Chapitre 2

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La nuit était calme. Trop calme. Symba marchait lentement, mains dans les poches, le regard perdu dans le vide. Mais en réalité… Il était parfaitement concentré. Il savait. Il l’avait laissé partir. Pas par pitié. Pas par erreur. Et certainement pas par faiblesse. Non. C’était voulu. Calculé. Précis. Un appât. Un léger sourire étira ses lèvres.

— « Il va courir… »

Sa voix était basse. Presque absente.

— « …et nous, on va suivre. »

Derrière lui, les autres Ghost Killer étaient dispersés. Certains sur les toits. D’autres dans les ruelles. Toujours en mouvement. Toujours invisibles. Une meute. Pas officielle. Pas déclarée. Mais réelle. Akar apparut à côté de lui en sautant d’un muret.

— « Donc… on fait quoi maintenant ? »

Symba ne tourna même pas la tête.

— « On attend. »

Akar sourit immédiatement. Un sourire trop enthousiaste.

— « Oh… j’aime pas quand tu dis ça comme ça. »

— « Moi si, » lança Acer depuis l’ombre. « Ça finit toujours bien. »

Zayne, plus en retrait, observait. Silencieux.

— « Tu veux remonter jusqu’à leur base, » dit-il calmement.

Symba hocha légèrement la tête.

— « Pas juste la base. »

Un silence. Puis :

— « Tout le gang. »

Akar laissa échapper un rire.

— « Là on parle. »

Gregor croisa les bras.

— « Ça va faire du bruit. »

Symba leva enfin les yeux vers le ciel.

— « Seulement à la fin. »

Un frisson parcourut le groupe. Parce qu’ils savaient. Quand Symba disait ça… Ça voulait dire une chose. Ils allaient tout effacer. Pas juste battre. Pas juste gagner. Détruire. Complètement. Acer pencha légèrement la tête.

— « J’imagine qu’on fait ça propre ? »

Symba réfléchit une seconde. Puis :

— « Non. »

Un silence. Puis des sourires apparurent. Lentement.

— « Cette fois… »

Ses yeux rouges brillèrent dans la nuit.

— « On s’amuse. »

Akar craqua ses doigts.

— « Enfin une bonne soirée. »

Gregor soupira, mais un sourire discret apparut. Même Zayne ferma les yeux une seconde. Comme pour accepter. Parce que c’était leur nature. Le jour, ils vivaient. La nuit… Ils chassaient. Et cette fois… Ils avaient une cible. Un gang entier. Un défi. Un terrain de jeu. Symba s’arrêta. Net. Son regard se fixa dans une direction précise.

— « Il bouge. »

Instantanément, tout le groupe devint sérieux.

— « Direction nord-est. »

Akar sourit.

— « Parfait. »

Symba fit un pas. Puis un autre. Et sans un mot de plus… Ils disparurent dans la nuit. Comme des fantômes. Comme des prédateurs. Comme une légende… Qui s’apprêtait à devenir un cauchemar bien réel. Les Ghost Killer ne couraient pas. Ils ne se précipitaient jamais. Ils suivaient. De loin. Sans bruit. Sans présence. Le chef des Death Starler avançait dans la nuit, transporté, protégé… mais jamais réellement en sécurité. Parce qu’ils étaient là. Toujours. Sur les toits. Dans les ombres. Entre deux lumières. Invisible. Symba avançait sans faire le moindre bruit. Ses pas étaient fluides, presque irréels. Ses yeux ne quittaient jamais leur cible.

— « Distance stable, » murmura Zayne.

— « Ils prennent des détours, » ajouta Gregor.

Acer ricana doucement.

— « Ils ont peur. »

— « Ils ont raison, » répondit Symba.

Un silence passa. Akar, lui, semblait frustré.

— « On les attaque quand ? »

Symba continua d’avancer quelques secondes avant de répondre.

— « Pas ce soir. »

Un soupir collectif, mais aucun ne contesta. Parce qu’ils savaient. Quand Symba décidait d’attendre… C’était jamais pour rien.

— « On traque, » continua-t-il.

— « On observe. »

— « On apprend. »

Son regard se durcit légèrement.

