avec un grondement discret… mais puissant. Il pose une main sur le volant. Un instant. Son regard se durcit légèrement. Puis un sourire revient.
— On va s’amuser.
Et il démarre. Le bar est déjà animé quand Symba arrive. Musique forte. Rires. Verres qui s’entrechoquent. Une ambiance parfaite. À peine entré, il repère son groupe. Impossible de les manquer. Ils prennent de la place, naturellement.
— « Enfin ! » lance Akar en levant son verre.
Symba s’approche, sourire en coin.
— « T’avais peur que je vienne pas ? »
— « Toujours, » répond Acer avec un rire sarcastique. « T’as tendance à disparaître. »
Symba s’installe. Les verres circulent rapidement. L’alcool aussi. Mais aucun d’eux ne vacille. Pas encore. La conversation s’enchaîne naturellement. Zayne est le premier à parler sérieusement.
— « Je vais être absent quelques jours. »
Le groupe se calme légèrement.
— « Yggdrasil ? » demande Symba.
Zayne hoche la tête.
— « Investisseurs. Partenariats. Des gens chiants en costume qui pensent comprendre le monde. »
Akar ricane.
— « Donc tu vas les manipuler avec ton calme légendaire. »
— « Exactement. »
Akar enchaîne, déjà plus énergique.
— « Moi j’suis débordé. »
— « Comme d’habitude, » lance Gregor.
— « Non, pire. »
Il pose son verre.
— « Bijoux, commandes spéciales, entreprises… et j’ai même des contrats pour des armes personnalisées. »
Un sourire apparaît sur le visage de Symba.
— « Intéressant. »
— « J’ai des trucs que t’aimerais voir. »
Les autres parlent aussi. Travail en usine. Entreprises. Projets. Une vie presque normale. Presque. Puis tous les regards se tournent vers Symba.
— « Et toi ? » demande Zayne.
Symba prend une gorgée avant de répondre.
— « Match de foot bientôt. »
— « Sérieux ? » dit Akar.
— « Ouais. Et… »
Il marque une pause. Un sourire plus large apparaît.
— « Concert aussi. »
— « Ohhh ! » s’exclame Acer. « Là ça devient intéressant. »
— « Tu nous invites cette fois ou tu fais ton fantôme ? »
— « On verra, » répond Symba en haussant les épaules.
Les rires reprennent. L’alcool coule. L’ambiance monte. Mais à un moment… Symba se fige légèrement. Très subtilement. Son regard dérive vers l’entrée du bar. Comme s’il avait senti quelque chose. Quelque chose d’anormal. Quelque chose… de dangereux. Son sourire disparaît une fraction de seconde. Puis revient.
— « Tout va bien ? » demande Zayne doucement.
Symba détourne le regard.
— « Ouais. »
Mais au fond… Quelque chose a bougé. Et ça n’annonce rien de calme. Un gang connu pour sa dangerosité et son agressivité venait d’entrer. Le bruit du bar ne s’était pas arrêté… mais quelque chose avait changé. Subtilement. Comme une tension qui glisse sous la surface. Le groupe d’amis les suivait du regard sans en avoir l’air. Habitude. Instinct. Ils se dirigeaient vers une table au fond. Organisés. Silencieux. Dangereux. Le chef se distinguait immédiatement. Ses mains reposaient sur la table avant même qu’il ne s’assoie, exposant volontairement ses bagues en argent, gravées avec le symbole du gang. Une étoile. Une goutte. Fusionnées en un seul emblème. Les Death Starler. Un nom qui circulait souvent… et jamais pour de bonnes raisons. Akar lâcha un léger sifflement.
— « Sérieux… eux ? Ici ? »
Gregor fronça les sourcils.
— « Ça sent pas bon. »
Acer, lui, esquissa un sourire. Un de ceux qui annoncent des problèmes.
— « On pourrait juste… les ignorer. »
Personne n’y croyait vraiment. Zayne, lui, observait. Calme. Analytique.
— « Ils sont trop détendus. »
Symba ne répondit pas tout de suite. Ses yeux rouges étaient fixés sur le chef. Intensément. Comme s’il lisait à travers lui.
