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Hôte : Michel ; 09h43 – Chemin vers l’extérieur de Hanakaze
Mes perceptions se connectent aux sens de Michel. D’un pas énergique, il descend vers la sortie de Hanakaze… Depuis sa vue, me voilà à observer les bourgeons et les fleurs qui couvrent les haies basses bordant le chemin empierré. Les odeurs sucrées et florales restent discrètes, mais les oiseaux haut perchés gazouillent pendant qu’un sifflement retentit dans un fourré. « On dirait qu’il y a un serpent ; il faudra que je l’éloigne. » Ses pas résonnent d’un bruit léger.
— Michel !!!!
Un sourire étire ses lèvres, pendant que son pas ralentit. Il ferme les yeux en soupirant brièvement, d’un geste mesuré pivote, regarde Aya courir vers lui comme une furie. Quinze secondes… Une fois proche, la petite fille lui saute au cou d’une impulsion et s’esclaffe en riant.
— Tu pars ? Tu rentres quand ? Est-ce que je peux t’accompagner ?
Sans le moindre souffle de répit, elle enchaîne ses mots, tandis qu’il serre ses mains sur la taille de la jeune demoiselle, qui rayonne de joie. Après un instant de flottement, elle desserre son étreinte. Il la soulève sans effort, la dépose au sol. Enfin, avec douceur, son genou gauche plie à terre afin de la regarder dans les yeux. Un silence s’installe entre eux, mais non loin une abeille sauvage et solitaire butine une marguerite. Sans quitter le regard de mon hôte, Aya glisse sa main gauche dans ses cheveux mi-longs, les ajuste derrière son oreille, vivement, écarte un peu ses jambes pour faire bouger avec fluidité sa légère robe rose. Enfin, avec vigueur, ses mains se posent sur ses hanches. Avec douceur, Michel caresse la tête de la petite qui rit de joie.
— Je vais à la grotte de Forgiennel. Je rentrerai dès que possible, mais toi tu dois aller à l’école.
— D’accord ! J’attendrai ton retour en préparant un gros pot de miel rien que pour toi.
Sautillant sur place, Aya expose involontairement sa culotte, Michel n’y prête pas attention. Sur un pied, elle pivote vigoureusement, s’incline en avant, démarre au quart de tour. Avec un large sourire, mon hôte scrute la course de la petite, qui remonte vivement en direction du village. Après sa disparition au détour d’un angle, il se relève tranquillement, se retourne, reprend sa marche, une brise effleure sa peau. « Déjà neuf ans et presque aussi dynamique que Mizuki au même âge. D’ailleurs, j’espère qu’elle ne va pas traîner… Ce n’est pas son genre, mais… Elle est parfois très tête en l’air. »
D’un pas léger, il arrive vers deux piliers marquant l’entrée du village. Michel esquisse un petit sourire en coin tout en avançant. Le ciel est dégagé, le soleil déjà haut accentue sa bonne humeur avec certitude. « Maintenant que j’y pense, Aya n’a clairement pas pris la direction de l’école… Il me semble qu’elle est partie pour prendre le raccourci qui va chez elle… Je vois, c’est pour ça qu’elle m’a dit : je te préparerai un gros pot de miel. Mince, j’ai oublié de m’occuper du serpent. Ce n’est pas qu’il soit très dangereux, mais je ne voudrais pas qu’il fasse un nid si proche du chemin… Bon, Mizuki va sûrement le faire fuir de toute façon et au pire je m’en occupe au retour. »
D’un pas calme, il continue d’avancer sur le chemin… Son pied droit éloigne un caillou d’un léger coup, tandis que son regard se déporte sur une brebis isolée dans l’herbe. « Encore elle ? D’où est-ce qu’elle vient ? La ferme n’en a pas… » Mon hôte approche, l’animal recule de la même distance. « Toujours pareil, elle se place près du village, mais en reste loin. » Ses sensations s’effacent… Mes déplacements sont toujours aussi brusques et hors de mon contrôle. Cependant, il devient plus simple d’observer. La force de l’habitude est le facteur qui influence cela.
Mason = Katsumi + Raymond = Aya
Voilà un nouveau lien du tableau des relations familiales de Hanakaze. Par ailleurs, Thomas doit faire cours en ce moment même, peut-être parle-t-il aux enfants du calendrier et de Mirina.

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