— « Et ensuite… on détruit. »

Un frisson parcourut le groupe. Ils suivirent le convoi jusqu’à un bâtiment. Discret. Mal éclairé. Presque abandonné en apparence. Mais seulement en apparence. Zayne s’arrêta légèrement en retrait. Ses yeux analysaient chaque détail.

— « Caméras. »

— « Capteurs thermiques. »

— « Système d’accès sécurisé. »

Acer sourit immédiatement

— « Intéressant. »

— « Tu peux entrer ? » demanda Gregor.

Acer pencha la tête.

— « Je peux faire mieux. »

Symba observa le bâtiment. Longuement. Chaque entrée. Chaque angle mort. Chaque possibilité.

— « On ne touche à rien pour l’instant. »

Akar leva les yeux au ciel.

— « Sérieux ? »

— « On cartographie. »

Zayne hocha la tête.

— « Intérieur et extérieur. »

— « Habitudes, » ajouta Symba.

— « Horaires. »

— « Rondes. »

Acer compléta :

— « Système de sécurité. »

Gregor :

— « Répartition des forces. »

Un silence. Puis Symba conclut :

— « Leur façon de se battre. »

Le groupe devint plus sérieux. Parce que c’était là que tout se jouait.

— « Quand tu connais ton ennemi… » murmura Zayne.

Symba termina la phrase, sans le regarder :

— « Il ne peut rien faire contre toi. »

Ses yeux rouges fixaient toujours le bâtiment.

— « Tu as toujours un coup d’avance. »

Akar sourit lentement.

— « Et quand on attaque… »

Acer éclata doucement de rire.

— « C’est déjà fini. »

Un silence s’installa. Puis, un par un… Ils reculèrent dans l’ombre. Disparaissant comme ils étaient venus. Sans trace. Sans preuve. Mais avec une certitude. Ils avaient trouvé leur proie. Et cette fois… Ils allaient prendre leur temps. La nuit touchait à sa fin. Pas pour la ville. Mais pour eux. Les Ghost Killer se retrouvèrent une dernière fois, à distance de la planque. Pas de discussion inutile. Pas de bruit.

— « Même heure demain, » lança Acer.

— « J’serai là, » répondit Akar.

Gregor hocha simplement la tête. Zayne jeta un dernier regard au bâtiment.

— « On a assez pour commencer. »

Symba resta silencieux quelques secondes. Observant. Mémorisant. Puis :

— « Bonne nuit. »

Un mot simple. Mais suffisant. Et comme toujours… Ils se dispersèrent. Chacun prenant une direction différente. Chacun redevenant… normal. Comme s’ils avaient passé la soirée au bar. Comme si rien ne s’était passé. Alors qu’en réalité… Ils venaient de choisir leur prochaine proie.

Le parking du bar était presque vide. Silencieux. La Mustang F1 l’attendait. Intacte. Comme toujours. Symba s’approcha, sans se presser. Personne n’y avait touché. Normal. À part les Death Starler… Les autres gangs avaient compris une règle simple. Tu le laisses tranquille… Il te laisse tranquille. Sinon… Tu disparaîs. Symba ouvrit la portière et s’installa. Le moteur démarra avec un grondement sourd. Puissant. Contrôlé. Il sortit une cigarette. L’alluma. La première bouffée emplit l’habitacle. Calme. La voiture glissa dans les rues désertes. Cinq minutes. Pas plus. Pas un mot. Pas une pensée inutile. Juste le silence. Et la fumée. Ses yeux rouges fixaient la route… Mais son esprit était ailleurs. Plans. Trajectoires. Entrées. Sorties. Failles. Un léger sourire apparut.

La voiture s’arrêta doucement devant la maison. Symba sortit. Le silence du quartier contrastait avec le reste de sa nuit. Il s’approcha de la porte. Et s’arrêta. Déverrouillée. Son regard se durcit légèrement. Hectorio ne laissait jamais la porte déverrouillée. Jamais. Encore moins la nuit. Un instant passa. Puis… Symba souffla doucement par le nez.