— « Ils sont pas là par hasard. »
Sa voix était basse. Presque absente. Le chef releva légèrement la tête. Leurs regards se croisèrent. Une seconde. Deux. Puis un sourire lent étira les lèvres de l’homme. Pas amical. Pas provocateur. Pire. Conscient. Akar posa son verre plus fort que nécessaire.
— « J’aime pas ça. »
— « Moi non plus, » murmura Gregor.
Mais Symba… Lui, il souriait. Un sourire différent. Plus froid. Plus dangereux.
— « Parfait. »
Zayne tourna légèrement la tête vers lui.
— « Symba… »
Mais il connaissait déjà ce regard. De l’autre côté du bar, un des membres des Death Starler se leva. Puis un autre. Puis deux autres. Pas une attaque. Pas encore. Mais un mouvement calculé. Comme des prédateurs qui prennent position. Le bruit du bar devenait flou autour d’eux. Comme si tout le reste disparaissait. Acer murmura :
— « Ça va dégénérer. »
Akar craqua légèrement ses doigts.
— « Enfin. »
Symba, lui, ne quittait pas le chef des yeux. Son sourire s’élargit à peine. Mais ses pupilles… Se contractèrent. Quelque chose en lui répondait. Quelque chose d’ancien. Quelque chose de violent.
— « On bouge pas, » dit Zayne calmement.
— « Pas encore. »
Le chef des Death Starler se leva finalement. Lentement. Délibérément. Ses bagues brillèrent sous la lumière. Puis il commença à marcher. Dans leur direction. Cette fois… C’était clair. La soirée venait de changer.
#(Transition à faire, ouverte aux idées)# (originalement chap 2 et 3 donc faut faire la transition)
Le petit groupe d’amis n’était composé que de douze personnes. Douze. Et pourtant… Tous les gangs de la petite ville — presque un village — les connaissaient. Pas par leurs noms. Jamais. Mais par leur réputation. Leur comportement… atypique. Le jour, ils étaient banals. Un simple groupe d’amis. Rires, études, travail, projets. Rien d’anormal. Rien de suspect. Mais la nuit… Tout changeait. Ils devenaient autre chose. Des gangsters. Des chasseurs. Des ombres impossibles à attraper. Intelligents. Organisés. Méthodiques. Ils ne laissaient aucune trace. Et quand ils le faisaient… C’était volontaire. Ils étaient rapides. Trop rapides. Et surtout… Terriblement meurtriers. Le silence s’était installé autour des deux groupes. Invisible. Mais lourd. Très lourd. Symba et le chef des Death Starler se faisaient face. Sans bouger. Sans parler. Leurs regards verrouillés l’un sur l’autre. Symba, lui… Savait exactement à qui il avait affaire. Un chef de gang dangereux. Agressif. Instable. Mais pas au niveau. Pas à son niveau. De l’autre côté… Le chef ne savait pas. Il ignorait complètement qu’il se trouvait face au meurtrier le plus craint de la région. Le Ghost Demon King. Le duel dura deux minutes. Deux longues minutes. Mais pour les deux gangs… C’était une éternité. Personne ne respirait vraiment. Personne ne bougeait. Même la musique du bar semblait lointaine. Étouffée. Puis… Le chef esquissa un sourire. Arrogant. Provocateur. Il leva légèrement la main… Et pointa directement le groupe de Symba.
— « Faites le ménage. »
Un ordre simple. Froid. Sans hésitation. Du côté de Symba… Un silence. Puis… Akar pencha légèrement la tête.
— « …Il est sérieux ? »
Acer laissa échapper un rire sec.
— « Il vient vraiment de dire ça ? »
Gregor croisa les bras, amusé.
— « J’crois qu’il a pas compris. »
Même les autres membres du groupe échangeaient des regards. Pas inquiets. Pas stressés. Juste… Surpris. Zayne soupira légèrement.
— « Quel manque d’analyse… »
Leur réaction était la même. Un mélange d’incrédulité… Et de mépris. Symba, lui… Souriait. Un sourire lent. Dangereux.
