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Hôte : Kenji ; 05h40 – Cuisine, maison des Ashura, Hanakaze

Dès lors, mes perceptions sont connectées aux sens de Kenji. Son regard calme passe sur la moitié restante de brioche et les miettes alentour. Lentement, ses yeux remontent sur le visage détendu de son fils. Cela me laisse voir Michel pousser un soupir et redresser légèrement son dos…

— Alors, comment vas-tu t’organiser ?

— Il faut d’abord que je récupère mon épée à la forge. Ensuite, j’ai aussi un entraînement en trois contre un contre Richard, Mike et Katsuya… et je vais également passer voir Linda.

Michel serre doucement sa tasse dans sa main en soutenant le regard de son père. Kenji effectue un hochement de tête imperceptible, pendant que ses lèvres s’étirent.

— Ce sera ton premier, c’est bien plus complexe qu’un duel.

— Je sais… Tu as un conseil ?

— N’en fixe aucun et garde un champ de vision global sur la situation.

— Merci. Au fait, tu vas à Ardentia aujourd’hui ?

— Oui, je dois régler plusieurs tâches administratives.

— Quand est-ce qu’on commencera ma formation ?

La voix de Michel est claire, mais hésitante… Esquissant un sourire bref, il boit une courte gorgée. Mon hôte sourit, tapote légèrement la table et ses lèvres s’entrouvrent.

— Dans la semaine, pour l’instant commence par tenir un registre des flux monétaires du village.

— D’accord…

— On dirait que quelque chose t’intrigue ?

— Je me demandais juste pourquoi tu avais décidé de sucrer ton café ?

— Parce qu’un jour, ta mère m’a dit, d’un doux murmure…

Sa phrase en suspens, son regard se perd un instant vers la fenêtre entrouverte.

— Le café est comme l’amour, il faut le sucrer pour le rendre mémorable et révéler sa vraie saveur.

— Elle a réussi à te faire changer d’avis ?

— Émilie avait sa propre façon de persuader les gens d’agir comme elle le désirait.

Les iris de Michel se baissent un instant vers la hanse de sa tasse ; le prénom de sa mère y est gravé.

— J’aurais aimé la connaître. Maman devait être une femme formidable.

— En effet, mais on doit rester fort pour honorer sa mémoire.

Sa main se pose sur l’avant-bras de son fils et son regard fixe le sien.

— Ta mère avait un caractère inébranlable et elle serait fière de toi.

— Merci de m’avoir dit ça, papa.

Calmement, Michel se lève en repoussant doucement sa chaise.

— Sur ce, je vais y aller.

— Passe une bonne journée et tâche de rester prudent.

— Toi aussi, papa.

Kenji se lève aussi, saisit les tasses vides pendant que Michel quitte la cuisine d’un pas serein. « Notre fils devient un homme, Émilie… Il me fait sans cesse penser à toi… » Ses sensations s’effacent… Revenons donc à la salle de recherches… Complétons donc cela : Ashura : Kenji reste bien le père, Émilie est la mère, Michel leur fils… Aucun doute possible. Mizuki… Elle ne peut pas être la fille biologique d’Émilie c’est une certitude… L’enfant de Kenji ? Non, il est humain. Donc la seule logique viable, une adoption. Ce doit être dans l’un des fragments rouges, ils sont tous alignés, mais le verrouillage reste un problème…

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