— « …Tch. »

Il comprit immédiatement. Son frère savait. Pas les détails. Pas les actions exactes. Mais assez. Toujours assez. La Mustang absente du garage. L’heure. Le silence. Et surtout… Symba. Hectorio savait pour les Ghost Killer. Depuis le début. Et il savait aussi… Pour ce que Symba était. Sans jamais le dire. Sans jamais intervenir. Juste… S’adapter. Comme laisser la porte déverrouillée. Symba entra. Referma doucement derrière lui. La maison était plongée dans le calme. Trop calme. Mais familier. Il retira ses chaussures. Sans bruit. Puis s’arrêta une seconde dans l’entrée. Devant son armoire-lit. Son regard devint plus neutre. Plus vide. Comme s’il retirait un masque. La nuit était terminée. Pour l’instant. Mais au fond de lui… Quelque chose bougeait encore. Quelque chose… Qui attendait. Et cette fois… Ils avaient une cible.

#(Transition à faire, ouverte aux idées)# (originalement chap 3 et 4 donc faut faire la transition)

La maison était silencieuse. Comme si rien ne s’était passé. Symba ouvrit son armoire. Attrapa un pyjama. Des sous-vêtements propres. Puis, d’un geste mécanique, il abaissa son lit. Le clic du mécanisme résonna doucement dans l’entrée. Il installa les couvertures. L’oreiller. Sans réfléchir. Par habitude. Puis il se dirigea vers la salle de bain. L’eau coula presque immédiatement. Le sang était encore là. Séché. Collé à sa peau. Il passa une main dessus. Regarda brièvement.

— « … »

Un léger sourire apparut. Il repensait au combat. C’était rare. Mais quand ça arrivait… C’était toujours aussi amusant. Un vrai moment de liberté. Il frotta sa peau. Encore. Et encore. Le sang résistait. Il insista. Plus fort. La porte s’ouvrit. Alex entra. Symba ne réagit même pas. Habitude. Toujours oublier de barrer. En entendant la douche, Alex comprit. Il referma simplement la porte. Et attendit. Quelques minutes plus tard… L’eau s’arrêta. Symba sortit de la douche. S’habilla. Alex passa sans un mot. Direction les toilettes. Un échange simple. Normal. Comme si tout était… banal. Symba

ouvrit la porte.

— « Bonne nuit. »

— « Bonne nuit. »

Et il alla se coucher.

Le soleil n’était même pas encore haut. Hectorio était déjà debout. Habitué. Il se prépara. Calmement. Sans bruit. Déjeuna rapidement. Puis son regard se posa sur l’entrée. Symba dormait. Profondément. Son lit prenait presque tout l’espace. Hectorio ne fut pas surpris. Pas le moins du monde. C’était normal. Un léger soupir lui échappa. Pas d’agacement. Plutôt… De l’acceptation. Il s’approcha. Se faufila entre le mur et le lit. Étroit. Mais faisable. Au passage, il remonta légèrement la couverture sur Symba. Un geste discret. Automatique. Puis il se redressa. Se dirigea vers la porte. Sans un mot. Et partit travailler. Un peu plus tard… Alex descendit. Encore à moitié endormi. Il se prépara pour l’école. Son regard passa sur son oncle. Toujours endormi. Immobile. On aurait dit qu’il n’avait rien prévu de la journée. Puis il se rappela.

— « Ah ouais… »

Un petit rire lui échappa. Symba ne va pas à l’école. Il avait déjà terminé. L’académie +. Le programme réservé aux génies. À ceux qui comprennent tout trop vite.

— « Normal… » murmura Alex.

Un sourire amusé.

— « Il est spécial… »

Puis il haussa les épaules.

— « Mais ça… c’est de famille. »

Une fois prêt, il s’approcha de la porte. Se faufila à son tour entre le mur et le lit. Puis, juste avant de sortir… Il siffla. Un son bref. Précis. Un code. Et il partit à l’école. Il était presque 11h quand Symba ouvrit les yeux. Pas brusquement. Pas lentement non plus. Juste… au bon moment. Il resta immobile quelques secondes. Puis : Le sifflement. Il l’avait entendu. Même endormi. Un réflexe.

— « Alex est parti… »

Sa voix était rauque. Calme. Il se leva. Replia son lit. Rendit à l’entrée un peu d’espace. Puis alla dans la cuisine. Le calme de la maison était différent. Plus léger. Il sortit de quoi manger. Œufs. Bacon. Céréales. Un mélange étrange. Mais efficace.