— « Quel inconscient… »
Sa voix était basse. Presque un murmure. Mais elle portait. En face, les membres des Death Starler commencèrent à bouger. Certains sortaient déjà des couteaux. D’autres se plaçaient pour encercler. Ils étaient confiants. Trop confiants. Zayne fit un pas en avant, très légèrement.
— « On reste calmes. »
Akar craqua ses doigts.
— « J’peux en prendre combien ? »
— « Autant que tu veux, » répondit Acer avec un sourire.
Symba fit un pas. Un seul. Et tout changea. L’air sembla se comprimer autour de lui. Comme si quelque chose… Se réveillait. Son regard devint plus froid. Plus vide. Plus dangereux.
— « Essayez. »
Un mot. Un seul. Mais suffisant. Et la première attaque partit. Le premier coup partit sans avertissement. Puis tout explosa. Le bar se transforma en champ de bataille en une fraction de seconde. Les chaises furent renversées. Les tables glissèrent. Le bruit du verre brisé se mêla aux cris et aux impacts. Les deux gangs s’affrontaient sans retenue. Chaque mouvement était précis. Chaque coup avait une intention claire. Tuer. Pas intimider. Pas tester. Tuer. Symba ne réfléchit même pas. Il se jeta dans la mêlée comme une ombre qui retrouve sa place. Rapide. Fluide. Invisible par moments. Un ennemi tenta de le frapper. Il esquiva. Riposta immédiatement. Un mouvement net. Efficace. Le corps tomba avant même de comprendre. Akar éclata de rire en entrant dans le combat à son tour.
— « Enfin ! »
Il fonça directement au corps à corps. Brutal. Puissant. Ses coups étaient lourds, brûlants, presque sauvages. Chaque impact résonnait. Autour d’eux, le chaos continuait. Zayne bougeait avec précision. Calme. Chaque geste calculé. Chaque cible choisie. Gregor tenait sa position. Solide. Immuable. Acer, lui, souriait. Un sourire instable. Dangereux. Presque trop heureux d’être là. Et pourtant… Les dix autres ne se pressaient pas. Ils intervenaient juste assez. Juste pour équilibrer. Juste pour contrôler. Parce que pour eux… Ce n’était pas un combat. C’était un jeu. Un jeu violent. Un jeu sanglant. Mais un jeu quand même. Symba traversait les ennemis. Rapide. Trop rapide. Ses mouvements devenaient de plus en plus fluides. De plus en plus instinctifs. Ses yeux rouges brillaient. Fixes. Concentrés. Un autre attaquant. Encore. Et encore. Il ne ralentissait pas. Akar se rapprocha de lui, frappant un adversaire au passage.
— « T’abuses, t’en prends trop ! »
Symba esquissa un sourire.
— « T’avais qu’à suivre. »
Leur coordination était naturelle. Fluide. Comme s’ils combattaient ensemble depuis toujours. En face… Les Death Starler commençaient à comprendre. Trop tard. Leur formation se brisait. Leur assurance disparaissait. Leur peur apparaissait. Et au centre… Symba avançait toujours. Le silence ne dura pas. Il ne dura jamais dans ce genre d’endroit. Quelques minutes plus tard… Le bar était redevenu… normal. Ou du moins… Sa version de la normalité. Les corps avaient été déplacés. Le sang nettoyé sommairement. Les tables remises en place. La musique avait repris. Les discussions aussi. Les rires également. Comme si rien ne s’était passé. Les douze amis étaient retournés à leur table. Verres en main. Tranquilles. Akar prit une longue gorgée.
— « Pas mal. »
Gregor hocha la tête.
— « Ça manquait un peu de défi. »
Acer jouait avec son verre, sourire aux lèvres.
— « Ils étaient décevants. »
Zayne soupira doucement.
