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Hôte : Éline ; 14h57 – Boucherie de Hanakaze, maison des Ariin

Mes perceptions se connectent aux sens d’Éline. Sous les paumes de mon hôte, la texture lisse d’un bois lustré m’est perceptible, ses lèvres s’étirent. Depuis son champ de vision, il m’est possible de me plonger dans les iris azur d’Amara, tout en observant sa peau bronzée et ses cheveux châtains.

— Tu es resplendissante !

— Merci ! Au fait, le bébé a-t-il commencé à te donner des coups de pieds ?

— Oui, mais je parie qu’il a adoré le festival des quinze.

— C’était très animé en effet. J’aimerais en faire un aussi bien pour mes enfants.

— Je ferai de mon mieux pour t’aider quand ils seront en âge.

— C’est gentil. En tout cas, ta viande est toujours d’aussi bonne qualité.

— Je suis contente qu’elle te convienne, mais tu peux me la rapporter s’il y a un problème.

— Inutile, tu ne vendras jamais de la mauvaise qualité.

Sereine, Amara pointe plusieurs articles dans le registre présent sur le comptoir. Éline se retourne, ouvre différentes trappes présentes dans le mur, récupère les commandes, enveloppe chacune dans un boyau séché, puis dans une feuille végétale. Enfin, mon hôte se tourne vers sa cliente, dépose le tout dans un sac en toile, Amara lui remet vingt-deux pièces de bronze.

— Au fait, tu as coupé tes cheveux au niveau des épaules.

— Oui, les avoir longs me gênait.

— C’est vrai que ce n’est pas toujours pratique.

La clochette tinte… John entre d’un pas tranquille. Avec un sourire en coin, Éline le guette pendant qu’il s’approche tranquillement.

— Tiens… Tu as raccourci ta coiffure, Amara ?

— En effet. Tu préfères quelle longueur pour les cheveux ?

— Aucune, ce que j’aime, c’est que ce soit pratique.

— Dans ce cas tu aimes plus les cheveux courts.

— Ce n’est pas vrai, les cheveux longs peuvent être pratiques.

Avec un rire léger, Éline scrute John, qui s’accoude au comptoir.

— Tu dois bien avoir une préférence personnelle ?

— Les cheveux ne définissent pas la personne. L’apparence joue, mais pas longtemps.

— Je ne suis pas si sûr de cela.

— Tu n’as pas tort, chacun porte un regard et une opinion différente.

— C’est vrai que l’on juge facilement sur les apparences.

— Oui, c’est un facteur déterminant au final. Toutefois, si on est capable de regarder au-delà, alors on comprend vraiment l’autre. C’est ce que la déesse Mirina nous enseigne. Ne pas juger l’autre et être à l’écoute.

— C’est vrai, mais quelle est ta préférence à toi ?

— Visuellement, les longs, rigoureusement, les courts, dans la pratique l’alliance des deux.

— Ce n’est pas une réponse, c’est une énigme ?

— En effet, car je n’aime pas donner mon avis sur les sujets subjectifs.

— Eh bien moi je le donne, j’aime les cheveux longs chez une femme et courts chez un homme.

— C’est un choix valable.

Voilà que ses sensations s’effacent… Retour dans mon bureau mnésique… Voyons la fiche de John dans le registre de Linda : né le treize autuma 397, vingt-deux ans, élancé, visage triangulaire.

Tagart : Manie + Lydia = James + John… Voilà que les noms ressortent avec logique… Tout est lié au final, il suffit de comprendre comment…

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