— « J’dînerai plus tard… »

Il commença à cuisiner. Gestes simples. Précis. Mais dans son regard… Quelque chose n’était pas totalement là. Son esprit tournait déjà. Plan. Traque. Analyse. Le gang. La base. Le moment. Un léger sourire revint. La normalité… Ne durait jamais longtemps. La cuisine était silencieuse. Juste le bruit de la poêle. Le bacon qui grillait. Symba mangeait calmement. Mais son esprit… Était ailleurs. La planque. Les entrées. Les angles morts. Il termina son assiette. Puis sortit son téléphone. Le groupe de discussion des Ghost Killer. Sans hésiter, il écrivit :

— Je vais aller compiler les infos et faire la watch. Voir si je peux trouver quelque chose.

Une pause. Puis il ajouta :

— J’y suis jusqu’à 16h. Entraînement de football à 16h30.

Envoyé. Les réponses ne tardèrent pas. Akar :

— J’arrive vers 17h.

Zayne :

— Pris toute la journée. Je passe vers 18h.

Acer :

— Je finis la job, j’vous rejoins après.

Gregor :

— Pareil.

Les autres confirmèrent rapidement. Simple. Clair. Efficace. Symba posa son téléphone.

— « Parfait… »

Ils allaient tous passer. À leur rythme. Mais ils seraient là. Et surtout… Ils allaient revenir. Après son entraînement. Parce que ce n’était que le début. Il se leva. Attrapa ses clés.

— « Faut avancer. »

Son regard se durcit légèrement. Ils avaient la cible. Ils avaient les bases. Maintenant… Il fallait structurer. Observer. Analyser. Comprendre. Puis décider. La date. Le moment parfait. Parce que quand ils attaqueraient… Il n’y aurait pas de deuxième chance. Symba sortit de la maison. La journée commençait. Mais dans son esprit… La nuit n’était jamais vraiment terminée. La ville était active. Normale. Vivante. Mais pour Symba… Tout était déjà filtré. Il n’était plus un habitant. Ni un passant. Il était en chasse. Position élevée. Toit d’un immeuble abandonné, à bonne distance de la planque. Ni trop proche. Ni trop loin. Parfait. Allongé à plat ventre, une paire de jumelles dans une main, son téléphone dans l’autre. Silencieux. Immobile. Presque inexistant. Son regard balayait la zone. Encore. Et encore. Chaque entrée. Chaque sortie. Chaque mouvement. Il ne regardait pas. Il analysait. Une porte arrière. Utilisée. Peu. Mais régulièrement. Trois gardes visibles. Mais pas synchronisés.

— « Mauvaise discipline… »

Il nota. Mentalement. Puis sur son téléphone. Un véhicule entra. Même modèle que plus tôt.

— « Rotation interne… »

Une pause. Il observa les caméras. Angle. Rotation. Temps mort. Une caméra extérieure. Défectueuse. Elle sautait une image toutes les trois secondes.

— « Intéressant… »

Il zooma légèrement. Un garde passa. Regard ailleurs.

— « Inutile. »

Symba mémorisait tout. Sans effort apparent. Heures de passage. Positions. Comportements. Mais surtout… Les erreurs. Parce que c’est là que tout se joue. Il changea légèrement de position. Sans bruit. Une nouvelle ligne de vue. Une fenêtre. Deuxième étage. Mouvement à l’intérieur. Discussion. Gestes rapides. Tension.

— « Salle de commandement… ou briefing. »

Il prit une photo. Pas pour garder. Pour analyser plus tard. Le vent passa. Léger. Mais Symba ne bougea pas. Même sa respiration était contrôlée. Lente. Stable. Comme s’il n’était plus vraiment humain. Un autre groupe arriva. Plus armé. Plus structuré.

— « Équipe d’intervention… »

Il observa leur façon de marcher. Coordination moyenne. Mais agressivité élevée.

— « Prévisibles. »

Son regard devint plus froid.

— « Ils compensent par la violence. »

Une erreur classique. Une erreur fatale. Le temps passa. Les informations s’accumulaient. Schémas. Habitudes. Failles. Tout prenait forme. Un plan invisible. Dans sa tête. Puis… Il s’arrêta. Quelque chose clochait. Un détail. Minime. Mais présent. Un garde. Toujours le même. Même trajectoire. Même pause. Même regard. Trop parfait.

— « … »

Symba plissa légèrement les yeux.