— « Prévisible. »
Symba, lui, était adossé à sa chaise. Calme. Silencieux. Ses yeux observaient la salle. Toujours attentif. Toujours éveillé. Puis il prit son verre. Et but. Une soirée normale. Pour eux. Dans ce coin perdu de la ville. Un endroit fréquenté par les gangs, les voyous… Et oublié par le reste du monde. Un endroit où la violence était une habitude. Où la mort passait presque inaperçue. Un endroit… Où seuls la mafia et les gangs régnaient encore. Et au milieu de tout ça… Les Ghost Killer continuaient de vivre. Comme si tout ça… N’était qu’un simple divertissement. L’air froid de la nuit lui brûlait les poumons. Chaque respiration était une lutte. Chaque pas… une erreur. Le chef des Death Starler titubait dans la ruelle derrière le bar. Sa vision se brouillait. Le monde tanguait. Le sang coulait. Trop. Beaucoup trop. Il posa une main contre le mur pour ne pas tomber. Ses doigts glissèrent immédiatement. Humides. Rouges.
— « Merde… »
Sa voix était brisée. Faible. Rien à voir avec celle qu’il avait quelques minutes plus tôt. Les images revenaient. En boucle. Le regard du chef adverse. Froid. Vide. Inhumain. Ses hommes qui tombaient. Un à un. Trop vite. Beaucoup trop vite. Ce n’était pas un combat. C’était… Un massacre. Il serra les dents. Essayant de rester conscient.
— « C’est quoi… ce monstre… »
Ses jambes lâchèrent presque. Il se rattrapa de justesse. D’une main tremblante, il sortit son téléphone. Le sang tachait l’écran. Il faillit le laisser tomber. Il composa un numéro. Mal. Deux fois. Trois fois. Finalement… Ça sonna.
— « …Ouais… » répondit une voix.
— « …Ramassez-moi… » souffla-t-il.
Sa respiration était saccadée. Irrégulière.
— « Derrière le bar… maintenant… »
Un silence. Puis la voix devint plus sérieuse.
— « Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Le chef ferma les yeux une seconde. Mauvaise idée. Très mauvaise idée.
— « …Ils sont morts… »
Un autre silence. Plus lourd.
— « Qui ? »
Il rouvrit les yeux. Difficilement.
— « Tous. »
Sa main tremblait. Le téléphone glissa légèrement.
— « Bougez-vous… ou j’crève ici… »
Il raccrocha sans attendre. Le téléphone tomba au sol. Son corps suivit presque. Il se laissa glisser contre le mur. Le froid de la brique traversa ses vêtements. Mais il ne sentait presque plus rien. Ses pensées dérivaient. Ce regard… Ce sourire… Ce n’était pas humain.
— « Ghost… »
Le mot sortit tout seul. À peine audible. Un rire faible lui échappa. Presque hystérique.
— « Démon… »
Au loin, des phares apparurent. Du renfort. Enfin. Mais dans son esprit… Une seule chose restait. Pas la douleur. Pas la peur de mourir. Lui. Et cette certitude qui s’imposait lentement… Ils n’avaient aucune chance. Aucune. Et ils venaient de provoquer quelque chose… Qu’ils n’auraient jamais dû approcher. Les phares s’arrêtèrent brusquement devant la ruelle. Une portière s’ouvrit.
— « Putain… »
Deux hommes descendirent en vitesse. Le chef des Death Starler était à moitié affaissé contre le mur, couvert de sang.
— « Il est encore en vie ? »
— « À peine. Bouge ! »
Ils le soulevèrent. Maladroitement. Son corps ne répondait presque plus. Un gémissement lui échappa malgré lui.
— « Tenez-le ! »
Ils le balancèrent à l’arrière du véhicule. La portière claqua. Le moteur rugit. La voiture démarra en trombe. Chaque virage était une torture. Chaque secousse arrachait un souffle de douleur. Sa tête roulait contre la vitre. Ses yeux s’ouvraient. Se fermaient. Se perdaient. Des images revenaient encore. Toujours les mêmes. Des mouvements trop rapides. Des corps qui tombent. Un regard rouge.
— « Chef ! Reste avec nous ! »
Une voix lointaine. Trop lointaine.
— « …c’était pas… humain… »
— « Quoi ?! »
Il tenta de parler. Sa gorge brûlait.
— « …Ghost… Demon… »
Les deux hommes échangèrent un regard. Inquiets.
