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Hôte : Mizuki ; 16h33 – Chemin vers la place centrale de Hanakaze

Mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki. Ses pas vifs foulent le sentier, elle pivote à droite… une dizaine de mètres, la place lui fait face. Son regard ignore les stands encore présents, ses enjambées sont puissantes, très vite elle monte le petit escalier à côté de la boulangerie. Encore une, puis deux minutes de marche… Son champ visuel me permet de voir que Henri est devant le poste de garde, près du panneau d’affichage. « On dirait qu’il regarde une carte de la région… » Mon hôte s’approche lentement, expire doucement.

— Est-ce que ça va ?

Se retournant avec calme, il observe mon hôte en restant silencieux… Ses yeux descendent sur les vêtements de Mizuki, son visage se contracte, ses sourcils se froncent…

— Bien sûr… Et toi ? Tu as pu trouver les médicina ?

— Oui, mais… J’ai besoin de ton aide… J’ai tué des grikans qui ont attaqué des aventuriers…

— Des grikans ! Est-ce que tu vas bien ? Des blessures ?

— Ça va, je n’ai rien… mais seule Shana a survécu.

— Shana ? Je vois, une des aventurières… Où est-elle ? Est-ce qu’elle va bien ?

— Oui, aucune blessure physique, mais je pense qu’elle est encore fragile émotionnellement. Je l’ai ramené au village et comme Michel était là, je lui ai confié Shana.

— Je vois… Ton frère sera géré ça. Dis-moi où est-ce que ça s’est produit, combien de grikans ? Il me faut aussi le nombre d’aventuriers présents…

Alors qu’il croise les bras fortement, la voix de Henri garde un ton grave.

— La clairière de l’autel du dernier sacrifice et… je dirais une vingtaine. On a laissé les corps sur place, tout comme ceux des compagnons de Shana. Trois personnes, une femme, deux hommes…

Marquant une légère pause, mon hôte baisse un peu son regard et resserre ses poings.

— J’irai chercher les corps à l’aube… On doit d’abord s’assurer que la zone est dégagée de toute menace, mais laisse-moi gérer tout ça. Essaie de te reposer, demain on en reparlera.

— Compris… Euh, Henri… Je m’en veux d’avoir tué les grikans… Même si Shana a dit que je ne devrais pas… Ce n’est pas bien de tuer si on peut juste neutraliser…

— Elle a entièrement raison, ne t’en veux pas, et n’hésite jamais à le refaire. Pour les grikans, c’est différent… Ce sont des monstres cruels et sanguinaires.

— Est-ce qu’on va enterrer leurs corps ? Je sais que les vulturis viendront les manger sans rien laisser… mais, est-ce bien ?

— Ils ont leurs propres traditions et coutumes et ce n’est pas à nous de nous en mêler.

— D’accord, je comprends… Je dois aller voir Yumi. À plus tard.

— Bien sûr… Et Mizuki, si tu as des doutes, le moindre souci, je suis là pour toi.

— Je sais, mais je préfère en parler avec papa…

Bien qu’elle rumine, ses pensées ne sont pas concrètes. Ses pas lents empruntent une ruelle sur la droite et une odeur d’urine se dégage sur sa gauche… « Noir ? » Elle lève la tête et aperçoit le chat de Kuroki allongé sur une caisse. Souriante, Mizuki s’approche, puis caresse tranquillement l’animal.

— Miaou !

— Ton pelage est toujours aussi doux, mais j’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui.

Ses sensations s’effacent…

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