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Hôte : Mizuki ; 06h45 – Cour des Ashura, Hanakaze

Mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki. Ses coups de pied hauts frappent le mannequin en secouant la structure d’une multitude de claquements vifs et secs. Chaque geste reste contrôlé et modéré. Soudain, une touche plus forte à la base du poteau fait vibrer ses tympans, elle pivote ses hanches en utilisant son inertie pour en effectuer une autre à la tête. « Je suis trop lente, il faut que j’aille plus vite avec moins de puissance. » Avec précision, des frappes circulaires latérales suivent sur les côtés. Elle alterne ses attaques en passant des jambes aux bras et inversement avec un rythme soutenu pour créer de fluides séquences dynamiques. Ses gestes sont rapides, puissants, précis, mais elle retient ses assauts.

Le temps avance lentement, malgré l’effort intense, aucune transpiration, son rythme cardiaque est faible et ne fluctue nullement. « Je sens que quelque chose me retient encore, mais je ne comprends pas quoi… Parfois, c’est comme si je perdais le contrôle pour le laisser à une force destructrice que je ne maîtrise pas… » S’arrêtant brusquement, Mizuki fixe le ciel, quelques nuages gris, son poing se resserre… « Suis-je humaine ? Au moins partiellement… »

Soudain, son poing se soulève, frappe, mais s’arrête juste avant le contact. Pourtant, un souffle se dégage dans le champ derrière le mannequin et agite l’herbe très légèrement. « Bon, au moins maintenant je sais arrêter mes coups. » Son regard tremblant fixe sa main droite, des cicatrices légères, roses, presque invisibles. « Mes premières blessures. » Les pas des fillettes parviennent à ses tympans. D’un sourire, elle les guette, s’agenouille. Toutes deux sont parfaitement propres, leurs cheveux encore un peu mouillés.

— Alors, comment était le bain ?

Sautillant sur place, Alicia rit bruyamment.

— Génial ! J’aimerais qu’on ait le même vers la maison.

Plus calme, Charlotte esquisse un rire en coin.

— La prochaine fois tu le prends avec nous, Mizuki !

— Oui, on peut organiser cela. Tu as prévu une farce ?

— Hé hé… Oui, je vais inviter les garçons !

— C’est plutôt une farce contre nous alors.

— Ha, ha ! C’est parce que la meilleure farce est celle qui touche tout le monde en même temps !

Alicia fronce soudain les sourcils en fixant Charlotte.

— Ah non ! Moi je veux pas être vue toute nue !

— T’inquiète, on aura des maillots.

— Oh, une farce pour qu’il y croie !

— Oui !

— Ok, j’approuve !

Souriante, Mizuki observe Charlotte.

— Moi je serais toute nue.

— Eh !

— Ha, ha, ha, je plaisante.

— Zut, tu m’as bien eu, t’es trop forte !

Ses sensations s’effacent… Me revoilà dans mon bureau mnésique, Naya est assise nue dans le fauteuil.

— Et moi, je t’ai surprise, mon petit observateur… Oh, tu as déjà une autre connexion…

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