— « Observateur… »

Pas un simple garde. Quelqu’un qui surveille aussi. Peut-être formé. Peut-être dangereux. Un sourire apparut.

— « Enfin. »

Un défi. Quelque chose d’un peu intéressant. Il nota. Position prioritaire. Puis il jeta un coup d’œil à l’heure. 15h52.

— « Encore quelques minutes… »

Il observa une dernière fois la planque. Gravant chaque détail. Puis il se redressa lentement. Sans précipitation. Sans bruit. Comme s’il n’avait jamais été là. Son téléphone vibra légèrement.

Akar :

— J’arrive bientôt.

Symba tapa une réponse rapide :

— J’ai ce qu’il faut.

Il jeta un dernier regard au bâtiment. Ses yeux rouges brillaient légèrement.

— « Vous êtes déjà morts… »

Puis il disparut. Direction : L’entraînement. Comme si de rien n’était.

#(Transition à faire, ouverte aux idées)# (originalement chap 4 et 5 donc faut faire la transition)

Le terrain était bruyant. Vivant. Des cris. Des rires. Des consignes qui fusaient. Symba arriva sans se presser. Sac sur l’épaule. Air calme. Normal. Comme s’il n’avait pas passé la nuit à traquer un gang entier.

— « T’es en retard, » lança un coéquipier.

Symba haussa les épaules.

— « J’suis là. »

Ça suffisait. Parce que tout le monde le savait. Quand il était là… Le niveau montait. Il se changea rapidement. Équipement. Gants. Casque. Puis il entra sur le terrain. Et instantanément… Quelque chose changea. Son corps s’activa. L’énergie monta. L’hyperactivité qu’il contenait ailleurs… Trouvait enfin une sortie.

— « Échauffement ! » cria le coach.

Course. Symba partit. Rapide. Trop rapide. Il ne forçait même pas. Ses foulées étaient longues. Fluides. Il dépassa plusieurs joueurs sans effort.

— « Ralentis un peu ! » cria quelqu’un derrière.

Il ralentit légèrement. Juste assez. Travail d’équipe. Passes. Coordination. Symba attrapait tout. Même les passes mal lancées. Même celles qui semblaient impossibles. Son timing était parfait.

— « Comment t’as fait ça ?! »

Il haussa les épaules.

— « Instinct. »

Ce mot. Encore. Mais personne ne creusa. Stratégies Le groupe se rassembla. Le coach expliquait des schémas. Des placements. Des stratégies de jeu. Symba écoutait. Mais pas comme les autres. Il ne retenait pas juste les plans. Il analysait. Failles. Adaptations. Contres.

— « Si l’équipe adverse fait ça… » expliquait le coach.

Symba pensa immédiatement : Alors on fait ça. Toujours un coup d’avance. Toujours. Le match Les équipes se formèrent. Symba prit position. Le jeu démarra. Tout alla vite. Mais pour lui… Tout était lent. Il voyait les ouvertures avant qu’elles existent. Les mouvements avant qu’ils commencent. Le ballon partit. Il bougea. Pas là où il était attendu. Mais là où il fallait être. Réception parfaite. Impact. Il encaissa sans bouger.

— « PUTAIN ! »

Mais il était déjà reparti. Course. Accélération. Il dépassa un joueur. Puis un autre. Comme s’ils étaient immobiles. Touchdown. Silence une seconde. Puis explosion de réactions.

— « T’es pas normal ! »

— « Sérieux, c’est abusé ! »

Symba retira son casque. Un sourire léger.

— « Vous êtes juste lents. »

Rires. Insultes amicales. Mais au fond… Ils savaient. Il y avait quelque chose de différent chez lui. Quelque chose… D’impossible à suivre. Fin de l’entraînement Le soleil descendait lentement. Les joueurs se dispersaient. Fatigués. Symba, lui… Respirait à peine plus fort. Comme si rien ne s’était passé. Il attrapa ses affaires. Son regard changea légèrement. Plus froid. Plus concentré. La journée était finie. La vraie partie commençait. Son téléphone vibra.

Akar :

— J’suis sur place.

Un sourire apparut.

— « Parfait… »

Il quitta le terrain. Redevenant une ombre. Parce que le sport… C’était juste un exutoire. La vraie chasse… Allait reprendre.

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