— « Il délire. »
— « Ou pas… »
Le silence tomba dans la voiture. Lourd. Personne n’osa finir la pensée. Le véhicule s’arrêta brutalement. Une porte métallique s’ouvrit. Un bâtiment discret. Caché. Illégal.
— « Amenez-le ! Vite ! »
Ils entrèrent. Une odeur forte de désinfectant et de sang. Le médecin du gang arriva rapidement. Calme. Habitué. Puis il se figea une fraction de seconde en voyant l’état du chef.
— « Qu’est-ce que vous avez foutu… »
— « Il s’est fait démolir ! Sauvez-le ! »
Sans répondre, le médecin se mit au travail. Rapide. Précis. Les vêtements furent coupés. Les plaies révélées. Multiples. Profondes. Nettes. Le médecin fronça les sourcils.
— « …C’est pas des amateurs. »
Le chef ouvrit les yeux brièvement. Fixa le plafond.
— « …ils… sont morts… »
— « Concentre-toi sur respirer, » répondit sèchement le médecin.
Mais le chef secoua faiblement la tête.
— « Non… tu comprends pas… »
Sa main agrippa le bras du médecin. Faiblement. Mais avec urgence.
— « …lui… »
Le médecin s’arrêta. Juste une seconde.
— « Qui ? »
Un silence. Puis…
— « …GDK… »
Le temps sembla se figer. Un des hommes lâcha un rire nerveux.
— « Quoi ? Cette vieille histoire ? »
Mais le médecin… Ne riait pas.
— « Tais-toi. »
Le ton avait changé. Le chef reprit, sa voix à peine audible :
— « …Ghost… Demon… King… »
Ses yeux tremblaient. Remplis de quelque chose de pire que la douleur. De la peur.
— « …il bouge pas… il disparaît… »
— « …il voit tout… »
— « …et quand il attaque… »
Sa respiration se brisa.
— « …c’est fini… »
Silence. Le médecin se redressa lentement. Réfléchissant.
— « Une légende… » murmura un des hommes.
— « Non, » répondit le médecin.
Son regard se durcit.
— « Une rumeur… que personne n’a jamais confirmée. »
Il observa les blessures. Encore. Plus attentivement.
— « Des gangs entiers effacés. »
— « Aucune trace. »
— « Aucun survivant fiable. »
Il releva les yeux vers le chef.
— « Jusqu’à maintenant. »
Un frisson parcourut la pièce.
— « Tu dis… qu’il est réel ? »
Le médecin ne répondit pas tout de suite. Puis, calmement :
— « S’il a survécu… »
Il désigna le chef.
— « Alors oui. »
Un silence lourd tomba. Le chef ferma lentement les yeux.
— « …on l’a provoqué… »
Sa voix se brisa une dernière fois.
— « …on est morts… »
Dans la pièce… Personne ne répondit. Parce qu’au fond… Ils venaient tous de comprendre la même chose. La légende était réelle. Et elle venait d’entrer dans leur territoire.
Je cherche surtout à améliorer l’intrigue et les personnages, donc vos avis m’aident vraiment
(Pas obligé de répondre à toutes les questions, 1 à 3 réponses sont déjà grandement appréciées, merci !)
- Est-ce que l’intrigue vous semble claire pour l’instant ou encore floue ?
- Est-ce que vous comprenez bien les enjeux (danger, organisations, relations entre groupes) ?
- Les personnages sont-ils faciles à différencier et mémorables ?
- Est-ce que certains personnages mériteraient plus de développement ou de présence ?
- Y a-t-il des scènes que vous trouvez trop longues ou pas assez détaillées ?
- À l’inverse, y a-t-il des moments où vous auriez voulu plus de tension ou de détails ?
- Est-ce que le rythme général vous permet de rester accroché ou vous perde un peu ?
Je cherche aussi un partenaire d’écriture pour travailler certaines scènes (tension, dialogues, cohérence) ainsi que des bêta lecteurs intéressés à suivre l’histoire et donner des retours réguliers.
Tous les avis sont vraiment utiles, même courts

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